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Huiles de pétrole : le Togo devient le 2ᵉ fournisseur du Cameroun, porté par 162,7 milliards de FCFA d’importations au 2ᵉ trimestre 2025

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Huiles de pétrole : le Togo devient le 2ᵉ fournisseur du Cameroun, porté par 162,7 milliards de FCFA d’importations au 2ᵉ trimestre 2025
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(Investir au Cameroun) – Selon les données du Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), les importations enregistrées aux ports de Douala et de Kribi au 2ᵉ trimestre 2025 demeurent fortement concentrées : 69 % de la valeur totale des marchandises importées proviennent de seulement onze pays. La Chine arrive en tête avec 20 % de la valeur, devant le Togo (15 %), puis l’Inde (7 %), la Belgique (7 %) et la France (7 %).

Si la Chine conserve sa position de premier fournisseur, l’évolution du Togo et du Nigeria retient particulièrement l’attention. Dans les deux cas, la progression est portée quasi exclusivement par les huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux, devenues un déterminant central des flux d’importations.

Le Togo s’impose comme deuxième fournisseur, tiré par les produits pétroliers

Au 2ᵉ trimestre 2025, le Togo s’affirme comme le deuxième pays de provenance des importations camerounaises. La valeur des marchandises importées depuis ce pays atteint 167,39 milliards de FCFA, contre 127,66 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse de 31 % en glissement annuel. Les volumes importés progressent également, passant de 245 072 tonnes à 283 175 tonnes.

Cette dynamique est principalement expliquée par les huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux. Sur ce segment, les importations passent de 119,7 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2024 à 162,7 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2025. Ces produits concentrent l’essentiel du trafic en provenance du Togo, renforçant le rôle de ce corridor dans l’approvisionnement énergétique du Cameroun.

Nigeria : la plus forte hausse en valeur, mais un poids encore limité

Le Nigeria enregistre, de son côté, la plus forte progression en valeur parmi les principaux pays fournisseurs. Les importations camerounaises en provenance de ce pays atteignent 31,31 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2025, contre 6,99 milliards de FCFA à la même période en 2024, soit une augmentation de 348 % sur un an.

Cette envolée résulte principalement de l’entrée massive des huiles de pétrole et minéraux bitumineux, quasi absentes des statistiques au 2ᵉ trimestre 2024, mais générant 21,4 milliards de FCFA au 2ᵉ trimestre 2025. Les volumes importés doublent presque, passant de 177 308 tonnes à 359 591 tonnes.

Malgré cette accélération, le Nigeria ne représente encore que 3 % de la valeur totale des importations camerounaises, contre 1 % un an plus tôt. Un signal de rattrapage rapide, mais insuffisant à ce stade pour modifier en profondeur la structure des provenances.

Amina Malloum

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CDC : plus de 14 300 hectares de plantations matures sont restés inexploités en 2025

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CDC : plus de 14 300 hectares de plantations matures sont restés inexploités en 2025
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(Investir au Cameroun) – La Cameroon Development Corporation (CDC), deuxième employeur du Cameroun après l’État, n’a pas pu exploiter une part importante de son patrimoine agricole en 2025. Selon les états financiers de l’entreprise publique, 14 349 hectares de plantations matures de palmier à huile et d’hévéa sont restés inexploités au cours de l’exercice, une situation qui a lourdement pesé sur les performances agricoles de la société.

Dans le détail, la CDC indique que 9 423 hectares de plantations d’hévéa arrivées à maturité n’ont pas été exploités. Cela représente environ 51 % des 18 595 hectares matures de cette filière. Dans le palmier à huile, 4 926 hectares sont également restés sans exploitation, soit près de 36 % des 13 690 hectares de plantations matures.

Cette sous-exploitation illustre l’ampleur des difficultés opérationnelles auxquelles reste confrontée cette entreprise agro-industrielle stratégique, dont les activités se concentrent notamment dans les régions du Sud-Ouest et du Littoral. Pour la CDC, elle constitue l’une des principales explications de la non-atteinte des objectifs de production inscrits au budget 2025.

L’insécurité continue de neutraliser une partie de l’outil productif

La société attribue cette contre-performance à plusieurs facteurs : la réduction des superficies effectivement exploitées, l’insuffisance des intrants agricoles nécessaires aux travaux culturaux et la persistance des contraintes sécuritaires dans certaines zones de production.

Dans la filière hévéa, la CDC indique avoir perdu deux mois de haute saison de récolte en raison des confinements imposés pendant les périodes de rentrée scolaire et de pré-campagne électorale. Ces interruptions ont affecté les opérations de saignée, qui dépendent fortement de la régularité du travail sur les plantations.

Les activités agricoles ont également été perturbées par plusieurs incidents sécuritaires graves. L’entreprise mentionne notamment l’assassinat d’agents principaux de terrain dans les zones d’Ekona, dans le Mungo, et de Sonne/Likomba. Ces violences ont compromis les travaux dans plusieurs plantations et continuent de limiter la capacité de redressement de l’entreprise.

La CDC rappelle que la crise sociopolitique qui touche les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016 continue d’affecter ses activités. Depuis 2018, cette situation a entraîné l’arrêt de l’exploitation de plusieurs domaines, la détérioration et la perte d’actifs, ainsi qu’une accumulation de pertes qui a progressivement dégradé les capitaux propres de la société entre 2019 et 2024.

Moins d’intrants, moins de capacité de redressement

Les difficultés opérationnelles se reflètent aussi dans la gestion des approvisionnements. En 2025, les dépenses consacrées à l’achat d’intrants agricoles ont diminué de 12 %, principalement en raison de la baisse des achats d’engrais, de produits phytosanitaires et d’autres consommables destinés aux travaux agricoles.

Cette contraction des intrants limite mécaniquement la capacité de l’entreprise à améliorer les rendements sur les superficies encore exploitées. Elle réduit aussi les marges de manœuvre nécessaires pour relancer progressivement les plantations matures restées à l’arrêt.

Les achats de fournitures diverses — pièces de rechange, cartons d’emballage pour les bananes, matériels d’irrigation, lubrifiants ou matériaux de construction — ont, pour leur part, légèrement reculé de 1 %. Cette baisse plus contenue traduit une volonté de maintenir un minimum d’activité industrielle et logistique, malgré un environnement d’exploitation toujours contraint.

Par ailleurs, la CDC a réalisé 74,5 millions de FCFA de produits issus de la cession d’actifs immobilisés. Ce montant comprend 58,5 millions de FCFA provenant de la vente de plants de palmiers à huile et de cocotiers issus de la pépinière de Bota, ainsi que 16,1 millions de FCFA tirés de la commercialisation de souches d’hévéa destinées au greffage.

Ces recettes restent toutefois marginales au regard de l’ampleur des surfaces inexploitées et des besoins de relance de l’entreprise. Pour la CDC, le véritable enjeu demeure la remise en exploitation progressive de ses plantations matures, condition indispensable pour reconstituer les volumes de production, améliorer les revenus agricoles et réduire la pression sur sa situation financière.

La photographie livrée par les états financiers 2025 confirme ainsi que la crise de la CDC n’est pas seulement comptable. Elle est d’abord productive. Tant qu’une part aussi importante de ses plantations matures restera hors exploitation, le redressement financier de cette entreprise publique stratégique restera fragile.

Amina Malloum

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le ministère des Transports explore des solutions pour sécuriser les documents administratifs

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le ministère des Transports explore des solutions pour sécuriser les documents administratifs
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Le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a reçu le 30 juin 2026, les responsables de l’Imprimerie nationale et d’Impact Palmarès R&D afin d’examiner des solutions technologiques destinées à renforcer la sécurisation des documents administratifs et des titres de transport.

Le ministère des Transports poursuit sa réflexion sur la modernisation et la sécurisation des documents administratifs. À cet effet, le ministre Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè a accordé une audience au directeur général de l’Imprimerie nationale, Oyono Bika Pierre, et à la directrice générale d’Impact Palmarès R&D, Léonie Kwekam.

Au cours de la rencontre, l’entreprise Impact Palmarès R&D a présenté une solution technique reposant sur plusieurs technologies innovantes visant à renforcer la protection des documents officiels contre la contrefaçon. Le dispositif proposé permettrait de rendre les documents plus difficiles à reproduire tout en facilitant leur authentification.

Les échanges ont également porté sur la sécurisation des titres de transport délivrés par le ministère, le marquage sécurisé des papiers à en-tête ainsi que sur les possibilités d’améliorer la traçabilité des documents administratifs et d’optimiser les recettes non fiscales.

Saluant l’intérêt des solutions présentées, le ministre des Transports a toutefois souligné la nécessité d’approfondir les analyses techniques, juridiques, administratives et financières avant toute mise en œuvre. La reforme vise à renforcer la fiabilité et la sécurité des documents officiels.

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Cacao : le prix aux producteurs atteint 2250 FCFA, son plus haut niveau depuis le début de la campagne 2025-2026

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Cacao : le prix aux producteurs atteint 2250 FCFA, son plus haut niveau depuis le début de la campagne 2025-2026
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(Investir au Cameroun) – A deux semaines de la fin de la campagne cacaoyère 2025-2026 attendue le 15 juillet prochain, le prix du kilogramme de fèves affiche des niveaux records dans les bassins de production du Cameroun, selon les données collectées par le Système d’information des filières (SIF), dispositif d’alerte sur les prix piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC). En effet, après avoir franchi la barre symbolique de 2000 FCFA le 22 juin dernier, le kilogramme de fèves se négociait ce 30 juin 2026 entre 2100 FCFA et 2250 FCFA, son niveau le plus élevé depuis le lancement de la saison cacaoyère 2025-2026 à Mbankomo, le 7 août 2025.

Le SIF n’explique pas les ressorts de cette augmentation soutenue des prix, mais celle-ci semble traduire un certain dynamisme des achats des industriels et des exportateurs en fin de campagne. Cette embellie marque surtout une amélioration de la rémunération des producteurs, après une saison largement dominée par des prix inférieurs aux attentes formulées au lancement de la campagne.

Mais en dépit de cette remontée, les prix actuels restent très éloignés des records enregistrés lors des deux précédentes campagnes. Au cours de la saison 2024-2025, le kilogramme de cacao avait atteint jusqu’à 5400 FCFA. Un an plus tôt, pendant la campagne 2023-2024, les prix avaient même culminé autour de 6000 FCFA le kilogramme dans certains bassins de production.

Ces performances exceptionnelles avaient nourri de fortes anticipations pour la campagne 2025-2026. Au lancement de la saison, les autorités camerounaises tablaient sur des prix aux producteurs compris entre 3200 et 5400 FCFA le kilogramme. Mais la conjoncture sur le marché s’est révélée nettement moins favorable.

Le décalage entre les prévisions initiales et les prix effectivement observés s’explique en partie par le retournement du marché international du cacao. Après les tensions sur l’offre, qui avaient porté les cours à des niveaux historiques, les dernières estimations disponibles font apparaître un retour à l’excédent mondial. Cette détente de l’offre, combinée au ralentissement de la demande industrielle dans certains marchés de consommation a contribué à réduire la pression haussière sur les prix, selon les analystes des marchés des matières premières.

BRM

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