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Lions indomptables : la reconstruction permanente, ou l’illusion d’un projet sportif

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Lions indomptables : la reconstruction permanente, ou l’illusion d’un projet sportif
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Lions indomptables : la reconstruction permanente, ou l’illusion d’un projet sportif

Depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la Fecafoot en 2022, le Cameroun footballistique semble pris dans une spirale de changements incessants. Entre rotations permanentes et performances erratiques, l’analyse d’une équipe nationale en quête perpétuelle d’identité.

Le syndrome du chantier permanent

Depuis 2022, un mot revient sans cesse dans le discours officiel autour des Lions Indomptables : reconstruction. Un terme rassurant, évoquant un projet structuré, une vision à moyen terme. Mais derrière cette rhétorique se cache une réalité bien plus préoccupante : celle d’une équipe nationale incapable de trouver sa stabilité.

Changements d’entraîneurs, rotation frénétique des joueurs, ajustements tactiques constants, modifications des équipementiers, renouvellement quasi-systématique des gardiens, des défenseurs, des milieux, des attaquants… et même des remplaçants. Le Cameroun ne construit plus : il recommence, match après match, compétition après compétition.

Le résultat ? Une équipe qui peine à développer une identité de jeu cohérente, des automatismes collectifs inexistants, et une impression persistante de repartir de zéro à chaque rassemblement.

L’ossature fantôme : quand le « noyau dur » devient volatil

Dans toute équipe nationale performante, il existe un noyau dur : un groupe de joueurs stable, complémentaire, qui forme l’épine dorsale tactique et mentale du collectif. Au Cameroun, ce noyau semble être devenu une abstraction.

Les symptômes d’une instabilité chronique :

  • Nouveaux visages à chaque convocation : des joueurs appelés puis oubliés, sans justification claire
  • Cadres irréguliers : présences intermittentes, absence de leadership constant
  • Absence d’automatismes : les joueurs ne se connaissent pas, ne se cherchent pas, ne se trouvent pas

La nostalgie d’une époque révolue

Entre 2000 et 2005, n’importe quel Camerounais pouvait réciter le onze de départ des Lions Indomptables. Pas par simple mémoire, mais parce que ce onze existait réellement : Wome-Njitap en latéraux (avec leurs célèbres appels téléphoniques avant les matchs), Song-Kalla en charnière centrale, Olembe « la petite voiture » au milieu, et Mboma-Eto’o en attaque.

Ces joueurs se connaissaient par cœur. Chacun savait où trouver l’autre, anticipait ses mouvements, comprenait ses intentions. C’était une équipe, pas une collection de talents individuels.

Aujourd’hui ? Un jour on teste Kofane-Karl Toko Ekambi, le lendemain Magri-Ngamaleu, puis tout ce monde se retrouve sur le banc au match suivant, remplacé par de nouveaux profils. Le football camerounais, jadis référence continentale, est réduit à ce qu’on appelait dans les rues de New Bell le « Taba Taba » : l’improvisation permanente.

Des performances en dents de scie : le reflet d’une instabilité structurelle

Les résultats parlent d’eux-mêmes. Parti de la 3ème place africaine au classement FIFA en février 2022, le Cameroun oscille désormais entre espoirs fugaces et désillusions récurrentes.

Les symptômes d’une équipe sans boussole :

  • Alternance incompréhensible : matchs convaincants suivis de prestations alarmantes
  • Incapacité à maintenir un niveau constant : victoires éclatantes puis défaites inexplicables
  • Difficultés face à des adversaires abordables : des équipes techniquement inférieures qui posent problème
  • Nouvelle norme de « l’exploit » : perdre seulement 0-1 en amical contre l’Australie devient un motif de satisfaction

Le Cameroun ne performe plus, il survit sportivement, naviguant entre promesses non tenues et frustrations accumulées.

La reconstruction… jusqu’à quand ?

Le terme « reconstruction » implique, par définition, un caractère temporaire. On détruit pour rebâtir mieux. Mais au bout de cinq ans, lorsque la reconstruction devient un état permanent, elle cesse d’être un projet pour devenir un alibi.

Les questions qui fâchent :

  1. Y a-t-il une véritable vision à long terme ? Ou navigue-t-on à vue, au gré des résultats et des pressions ?
  2. Qui pilote réellement le projet sportif ? Le sélectionneur ? La Fecafoot ? Les sponsors ? Les influences extérieures ?
  3. À quel moment parlera-t-on enfin de stabilité et de performance ? Combien de « reconstructions » avant de construire véritablement ?

Le vrai succès de cette ère : une reconstruction… personnelle

Au final, un constat amer s’impose : une seule reconstruction semble avoir réellement abouti depuis 2022. Et elle n’est pas sportive.

Celle du président de la Fecafoot lui-même :

  • Santé financière personnelle retrouvée (et même florissante)
  • Expansion immobilière documentée
  • Consolidation de pouvoir au sein des instances footballistiques

Pendant que les Lions Indomptables cherchent leur identité sur le terrain, une autre reconstruction, bien plus efficace, s’opère en coulisses.

Diagnostic final : le Cameroun n’a pas un problème de talent, mais un problème de continuité

Le football camerounais regorge de joueurs talentueux, évoluant dans les plus grands championnats européens. Le problème n’est pas le réservoir humain, mais l’absence de projet cohérent pour le structurer.

Le cercle vicieux :

Instabilité → Absence d’automatismes → Performances erratiques → Pression médiatique → Nouveaux changements → Instabilité

La vérité qui dérange :

À force de reconstruire sans jamais finir, on finit par ne jamais vraiment exister.

Les Lions Indomptables, glorieux dans leur histoire, se retrouvent aujourd’hui prisonniers d’une reconstruction perpétuelle qui ressemble davantage à une déconstruction permanente.

Epilogue : l’urgence d’une vision

Le Cameroun footballistique mérite mieux que cette errance tactique et administrative. Il mérite :

  • Une stabilité de l’encadrement technique sur la durée
  • Un noyau de joueurs défini et respecté
  • Une identité de jeu claire et travaillée
  • Une gouvernance transparente, mettant le projet sportif au cœur des priorités

Tant que ces conditions ne seront pas réunies, les Lions Indomptables continueront de rugir… dans le vide.

Car une équipe qui ne se stabilise jamais ne peut prétendre à la grandeur. Et un pays qui a marqué l’histoire du football africain ne peut se contenter d’être spectateur de sa propre dérive.

Le Cameroun ne manque pas de talent. Il manque de continuité. Et sans continuité, il n’y a pas de victoire durable.

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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise

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L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.

Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.

Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.

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Mamadou Mota dévoile son candidat

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Mamadou Mota dévoile son candidat
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Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.

Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.

Retrouvez ci-dessous sa sortie

Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.

Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.

L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.

La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.

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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud

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Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.

Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.

Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.

Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.

Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.

Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.

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