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le Minee présente les premiers résultats de démantèlement de réseaux illégaux

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le Minee présente les premiers résultats de démantèlement de réseaux illégaux
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L’objectif pour le ministère de l’Eau et de l’Energie est de procéder au démantèlement des réseaux illégaux de fraude à l’électricité.

Les actions de terrain conduites par l’entreprise en charge de la distribution de l’électricité au Cameroun se traduisent par la détection de nombreux cas de fraude. Les équipes mises sur pied par l’entreprise en charge de la distribution de l’électricité au Cameroun se sont employées à démanteler les branchements illégaux.

Fraude à l’électricité : des réseaux illégaux démantelés lors des premières opérations coup de poing.

Les opérations coup de poing de lutte contre la fraude à l’électricité, annoncées par le Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), s’intensifient activement sur le terrain sur l’ensemble du territoire national. Conduites par l’entreprise en charge de la distribution de l’électricité au Cameroun, ces opérations se déroulent avec l’accompagnement des représentants du Ministère de l’Eau et de l’Énergie.

Les équipes techniques et les forces de maintien de l’ordre sont mobilisées de jour comme de nuit afin de traquer les branchements illégaux, démanteler les réseaux organisés de fraude et rétablir l’équité entre tous les usagers du service public de l’électricité.

Multiples cas de fraude détectés à Yaoundé

À Yaoundé, les opérations menées dans plusieurs quartiers ont permis de mettre au jour de nombreux cas de fraude à l’électricité.

Au marché Mvog-Mbi, au niveau du Centre Christo, les équipes ont procédé à la déconnexion d’une salle de jeu, d’un domicile et d’un secrétariat de bureautique alimentés frauduleusement.

Dans le secteur d’Obili, notamment dans la zone de la chapelle, les contrôles ont révélé plus de 17 boutiques alimentées directement par des branchements frauduleux, tandis qu’au carrefour TKC, au moins 30 ménages étaient connectés illégalement au réseau électrique. Au quartier Nylon Nlongkak, derrière l’agence ENEO de Nlongkak, les équipes techniques ont découvert plusieurs cas de piquage direct sur le réseau électrique, réalisés à l’aide de différentes sections de câbles électriques telles que 4/16 mm, 4/25 mm et 2/16 mm. Selon les premières constatations, un seul baron de la fraude alimenterait à lui seul près de 300 ménages, voire jusqu’à 400 foyers à travers un réseau clandestin de branchements.

Les équipes ont également constaté plusieurs formes de fraude, notamment des quincailleries alimentées en direct malgré la présence d’un compteur, des compteurs détraqués ou non fonctionnels alors que les installations étaient alimentées, ainsi que des lignes parallèles et des branchements directs dissimulés dans les installations électriques.

À Nkolndongo, ancien site SODECAO, un branchement frauduleux encastré dans un mur en agglos a été découvert par les équipes techniques.

Par ailleurs, une chambre froide alimentée directement sur le réseau a été identifiée, les propriétaires ayant fermé les lieux et quitté les installations avant l’arrivée des équipes. Dans un autre cas, un abonnement abandonné avec un impayé de 500 000 FCFA continuait d’être exploité à travers un branchement direct.

Les opérations ont également permis de démanteler une ligne directe alimentant plusieurs boutiques à proximité du CETIC de Nkoa-Ekélé, avec une charge estimée à environ 60 ampères.

Des opérations également menées à Douala

À Douala, plusieurs opérations de contrôle ont également permis de détecter et de démanteler différents réseaux de fraude dans plusieurs quartiers de la ville.

Les équipes techniques ont notamment découvert un shunt extérieur reliant directement un compteur prépayé au disjoncteur, une pratique visant à contourner le système de comptage de l’énergie.

Au rond-point Dakar, dans un Motel, un client a été identifié pour reconnexion frauduleuse systématique après chaque coupure, ce qui a conduit au démantèlement du dispositif et à la remise d’un Avis de Coupure.

Dans la zone de Nylon Tergal, non loin de l’hôpital, les équipes ont mis au jour un important réseau de fraude, dont la source d’alimentation a été démantelée.
Un autre foyer de fraude a également été identifié derrière le poste de police situé au carrefour Terminus Saint-Michel, où une dizaine de box et de boutiques étaient connectées illégalement au réseau électrique.

Dans le secteur de KM5 Tractafric, les équipes ont procédé au démantèlement d’un important foyer de fraude, notamment dans un immeuble alimenté par deux sources d’électricité : une alimentation normale et une ligne frauduleuse, cette dernière ayant été neutralisée.

Les contrôles ont également permis de constater des installations dangereuses au-dessus de certaines habitations dans la zone de New Bell Tractafric, ainsi que des cas d’immeubles disposant de compteurs mais fonctionnant parallèlement avec des lignes frauduleuses.

Par ailleurs, au marché New Deido, plusieurs cas de piquage direct sur le réseau électrique ont été identifiés et démantelés par les équipes techniques.

Régularisation de certaines installations

En parallèle aux opérations de démantèlement, certaines situations ont fait l’objet d’une mise en conformité des installations électriques.

C’est notamment le cas de l’immeuble du Groupe Ngadep Holding, situé rue Belle-Mère à Nkolndongo, où les équipes d’ENEO ont procédé à l’installation de dix (10) compteurs prépayés, permettant ainsi de régulariser l’alimentation électrique des occupants et de garantir un système de facturation conforme.

Par ailleurs, les équipes du Ministère de l’Eau et de l’Énergie ont mené des actions de sensibilisation auprès des populations, afin d’encourager la régularisation des installations et la souscription à des contrats d’abonnement conformes.

Une lutte appelée à s’intensifier

Ces opérations illustrent l’ampleur du phénomène de fraude à l’électricité qui fragilise le système électrique national et pénalise les consommateurs respectueux des règles.

Le Ministère de l’Eau et de l’Énergie rappelle que l’électricité n’est pas gratuite et que chaque usager doit s’acquitter du paiement de l’énergie qu’il consomme.

Les contrôles engagés devraient se poursuivre et s’intensifier dans les prochains jours sur l’ensemble du territoire national, afin d’assainir durablement le secteur et de garantir un service public de l’électricité plus fiable et plus équitable pour tous.

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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