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Un anglophone comme Vice-président de République : Me Agbor Balla recadre Jean de Dieu Momo

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Un anglophone comme Vice-président de République : Me Agbor Balla recadre Jean de Dieu Momo
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Un anglophone comme Vice-président de République : Me Agbor Balla recadre Jean de Dieu Momo

Selon l’avocat « un vice-président anglophone n’est pas une récompense. C’est un pas minimum vers le rétablissement de la confiance, la correction de l’injustice historique et la prévention de la fragmentation de notre nation ».

Lire ici sa réponse au ministre Jean de Dieu Momo:

Rejeter les aspirations légitimes d’un peuple en tant que « délinquance politique » n’est pas seulement trompeur – c’est profondément irresponsable. Ministre Momo, avec respect, votre déclaration est non seulement dédaigneuse mais elle est dangereuse.

Décrire l’appel à un vice-président anglophone comme une « délinquance politique récompensante » est une distorsion grossière de l’histoire. La crise anglophone n’a pas commencé avec les armes ; elle a commencé avec le démantèlement systématique de l’arrangement constitutionnel de 1961, l’érosion de nos systèmes juridique et éducatif et des décennies de marginalisation et d’exclusion.

Vous demandez si chaque région devrait prendre les armes pour revendiquer une représentation. C’est un cadrage faux et irresponsable. Les anglophones n’ont pas pris les armes pour revendiquer le pouvoir, ils ont été poussés en marge jusqu’à ce que certains choisissent la résistance. La vraie question est : pourquoi l’État n’a-t-il toujours pas répondu aux griefs légitimes avant qu’ils ne s’aggravent ?

Votre référence aux luttes passées dans d’autres régions n’annule pas les exigences anglophones mais elle expose les incohérences du système.

Et quand vous suggérez que les appels à une représentation équilibrée menacent l’unité nationale, vous inversez la vérité. C’est précisément le refus de reconnaître le double héritage et le déséquilibre structurel du Cameroun qui a affaibli cette unité.

Vous parlez d’un « Cameroun unique et indivisible », mais ignorez les termes sur lesquels cette unité a été négociée en 1961. L’unité n’est pas un slogan, c’est un contrat. Et ce contrat a été violé à plusieurs reprises.

Un vice-président anglophone n’est pas une récompense. C’est un pas minimum vers le rétablissement de la confiance, la correction de l’injustice historique et la prévention de la fragmentation de notre nation.

Déposer ces réalités comme du bruit ou de l’agitation régionale est exactement la raison pour laquelle la crise persiste. Si nous sommes sérieux à propos de l’unité, alors nous devons être sérieux à propos de la vérité, de la justice, de l’inclusion et non du déni habillé en patriotisme

Nkongho Félix Agbor « Agbor Balla »

Avocat | défenseur des droits de l’homme

Président du Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique (CHRDA)

Lire ici la réplique de Jean de Dieu Momo :

Dear learned colleague Agbor Mballa, I was answered to those who claimed that appointing an anglophone as vice-président of the Republic will stop the war in the NOSO. May I recall to all of you that when this crisis began in 2016 the Prime Minister of Cameroon was an anglophone named Yang Philemon? Ce que j’ai exprimé est qu’une revendication du poste de vice-président pour arrêter la guerre dans le NOSO serait donner une prime a la délinquance politique et ouvrirait la porte à toute sorte de revendication violente de la part des autres Régions qui penseront qu’il faut sortir ses muscles dans une république pour obtenir tel avantage pour sa région. Je plaide pour un Cameroun un et indivisible qui ignore Les frontières culturelles et linguistiques que nous entretenons pour » le partage du gâteau » par Région.

Je ne vais pas revenir sur ce que vous qualifiez tactiquement d’injustice historique pour avoir la solidarité nationale car je considère que l’erreur serait d’administrer le Cameroun comme deux entités territoriales distinctes comme l’ont fait les colons dont vous perpétuez la philosophie lorsque nous essayons de construire un ensemble soudé en mosaïque ! Deux enfants (sud-ouest et nord-ouest) d’un même pays ont été kidnappés et éduqué dans la langue coloniale du kidnappeur anglais alors que leur frère kidnappé par la France a été élevé suivant la langue coloniale française du colon français.

Un quatrième kidnappé a été vendu au voisin par les nations unies et celui auquel il a été vendu l’élève comme son fils. Le parent Cameroun a fait le deuil national de ce dernier enfant. Les trois autres enfants ont été libérés à l’indépendance et réunis. Aujourd’hui vous essayez de faire croire qu’ils ne sont pas les enfants d’un même et unique Cameroun un et indivisible, pour soutenir la revendication du poste de vice-président ?

Je trouve que cet argument n’est pas pertinent car il soutient en sous mains que nous sommes DEUX ÉTATS JUXTAPOSÉS, CE QUI N’EST PAS VRAI. NOUS SOMMES UN SEUL PEUPLE QUE LE COLON A SÉPARÉ ET QUE VOUS CONTINUEZ DE SÉPARER EN SOUTENANT LA THÈSE DU COLON. NON NOUS DEVONS TRAVAILLER A UNIR L’ENSEMBLE AUTOUR D’UN MÊME ÉTAT DU CAMEROUN UN ET INDIVISIBLE.

S’agissant de la spécificité anglophone hérité du système anglo-saxon, il faut remarquer que nos efforts de recoller ce que le colon a séparé tendent à l’harmonisation des deux systèmes juridiques. L’introduction de l’habea corpus, de l’order of mandamous, de l’ order of prohibition, du certiorari dans le système national commun témoigne de cette volonté de recoller ce qui a été décoller pour répondre à ce que vous qualifiez de marginalisation.Ces quatre ordres, hérités du droit anglais, forment le noyau du contrôle judiciaire sur l’administration. Ils sont souvent accompagnés d’autres recours comme la prohibition (interdire une action) ou le quo warranto (contester le droit d’occuper une fonction.

Bref vous devez reconnaître, cher confrère, que l’effort national doit être privilégié aux efforts régionaux qui tendent à tirer la couverture sur sa région au détriment des autres Régions. Pour terminer je rappelle que le Premier ministre est anglophone, le président de l’assemblée nationale de l’ouest, celui du senat de l’extrême nord. Faudra t il dix postes de souveraineté pour contenter tout le monde si on réfléchit comme vous? La Region de l’Est n’est-elle pas aussi habile à revendiquer la Vice-présidence ? Celle du Centre idem? Si l’on réfléchit comme vous on serait tenté de dire que les anglophones ont déjà eu le Vice-président par le passé et que les autres peuvent aussi y prétendre. Vous ne trouvez pas? N’ouvrons pas ce débat s’il vous plaît.

Fo’o Dzakeutonpoug 1er

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Féminicides au Cameroun : Nouvelle loi en préparation

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Féminicides au Cameroun : Nouvelle loi en préparation
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Le Cameroun veut se doter d’arsenal juridique pour lutter contre les violences faites aux femmes et des féminicides qui secouent le pays. L’annonce a été faite par la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.

Invitée sur Actualités Hebdo de ce dimanche 30 août sur la CRTV, média du service public, la ministre Marie Thérèse Abena Ondoa est revenu sur l’actualité phare de la semaine, qu’est le phénomène des féminicides. Pour faire face à ce mal qui ronge la société camerounaise, la ministre a annoncé qu’une proposition de loi est cours d’élaboration.

« Une proposition de loi pour adresser les violences faites aux femmes et aux filles a déjà été élaborée. Elle est bien avancée et se trouve au niveau de la Hiérarchie », a déclaré la ministre Marie Thérèse Abena Ondoa. Récemment, le membre du gouvernement avait annoncé que le texte se trouvait sur la table du Premier ministre Joseph Dion Ngute à l’Immeuble Etoile.

Au sein de l’opinion, la colère gagne du terrain. Des Camerounais ne comprennent pas la lenteur du gouvernement sur une question aussi vitale. Le SDF, parti de l’opposition a accusé récemment le parti au pouvoir d’avoir bloqué sa proposition de loi sur les féminicides et les infanticides.

En espace d’une semaine, six femmes ont été tuées au Cameroun. Des chiffres alarmant qui illustrent à bien des égards, la situation chaotique des féminicides au Cameroun.

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Christian Ntimbane Bomo accuse Maurice Kamto et Cabral Libii d’avoir « tué » l’alternance

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Christian Ntimbane Bomo accuse Maurice Kamto et Cabral Libii d’avoir « tué » l’alternance
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L’avocat et homme politique Christian Ntimbane Bomo, président exécutif du parti Héritage, s’en prend vivement à Maurice Kamto et Cabral Libii, qu’il accuse d’avoir contribué à l’affaiblissement de la dynamique d’alternance au Cameroun.

Dans une tribune intitulée « Le temps de la vérité », publiée à l’issue de sa méditation matinale, l’homme politique affirme que les dirigeants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) jouent, selon lui, un « rôle inhibiteur » dans toute dynamique de changement politique.

Christian Ntimbane Bomo reproche notamment aux deux opposants leur attitude face à la présidentielle du 12 octobre 2025. Selon lui, Maurice Kamto et Cabral Libii auraient dû prendre position en faveur de ce qu’il présente comme « la vérité des urnes ».

Lire la tribune de Me Christian Ntimbane Bomo :

« LE TEMPS DE LA VÉRITÉ : MAURICE KAMTO ET CABRAL LIBII SONT LES TUEURS D’AUBE DE L’ALTERNANCE AU CAMEROUN.

Je viens de terminer ma méditation matinale, et il m’est venu après d’attirer l’attention du peuple camerounais sur le rôle inhibiteur de toute dynamique de changement que jouent Messieurs Maurice KAMTO et Cabral LIBII dans la vie politique de notre pays.

Car je pense qu’en homme politique responsable, il faut avoir le courage de dénoncer, d’où qu’elles viennent, les causes de paralysie de la démocratie camerounaise, au moment où le peuple camerounais semble désemparé, sans solution, devant la volonté affichée du régime BIYA de lui arracher sa liberté de choix de ses dirigeants, en se maintenant coûte que vaille.

M. Maurice KAMTO, président du MRC, et M. Cabral LIBII, président du PCRN, par leur silence et leur indifférence, leur politique narcissique du : « Si ce n’est pas moi, c’est personne d’autre », sont conséquemment les premiers responsables de l’absence d’une alternance démocratique dans notre pays en 2025.

Si ces deux hommes politiques avaient clairement pris position pour la vérité des urnes, nous n’en serons pas là aujourd’hui.

C’est d’eux dont parlait, et à raison, à la veille de l’élection présidentielle de 2025, le journaliste François SOUDAN, lorsqu’il évoquait en des mots très peu élogieux l’irresponsabilité de l’opposition camerounaise.

Par leurs calculs politiques égocentriques (entrée au gouvernement et obtention de quelques postes électifs aux législatives et municipales), et malgré leur leadership obtenu lors de l’élection présidentielle de 2018, Maurice KAMTO et Cabral LIBII ont volontairement refusé de défendre la démocratie camerounaise en soutenant, comme l’aurait fait tout bon démocrate, la vérité des urnes de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 ; laquelle démontrait clairement que le choix du peuple souverain s’était porté sur M. Issa TCHIROMA BAKARY.

Une telle attitude devrait amener ceux de nos compatriotes qui les suivent encore, mais qui aspirent à un pouvoir nouveau à Yaoundé, à bien réfléchir sur leurs tangentes, en mettant de côté leurs émotions et sentiments d’affection aveuglants.

Car rien de bon ne viendra plus de ces deux hommes politiques.

Ils ont été incapables depuis pratiquement 10 ans de se mettre ensemble pour booster notre démocratie bafouée et piétinée, mais plutôt à travers leurs différentes postures égocentriques et celles de leurs aficionados qui les influencent, ont détruit toute dynamique unitaire de l’opposition qu’ils continuent de combattre pour leurs intérêts nombrilistes mal cachés bien qu’inavoués.

Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE. »

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des armes saisies et une centaine de personnes interpellées

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Une opération de contrôle menée le 29 août 2026 par la Légion de gendarmerie de l’Ouest dans l’arrondissement de Foumbot, département du Noun, a permis d’interpeller une centaine de personnes dépourvues de carte nationale d’identité. Plusieurs engins roulants et des armes ont également été saisis.

Conduite par le Colonel Abba Saidou, Commandant de la Légion de gendarmerie de l’Ouest, l’opération de bouclage visait à renforcer les contrôles et la sécurité dans l’arrondissement de Foumbot.

Au cours de cette intervention, les forces de gendarmerie ont interpellé environ une centaine de personnes qui ne disposaient pas de carte nationale d’identité. Les éléments engagés ont par ailleurs saisi plusieurs engins roulants, notamment des motos, ainsi qu’une dizaine d’armes.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de contrôle et de sécurisation menées par les forces de défense et de sécurité dans la région de l’Ouest. Les Forces de maintien de l’ordre sont invitées à muscler leur opération en prélude à la rentrée scolaire.

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