Actualités locales
voici le contrat entre SGS et l’Etat du Cameroun qui fait problème

L’actualité est dans l’air depuis hier. Ceci après une réunion entre le premier ministre, chef du gouvernement et certains acteurs de cette affaire. A la sortie de cette rencontre, Ngalle Bibehe, le ministre des Transport a indiqué que le gouvernement maintient au port du Douala pour ce qui est du scanning, SGS au détriment de Transatlantic – D SA.
«Le problème vient d’un contrat signé en 2015. Ce contrat a une durée de dix ans. Mais à l’intérieur de ce contrat, il est prévu que la mise en exploitation effective débute quand on a installé le 4e scanner. Ce 4e scanner ayant été installé en 2022, c’est la date à partir de laquelle on peut compter les dix ans. Donc, le contrat court jusqu’en 2032. Or le Port autonome de Douala estime que ce contrat est parvenu à terme. D’où le problème», a souligné le ministre des Transports à la sortie de la réunion à l’immeuble étoile ce jeudi.
«Le Premier ministre a donc décidé qu’en conformité avec la loi, le contrat signé par le gouvernement doit être résilié par le gouvernement. La deuxième chose, quand bien même il y aurait une modification à apporter, par exemple, intégrer un autre opérateur, en l’occurrence la société Transatlantic, il ne revient pas au Port autonome de Douala de signer avec un autre opérateur, mais de porter ces desiderata à sa tutelle technique et tutelle financière qui les répercuteront au Premier ministre qui apposerait son visa. Donc, le Port n’avait pas à signer un nouveau contrat avec Transatlantic « , a expliqué le ministre des transports», a poursuivi Ngalle Bibehe.
Le nœud du problème dans cette affaire est que le quatrième scanner devait être installé au 31 décembre 2015 tel que le stipule le contrat en annexe 3 où il est écrit : « Installation et mise en service des 4 scanners au port de Douala au plus tard le 31 Décembre 2015. A condition que le Gouvernement ait mis les espaces nécessaires à disposition de la SGS au plus tard le 30 Juin et ait rempli ses obligations figurant à l’article 5 du Contrat, relative au Port de Douala.»
Pendant 7 ans, la SGS n’aurait pas respecté les termes du contrat conclut avec l’Etat, note certains observateurs. Le port autonome de Douala a donc pris la décision de changer d’opérateur. Une décision qui se heurte sur le plan administratif. Il ne revenait pas au directeur général du Port de Douala, Cyrus NGO’O de le rompre le contrat sans l’aval du gouvernement.
Néanmoins, si l’on regarde de près l’affaire, «la logique est que le gouvernement n’aurait pas pris les dispositions nécessaires à temps pour l’installation du 4e scanner dans les délais impartis. La SGS est dans son droit selon ce contrat», note un autre observateur.
Lire ici certains aspects du contrat :




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Actualités locales
« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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