Actualités locales
une nouvelle circulaire donne plus de pouvoir aux chefs traditionnels
La gestion du foncier au Cameroun franchit une nouvelle étape avec une circulaire signée le 20 février 2026, qui confie un rôle accru aux autorités traditionnelles dans la reconnaissance et la sécurisation des droits fonciers coutumiers.
Ce texte administratif introduit deux nouveaux documents appelés à structurer les procédures préalables à l’obtention d’un titre foncier : l’Attestation de Reconnaissance des Droits Fonciers Coutumiers (ARDFC) et l’Attestation de Jouissance Paisible d’une Terre Exploitée ou Résidentielle (AJPTER). Ces attestations visent à formaliser l’existence de droits coutumiers ou l’occupation effective d’une parcelle relevant du domaine national.
Lecture juridique de la circulaire du 20 février 2026
La gestion du foncier au Cameroun connaît une évolution notable. Par une circulaire datée du 20 février 2026, l’administration foncière consacre une implication accrue des chefferies traditionnelles dans les procédures relatives à la reconnaissance et à la sécurisation des droits fonciers.
Au centre de ce dispositif apparaissent deux instruments administratifs nouveaux : l’Attestation de Reconnaissance des Droits Fonciers Coutumiers (ARDFC) et l’Attestation de Jouissance Paisible d’une Terre Exploitée ou Résidentielle (AJPTER). Ces documents constituent des pièces intermédiaires dans le processus d’obtention d’un titre foncier et visent à formaliser, à un stade préliminaire, la réalité d’une occupation ou d’une exploitation sur une parcelle relevant du domaine national.
L’ARDFC a pour objet de reconnaître l’existence de droits fonciers coutumiers détenus par une communauté, une famille ou certains de leurs membres. L’AJPTER, pour sa part, atteste l’occupation paisible et continue d’un terrain par un individu. La délivrance de ces attestations est confiée aux chefs traditionnels de troisième degré, consacrant ainsi leur rôle d’autorité de proximité dans l’identification et la régulation des usages fonciers.
Des bases juridiques progressivement consolidées
La circulaire du 20 février 2026 ne constitue pas une initiative isolée. Elle s’inscrit dans une architecture normative construite ces dernières années afin d’encadrer plus rigoureusement la reconnaissance des droits coutumiers.
Plusieurs textes en constituent les fondements, notamment le décret du 23 avril 2008 relatif à l’utilisation du sol et aux constructions, la circulaire de 2022 interdisant les attestations d’abandon des droits coutumiers dans les procédures d’immatriculation foncière, ainsi que les circulaires de 2024 consacrant l’implication des autorités traditionnelles dans les procédures d’immatriculation et instituant le Certificat de Possession des Droits Fonciers Coutumiers Administrativement Reconnus.
À ces instruments s’ajoute la circulaire de décembre 2025 rendant obligatoire, dans certaines procédures, la production d’une lettre de non-objection délivrée par le chef traditionnel territorialement compétent.
Un outil de sécurisation et de prévention des conflits
Les ARDFC et AJPTER répondent à plusieurs objectifs opérationnels. Elles permettent notamment de constater l’existence de droits coutumiers ou d’une mise en valeur effective d’une parcelle. Elles fournissent également au chef traditionnel les éléments nécessaires à la délivrance d’une lettre d’objection ou de non-objection dans les procédures foncières.
Ces attestations contribuent en outre à faciliter le travail de la commission consultative lors des opérations d’immatriculation et assistent le délégué départemental du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières dans la préparation du certificat de possession des droits coutumiers.
La circulaire souligne également leur utilité dans la protection des populations vulnérables, l’identification des exploitants en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique, ainsi que dans le géoréférencement et la délimitation précise des parcelles concernées.
Une procédure encadrée et participative
Avant toute délivrance, une série d’étapes préalables est requise. La procédure prévoit notamment l’information des populations, la publicité auprès des voisins et riverains, le dépôt d’une demande formelle auprès du chef traditionnel et la constitution d’une commission ad hoc chargée de vérifier la situation du terrain.
Cette commission procède à une descente sur le site afin de constater l’occupation ou l’exploitation effective, de vérifier l’absence de litige foncier et d’effectuer le géoréférencement de la parcelle. Un procès-verbal d’entente entre le demandeur et les voisins est alors établi, accompagné d’une cartographie du terrain.
Conditions d’éligibilité et délivrance des attestations
L’ARDFC est destinée aux collectivités coutumières, aux communautés familiales ou aux membres disposant de droits coutumiers reconnus. L’AJPTER, quant à elle, concerne les personnes de nationalité camerounaise occupant ou exploitant une parcelle depuis au moins cinq années dans des conditions paisibles.
Ces attestations ne peuvent être délivrées que pour des terres du domaine national déjà occupées ou mises en valeur, à l’exclusion des terrains vierges ou non exploités.
Après réception du dossier et délivrance d’un récépissé, le chef traditionnel dispose d’un délai de quinze jours pour examiner la demande. Si les vérifications de terrain et l’avis de la commission élargie sont favorables, l’attestation est signée et remise au requérant dans un délai équivalent.
Par ce mécanisme, l’État camerounais entend renforcer la traçabilité des droits coutumiers tout en rapprochant l’administration foncière des réalités locales. Une évolution qui pourrait, à terme, contribuer à réduire les litiges fonciers, particulièrement nombreux dans les zones rurales et périurbaines du pays.
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Actualités locales
Binyam sur la démission de Maurice Kamto

Le nouveau président de la Commission de clarification et de restauration mise en place par Maurice Kamto a pris la parole dans l’émission “Entretien avec“ sur la Stv.
Pierre Emmanuel Binyam est notamment revenue sur la démission de Maurice Kamto de son parti pour s’engager au Manidem et être investi comme candidat à la présidentielle de 2026. Une candidature qui a été malheureusement rejetée.
« La démission du président Maurice Kamto du parti n’était pas une démission dans le sens de tourner le dos au parti. Nous l’avons envoyé accomplir une mission. Maintenant, après ce qui s’est passé, il est revenu. Nous avons demandé qu’il revienne finir son mandat », a indiqué Pierre Emmanuel Binyam.
Ce membre du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) assure que l’élimination de Maurice Kamto a été une réelle épreuve pour les membres du parti.
« Le rejet de la candidature de Maurice Kamto nous a profondément marqués. Nous avons été profondément marqués par l’élimination de notre candidat à cette élection, d’autant plus que tous les sondages le donnaient largement vainqueur de ce scrutin, tant au niveau national qu’international », a ajouté Pierre Emmanuel Binyam.
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Actualités locales
Appel des Fons à Nganou Djoumessi

Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a reçu en audience le 25 juin 2026 une délégation de huit dignitaires traditionnels du département de la Momo, conduite par le Président de l’Union des Fons de Meta, S.M. Pr Fombo.
Venus porter la voix des populations des arrondissements de Mbengwi, Njikwa, Batibo et Widikum, les chefs traditionnels ont salué les avancées dans le domaine des infrastructures routières, malgré le contexte sécuritaire auquel fait face la région du Nord-Ouest.
Au cours des échanges, ils ont relevé les effets positifs de l’amélioration de la circulation sur les activités économiques, la mobilité des populations et le retour progressif des investisseurs ainsi que des membres de la diaspora dans leurs localités d’origine.
Tout en exprimant leur satisfaction, les dignitaires traditionnels ont plaidé pour la poursuite des efforts de désenclavement à travers l’aménagement d’environ 55 kilomètres de routes supplémentaires destinées à relier plusieurs bassins de production à fort potentiel économique. Ils ont également insisté sur l’importance de l’axe Bamenda–Mbengwi–Acha, stratégique pour l’accès aux services sociaux de base, le tourisme et les échanges commerciaux.
Le Ministre des Travaux Publics a renouvelé l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts pour améliorer la mobilité sur l’ensemble du territoire.
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Modernisation des infrastructures de transport

Dans un contexte marqué par le désir de développement et de compétitivité de ses infrastructures, le Cameroun déploie une batterie d’actions visant à moderniser ses infrastructures routières, ferroviaires, urbaines et aéroportuaires.
A cet effet, s’est tenu les 24 et 25 juin 2026 un atelier de restitution des études de faisabilité respectivement de la création d’une Agence de régulation des Transports Terrestres (ARTT) et de l’élaboration de la Stratégie Logistique Nationale (SLN) et d’un plan d’action à l’horizon 2035.
Les travaux ont réuni Mbamome Nkendong Divine, Directeur des Transports Routiers (DTR), Claude Misse Ntone, Directeur des Transports Ferroviaires (DTF), une équipe du consultant Idea Consult International/TRT Studi Cameroun, ainsi que les représentants de plusieurs administrations partenaires et partenaires financiers tels que la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.
Dans son discours d’ouverture, le DTR a invité les participants à accorder une attention particulière aux conclusions de ces études préliminaires dont les résultats devraient permettre d’orienter éfficacement la poursuite de ces projets. Au cours des échanges, les consultants ont fait des exposés exhaustifs des conclusions des travaux réalisés.
Il ressort de ces études que l’ARTT devrait être implantée à Yaoundé, avec un périmètre d’intervention initial centré sur le transport routier, avec une extension progressive de ses missions. La mise en place de cette structure nécéssiterait un investissement initial estimé à 260 millions de FCFA, couvrant notamment la mise en place du cadre institutionnel, l’aménagement et l’équipement des locaux, ainsi que l’acquisition du matériel informatique nécéssaire à son fonctionnement.
L’étude relative à la Stratégie Logistique Nationale du Cameroun (SLN) quant à elle fait une analyse des principales caractéristiques du système logistique camerounais retraçant les enjeux stratégiques, les défis à relever et les objectifs stratégiques et conclu donc à la proposition d’un plan d’action à 8 axes avec des investissements ferroviaires dominants dont les coûts seraient estimés à 40 milliards d’euros et la création d’un Conseil National de la Logistique avec un rôle de coordination interministérielle et d’arbitrage.
Au terme des travaux, le Directeur des Transports Routiers a salué la qualité des contributions et la richesse des échanges. Il a invité l’ensemble des parties prenantes à maintenir leur engagement afin de mener à bien les prochaines étapes de ces projets structurants pour l’avenir du secteur des transports terrestres au Cameroun.
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