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Vice-président de la République : Maurice Kamto dénonce un coup d’Etat constitutionnel orchestré par le Rdpc

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Vice-président de la République : Maurice Kamto dénonce un coup d’Etat constitutionnel orchestré par le Rdpc
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Vice-président de la République : Maurice Kamto dénonce un coup d’Etat constitutionnel orchestré par le Rdpc

Dans une déclaration que vient de faire le leader du Mrc, relative à la modification de la Constitution, il soutient, que Paul Biya, n’a pas cherché loin. «Il a remis en place le même mécanisme constitutionnel que celui par lequel la révision constitutionnelle faite en 1979 par le Président Ahmadou Ahidjo lui avait permis, en tant que Premier Ministre à l’époque, de devenir Président de la République».

DECLARATION DU PRESIDENT NATIONAL DU MRC, PROFESSEUR MAURICE KAMTO,

AU SUJET DU COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL ET INSTITUTIONNEL EN COURS DU REGIME RDPC.

Yaoundé, le 03 avril 2026

Mes chers compatriotes,

Depuis près d’un an le champ politique était tout entier livré à ceux qui ont fait croire pendant des années que j’étais l’obstacle à la formation d’une coalition des partis politiques et candidats de l’opposition, seule capable de remporter une victoire électorale sur le régime dictatorial en place. Par une décision sauvage et sans précédent de ce régime je n’ai pas été candidat à l’élection présidentielle de 2025. Mais les Camerounais n’ont vu aucune coalition : ni celle des partis politiques et des candidats de l’opposition, ni même parmi ces derniers ceux qui avaient passé le temps à vendre leur jeunesse aux Camerounais.

D’autres acteurs politiques nationaux prétendaient avoir une autre voie que les élections pour venir à bout du régime et apporter aux Camerounais le changement radical auquel ils aspirent depuis si longtemps. Les Camerounais ont attendu et n’ont pas vu cette voie. L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 a le mérite d’avoir créé un électrochoc sur la scène politique nationale. En tant que dirigeant d’un parti politique et non pas d’une milice quelconque, je crois que la voie électorale permet de créer les conditions d’un changement alternatif dans une société politique qui se pique de faire le jeu des élections, quand bien même ses dirigeants n’y croient pas.

Je m’adresse à vous aujourd’hui parce que notre pays est entré dans une nouvelle phase politique critique et plus dangereuse que jamais, dans le prolongement de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Je le fais au nom du triple devoir de vigilance, de vérité et de responsabilité.

Le devoir de vigilance et d’alerte, qui en est le corolaire, m’impose d’attirer l’attention des Camerounais sur les manipulations périlleuses du calendrier électoral par le régime-RDPC qui a commencé, du moins au cours de la période récente, par la prorogation des mandats des députés et des conseillers municipaux et en conséquence le report des élections législatives et municipales de 2025 à 2026, pour des motifs fallacieux.

Au départ, le report desdites élections était dans le seul but de punir le MRC de n’être pas tombé dans le piège des élections couplées, législatives et municipales, de 2020. J’ai attiré l’attention de nos compatriotes à ce sujet et mis en garde le Gouvernement contre cette violation de la Constitution, Loi fondamentale du pays, en son article 15 alinéa 4.

Nos contempteurs ont répondu que nous n’avions qu’à ne pas boycotter les élections de 2020, et que nous ne pouvions nous prévaloir de nos propres turpitudes, comme si le boycott des élections par un parti politique pouvait justifier une violation de la Constitution par le Gouvernement. Le seul but poursuivi par le régime-RDPC demeure la conservation du pouvoir à vie et à tous les prix.

A preuve, aujourd’hui en 2026, ce régime récidive et piétine à nouveau la Constitution en prorogeant une fois de plus le mandat des députés et en manipulant la loi électorale pour faire sauter le verrou de la limitation de la prorogation du mandat des conseillers municipaux.

On se retrouve ainsi dans une situation où le pouvoir actuel est dépourvu de toute légitimité et, normalement ne peut plus gouverner le pays. En effet, l’ensemble des institutions nationales et locales désignées par voie d’élections sont illégitimes. Plus aucune d’entre elle ne peut revendiquer une assise populaire parmi la majorité des électeurs camerounais : l’élection du Président de la République est gravement contestée ; les députés à l’Assemblée nationale ne sont plus issus du suffrage populaire ; les conseillers municipaux non plus, et ils ont transmis leur illégitimité aux conseillers régionaux prétendument « élus » par eux en fin 2025.

En somme, aujourd’hui dans notre pays, ni le Président de la République, ni les députés, ni les conseillers municipaux, ni les conseillers régionaux ne sont légitimes. Sous des dehors de tranquillité et de stabilité, et malgré le triomphalisme habituel de ceux qui foulent aux pieds l’Etat de droit au Cameroun, notre pays connaît une crise politique et institutionnelle sans précédent. Dans le passé, on veillait à sauver les apparences. Aujourd’hui le roi est nu.

Comme si ce n’était pas assez, interrompant précipitamment le cours des travaux parlementaires, le Président de la République en fonction introduit un projet de loi portant révision de la Constitution, qui prévoit la création d’un poste de Vice-Président de la République. Celui-ci ne sera pas élu, mais nommé par lui, quand il le voudra bien. Il pourra le remplacer quand cela lui plaira.

Lors de la prestation de son serment d’investiture, le 6 novembre 2025, le Président de la République reconduit, grâce au Conseil constitutionnel et aux forces de défense et de sécurité comme en 2018, a juré de protéger la Constitution. Moins de six mois après, il piétine cette même Constitution de façon brutale, manifestant ainsi une fois de plus son mépris pour le peuple camerounais qu’il n’a jamais regardé que comme un ensemble de sujets soumis au monarque qu’il est.

Aucun débat n’a été organisé par le Gouvernement pour éclairer l’opinion sur les bouleversements en cours. Il n’y a eu aucune explication, ni la moindre concertation ou implication des forces politiques du pays, même pas celles représentées au Parlement. Il aurait pu indiquer ses intentions lors de la campagne pour l’élection présidentielle d’octobre 2025. Il n’en a rien été.

Deux vérités profondes se cachent derrière les manœuvres en cours auxquelles on tente de donner un habillage juridique.

La première est que le RDPC a toujours eu une peur viscérale des élections parce qu’il a dans ses gênes, de par son héritage politique et le contexte de son avènement l’ADN du parti unique dont il est l’héritier. Il a fanfaronné pendant des décennies en s’autoproclamant « rouleau compresseur ». Le travail politique acharné de l’opposition, en particulier depuis une décennie, a montré qu’il ne tenait que grâce à une ingénierie de la fraude électorale affinée au cours des ans, et la complicité des autorités administratives et des forces de sécurité, à tous les niveaux. S’y ajoutent désormais la destruction des lois de la République ainsi qu’une brutalité politique et judiciaire digne des régimes fascistes. C’est cette peur panique des élections qui fait naître l’idée de transmission du pouvoir de gré à gré.

Lorsque nous avons dénoncé cette tentation qui a commencé à se manifester après l’élection présidentielle de 2018, on nous a traité de tout et jeté en prison. Mais l’idée a commencé à se concrétiser sur le plan administratif par le décret du 5 février 2019 portant délégation permanente de signature du Président de la République prétendument « élu » seulement deux mois plus tôt, au Secrétaire général de la Présidence de la République (SGPR) nommément désigné. Cette transmission du pouvoir à bas bruit est contenue dans l’article 2 dudit décret qui dispose que le SGPR « discriminera lui-même les affaires qu’il estime opportun de réserver à la signature du Président de la République. »

Donc, dès 2018, le Président de la République en fonction savait qu’il n’était plus apte à diriger le pays. Pourtant il a volé la victoire à l’élection présidentielle de cette année-là. D’aucuns l’ont toléré, sans doute pour des raisons diverses, parmi lesquelles l’espoir naïf qu’il serait raisonnable et qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de 2025. En attendant, les Camerounais ont eu droit à un septennat 2018-2025 presque blanc, ou, pire, au cours duquel la situation économique, politique et sociale générale du pays s’est gravement détériorée. Non seulement il s’est présenté à nouveau comme candidat à l’élection présidentielle de 2025, mais il s’est octroyé à nouveau la victoire au moyen d’institutions qu’il a mises en place pour servir son dessein de s’éterniser au pouvoir.

Et voici qu’avec la complicité de ces divers soutiens, il fait passer la transmission du pouvoir de gré à gré du plan administratif au plan politique et institutionnel. D’aucuns parlent de coup d’Etat constitutionnel et ils n’ont pas tort. Car ce qui est en cours est bien une prise de pouvoir anticonstitutionnelle, condamnée par les instruments juridiques de l’Union africaine, dont on a hâte d’entendre la réaction. Ce d’autant plus que l’article 64 de la Constitution en vigueur dispose qu’« [a]ucune révision constitutionnelle ne peut être retenue si elle porte atteinte [entre autres] aux principes démocratiques.»

Le Président de la République en fonction n’a pas cherché loin. Il a remis en place le même mécanisme constitutionnel que celui par lequel la révision constitutionnelle faite en 1979 par le Président Ahmadou Ahidjo lui avait permis, en tant que Premier Ministre à l’époque, de devenir Président de la République. Cette fois-ci il s’agira d’un Vice-Président nommé et non pas d’un Premier Ministre. Mais la logique et les résultats sont les mêmes. Il s’agit d’une passerelle constitutionnelle qui permettra, même à un individu n’ayant jamais exercé une fonction dans l’administration ou n’ayant jamais exercé un mandat électif, de devenir Président de la République, Chef de l’Etat et chef des Armées sans être passé par une élection. On aurait pu dire que l’histoire se répète. Mais c’est donc en pire, car le Vice-Président devenu Président non élu pourra lui-même nommé un Vice-Président (non élu) ! C’est le sens du projet de révision constitutionnelle du 02 avril 2026. Ce n’est pas une régression, c’est un naufrage constitutionnel et politique.

En effet, cette pseudo-révision constitutionnelle qui ne porte à première vue que sur quelques dispositions de la Constitution concernant la fonction de Président de la République entraîne un bouleversement majeur des institutions de la République. A travers la transmission du pouvoir de gré à gré, le Président en fonction installe une monarchie républicaine d’assise constitutionnelle, à la dynastie héréditaire ou népotiste.

Chers compatriotes,

En toute responsabilité, nous dénonçons avec la dernière énergie cette capture institutionnelle du pouvoir qui veut s’habiller d’une apparence de légalité. Mesdames et messieurs les Membres du Parlement, vous ne pouvez pas voter une loi qui détruit les fondements constitutionnels de notre République. Les conséquences de cette révision constitutionnelle d’apparence légère sont telles qu’on aurait dû consulter le peuple camerounais par voie de référendum. Le régime RDPC croit s’être enraciné pour toujours, mais il se trompe. Il comprendra que dans une république le pouvoir vient du peuple. Et les Camerounais le savent désormais. Chers citoyens de mon pays, notez dans un coin de votre mémoire et de vos cœurs le mépris permanent dont vous êtes l’objet, et mettez un terme au coup d’Etat constitutionnel permanent à l’occasion de toute élection à venir. Car le travail que nous avons abattu ensemble depuis une quinzaine d’années porte ses fruits. Nous avons défait électoralement le RDPC. C’est historique.

Généralement, un pouvoir qui vient de gagner une élection présidentielle profite de la dynamique de sa victoire pour organiser dans la foulée les élections législatives et même locales. C’est ce qu’on observe partout dans le monde. C’est parce que le RDPC est sûr de sa défaite qu’il évite à tout prix les élections, alors qu’il prétend avoir gagné l’élection présidentielle cinq mois plus tôt.

Nous devons empêcher le malheur politique qui frappe notre pays de prospérer. Nous devons tous ensemble, exprimer clairement, haut et fort, notre rejet du coup d’Etat constitutionnel et institutionnel en cours. A ce sujet, nous allons lancer une campagne de pétition en ligne afin que les Camerounais, sans considération de bord politique, puissent s’exprimer.

Le Peuple souverain doit rester confiant et fort, et décider en définitive qui est le vrai Président de la République du Cameroun, qui sont les vrais députés de la nation, les vrais conseillers municipaux et maires de nos villes, les vrais conseillers régionaux, investis de sa confiance et donc de sa légitimité.

Le jour se lèvera sur notre pays.

Vive le Cameroun !

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Cameroun : Sara TIMB rend hommage au député Samuel Moth

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Cameroun : Sara TIMB rend hommage au député Samuel Moth
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Après une consécration à l’Ambassade des États-Unis au Cameroun à travers le Prix 35 Under 35 Cameroon Excellence Youths Awards, Sara TIMB, poétesse camerounaise multi récompensée, doctorante en biotechnologies végétales, entrepreneure sociale et digne fille Banen (Indikbiakat ) au rayonnement international, s’est offert un moment fort avec celui qu’elle appelle affectueusement « Papa » : l’honorable Samuel Moth, élite de la communauté Banen, dont le parcours, l’attachement à sa terre, l’engagement pour sa communauté et la générosité ont marqué son regard.

Au-delà du festin d’honneur qu’il lui a réservé, du Mùtún, ce pagne traditionnel Banen dont il l’a personnellement revêtue. Et du soutien qu’il lui a spontanément apporté, c’est, en filigrane, le portrait d’un grand homme Banen qu’elle dessine : celui d’un bâtisseur dont les gestes, la générosité et l’exemplarité continuent de faire jaillir autour de lui des possibilités pour les autres.

Si Sara TIMB, après un rayonnement international ponctué par un échange avec le président Emmanuel Macron et une sélection parmi les « 31 voix des féminismes africains » de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie dirigée par le Pr Achille Mbembe, a tenu à ce que le député Samuel Moth soit le premier à la recevoir, c’est qu’au-delà de l’affection mutuelle qu’ils se vouent, elle trouve dans son parcours une véritable niche de leçons pour la jeunesse.

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Jointe par la Rédaction de Journal du Cameroun, la poétesse explique :

« Le parcours de mon père, l’Honorable Moth Samuel, est une belle et rare leçon d’excellence, d’engagement, de résilience, de solidarité, de modestie et de générosité. Il est ce beau trésor que le ciel a déposé sur les bords du Nkam, à Indikbiakat, confirmant une nouvelle fois que ce n’est pas seulement sur les rives du Wouri, du Moungo ou du Nyong que pouvaient naître des Hommes solidement attachés à la terre qui les porte, qui rougissent de ce qui est honteux, évincent la médiocrité et tiennent à distance ces tiers gêneurs et déraisonnables que sont le nombrilisme et l’individualisme, afin de s’employer inlassablement à la transformation durable et au rayonnement des leurs et de leur village.

Ses actions sont salutaires. Les valeurs qu’il incarne se lisent elles aussi et rendent témoignage à la richesse de ses préoccupations, à la grandeur et à la noblesse de sa mission de vie.

C’est forte de cette conviction, en tant que fille Banen, que j’ai tenu à ce qu’il soit le premier à me recevoir après mes belles prouesses à l’international.

Il a inauguré au sein de notre communauté une conception neuve du service des siens. La bravoure et la constante assiduité avec lesquelles il veille à inscrire dignement son empreinte salutaire dans la défense des intérêts des Banen, notamment dans le dossier de la forêt d’Ebo, nonobstant le vacarme des médisances, en sont l’illustration saisissante.

Cette soif d’œuvrer pour son village et pour les siens a souvent été pris d’assaut par de vilains esprits qui croient, à tort, pouvoir ensevelir ses actes sous le mucus gluant de faux narratifs et de billevesées. Mais que nenni ! l’Honorable Moth Samuel demeure debout comme un phare au milieu d’une mer démontée, balayant de ses faisceaux lumineux et les ténèbres traîtresses et l’écume des vagues en furie.

Son appétit pour le service des siens est bien forte, irrépressible, ancré dans sa chair à tel point qu’elle ne puisse consentir à disparaitre.

Son parcours m’apprend, comme à toute autre jeune, qu’on peut venir de loin, de si bas, et aller très loin, si haut, sans jamais se laisser rebuter par les mauvaises langues ni par les petites mains qui s’escriment à ne faire que du mal.

Sa trajectoire académique, professionnelle et politique offre une démonstration topique de ce que sont l’excellence, l’ambition, la discipline et la résilience.

C’est donc logiquement que je crois que, sans avoir jamais prétendu être un exemple, il est devenu exemplaire par ses actions, ses valeurs et son attachement à notre identité. »

Concernant le moment d’exception qu’elle a partagé avec lui, Sara TIMB raconte une rencontre émouvante : « Ce mercredi 16 septembre 2026, je suis allée présenter mon trophée du 35 Under 35 Cameroon Youth Excellence Awards à mon père, l’Honorable Moth Samuel. Je pensais venir lui présenter un prix. Je ne savais pas que j’allais, moi aussi, recevoir quelque chose de beaucoup plus grand qu’un présent.

Il m’avait préparé un festin. Un véritable festin, pensé avec cette générosité qu’on lui reconnaît et qui ne cherche pas simplement à offrir, mais à honorer.

Parmi les choses qui donnent à son action sa force et sa portée, il y a cette capacité singulière à transformer les moments fédérateurs en véritables exercices de transmission, où les réussites des uns deviennent des possibles pour les autres.

Sans que je ne m’en doute, il avait convié trois jeunes exceptionnels de notre communauté afin qu’ils soient témoins de ce moment. Son épouse, dans le même élan, avait invité ses deux nièces afin qu’elles puissent, elles aussi, s’inspirer de la petite femme que je suis.

Et que dire de ce geste fort avec le _Mùtún_ ?

De ses propres mains, il m’a revêtue du _Mùtún_ , tissu traditionnel de l’ethnie Banen, que je n’avais encore jamais porté de ma vie.

Tissé à la main, précieux dans sa sobriété et chargé de notre mémoire collective, ce tissu, qu’il m’a fait porter en l’accompagnant de paroles fortes, n’est pas qu’un vêtement. Il est un symbole.

Et la force de ce geste dépasse largement sa portée symbolique. Autant il m’honore profondément, autant il m’engage. Et je fais le pari optimiste d’être à la hauteur.

Cameroun : Sara TIMB rend hommage au député Samuel Moth
© ST

Ce moment passé avec le couple Moth et mes frères de la communauté Banen est gravé dans ma mémoire. Je voudrais terminer par une note beaucoup plus personnelle :

_Papa,_

Des tréfonds d’Iboti jusqu’à l’Assemblée Nationale du Cameroun, en passant par une vie professionnelle riche et combien remplie, il y a un chemin. Un chemin long, très long, parsemé d’embûches.

Ce chemin-là, d’aucuns l’envient sans pouvoir en parcourir le dixième ; d’autres encore l’admirent à distance, reprochant à la nature de t’avoir tant gratifié et cultivant, dans le secret de leurs cœurs, des sentiments moins nobles. Mais d’autres, heureusement, le saluent avec déférence.

Parce qu’au final, elles/ils sont nombreux.ses celles et ceux qui voudraient t’avoir pour frère ; pour ami ; ou encore pour mari.

Mais moi, je t’ai comme père. Pour cette grâce dont je n’ai point fini de mesurer la portée, j’émets le vœu que tu puisses toujours demeurer ce jaillissement continu qu’à grand-peine on aveugle.»

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« la vice-présidence est un fantôme introduit par effraction »

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« la vice-présidence est un fantôme introduit par effraction »
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L’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun rejette catégoriquement le débat sur une éventuelle vice-présidence. Dans une sortie publiée ce lundi, Maurice Kamto qualifie cette démarche d’imposture institutionnelle.

Sur les réseaux sociaux comme dans les conversations au marché Mokolo à Yaoundé ou sous les hangars des mototaxis, le sujet alimente toutes les tensions. Maurice Kamto vient d’y poser un acte fort. L’homme politique affirme partager le refus des partisans du pouvoir d’évoquer la fonction de vice-président de la République, mais pour des motifs juridiques bien distincts.

Selon le spécialiste du droit international, la création de ce poste relève d’une « supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel ». Il dénonce l’attitude des parlementaires, qualifiant le Congrès réuni pour valider ce texte de simple chambre d’enregistrement.

Pour Maurice Kamto, la présence de cette figure dans l’appareil d’État bafoue l’article 64 de la loi fondamentale du pays. Le juriste estime qu’il s’agit d’un « fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante » du texte constitutionnel de référence.

Afin de faire barrage à ce qu’il désigne comme un changement anticonstitutionnel de gouvernement, Maurice Kamto appelle désormais à l’abandon pur et simple du débat. Il espère ainsi que la fonction de successeur nommé finira par s’éteindre d’elle-même, frappée de désuétude par le silence des citoyens et des acteurs publics.

Dans la capitale et les régions, cette mise au point relance le débat sur les règles de la transition au sommet de l’État.

Source : Africa Renaissance Tv

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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise

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L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.

Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.

Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.

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