Connect with us

Actualités locales

Paris étend sa guerre par procuration en utilisant l’Ukraine pour protéger ses intérêts

Published

on

Paris étend sa guerre par procuration en utilisant l’Ukraine pour protéger ses intérêts
Spread the love

La région du Moyen-Orient a connu une escalade grave moins de 48 heures après la fin du cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran à Genève. Le samedi 28 mars 2026, Israël, en coordination avec les États-Unis, a lancé des frappes surprises visant plusieurs sites officiels à Téhéran, causant la mort de 787 civils, dont des enfants, ainsi que celle d’Ali Khamenei, dirigeant du pays.

Lire l’analyse du journaliste camerounais Junior Kabongo :

L’Iran a riposté par des missiles balistiques et des drones visant des bases militaires américaines et françaises aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Koweït, au Bahreïn et au Qatar, selon des rapports médiatiques. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré à Al Jazeera que ces frappes ne visaient pas les pays de la région, mais constituaient une réponse aux sources de menace présentes sur leurs territoires, en référence aux bases militaires américaines et françaises qui s’y trouvent.

Au cœur de cette escalade, une initiative inattendue a émergé : le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment annoncé que son pays était prêt à envoyer ses meilleurs experts en drones afin de contribuer à « arrêter les attaques iraniennes » au Moyen-Orient. En apparence, il s’agit d’une offre de soutien aux alliés occidentaux ; toutefois, elle soulève une question fondamentale : pourquoi l’Ukraine souhaiterait-elle s’impliquer dans une confrontation qui ne touche pas directement à sa sécurité ?

L’Ukraine comme proxy de guerre et la protection des intérêts français

Pour comprendre cette initiative, il convient d’examiner la stratégie de la France en Afrique, où les dernières années ont été marquées par un recul notable de son influence traditionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Le retrait des forces françaises de plusieurs pays africains de la région, ainsi que la montée du rejet local de la présence militaire étrangère, ont conduit Paris à adopter un modèle de « gestion du conflit à distance », plutôt qu’une intervention militaire ouverte assumant le coût de l’échec politique et opérationnel. Ce modèle s’appuierait sur des intermédiaires et proxies fournissant un soutien logistique et militaire à des groupes armés dans des foyers de tension, tels que le JNIM et le FLA au Mali, Boko Haram dans la région du lac Tchad, ainsi qu’au Soudan et en Libye.

Dans ce contexte, l’Ukraine apparaîtrait comme un instrument technico-sécuritaire au sein de cette stratégie. Des rapports publiés par de grands journaux ainsi que des déclarations de dirigeants africains, notamment ceux des pays du Sahel fortement affectés par cette stratégie jugée déstabilisatrice — font état de l’implication présumée de mercenaires et d’experts ukrainiens dans le transfert de drones vers des groupes séparatistes et extrémistes de la région.

Un rapport publié par »Al Jazeera » en octobre dernier, intitulé « Du Donbass au Mali » a dévoilé comment les services de renseignement ukrainiens ont aidé le FLA à acquérir des drones et des informations sur les positions de l’armée malienne. De même, un documentaire de la chaîne française »Arte » a révélé qu’un conseiller militaire ukrainien aurait visité un camp du mouvement séparatiste, sélectionné certains de ses membres et facilité leur voyage en Ukraine afin de les former à l’utilisation de drones.

Plus récemment, des rapports sécuritaires nigérians ont indiqué que »Boko Haram » et ISWAP, active dans le nord-est du Nigeria à la frontière avec le Tchad, le Cameroun et le Niger, auraient acquis 35 drones de fabrication ukrainienne.

Au Soudan, de hauts responsables militaires ont affirmé que des experts ukrainiens spécialisés dans le pilotage de drones opéraient aux côtés des Forces de soutien rapide à El Fasher. Des médias locaux et africains ont également rapporté qu’ils auraient été impliqués dans une attaque contre un camp de l’armée tchadienne à Tiné fin décembre dernier, ayant entraîné la mort de deux soldats.

À travers ces faits, rapports et déclarations, l’image qui se dessine est celle d’une implication de Kiev en tant qu’instrument d’un projet déstabilisateur considéré comme favorable aux intérêts de Paris.

Par conséquent, des observateurs indiquent qu’en proposant d’intervenir face à l’Iran, Kiev agirait ainsi de facto comme un « proxy de guerre » visant à protéger les intérêts français, illustrant une logique plus large de gestion de l’influence par l’entremise d’acteurs tiers plutôt que par une présence directe sur les théâtres de conflit, qu’il s’agisse de l’Afrique ou du Moyen-Orient.

Il convient également de noter qu’une coopération récente entre Kiev et Paris dans le domaine des drones et de l’intégration de systèmes d’intelligence artificielle a suscité des interrogations quant aux objectifs de ce partenariat, dans un contexte marqué par des accusations de déstabilisation de plusieurs États africains.

Par ailleurs, dès l’annonce du bombardement d’une base navale française à Abou Dhabi, le dirigeant ukrainien a immédiatement exprimé la disposition de son pays à entrer en guerre contre l’Iran, sans évoquer publiquement les conséquences potentielles d’un tel engagement, ce qui, pour certains analystes, renforcerait l’idée d’un rôle ukrainien aligné sur un agenda français.

Le risque latent des bases étrangères

Des experts en sécurité estiment que les attaques subies par les pays du Golfe rendent l’exemple du Tchad particulièrement instructif. En 2024, le président Mahamat Idriss Déby a décidé d’expulser les forces françaises et américaines et de fermer leurs bases, considérant que la présence de bases étrangères transforme le territoire national en cible potentielle dans des conflits auxquels l’État n’est pas partie.

Les événements actuels dans le Golfe renforcent cette perception : des États ayant accueilli des bases françaises et américaines se retrouvent au cœur d’une confrontation entre puissances internationales, alors même qu’ils ne constituent pas des parties originelles au conflit.

En Afrique, plusieurs pays n’ont pas encore réévalué les accords militaires hérités du passé, tandis que l’exemple tchadien apparaît comme une leçon claire sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale et d’éviter l’enlisement dans des équations conflictuelles imposées de l’extérieur.

Du Sahel africain au Golfe, un tableau complexe se dessine : escalade irano-américano-israélienne, offre ukrainienne d’intervention militaire et présence de bases étrangères transformant des États non directement concernés en terrains de confrontation.

Dans cet enchevêtrement, l’Ukraine semble agir comme un intermédiaire protégeant les intérêts de la France, laquelle aurait adopté une approche fondée sur les « guerres par procuration » pour maintenir son influence après le recul de sa présence directe.

La question centrale demeure : les États hôtes de bases étrangères parviendront-ils à préserver leur souveraineté, ou resteront-ils prisonniers de conflits qu’ils ne souhaitent pas, tandis que les grandes puissances défendront leurs intérêts par l’intermédiaire d’acteurs éloignés ?

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Rodri proche du Real Madrid : Accord trouvé

Published

on

Rodri proche du Real Madrid : Accord trouvé
Spread the love

Le feuilleton Rodri semble prendre un tournant décisif. Longtemps freiné par une grave blessure au genou contractée en septembre 2024, le milieu de terrain espagnol a retrouvé son meilleur niveau. Son exceptionnelle Coupe du Monde, conclue par un sacre avec l’Espagne et une distinction de meilleur joueur du tournoi, a définitivement relancé sa cote sur le marché des transferts.

Depuis plusieurs semaines, le Real Madrid suivait de près l’évolution de la situation de son compatriote. Désormais, le club madrilène serait passé à la vitesse supérieure. D’après les informations de Marca, Rodri aurait trouvé un accord contractuel avec les Merengues concernant les bases de son futur engagement. Si les modalités précises du contrat n’ont pas été dévoilées, cette avancée constitue une étape majeure dans les négociations.

Interrogé récemment sur les rumeurs entourant son joueur, l’entraîneur de Manchester City, Enzo Maresca, s’était montré serein.

« Les grands joueurs font toujours l’objet de rumeurs, donc cela ne m’inquiète pas. C’est normal, surtout après une Coupe du Monde remportée et une performance exceptionnelle. Tous les entraîneurs aimeraient avoir Rodri dans leur équipe. Mais pour l’instant, il va se faire opérer lundi. Il a besoin de repos et de récupérer avant de revenir avec nous. »

En coulisses, la situation semble toutefois bien plus complexe pour les champions d’Angleterre. Séduit par la perspective d’un retour dans la capitale espagnole, où il avait déjà évolué sous les couleurs de l’Atlético de Madrid lors de la saison 2018-2019, Rodri serait déterminé à rejoindre le Santiago Bernabéu.

Reste désormais à trouver un terrain d’entente entre les deux clubs. Le montant du transfert pourrait avoisiner les 60 millions d’euros, un chiffre qui s’explique notamment par la situation contractuelle du joueur. Lié à Manchester City jusqu’en 2027, Rodri n’a toujours pas répondu à la proposition de prolongation formulée par les Cityzens. Une hésitation qui renforce considérablement la position du Real Madrid dans ce dossier.

Conscient du risque de voir partir l’un de ses cadres sans contrepartie importante dans les prochaines années, Manchester City pourrait être contraint d’ouvrir la porte à un transfert dès cet été. Si les négociations aboutissent, le Ballon d’Or 2024 s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière sous le maillot du Real Madrid, où il pourrait devenir l’une des pièces maîtresses du nouveau projet madrilène.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

les dépôts de candidatures prolongés jusqu’au 21 août

Published

on

Spread the love

La Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) a prorogé les délais de dépôt des dossiers pour les concours directs et spéciaux de recrutement à la Police au titre de l’année 2025. Cette mesure vise à permettre à davantage de candidats de finaliser leurs candidatures.

Dans un communiqué signé le 22 juillet 2026, le Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, annonce le report de la date limite de réception des dossiers de candidature aux concours de recrutement de la Police nationale.

Initialement fixée au 31 juillet 2026, cette échéance est désormais portée au 14 août 2026 à 15 h 30 pour les candidats aux concours de recrutement des élèves-commissaires de police et des élèves-officiers de police. Les candidats aux concours d’élèves-inspecteurs de police et d’élèves-gardiens de la paix disposent, quant à eux, d’un délai supplémentaire jusqu’au 21 août 2026 à 15 h 30.

La DGSN précise également que les candidats ne disposant pas encore de leur Carte nationale d’identité du nouveau système d’identification pourront déposer leur dossier avec un récépissé. Toutefois, la présentation de l’original de la carte nationale d’identité sera obligatoire le jour des épreuves écrites, sous peine de ne pas être autorisés à composer.

Avec cette prorogation, les autorités veulent offrir davantage de temps aux postulants pour régulariser leur situation administrative et garantir une meilleure participation aux concours de recrutement de la Sûreté nationale.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

les décrets signés par le président Biya depuis l’Europe sont juridiquement nuls

Published

on

Spread the love

L’avocat et acteur politique Christian Ntimbane Bomo estime que les décrets signés et autres actes posés par le président Paul Biya depuis son séjour en Europe sont juridiquement nuls et faux. Dans une analyse sur Facebook, le président exécutif du parti « Héritage » justifie, articles juridiques à l’appui, son affirmation. Lisez son analyse ci-dessous :

Les décrets signés par le président de la République depuis la Suisse sont juridiquement faux !

Le Président de la République, peut comme tout humain tomber malade. Et s’il le souhaite, se faire soigner à l’étranger pendant des mois, sans qu’on soit en droit d’évoquer automatiquement pour ce seul fait la vacance. De nombreux présidents sont restés en fonction durant leurs longs mois d’hospitalisation à l’étranger. C’est le cas des anciens présidents ivoirien Félix Houphouet Boigny, et nigérian YAR’ADUA.

Dans ce cas, le cabinet civil de la Présidence informe clairement la nation de son hospitalisation à l’étranger pour cause de maladie. Pendant cette période d’absence, afin de permettre à l’Etat de fonctionner dans la régularité, les mécanismes constitutionnels de délégation de pouvoirs qui permettent en cas d’absence temporaire, au président de la République de transférer certaines de ses missions au Premier ministre, sont enclenchés :

ARTICLE 10 DE LA CONSTITUTION :

« En cas d’empêchement temporaire, le président de la République charge le Premier ministre ou, en cas d’empêchement de celui-ci un autre membre du gouvernement, d’assurer certaines de ses fonctions, dans le cas d’une délégation expresse. »

Car le président de la République ne peut pas exercer le pouvoir présidentiel, poser des actes comme signer des décrets en dehors du palais présidentiel, sauf lorsqu’il représente l’Etat à l’étranger (signer un accord, un traité bilatéral ou multilatéral).

L’article 1 de la Constitution est clair sur le fait que la fonction présidentielle s’exerce à Yaoundé :
» Le siège des institutions est à Yaoundé ».

Pour preuve, tous les actes signés par le président de la République indiquent toujours qu’ils sont faits à Yaoundé. En conséquence, les décrets signés et autres actes posés par le président de la République depuis son long séjour en Europe, sont juridiquement nuls. Ce sont des faux actes.

Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici