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Dans la Région du Littoral, sur les 34 communes, seulement 4 sont dirigées par les Bamilékés

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Dans la Région du Littoral, sur les 34 communes, seulement 4 sont dirigées par les Bamilékés
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Dans l’analyse qui va suivre, l’on apprend que dans la Région du Littoral Cameroun sur les 34 communes, seulement 4 sont dirigées par les Bamilékés qui représentent près de 50% de la population du Littoral avec 11% de Responsabilités politiques.

Lire l’anlayse de BBlaise Etongtek :

𝗥𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗟𝗶𝘁𝘁𝗼𝗿𝗮𝗹 : 𝗤𝘂𝗶 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲𝘀 ? 𝗨𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗮𝗹𝘆𝘀𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗱’𝗼𝗿𝗶𝗴𝗶𝗻𝗲.

Les élections municipales du 09 février 2020 dans la région du Littoral ont livré un tableau politique clair, que les données disponibles permettent aujourd’hui d’analyser avec précision. Commune par commune, département par département, voici ce que révèlent les résultats loin des récits simplistes qui circulent sur les réseaux sociaux.

Le RDPC, hégémon sans partage

Sur les 34 communes que compte la région du Littoral, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais s’impose comme la force politique écrasante. Qu’il s’agisse des six arrondissements de Douala, des communes du Moungo, du Nkam ou de la Sanaga-Maritime, le parti au pouvoir tient la quasi-totalité des mairies.

Seuls quelques bastions d’opposition résistent. Le Social Democratic Front (SDF) remporte deux communes : Loum, avec Guy Kuate Wambo, et Mombo, avec Janvier Kunde. (MPCN) et le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) arrachent chacun quelques sièges isolés à Njombé-Penja, Dibombari, Nkondjock et Massock sans pour autant constituer une véritable force de rupture.

Le constat est sans appel : l’opposition reste structurellement marginalisée dans cette région pourtant réputée pour son dynamisme économique et sa diversité démographique.

Qui sont les maires, communauté par communauté ?

Douala et le Wouri : les Sawa aux commandes

Des six arrondissements de la métropole économique, cinq sont dirigés par des élus issus des communautés Sawa peuples autochtones du Littoral. Seule Douala II échappe à cette tendance avec Denise Fampou Tchaptchet, élue RDPC d’origine Bamiléké. Quant à Douala V, Richard Mfeungwang incarne une double appartenance Sawa-Bamiléké.

Le Moungo : le département le plus pluriel

C’est dans ce département que la diversité communautaire est la plus marquée. Sur dix-neuf communes, on retrouve des maires issus des communautés Sawa (majoritaires), Bamiléké, Nordiste et Anglophone. Patrick Samen à Nkongsamba II et Jean Kuete à Melong représentent la communauté Bamiléké ; El Hadj Oumarou à Nkongsamba I vient du Grand Nord ; Janvier Kunde à Mombo est issu des régions anglophones.

Le Nkam et la Sanaga-Maritime : des terres autochtones quasi-exclusives

Dans le Nkam, les quatre communes sont dirigées par des Sawa. En Sanaga-Maritime, les onze communes sans exception sont aux mains d’élus issus de la communauté Bassa peuple autochtone de ce département. Aucune exception. Un bloc homogène qui traduit à la fois l’enracinement communautaire et la solidité de l’implantation RDPC dans ces zones rurales.

Les Bamilékés dans les mairies du Littoral : 4 sur 34

Les chiffres sont précis et ne laissent guère de place à l’interprétation : sur 34 communes, quatre seulement sont dirigées par des élus d’origine Bamiléké, soit environ 11,7 % des mairies de la région.

Cette proportion doit être mise en perspective avec le poids démographique réel de cette communauté dans la région très significatif, notamment à Douala et dans le Moungo , ce qui révèle paradoxalement une sous-représentation politique des Bamilékés au niveau du pouvoir municipal, et non l’inverse.

Déconstruire un récit fallacieux

Un discours circule avec persistance sur les réseaux sociaux notamment par Abel Elimby Lobe, agitant le spectre d’une prétendue « prise de contrôle » des mairies du Littoral par la communauté Bamiléké. Les données ci-dessus démontrent l’inanité de cette thèse.

Avec plus de 85 % des communes dirigées par des autochtones Sawa et Bassa, le pouvoir local dans la région du Littoral est très largement entre les mains des populations qui y sont historiquement enracinées. Le Littoral n’est pas une région « conquise » : c’est une région où les autochtones exercent un contrôle politique dominant, en dépit ou peut-être précisément à cause de la densité du parti au pouvoir qui structure les candidatures.

Ceux qui propagent le récit inverse s’inscrivent soit dans une désinformation délibérée, soit dans une stratégie de manipulation communautaire à des fins politiques. Dans les deux cas, les faits font office de correctif.

Ce que révèle vraiment cette carte politique

Le Littoral illustre une configuration propre à de nombreuses régions camerounaises : une diversité démographique réelle, un pouvoir local qui reste autochtone, et un parti dominant qui coiffe l’ensemble. La présence de communautés non autochtones Bamiléké, Nordistes, Anglophones dans l’espace économique et social de la région ne s’est pas traduite, en 2020, par une percée équivalente dans les urnes.

Ce n’est ni une injustice à dénoncer, ni une menace à fantasmer. C’est simplement la photographie d’un équilibre politique qu’il convient de lire avec rigueur, sans y projeter des peurs qui n’ont aucun fondement dans les chiffres.

Mairie

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar
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Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.

L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.

L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.

L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.

Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.

Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.

Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.

Source : Esbi Media

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Attaque meurtrière de Madegoua : le MRC dénonce le silence du président Paul Biya

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Après l’attaque armée survenue à Madegoua, dans l’arrondissement de Makary, le MRC dénonce la recrudescence des violences dans l’Extrême-Nord et interpelle les autorités sur la […]

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chronique d’un contentieux financier hérité du passé…

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chronique d’un contentieux financier hérité du passé…
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Alors que des voix s’élèvent pour imputer au top management de la Société nationale de raffinage (Sonara) la responsabilité de la sanction financière estimée à 42,8 milliards Fcfa qu’elle devra verser à Sahara Energy, une analyse chronologique rigoureuse de ce différend donne à voir les chiffres qui racontent une histoire plus nuancée que les slogans : environ 80 milliards Fcfa revendiqués, 42,8 milliards Fcfa reconnus, 37,2 milliards d’écart et surtout, une somme de 42,8 milliards qui reste à distinguer de tout paiement effectivement réalisé. Enquête !

De la fumée dans les pipes ! La nouvelle est dans l’ère du temps depuis quatre jours, et n’a pas fini de faire les gorges chaudes derrière les lambris dorés du Palais d’Etoudi et surtout dans les bureaux insonorisés de la Sonara dont les installations ont carbonisé depuis le 31 mai 2019. À l’heure où le gouvernement entend désormais s’activer à la reconstruction et la modernisation en profondeur, dans le cadre d’un projet évalué à 700 milliards de Fcfa, un coup dur et un uppercut financier viennent doucher cette dynamique : la Sonara a perdu son dernier recours judiciaire au Royaume-Uni. Conséquence, elle devra verser 42,8 milliards de Fcfa à la société nigériane Sahara Energy pour des cargaisons de pétrole non payées en totalité. À l’origine du contentieux entre le Cameroun et la société nigériane, on trouve des cargaisons de pétrole brut achetées à Sahara Energy entre 2013 et 2016. Un pétrole livré, consommé mais que la Sonara n’a pas entièrement payé.

La tête d’Harouna Bako mise à prix

On parle notamment des frais annexes, prévus dans le contrat signé par la Sonara, ce qu’on appelle les intérêts de financement et les pertes de change, dont le montant s’est envolé, parce qu’à l’époque l’entreprise nationale chargée de mettre à disposition sur le marché le butane, l’essence super, le jet, le pétrole lampant, le gasoil, le distillat et le fuel oil, a trop tardé à régler sa facture. De quoi susciter l’ire de certains experts financiers qui pointent sans coup férir un doigt accusateur sur le top management conduit par le Directeur général Harouna Bako et dont la tête est désormais mise à prix. Entre procès d’incompétence et mauvaise qualité de la trésorerie en passant par des incohérences dans la procédure et l’attentisme de la Sonara dans le règlement de ce différend, le DG en a pour son grade.

Toutefois, s’il est admis que cette condamnation constitue une onde de choc pour les finances publiques du Cameroun en ces temps de ramadan financier, il est tout aussi plausible de remarquer que derrière les quelque 42,8 milliards de Fcfa désormais reconnus au bénéfice de Sahara Energy, se trouve un contentieux commercial vieux de plus de dix ans, né des livraisons de pétrole brut effectuées entre 2013 et 2016. C’est-à-dire bien avant l’arrivée de l’équipe dirigeante actuelle. Surtout, « le résultat judiciaire est loin de correspondre à l’ensemble des prétentions financières formulées au cours de cette longue bataille », explique une source interne à la Sonara, réfutant toute accusation contre le top management qui a épuisé tous ses recours judiciaires face à la créance reconnue envers Sahara Energy.

Le différentiel qu’on refuse de dévoiler

À l’origine, les revendications financières de Sahara Energy se situaient autour de 80 milliards de Fcfa. Au terme des différentes étapes du dossier, ajoute-t-elle, « la somme reconnue au titre des créances finalement retenues est d’environ 76,97 millions de dollars, soit près de 42,8 milliards de Fcfa. L’écart est donc d’environ 37,2 milliards de Fcfa. Pour le management actuel de la Sonara, conduit par Harouna Bako, ce différentiel constitue un élément majeur à prendre en compte dans l’appréciation du traitement du dossier. Il ne s’agit pas d’une affaire créée par l’actuelle direction : Bako Harouna en a hérité et doit désormais gérer les conséquences d’un contentieux dont les origines remontent à 2013-2016 ».

La désillusion est d’autant plus importante pour Sahara Energy que toutes ses prétentions, apprend-on, n’ont pas été consacrées par la justice britannique. « La Cour d’appel a reconnu certaines créances, notamment les intérêts supplémentaires et les pertes de change, mais a rejeté la partie relative aux pénalités et frais bancaires. Sahara Energy a elle-même tenté de faire examiner cette question par la Cour suprême britannique, sans obtenir l’autorisation de poursuivre cette voie. Le dossier britannique ne peut donc pas être présenté comme une victoire financière intégrale de Sahara Energy : une partie substantielle de ses prétentions n’a pas été retenue », développe un expert financier proche du dossier.

Aux origines d’une créance

De son côté, la Sonara n’a certes pas obtenu l’annulation totale de la créance reconnue. Après la décision de la Cour d’appel du 6 février 2026, puis le refus, le 29 juin 2026, de la Cour suprême britannique d’autoriser un nouvel appel, la voie judiciaire britannique est désormais fermée sur ces questions. Mais là encore, parler de défaite totale de la Sonara serait réducteur. Sahara Energy n’obtient pas les quelque 80 milliards de Fcfa qu’elle revendiquait ; la Sonara, elle, reste confrontée à une créance d’environ 42,8 milliards de Fcfa. Les deux camps sont donc loin d’un scénario de victoire absolue.

C’est du moins l’argument que brandissent les experts pétroliers plaidant pour la Sonara. Eux qui invitent l’opinion publique très remontée contre le gap financier que l’affaire va coûter au Trésor, à éviter de verser dans une confusion fondamentale. En effet, soulignent-ils, « les 42,8 milliards de Fcfa ne signifient pas que cette somme a déjà été payée par la Sonara. Il s’agit du montant de la créance reconnue dans le cadre du contentieux. La question de son règlement effectif constitue une étape distincte. Le chiffre de 42,8 milliards ne doit donc pas être présenté comme un décaissement déjà réalisé ».

Bataille judiciaire perdue contre prétentions adverses rejetées

Sans doute un cinglant argument à la levée de boucliers contre l’équipe dirigeante de la Sonara dont le seul crime est d’avoir hérité d’un legs empoisonné, un passif à problèmes, si ce n’est un château de cartes. À la vérité, cette affaire révèle surtout le poids financier des contentieux hérités du passé. Charles Metouck et Jean Paul Njonou, anciens DG de la Sonara, ne sauraient le démentir. — Une demande d’environ 80 milliards de Fcfa, née d’opérations remontant à plus d’une décennie, aboutit aujourd’hui à une créance reconnue d’environ 42,8 milliards, tandis qu’une partie des prétentions supplémentaires de Sahara Energy a été écartée. 37,2 milliards de Fcfa séparent ainsi la revendication initiale du montant finalement reconnu —, se défend une source à la Sonara.

Après recoupements, Le Messager a appris que pour l’équipe actuelle de la Sonara, et particulièrement pour un manager au profil juridique de l’acabit d’Harouna Bako, « l’enjeu n’est pas de transformer ce dossier en récit triomphaliste, mais de démontrer comment un contentieux ancien peut être repris, défendu et contenu dans son impact financier ». Sahara Energy obtient une décision favorable sur une partie importante de ses demandes, mais n’obtient pas tout ce qu’elle réclamait. La Sonara perd une bataille judiciaire sur les créances reconnues, mais voit également une partie des prétentions adverses rejetée. À suivre !

Frank ESSOMBA / Le Messager

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