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Décentralisation : la Banque mondiale veut retirer 90 milliards de FCFA du Prolog, faute de décaissements suffisants

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Décentralisation : la Banque mondiale veut retirer 90 milliards de FCFA du Prolog, faute de décaissements suffisants
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(Investir au Cameroun) – Une mission de revue à mi-parcours de la Banque mondiale sur le Projet de gouvernance locale et de communautés résilientes (Prolog) se tient du 2 au 6 février 2026. D’après une correspondance adressée le 20 janvier 2026 par le directeur de division de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre au ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, et consultée par Investir au Cameroun, cette séquence doit être « l’occasion de finaliser la restructuration sollicitée par le gouvernement camerounais (…) ainsi que la reprogrammation partielle des activités prioritaires au Cameroun ».

Une réduction de moitié… mais pas forcément une « perte » pour le pays

Au cœur de la restructuration évoquée figure le retrait de 90 milliards de FCFA, correspondant à 150 millions de dollars initialement programmés pour le Prolog. Rapportée à l’enveloppe globale annoncée, de 180 milliards de FCFA (300 millions de dollars), l’opération équivaut à une baisse de 50 % du financement.

Dans la logique de la Banque mondiale, l’argument avancé relève d’abord d’une lecture technique. Lorsque les décaissements restent durablement faibles, l’institution privilégie souvent une réallocation vers des programmes capables d’absorber plus rapidement les ressources, plutôt que de maintenir des crédits « dormants » et de s’exposer à une annulation en fin de période.

La nuance est centrale dans le document consulté par Investir au Cameroun. Le gouvernement camerounais aurait demandé que les montants retirés du Prolog soient réorientés vers d’autres besoins jugés prioritaires, une option à laquelle la Banque mondiale se dit favorable, sous réserve d’une reprogrammation cohérente avec les objectifs de développement du pays.

Des décaissements « trop faibles » pour tenir l’échéance

Selon les documents de projet, le Prolog vise à améliorer l’accès des communautés aux infrastructures résilientes au climat et à renforcer les capacités locales de gestion des ressources et de fourniture des services. Mais l’exécution financière s’impose comme le principal point de tension.

D’après les chiffres rapportés par Investir au Cameroun, environ 9 % des crédits avaient été consommés au 30 novembre 2025, pour une mise en œuvre opérationnelle engagée depuis mars 2024. Cela correspond, selon l’article, à 15,8 milliards de FCFA consommés sur un total annoncé d’environ 180 milliards de FCFA. La Banque mondiale estime, toujours selon ces informations, que le rythme actuel ne permet pas d’absorber les ressources restantes d’ici la clôture prévue en septembre 2027.

Au signal financier s’ajoute un signal de performance. L’article indique que le Prolog afficherait huit indicateurs de performance insatisfaisants sur neuf lors de l’évaluation de novembre 2025. La difficulté ne relèverait donc pas seulement des décaissements, mais aussi de la production des résultats attendus, notamment sur les marchés, les travaux, les livrables et le suivi.

Ce que la mission de février 2026 est censée trancher

La correspondance citée annonce « un examen approfondi » de la performance globale afin d’identifier les mesures nécessaires pour atteindre l’objectif de développement pendant la période restante. Le programme de mission, tel que décrit, prévoit une revue technique et financière de l’avancement des composantes, des vérifications sur site, ainsi que l’analyse du plan de passation des marchés restant, des projections de décaissement et de la cohérence des coûts.

L’enjeu se joue sur deux plans. Il s’agit, d’une part, de sécuriser l’atterrissage du Prolog, en identifiant ce qui demeure réalisable d’ici 2027. Il s’agit, d’autre part, de sanctuariser ce qui devrait être financé en dehors du projet, via la reprogrammation.

La direction du projet avait déjà expliqué, en août 2025, que les retards venaient notamment de procédures longues et complexes, en particulier les « non-objections » nécessaires avant la signature de certains contrats, selon l’article. La coordination pointait aussi la lenteur de certaines communes et exécutifs régionaux dans la signature de conventions et la mobilisation des fonds.

Sur le plan analytique, ces éléments renvoient à trois goulots d’étranglement classiques dans les projets d’investissement. D’abord, la passation des marchés : lorsque la planification et les dossiers d’appel d’offres prennent du retard, l’exécution physique se contracte mécaniquement. Ensuite, la capacité d’absorption des entités bénéficiaires, communes et régions, la décentralisation multipliant les acteurs et donc les points de blocage administratifs. Enfin, un séquençage trop ambitieux, lorsqu’un projet demeure pertinent sur le papier mais devient irréaliste si trop d’activités doivent démarrer simultanément.

Dans ce cadre, la restructuration ne se limite pas à une logique de sanction. Elle vise aussi à réduire le périmètre à ce qui est effectivement exécutable, à reprioriser les activités et à aligner le calendrier sur les capacités.

Repères : Prolog, périmètre et calendrier

Le Prolog est un projet d’investissement financé à hauteur de 180 milliards de FCFA (300 millions de dollars) et prévu pour une durée de cinq ans. Il cible six régions : Adamaoua, Est, Extrême-Nord, Nord, Nord-Ouest et Sud-Ouest.

Sur le cycle du projet, une note de suivi de la Banque mondiale datée du 14 juin 2024 indique qu’il est devenu effectif « fin avril » 2024. Cet élément confirme, selon le déroulé 2024, un démarrage opérationnel tardif par rapport à la période de conception et d’approbation, alors que la mise en œuvre opérationnelle est présentée comme engagée depuis mars 2024.

Ludovic Amara

Lire aussi :

Décentralisation : la Banque mondiale alerte sur le faible décaissement du Prolog, financé à 189 milliards FCFA

16-06-2025 – AFG Bank s’associe au Prolog pour accompagner la gestion des financements des projets des communes et régions

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Serge Mpele Onana vante le « cerveau » de Samuel Eto’o

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Selon le militant du RDPC, le palmarès de Samuel Eto’o lui donne une certaine posture en termes d’expérience managériale dans diverses fédérations de football à travers le monde.

Très critiquer sur sa gestion de la Fédération camerounaise de football, notamment à cause de la non-qualification des Lions Indomptables au Mondial 2026, Samuel Eto’o Fils reçoit un soutien de poids.

Invité de l’émission quotidienne LES LIBRES PENSEURS sur DASH MEDIA ce mercredi, le militant du RDPC Serge Mpele Onana se désole du traitement que Samuel Eto’o reçoit sur la place publique. «Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs« .

Pour lui, l’élection de Samuel Eto’o Fils en 2021 comme président de la Fécafoot « témoigne également du cerveau que ce valeureux citoyen est ».

« Pour avoir beaucoup voyagé on peut avoir beaucoup appris. Donc, déjà, le palmarès de Samuel Eto’o lui donne une certaine posture en termes d’expérience managériale dans diverses fédérations de football à travers le monde et son élection en 2021 comme président de la Fécafoot témoigne également du cerveau que ce valeureux citoyen est.

Parce qu’être élu à la fédération camerounaise de football, on sait ce que ça représentait avant qu’il ne relève cet exploit là. Donc, nous trouvons que ce n’est pas respectueux de penser que pour gérer le football il faut aller s’asseoir forcément quelque part. On apprend également et on grandit à travers l’expérience et à travers toutes les différentes fédérations auxquelles il a été impliqué directement ou indirectement et qui lui attribuent un respect inégalable.

Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs. Nous voulons faire cette mise au point pour dire que, sachons respecter nos icônes et sachons les mettre en valeur plutôt que de les dénigrer (…) On lui a imposé un entraîneur qui a refusé de collaborer avec lui, qu’est-ce que vous vouliez qu’il fasse ? », déclare Serge Mpele Onana.

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Sept ans après l’incendie, la Sonara engage 6,5 milliards FCFA pour couvrir ses risques jusqu’en 2029

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Sept ans après l’incendie, la Sonara engage 6,5 milliards FCFA pour couvrir ses risques jusqu’en 2029
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(Investir au Cameroun) – La Société nationale de raffinage (Sonara) vient d’attribuer plus de 6,5 milliards FCFA de contrats d’assurance destinés à couvrir ses installations, ses activités et ses responsabilités sur la période 2026-2029. Les marchés ont été remportés par un groupement composé des compagnies Sanlam, Royal Onyx, AREA et AFG, selon plusieurs décisions publiées le 29 mai 2026.

Au total, quatre contrats distincts ont été attribués pour une durée de trois ans. Le plus important porte sur l’assurance du patrimoine de la Sonara, pour un montant de 5,1 milliards FCFA. Le groupement assurera également la couverture des responsabilités civiles de l’entreprise pour 706,8 millions FCFA, les risques liés au transport pour 367,2 millions FCFA et les assurances des chantiers pour 346,4 millions FCFA. L’enveloppe globale atteint ainsi environ 6,52 milliards FCFA.

Au-delà des montants engagés, cette opération revêt une importance particulière pour la raffinerie camerounaise. Elle intervient près de sept ans après l’incendie du 31 mai 2019, qui avait détruit plusieurs unités stratégiques du complexe industriel de Limbé et paralysé les activités de raffinage du pays.

Le traumatisme de l’incendie de 2019

Le sinistre avait marqué un tournant dans l’histoire de la Sonara. Les conclusions de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement avaient établi l’origine accidentelle des flammes, écartant la thèse d’un sabotage. Mais les dégâts étaient considérables: quatre des treize unités de production avaient été totalement détruites, trois autres partiellement endommagées et près de 10 millions de litres de pétrole brut consumés.

Au-delà des pertes matérielles, l’incendie avait rapidement soulevé des interrogations sur la couverture assurantielle de la raffinerie. Le dossier a continué d’alimenter les débats dans les années qui ont suivi, notamment autour des conditions de renouvellement de certaines polices d’assurance et du règlement du sinistre.

En juillet 2022, Richard Lowé, directeur général d’Activa Cameroun et président du groupe Activa, avait été convoqué par les enquêteurs du Tribunal criminel spécial dans le cadre d’une procédure liée à l’incendie de la Sonara. Selon les informations alors disponibles, les investigations portaient notamment sur des soupçons de détournement de deniers publics et de négligence systématique ayant entraîné l’incident du 31 mai 2019.

Les motivations exactes de cette procédure n’ont toutefois pas été officiellement détaillées. Plusieurs sources indiquaient à l’époque que les enquêteurs s’intéressaient aux conditions de renouvellement de la police d’assurance de la Sonara. Activa soutenait, selon ces mêmes informations, que la couverture n’était plus effective au moment du sinistre en raison du non-paiement de la prime requise. La compagnie aurait notamment produit des correspondances adressées à la Sonara avant l’incendie, l’alertant sur les conséquences d’un défaut de paiement.

Dans ce contexte de différend, la Sonara avait finalement annulé son appel d’offres relatif à son programme triennal d’assurances 2019-2021. La direction générale justifiait alors cette décision par la modification du profil de risque consécutive à l’incendie, mais aussi par le contentieux l’opposant à Activa au sujet du règlement du sinistre.

Sécuriser la reconstruction et les activités futures

C’est dans ce contexte que prend tout son sens le nouveau programme d’assurances attribué par la Sonara. Même privée d’une partie de ses capacités de raffinage depuis l’incendie de 2019, l’entreprise demeure exposée à des risques industriels majeurs liés au stockage des hydrocarbures, aux opérations portuaires, au transport des produits pétroliers et aux travaux de reconstruction engagés sur le site de Limbé.

En couvrant simultanément son patrimoine, ses responsabilités civiles, ses activités de transport et ses chantiers, la société cherche à verrouiller l’ensemble de son dispositif de gestion des risques. L’objectif est de limiter les conséquences financières qu’un nouveau sinistre pourrait entraîner pour une entreprise encore fragilisée par les séquelles de l’incendie.

Pour le marché camerounais de l’assurance, cette opération figure parmi les plus importants programmes de couverture industrielle attribués ces dernières années. Elle illustre aussi l’importance stratégique de la gestion des risques dans les entreprises publiques opérant dans des secteurs sensibles, où un incident majeur peut avoir des conséquences industrielles, budgétaires et sociales considérables.

Sept ans après le sinistre qui a bouleversé son modèle économique, la Sonara semble vouloir tirer les leçons d’un épisode qui continue de peser sur son avenir. Plus qu’un simple renouvellement de contrats, ce programme d’assurances apparaît comme une tentative de sécuriser durablement les actifs, les responsabilités et les chantiers d’un acteur central de l’approvisionnement énergétique du Cameroun.

Amina Malloum

Lire aussi:

22-07-2022 – Incendie à la Sonara : Activa soupçonnée de détournements de deniers publics et de négligence

16-12-2019 – Les dégâts de l’incendie de la Sonara sur l’économie du Cameroun dévoilés dans la loi des finances 2020

15-12-2019 – Le groupement Chanas/Axa et Garantie mutuelle des cadres raflent les marchés d’assurances de la Sonara d’un montant de 11,5 milliards FCFA

28-08-2019 – La Sonara, l’unique raffinerie du Cameroun, annule son programme triennal (2019-2021) d’assurances

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le Cameroun prépare son grand plan de riposte pour 2027-2031

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Le futur Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire servira ainsi de cadre stratégique pour orienter les interventions à mettre en œuvre entre 2027 et 2031. Il devra contribuer à renforcer les capacités nationales de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, conformément aux exigences du Règlement Sanitaire International (RSI).

Après cinq jours de travail, l’atelier d’orientation pour l’élaboration du Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire du Cameroun (PANSS) 2027-2031 s’est achevé le 19 juin 2026 au Centre International de Conférences de Mbalmayo.

La rencontre destinée à définir les orientations stratégiques pour le renforcement de la sécurité sanitaire du pays au cours des cinq prochaines années a réuni les représentants des administrations publiques déjà impliquées dans l’approche « One Health », de la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Organisés sous la coordination du ministère de la Santé publique, les travaux ont permis d’engager le processus d’élaboration d’un plan multisectoriel fondé sur les insuffisances identifiées dans les domaines de la prévention, de la détection et de la riposte aux urgences de santé publique.

Pour une analyse approfondie des enjeux, les participants ont été répartis en trois groupes thématiques correspondant aux principaux piliers de la sécurité sanitaire : la prévention, la détection et la riposte. Cette approche a facilité l’examen des 19 domaines couverts par le document de référence et permis de recueillir les contributions des différents acteurs concernés.

Le futur Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire servira ainsi de cadre stratégique pour orienter les interventions à mettre en œuvre entre 2027 et 2031. Il devra contribuer à renforcer les capacités nationales de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, conformément aux exigences du Règlement Sanitaire International (RSI).

Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées en vue d’améliorer la gouvernance et la coordination de la sécurité sanitaire au Cameroun. Les participants ont notamment préconisé la mise en place d’une plateforme nationale jouant le rôle d’autorité du RSI, le renforcement de la collaboration entre les différents points focaux sectoriels, ainsi qu’une meilleure intégration des acteurs impliqués dans la prévention, la détection et la riposte aux urgences sanitaires. Des recommandations ont également été émises pour consolider les mécanismes de communication sur les risques et l’engagement communautaire, de même que pour optimiser le suivi de la mise en œuvre du futur plan.

La finalisation de ce document stratégique constitue une étape importante pour le Cameroun qui ambitionne d’améliorer ses performances en matière de sécurité sanitaire et de renforcer sa capacité à faire face aux futures urgences de santé publique, dans un contexte marqué par l’émergence croissante des risques sanitaires à l’échelle mondiale.

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