Actualités locales
Akere Muna invite les jeunes à la résilience et interpelle l’Etat

À l’occasion du 60e Jour national de la jeunesse, Me Akere Muna a adressé un message engagé aux jeunes Camerounais. Entre appel à l’intégrité et exhortation à des réformes concrètes, l’avocat et figure de la société civile plaide pour une mobilisation collective en faveur d’un avenir plus juste.
Dans une déclaration publiée sur Méta, Akere Muna s’est adressé à la jeunesse camerounaise, qu’il présente comme « la plus grande richesse de la nation ». Il reconnaît toutefois les difficultés auxquelles elle est confrontée : promesses non tenues, dégradation de la gouvernance, manque d’opportunités. Des réalités qui, selon lui, alimentent le désespoir et rendent tentantes des voies périlleuses telles que la corruption, la criminalité ou les migrations à risque.
Face à ces défis, l’ancien bâtonnier appelle les jeunes à faire de « la résilience, de l’intégrité et de la récompense du travail honnête » leurs principes directeurs. Il les encourage à se former, à développer leurs compétences, à entreprendre et à s’engager activement dans leurs communautés, tout en exigeant des comptes de leurs dirigeants. « Ayez le courage de rester et de transformer ce qui doit l’être », exhorte-t-il, tout en invitant à préserver sa vie et sa dignité.
Mais au-delà de l’interpellation de la jeunesse, Akere Muna met également l’État face à ses responsabilités. Il plaide pour la mise en place de fonds dédiés, gérés avec transparence et attribués selon des critères clairs, afin de soutenir les jeunes porteurs de projets. Il recommande un encadrement rigoureux, avec des mécanismes de contrôle indépendant et des indicateurs de performance garantissant l’efficacité des programmes publics.
L’avocat suggère en outre des mesures incitatives pour le secteur privé comme allégements fiscaux pour les entreprises qui recrutent et forment des jeunes, subventions pour l’apprentissage et simplification des démarches administratives pour les start-ups portées par la jeunesse. Selon lui, un équilibre entre soutien public, exigences de transparence et incitations économiques permettrait de libérer le potentiel du pays.
UN MESSAGE À LA JEUNESSE CAMEROUNAISE
À l’occasion du 60e Jour national de la jeunesse, je m’adresse aux jeunes du Cameroun avec espoir et gravité. Vous êtes la plus grande richesse de notre nation, mais beaucoup sont poussés au désespoir par les promesses non tenues, la dégradation de la gouvernance et le manque d’opportunités – des forces qui rendent séduisantes les voies dangereuses: la corruption, la criminalité ou les migrations périlleuses. Ne vous laissez pas convaincre qu’il n’existe pas d’autre choix.
Faites de la résilience, de l’intégrité et de la récompense du travail honnête vos piliers. Formez-vous, développez vos compétences, entreprenez, engagez-vous dans vos communautés et exigez des dirigeants qu’ils rendent compte. Ayez le courage de rester et de transformer ce qui doit l’être; ayez la sagesse de préserver votre vie et votre dignité.
L’État doit aussi assumer pleinement sa responsabilité. Il doit affecter des fonds dédiés gérés avec transparence et distribués de manière équitable pour aider les jeunes ayant du talent et du savoir-faire à lancer de nouvelles activités. Ces programmes doivent comporter des critères de sélection clairs, un contrôle indépendant et des indicateurs de performance afin que les ressources publiques atteignent réellement ceux qui créeront des emplois et consolideront des entreprises.
Par ailleurs, l’État devrait encourager le secteur privé par des mesures ciblées: allégements fiscaux ou crédits d’impôt pour les entreprises qui embauchent et forment des jeunes, subventions de contrepartie pour les dispositifs d’apprentissage, et simplification des procédures pour les start-ups portées par des jeunes. Un mix de soutien public, d’obligations de transparence et d’incitations permettra de libérer le potentiel du pays.
En nous tenant unis autour de ces principes, nous bâtirons un avenir où l’effort est récompensé et où l’espoir devient réalité. Gardez la foi – le Cameroun que vous voulez mérite votre combat. Bonne Fête de la Jeunesse
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le gouvernement suspend la cession aux Camerounais malgré un investissement de 137 milliards FCFA

Le gouvernement camerounais a demandé au groupe français Somdia de « surseoir, avec effet immédiat, à toute démarche relative au projet de cession » de ses 82% dans la Société sucrière du Cameroun (Sosucam).
L’instruction, contenue dans une correspondance du directeur de cabinet du Premier ministre, Balungeli C. Ebune, gèle un accord signé le 13 août dernier entre Somdia et un consortium entièrement camerounais, en attendant les conclusions d’un comité stratégique de pilotage qui dispose de six mois pour se prononcer.
Un accord 100% camerounais, mis en pause par l’État camerounais
L’accord suspendu n’est pourtant pas anodin. Il prévoyait le transfert du premier producteur industriel de sucre du pays à cinq entrepreneurs nationaux, l’avocat d’affaires Joseph Pagop Noupoué, l’avicultrice industrielle Henriette Noutchougouin, l’ingénieur et financier William Nkontchou, l’ingénieur Igor Djoukwé et l’expert-comptable Marcel Tchagongom, adossé à un programme d’investissement de 210 millions d’euros, soit environ 137,7 milliards de FCFA.
Sur le papier, c’est précisément le scénario que tout discours de souveraineté économique appellerait de ses vœux : une entreprise stratégique, fondée en 1965, qui compte des milliers d’employés répartis entre les complexes de Mbandjock et de Nkoteng, échappant à un actionnariat étranger pour passer sous contrôle national.
Or c’est justement ce transfert que l’État vient de figer. Le motif invoqué par Balungeli C. Ebune est que la Sosucam « revêt, pour l’État camerounais, un caractère hautement stratégique, tant au regard de la souveraineté alimentaire du pays que de ses enjeux économiques, sociaux et politiques ». Un argument de souveraineté utilisé, non pas pour accélérer la reprise par des Camerounais, mais pour la suspendre.
Le dossier est en réalité plus enchevêtré qu’un simple choix entre repreneurs étrangers et nationaux. Somdia est une filiale du groupe Castel, dont la gouvernance fait l’objet d’un conflit familial ouvert. Le 22 juin 2026, Romy Castel a publiquement contesté le processus de cession porté par Somdiaa, revendiquant elle-même un projet concurrent pour Sosucam, adossé à Boissons du Cameroun, filiale historique du groupe dans la bière et les boissons gazeuses. Sa proposition reste toutefois suspendue à l’issue d’une procédure judiciaire engagée à Singapour pour la reprise en main de la gouvernance du groupe Castel. Le nom du géant nigérian Dangote avait également circulé plus tôt dans le dossier, avant d’être écarté par la signature du 13 août.
Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a lui-même reconnu ne pas savoir avec précision combien de candidats sont réellement en lice, insistant sur la nécessité de consulter l’ensemble des actionnaires, dont l’État lui-même, présent au capital via la CNPS et la SNI. C’est cette pluralité d’intérêts, camerounais et français mêlés, que le comité stratégique doit désormais démêler en six mois.
Il reste que l’effet immédiat de la décision est de freiner, non pas une cession à un groupe étranger, mais une cession à des investisseurs camerounais déjà engagés, alors que le gouvernement invoque justement la souveraineté alimentaire pour la justifier. Sosucam pèse dans les comptes publics avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 60 milliards de FCFA et près de 12 milliards de FCFA d’impôts versés chaque année ; l’entreprise est, selon ses dirigeants, fragilisée depuis une décennie par des importations massives de sucre qui ont compromis son développement. Un contexte qui aurait pu plaider pour une validation rapide d’un plan d’investissement de 137,7 milliards de FCFA porté par des Camerounais, plutôt que pour un gel supplémentaire du dossier.
Le gouvernement fait valoir que la prudence s’impose sur un actif de cette importance, et que six mois ne sont pas un délai déraisonnable pour sécuriser l’emploi, l’outil de production et la continuité de l’approvisionnement national en sucre. Mais pour les cinq repreneurs camerounais, comme pour l’opinion, le résultat immédiat est le même : un accord porté par des capitaux nationaux, présenté par ses auteurs comme un projet de souveraineté industrielle, se retrouve suspendu par l’État au nom d’une souveraineté qu’il ne leur reconnaît pas encore.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Le Cameroun intègre le système panafricain de paiement PAPSS

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a officiellement adhéré, le 9 juillet 2026, au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), une avancée qui devrait faciliter et accélérer les transactions commerciales du Cameroun avec les autres pays africains.
Le Cameroun ouvre une nouvelle ère dans l’intégration des échanges commerciaux africains. Dans un communiqué daté du 21 août 2026, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana annonce l’adhésion officielle de la BEAC au PAPSS, développé par Afreximbank dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
En effet, cette adhésion ouvre de nouvelles perspectives aux opérateurs économiques camerounais. Elle doit notamment leur permettre d’effectuer des paiements transfrontaliers instantanés avec leurs partenaires des autres pays africains, en monnaies locales. Le dispositif vise ainsi à rendre les transactions plus rapides, plus efficaces et plus sécurisées, tout en réduisant la dépendance aux devises tierces et aux intermédiaires financiers extérieurs.
Pour le gouvernement, cette évolution constitue une opportunité pour renforcer les échanges intra-africains et tirer davantage profit de la ZLECAf. Le ministre du Commerce invite la communauté des affaires à s’approprier ce nouvel instrument afin d’en exploiter pleinement les avantages.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
furieux que ses enfants envoient de l’argent à leur mère, un père la ligote pendant la nuit

Oscar T., commerçant de 54 ans, s’est irrité samedi de ce que Dorcas reçoive seule de l’argent de leurs rejetons, aujourd’hui à l’étranger grâce à lui. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Dorcas T., 44 ans, ménagère, a été secourue dimanche par une équipe des Esir (police). La dame était sur son lit, en sueur et en pleurs, ligotée comme un saucisson sec. La scène se passe au quartier Nkomba à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV.
Selon les informations obtenues par CT, tout part d’un problème d’argent au sein de ce couple dont le premier enfant naît quand Dorcas a à peine 18 ans. Après ce garçon, Oscar et son épouse en ont eu deux autres. Deux vivent et travaillent en Europe, la dernière finit ses études de médecine en Afrique du Sud, et gagne déjà des sous grâce à des jobs.
Mercredi dernier, un papier attire l’attention d’Oscar dans sa chambre : un bordereau de réception d’argent. Cinq mille euros (environ 3 277 000 F) envoyés d’Europe par un des enfants. Oscar est étonné. Dorcas ne lui en a rien dit. Sa curiosité piquée, il fouille le sac sur lequel il a trouvé le bordereau. Bingo ! Il en contient beaucoup d’autres. Le commerçant constate que son épouse reçoit de l’argent de leurs enfants – on ignore depuis quand. L’homme se fait une copie des documents.
Deux jours plus tard, il demande de l’argent à sa femme pour un voyage d’affaires à l’Est. Cinq cent mille F. « Je vais prendre où ? », dit Dorcas, qui assure qu’elle n’a que le reste d’argent de ration. « Sauf si tu veux que je te donne ça, et on reste sans manger », ajoute-t-elle.
Le lendemain samedi, Oscar remet ça : « Pourquoi tu ne me donnes pas l’argent ? ». Dorcas persiste : elle n’en a pas. « Sauf si je vais emprunter à notre réunion », dit la dame, en référence à l’association F2, soit « Femmes fidèles », dont elle est membre. Oscar ne dit rien.
En soirée le même samedi, il tente une dernière fois sa chance. Là, Dorcas s’irrite : « Tu commences à me déranger ! » Oscar fait son sac et attend l’heure pour son voyage de nuit. La dame dira plus tard à la police avoir le sommeil lourd. Elle n’a donc rien senti… Réveillée en pleine nuit, elle amorce un mouvement qu’elle sent entravé. Puis réalise la situation : elle est pieds et poings liés. Avec le genre d’élastique servant à fixer les bagages sur une moto. La dame appelle René, le neveu qu’elle héberge. Mais apparemment, le sommeil lourd est de famille. Dorcas se met alors à crier dans la nuit.
Lucien, un voisin, réveillé par les cris, appelle Oscar vers 4 h. Apprenant que ce dernier est en déplacement, il conclut : « On est en train d’agresser ta femme ». Réponse : « Elle n’est pas agressée, c’est une punition ». À son tour, Marguerite, épouse de Lucien, est réveillée. Elle appelle sa voisine. Dorcas voit l’appel, et hurle : « Je suis ligotée ! Je ne peux pas décrocher ! ». Marguerite, en service aux Affaires sociales, appelle la police.
La patrouille arrive, enfonce la porte centrale, ce qui réveille enfin René. Dorcas est hydratée, puis conduite dans une formation sanitaire. Joint au téléphone par l’inspecteur, Oscar ne nie rien. Et se dit scandalisé que les enfants pour lesquels il s’est battu n’envoient de l’argent qu’à leur mère, qu’il a par ailleurs accusée de « manger » cet argent « avec quelqu’un d’autre », sans toutefois prouver cette accusation contre une membre de l’association F2. Oscar est attendu mercredi à Douala.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














