Actualités locales
75 millions $ du Fonds saoudien pour relancer un corridor routier stratégique

Le Cameroun renforce son réseau d’infrastructures avec un appui financier majeur. Le Fonds saoudien pour le développement (SFD) a accordé un prêt de 75 millions de dollars pour la réhabilitation de la route Sorawel–Dourbeye, un axe jugé crucial pour les échanges sous-régionaux et l’intégration économique.
L’accord a été signé à Yaoundé entre le directeur général du SFD, Sultan Abdulrahman Al Marshad, et le ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional, Alamine Ousmane Mey, en présence de responsables des deux parties et du représentant diplomatique saoudien au Cameroun.
Ce financement s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2030 (SND30), qui fait des infrastructures de transport un levier central de transformation économique. Le projet vise à désenclaver plusieurs zones, améliorer la circulation des biens et des personnes, et renforcer les liaisons commerciales avec les pays voisins, notamment le Tchad et le Nigeria.
« Au nom du gouvernement camerounais, nous exprimons notre profonde gratitude au Fonds saoudien pour le développement pour son soutien constant aux projets structurels du Cameroun », a déclaré le ministre Alamine Ousmane Mey, saluant un partenariat « constant et stratégique » avec l’institution saoudienne.
Au-delà de l’aspect routier, les retombées attendues sont multiples. Le chantier devrait faciliter l’accès des populations aux marchés, aux structures de santé et aux établissements scolaires, tout en réduisant les coûts logistiques pour les opérateurs économiques. À terme, les autorités misent sur un effet d’entraînement sur l’activité commerciale et la croissance locale.
Pour le SFD, cette opération s’inscrit dans une vision plus large axée sur le développement durable et l’amélioration des conditions de vie. « Cet accord reflète l’engagement du SFD à soutenir un développement qui améliore la vie quotidienne des populations et à créer des opportunités à long terme. En renforçant la connectivité, en élargissant l’accès aux services essentiels et en soutenant le commerce régional, le projet contribuera au développement durable au Cameroun et dans l’ensemble de la région », a indiqué son directeur général S.E. Sultan Abdulrahman Al Marshad.
Le partenariat entre le Cameroun et le Fonds saoudien pour le développement s’étend sur plus de quatre décennies. Depuis, une dizaine de projets ont été financés dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’éducation et la santé, pour un montant global dépassant 180 millions de dollars.
À l’échelle du continent, le SFD confirme son positionnement d’acteur majeur du financement du développement. L’institution revendique plusieurs centaines de projets soutenus dans près d’une cinquantaine de pays africains, avec un accent particulier sur les infrastructures structurantes.
Avec ce nouvel appui, Yaoundé espère accélérer la modernisation de son réseau routier et consolider son rôle de hub régional, dans un contexte où la compétitivité économique passe de plus en plus par la qualité des infrastructures de transport.
À propos du Fonds saoudien pour le développement
Le Fonds saoudien pour le développement (SFD) est une institution gouvernementale qui accorde des prêts concessionnels au développement afin de financer des projets et des programmes dans les pays en développement.
Depuis sa création en 1974, le SFD a financé plus de 800 projets et programmes dans plus de 100 pays, pour une valeur totale dépassant les 22 milliards de dollars américains.
Ces projets couvrent des secteurs tels que les transports et les communications, les infrastructures sociales, l’agriculture, l’énergie, l’industrie et l’exploitation minière, entre autres. Ils contribuent à générer une croissance socio-économique et à améliorer le niveau de vie des communautés défavorisées dans les pays qui en ont le plus besoin.
Les activités du SFD s’inspirent des principes du développement international et soutiennent la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies. Le Fonds s’efforce également de renforcer la coopération au développement par le biais de partenariats avec des organisations régionales et internationales.
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Canal 2’Or 2026 : Le Makossa est-il en train de perdre sa couronne ?
Au sortir de la 15e édition des Canal 2’Or, célébrée en grande pompe le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, un constat […]
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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.
La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.
Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.
Un engagement culturel de longue date
À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.
Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.
Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.
Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais
Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.
La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.
Source : Libre Opinion
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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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