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l’arbre et la forêt, la Fecafoot au banc des accusés !

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l’arbre et la forêt, la Fecafoot au banc des accusés !
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Une main de fer dans un gant pourri. Voilà, en quelques mots, ce qui nous vient à l’esprit à la lecture du communiqué de la FECAFOOT publié hier, le 26 janvier 2026.

Lire l’analyse de Blaise Etongtek, notre confrère de Cfoot :

Oui, il faut le dire, et le dire clairement : la décision de suspendre provisoirement le quatuor arbitral du match Victoria United vs PWD de Bamenda, et d’ouvrir une enquête sur Dynamo de Douala vs AS Fortuna, les matchs de la première journée du championnat camerounais de football MTN ELITE ONE disputés dimanche 25 janvier 2025 est une bonne chose.

Il était temps ! Il était grand temps que l’instance dirigeante du football camerounais daigne ouvrir les yeux sur ce qui crève ceux des supporters depuis des lustres : des décisions arbitrales « manifestement contestables », des « soupçons graves de manipulations ». Les mots sont forts, presque courageux. On voudrait applaudir. On voudrait croire à ce « rattachement indéfectible » à l’intégrité, à la transparence, au jeu loyal.

Mais permettez-nous, chers responsables de la FECAFOOT, de retenir notre applaudissement. Et de laisser place à une violente mélancolie. Une mélancolie née d’un constat amer : on soigne la fièvre en cassant le thermomètre, mais on laisse pourrir le foyer de l’infection.

Car enfin, de quoi s’agit-il ici ? D’arbitres suspendus. Encore. Toujours. Depuis des années, le scénario est écrit, rodé, usé jusqu’à la corde. Un match scandaleux éclate. La tempête médiatique gronde. La FECAFOOT, pressée, sort son communiqué. Elle pointe les arbitres, les suspend, promet « des procédures disciplinaires ». Et puis ? Et puis plus rien. Le calme revient. Jusqu’au prochain scandale.

Où étiez-vous donc, Messieurs de la FECAFOOT, quand les rumeurs couraient depuis des mois, des années ? Les sifflements des supporters ne vous parvenaient-ils pas ? Les dénonciations des journalistes n’étaient-elles que du vent ? On se souvient, l’année dernière, du cas retentissant de l’arbitre, le très très célèbre Ndanga MUNDI. Un arbre qui a caché une forêt de complaisance et de magouilles. Qu’avez-vous fait, concrètement, pour assainir cette forêt après cela ? Rien de visible. Rien qui ait changé la puanteur ambiante.

Posez-vous donc cette question, et posez-la nous aussi : pourquoi un arbitre vendrait-il son âme et son sifflet ?

La réponse, elle est aussi amère que simple. Un ventre affamé n’a point d’oreilles. Comment exiger l’intégrité, le professionnalisme, d’hommes et de femmes à qui vous ne versez même pas leur salaire depuis des mois, voire des années ? Comment s’étonner que certains, confrontés à la misère et aux promesses de gains faciles, plient ? Ils travaillent dans l’ombre, sans garantie, sans dignité financière.

Un arbitre impayé devient vulnérable. Vulnérable aux pressions, aux tentations, aux influences extérieures. Cela ne justifie en rien les fautes, mais cela explique un système qui fabrique lui-même ses propres dysfonctionnements. On ne peut pas bâtir un football crédible sur des acteurs essentiels traités comme des figurants.

Et quand la corruption, ce serpent venimeux, siffle à leur oreille avec des billets crochus, il trouve parfois un terrain fertile. Est-ce une excuse ? Non. C’est une explication. Une explication crue, violente, qui vous renvoie, dirigeants, votre propre incurie à la figure.

C’est trop facile de toujours s’en prendre au plus faible. De jeter en pâture l’arbitre famélique, instrument du scandale, pendant que le corrupteur, l’initiateur du mal, le dirigeant véreux ou le dirigeant de club malhonnête, reste confortablement dans l’ombre. On punit l’outil et on laisse le bras qui le manie continuer son œuvre de destruction.

La FECAFOOT a-t-elle jamais eu le courage de s’attaquer à ces racines pourries, à ces corrupteurs multirécidivistes ? Non. Elle préfère couper les mauvaises herbes, une à une, en espérant qu’on ne verra plus la pourriture du sol.

Ce communiqué, c’est l’arbre qui cache la forêt de votre inaction. Vous réaffirmez des valeurs ? Très bien. Mais les valeurs, ça ne se proclame pas, ça se vit. Ça se prouve par des actes forts, durables, et courageux. Où est la réforme profonde de la désignation arbitrale ? Où est le paiement régulier et digne des arbitres ? Où est la cellule indépendante et intègre de lutte contre la corruption, avec des pouvoirs réels pour bannir à vie les corrupteurs avérés et récidivistes ? Où sont leurs noms dans vos communiqués ?

Comme le dit le proverbe : « Quand le voleur n’est jamais inquiété, il perfectionne son art. »

Comment expliquer que les mêmes méthodes reviennent, les mêmes soupçons surgissent, les mêmes clubs soient cités, sans jamais que le cerveau ne soit inquiété ?

Pourquoi l’arbitre tombe toujours seul, pendant que celui qui corrompt continue de défiler dans les tribunes, propre, tranquille, intouchable ?

À force de fermer les yeux sur les multirécidivistes, on finit par institutionnaliser la tricherie.

À force de protéger les puissants, on fabrique des arbitres désespérés.

Et à force de faire semblant de ne rien voir, on tue lentement la crédibilité du championnat.

Aujourd’hui, vous avez suspendu des arbitres. Demain, d’autres feront la même chose, poussés par les mêmes causes et approchés par les mêmes individus impunis. Car on ne peut pas mettre un vieux vin dans des outres neuves. Vous ne pouvez pas espérer un football sain sur un terreau aussi empoisonné par l’impunité des puissants, la précarité des exécutants et l’arrogance de multirécidivistes qui se croient intouchables.

Alors oui, cette chronique est violente. Parce que notre amour pour ce football est violé chaque week-end par les mêmes scénarios et les mêmes visages impunis. Elle est mélancolique, parce que nous avons la mémoire longue et que nous voyons le même film se répéter, saison après saison, avec les mêmes méchants qui rient au générique.

Cette chronique est donc à la fois un cri et une tristesse.

Tristesse de voir notre championnat toujours rattrapé par les mêmes démons.

Tristesse de constater que chaque saison commence avec des soupçons au lieu de rêves.

Tristesse de voir que le terrain ne décide plus toujours.

Oui, la FECAFOOT a bien fait d’agir.

Mais agir tard et agir à moitié, c’est comme éteindre le feu avec un gobelet d’eau.

👉 La vraie question demeure :

veut-on vraiment nettoyer le football camerounais, ou simplement calmer la colère du moment ?

👉 Jusqu’à quand protégera-t-on ceux qui tirent les ficelles ?

👉 Jusqu’à quand acceptera-t-on que l’injustice devienne une règle du jeu ?

« Quand la racine est pourrie, le fruit ne peut pas être bon. »

Chers Followers, dites-nous : peut-on encore parler de hasard quand les mêmes noms reviennent toujours ?

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« Elimbi Lobe est un petit politicien de Canton qui n’aura jamais une envergure nationale »

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« Elimbi Lobe est un petit politicien de Canton qui n’aura jamais une envergure nationale »
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Dans une interview ce mardi 23 juin 2026, le président national du Nouveau Mouvement populaire (NMP), souligne que le débatteur de dimanche sur Info Tv est d’une versatilité légendaire.

L’homme politique camerounais Banda Kani est très fâché contre l’agitateur tribal Elimbi Lobe. En effet, dans une interview diffusée sur sa page ce mardi 23 juin 2026, le président national du Nouveau Mouvement populaire (NMP) dit son ras-le-bol, contre Elimbi Lobe, notamment quand il a traité sur Info Tv, (une télévision de fond vert émettant depuis Yaoundé au Cameroun), le nationaliste Ernest Ouandié de «bandit».

«En disant que Ouandié est un « bandit » Elimbi Lobe s’est déshonoré lui-même», lance le panafricaniste Banda Kani. Selon lui, le sieur Elimbi Lobe n’aura jamais le destin d’un homme politique de poigne. «Il s’est réduit à un vaurien. Il s’est rendu à un acteur politique qui n’aura jamais une envergure nationale dans ce pays. Il s’est réduit à un petit politicien de quartier de canton, qui est dans une stratégie pour être député», poursuit-il.

Quand il était au Sdf, est ce qu’il pouvait tenir ce genre de propos ?

Surfant dans l’histoire, Banda Kani dénonce la versatilité d’Elimbi Lobe. Ceci avec un discours différent quand il était militant du Social democratic front (Sdf). «Il est dans une stratégie électoraliste. Lisez son histoire. Prenez ses propres en 2011 quand il était au Sdf. Il magnifiait l’intégration nationale. Il magnifiait même le rôle des Bamilékés dans la construction nationale, mais surtout en disant que son meilleur ami était un Bamilékés à qui il voulait donner le nom de son fils», poursuit-il.

«En 2015, il dénonçait les tribalistes. Quand il était au Sdf, est ce qu’il pouvait tenir ce genre de propos ? Le parti l’aurait stoppé. Vous avez à faire à un petit politicien qui pense s’il est élu député sa carrière politique va atteindre le summum», a poursuivi Banda Kani.

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Serge Mpele Onana vante le « cerveau » de Samuel Eto’o

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Selon le militant du RDPC, le palmarès de Samuel Eto’o lui donne une certaine posture en termes d’expérience managériale dans diverses fédérations de football à travers le monde.

Très critiquer sur sa gestion de la Fédération camerounaise de football, notamment à cause de la non-qualification des Lions Indomptables au Mondial 2026, Samuel Eto’o Fils reçoit un soutien de poids.

Invité de l’émission quotidienne LES LIBRES PENSEURS sur DASH MEDIA ce mercredi, le militant du RDPC Serge Mpele Onana se désole du traitement que Samuel Eto’o reçoit sur la place publique. «Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs« .

Pour lui, l’élection de Samuel Eto’o Fils en 2021 comme président de la Fécafoot « témoigne également du cerveau que ce valeureux citoyen est ».

« Pour avoir beaucoup voyagé on peut avoir beaucoup appris. Donc, déjà, le palmarès de Samuel Eto’o lui donne une certaine posture en termes d’expérience managériale dans diverses fédérations de football à travers le monde et son élection en 2021 comme président de la Fécafoot témoigne également du cerveau que ce valeureux citoyen est.

Parce qu’être élu à la fédération camerounaise de football, on sait ce que ça représentait avant qu’il ne relève cet exploit là. Donc, nous trouvons que ce n’est pas respectueux de penser que pour gérer le football il faut aller s’asseoir forcément quelque part. On apprend également et on grandit à travers l’expérience et à travers toutes les différentes fédérations auxquelles il a été impliqué directement ou indirectement et qui lui attribuent un respect inégalable.

Ce n’est qu’au Cameroun qu’on peut marcher sur nos icônes mais il faut voir la place qui leur est réservée ailleurs. Nous voulons faire cette mise au point pour dire que, sachons respecter nos icônes et sachons les mettre en valeur plutôt que de les dénigrer (…) On lui a imposé un entraîneur qui a refusé de collaborer avec lui, qu’est-ce que vous vouliez qu’il fasse ? », déclare Serge Mpele Onana.

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Sept ans après l’incendie, la Sonara engage 6,5 milliards FCFA pour couvrir ses risques jusqu’en 2029

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Sept ans après l’incendie, la Sonara engage 6,5 milliards FCFA pour couvrir ses risques jusqu’en 2029
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(Investir au Cameroun) – La Société nationale de raffinage (Sonara) vient d’attribuer plus de 6,5 milliards FCFA de contrats d’assurance destinés à couvrir ses installations, ses activités et ses responsabilités sur la période 2026-2029. Les marchés ont été remportés par un groupement composé des compagnies Sanlam, Royal Onyx, AREA et AFG, selon plusieurs décisions publiées le 29 mai 2026.

Au total, quatre contrats distincts ont été attribués pour une durée de trois ans. Le plus important porte sur l’assurance du patrimoine de la Sonara, pour un montant de 5,1 milliards FCFA. Le groupement assurera également la couverture des responsabilités civiles de l’entreprise pour 706,8 millions FCFA, les risques liés au transport pour 367,2 millions FCFA et les assurances des chantiers pour 346,4 millions FCFA. L’enveloppe globale atteint ainsi environ 6,52 milliards FCFA.

Au-delà des montants engagés, cette opération revêt une importance particulière pour la raffinerie camerounaise. Elle intervient près de sept ans après l’incendie du 31 mai 2019, qui avait détruit plusieurs unités stratégiques du complexe industriel de Limbé et paralysé les activités de raffinage du pays.

Le traumatisme de l’incendie de 2019

Le sinistre avait marqué un tournant dans l’histoire de la Sonara. Les conclusions de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement avaient établi l’origine accidentelle des flammes, écartant la thèse d’un sabotage. Mais les dégâts étaient considérables: quatre des treize unités de production avaient été totalement détruites, trois autres partiellement endommagées et près de 10 millions de litres de pétrole brut consumés.

Au-delà des pertes matérielles, l’incendie avait rapidement soulevé des interrogations sur la couverture assurantielle de la raffinerie. Le dossier a continué d’alimenter les débats dans les années qui ont suivi, notamment autour des conditions de renouvellement de certaines polices d’assurance et du règlement du sinistre.

En juillet 2022, Richard Lowé, directeur général d’Activa Cameroun et président du groupe Activa, avait été convoqué par les enquêteurs du Tribunal criminel spécial dans le cadre d’une procédure liée à l’incendie de la Sonara. Selon les informations alors disponibles, les investigations portaient notamment sur des soupçons de détournement de deniers publics et de négligence systématique ayant entraîné l’incident du 31 mai 2019.

Les motivations exactes de cette procédure n’ont toutefois pas été officiellement détaillées. Plusieurs sources indiquaient à l’époque que les enquêteurs s’intéressaient aux conditions de renouvellement de la police d’assurance de la Sonara. Activa soutenait, selon ces mêmes informations, que la couverture n’était plus effective au moment du sinistre en raison du non-paiement de la prime requise. La compagnie aurait notamment produit des correspondances adressées à la Sonara avant l’incendie, l’alertant sur les conséquences d’un défaut de paiement.

Dans ce contexte de différend, la Sonara avait finalement annulé son appel d’offres relatif à son programme triennal d’assurances 2019-2021. La direction générale justifiait alors cette décision par la modification du profil de risque consécutive à l’incendie, mais aussi par le contentieux l’opposant à Activa au sujet du règlement du sinistre.

Sécuriser la reconstruction et les activités futures

C’est dans ce contexte que prend tout son sens le nouveau programme d’assurances attribué par la Sonara. Même privée d’une partie de ses capacités de raffinage depuis l’incendie de 2019, l’entreprise demeure exposée à des risques industriels majeurs liés au stockage des hydrocarbures, aux opérations portuaires, au transport des produits pétroliers et aux travaux de reconstruction engagés sur le site de Limbé.

En couvrant simultanément son patrimoine, ses responsabilités civiles, ses activités de transport et ses chantiers, la société cherche à verrouiller l’ensemble de son dispositif de gestion des risques. L’objectif est de limiter les conséquences financières qu’un nouveau sinistre pourrait entraîner pour une entreprise encore fragilisée par les séquelles de l’incendie.

Pour le marché camerounais de l’assurance, cette opération figure parmi les plus importants programmes de couverture industrielle attribués ces dernières années. Elle illustre aussi l’importance stratégique de la gestion des risques dans les entreprises publiques opérant dans des secteurs sensibles, où un incident majeur peut avoir des conséquences industrielles, budgétaires et sociales considérables.

Sept ans après le sinistre qui a bouleversé son modèle économique, la Sonara semble vouloir tirer les leçons d’un épisode qui continue de peser sur son avenir. Plus qu’un simple renouvellement de contrats, ce programme d’assurances apparaît comme une tentative de sécuriser durablement les actifs, les responsabilités et les chantiers d’un acteur central de l’approvisionnement énergétique du Cameroun.

Amina Malloum

Lire aussi:

22-07-2022 – Incendie à la Sonara : Activa soupçonnée de détournements de deniers publics et de négligence

16-12-2019 – Les dégâts de l’incendie de la Sonara sur l’économie du Cameroun dévoilés dans la loi des finances 2020

15-12-2019 – Le groupement Chanas/Axa et Garantie mutuelle des cadres raflent les marchés d’assurances de la Sonara d’un montant de 11,5 milliards FCFA

28-08-2019 – La Sonara, l’unique raffinerie du Cameroun, annule son programme triennal (2019-2021) d’assurances

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