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« Les foyers culturels bamiléké rappellent que l’intégration n’est pas absorption… »

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« Les foyers culturels bamiléké rappellent que l’intégration n’est pas absorption… »
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De l’avis de Oscar Njiki, les foyers culturels bamiléké demeurent une énigme pour ceux qui ne savent pas penser autrement qu’en parlant des autres.

«Habitués, peut-être, à se réunir pour disséquer autrui comme on dissèque une grenouille en classe de biologie, ils s’imaginent que ces foyers ont été conçus contre eux. Quelle illusion ! Ces « institutions » ne sont nullement des clubs de médisance, mais de véritables « laboratoires » où l’on parle du village qu’ils désignent, des fils et filles de ce village, de l’entraide, de la solidarité, des projets de développement et des activités culturelles. Ce sont des lieux où l’on cultive la mémoire et la dignité, plutôt que de se perdre dans le bavardage stérile et l’obsession maladive de l’autre», clame l’analyste de notre landerneau.

«C’est ridicule de voir certains s’offusquer qu’on puisse se réunir sans prononcer leur nom, comme si l’absence de leur silhouette dans la conversation constituait une offense à leur ego hypertrophié. Mais qu’ils se rassurent : les Bamiléké n’ont nul besoin d’eux pour meubler leurs discussions. Les foyers culturels ne sont pas des forteresses anti-autres, mais des « espaces de densification de soi », où l’on se retrouve pour ne pas se dissoudre dans le quotidien au contact des autres. Car oui, passer la semaine à fréquenter autrui impose, au moins une fois, de se retrouver entre soi, pour ne pas devenir uniquement les autres à force de les côtoyer. Un peu de soi, un peu des autres, et surtout soi avec les autres : voilà l’essence de l’africanité, voilà l’esprit camerounais», poursuit-il.

«Et qu’on ne vienne pas dire que ces foyers sont une invention urbaine destinée à marquer une différence dans les métropoles. Non ! Ils existent dans tous les villages de l’Ouest Cameroun. Bangangté, par exemple, possède plusieurs foyers culturels non seulement à Bangangté même, mais aussi à Bafoussam, Dschang, Mbouda, Bafang et ailleurs. Et, réciproquement, les autres villages ont leurs foyers à Bangangté. C’est partout ainsi : une véritable cartographie de la réciprocité, preuve que l’identité bamiléké ne se dilue pas dans la mobilité mais se régénère dans l’institution», ajoute celui-ci.

«Le retour vers soi n’est pas une fermeture, mais une condition d’ouverture. Car que vaut une intégration confondue avec une assimilation, une acculturation, une aliénation, une dépersonnalisation totales, sinon une caricature grotesque de l’universalité ? L’ouverture véritable suppose un socle solide : on ne dialogue pas avec autrui en se vidant de sa substance, mais en affirmant ce que l’on est. Les foyers culturels bamiléké rappellent que l’intégration n’est pas absorption, mais « coexistence féconde des différences ». Ceux qui les accusent d’exclusion devraient commencer par s’interroger sur leur propre obsession de l’autre ; mais il est vrai que pour certains, penser par soi-même est une tâche trop ardue, et qu’il est tellement plus confortable de répéter des slogans creux, tels des perroquets persuadés d’être des anthropologues», conclut Oscar Njiki.

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires
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Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.

La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.

Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.

À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.

Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.

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Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers

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La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.

Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).

D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.

Ethiopian Airlines

Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).

Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).

L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale

«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.

Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale
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La décision a été prise ce mardi 9 juin 2026 à Douala, le temps d’une session extraordinaire. Il remplace à ce poste Alain Francis Ngondi Owona.

Du mouvement à la tête de Tradex Guinée Équatoriale. Actu Cameroun apprend la nomination ce mardi 9 juin 2026 d’André Marc Emmanuel Yinda au poste de Directeur Général de la filiale, en remplacement d’Alain Francis Ngondi Owona. Avant sa nomination, André Marc Emmanuel Yinda occupait jusqu’à cette nomination les fonctions de Conseiller Technique N°1 de TRADEX S.A. Il siégeait également aux Conseils d’administration de Tradex Tchad et Tradex RDC.

Âgé de 48 ans, le nouveau Directeur Général est un pur produit du Groupe camerounais, où il cumule plus de 21 années d’expérience dans le secteur pétrolier. Diplômé de l’École Supérieure de Gestion et Finance (ESGF) de Paris et titulaire d’une licence en économétrie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il rejoint TRADEX en février 2005 en qualité de Cadre comptable et financier après des expériences chez Addax et Oryx.

Son parcours au sein du groupe est marqué par une progression constante : Responsable de l’Audit Interne en 2006, Chef de Division Audit Interne en 2008, Chef de Département Budget et Contrôle en 2012, puis Chef de Division Budget et Contrôle en 2024.

André Yinda s’est particulièrement illustré par sa contribution à la définition de la stratégie de l’entreprise et à la conduite de projets innovants. Il est notamment considéré comme l’un des principaux artisans de la création et du développement de la bouteille de gaz TradexGaz, devenue aujourd’hui l’un des produits phares de la marque. Son action a également permis de renforcer la maîtrise des charges, d’améliorer durablement les performances financières de l’entreprise et de moderniser les outils de pilotage budgétaire grâce à l’introduction d’indicateurs clés de performance.

À l’issue de cette nomination, Emmanuel Patrick MVONDO, Président du Conseil d’administration de TRADEX Guinée Équatoriale S.A., a exprimé sa confiance en la capacité du nouveau Directeur Général à poursuivre le rayonnement de la marque dans ce pays frère.

« Le nouveau Directeur Général continuera à œuvrer pour faire rayonner la marque TRADEX en Guinée Équatoriale. Notre ambition est d’accompagner activement les autorités dans le développement de ce pays frère, conformément à la vision portée par Adolphe MOUDIKI, Président du Groupe TRADEX », a-t-il déclaré.

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