Actualités locales
Donald Trump célèbre un Africain jeté à la vindicte populaire par Emmanuel Macron

Le journaliste camerounais Albin Michel Njilo vante le parcours tumultueux de ce compatriote qui est aujourd’hui célébré par le président américain Donald Trump.
Lire ici sa sortie :
‹‹ Cher Mason,
Merci d’avoir pris le temps de partager votre histoire avec moi. Vos paroles sont un puissant rappel de la force, de la résilience et de l’esprit du peuple américain. C’est grâce à des citoyens fiers et travailleurs comme vous que je ne cesserai jamais de me battre pour protéger nos valeurs, défendre nos libertés et placer l’Amérique en premier. Melania et moi vous adressons nos meilleurs vœux, ainsi qu’à votre famille. Que Dieu vous bénisse et qu’Il continue de bénir les États-Unis d’Amérique.
Sincèrement,
………
Dear Mason,
Thank you for taking the time to share your story with me.
Your words are a powerful reminder of the strength, resilience and spirit of the American people. It is because of proud, hardworking citizens like you that I will never stop fighting to protect our values, defend our freedoms and put America first.
Melania and I send our best wishes to you and your family.
May God bless you and may He continue to bless the United States of America.
Sincerely ››
Ces propos sont de Donald Trump, président des États-Unis d’Amérique. Par ces mots d’encouragement à l’endroit d’un Camerounais, Donald Trump salue, encourage et félicite un Camerounais né à Douala et devenu aveugle en France, où il a vécu jusqu’à il y a à peine deux ans.
Après plusieurs plaintes déposées devant les tribunaux français, des lettres envoyées à Emmanuel Macron et au Quai d’Orsay, c’est aux États-Unis que vient le soulagement pour l’artiste camerounais, victime de cabales et de harcèlement en France. Artiste, producteur et créateur de mode, bien qu’étant aveugle, Mason le rappelle à qui veut l’entendre :
‹‹ En deux ans, j’ai réalisé aux USA ce que je n’ai pas pu accomplir en 40 ans en France. ›› Ces propos de Mason sonnent comme une revanche contre l’État français après toutes les misères, sur fond de racisme, qu’il a endurées en tant que Noir. Son destin aurait pu être pire que ceux de Nicholas Anelka, Marie-José Pérec ou encore Eunice Barber, ces célébrités noires broyées par le système français. Mason a frôlé la dépression ; nul ne l’a pris en charge par des psychologues, et le pire aurait pu arriver.
Mensonges, diffamations, médisances, calomnies : des Français, encouragés par certains grands médias à un moment donné du succès de Mason, ont lancé une sorte de chasse à l’homme pour détruire sa carrière.
Comment les grands médias français ont-ils pu relayer des mensonges accusant Mason de viol ou de pédophilie, lui qui est aveugle, lui qui n’a jamais fréquenté ni travaillé avec des mineurs et lui qui n’était jamais seul dans l’appartement lors de ses castings, sans avoir vérifié les faits ? Des témoins sont même prêts à témoigner pour valider la véracité de ses propos. Aucune plainte n’a jamais été déposée, ni en France ni aux États-Unis, contre Mason. Qu’est-ce qui justifie les titres du Figaro ou du Parisien noircissant ce talent noir africain ?
La France est un pays de justice et de droits de l’homme, dit-on. Et pourtant, toutes les institutions françaises — police, juges, tribunaux, maires — ont reçu les plaintes de Mason pour harcèlement. L’État français n’a jamais réagi, abandonnant la victime à son triste sort.
Aujourd’hui, en France, le fils de Mason vit persécuté du fait des accusations de pédophilie portées contre son père.
Fabio Di Domenico et Timothée Boutry, deux jeunes hommes — l’un comédien, le second journaliste pigiste — sont présentés comme des instruments dont se servirait une France caucasienne et hégémonique contre les stars noires de France, sans doute la future élite francophone africaine.
Mason a été accusé de pédophilie et de viol ; les médias français sont allés jusqu’à émettre des doutes sur son handicap.
Des voix se sont élevées au sein de l’élite africaine pour dénoncer cette cabale. Olivia Bongo, au cours d’une interview, a poussé ces pseudo-journalistes à reconnaître l’absence de preuves contre Mason. Mais la justice, malgré les plaintes, demeure silencieuse.
Marie-José Pérec, triple championne olympique pour la France :
« En dehors du sport, quand j’arrive ici, je me rends compte que je suis noire. Ici, il y a des gens qui m’ont dit des choses comme : “Sale noire, rentre chez toi.” Pour moi, gagner était nécessaire, et perdre, c’était la mort. »
Nicolas Anelka :
En 2015, Nicolas Anelka a publiquement accusé l’ancien entraîneur Gérard Houllier de propos racistes. Ce dernier aurait déclaré : ‹‹ Vous, les Noirs, quand on vous donne de l’argent, vous ne faites plus rien. ›› Pour Houllier, le Noir français devrait se contenter de peu et vivre dans la misère.
Eunice Barber :
Victime de racisme, Eunice Barber a été condamnée par la justice française pour avoir frappé un policier qu’elle accusait d’actes racistes. Donald Trump a-t-il pu rédiger de sa main ces notes pour Mason sans s’être fié aux enquêtes du FBI ? Non.
Sa sortie révèle une fois de plus qu’en France, être noir et célèbre relève du supplice. Il est temps que les voix s’élèvent.
Albin Michel Njilo
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire
Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.
Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.
« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.
Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.
Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :
« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.
Une distraction regrettable
L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.
Le clash comme programme
Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».
Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.
Qui profite du bruit ?
La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.
C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.
Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.
À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.
Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi
Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














