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Dagobert Nwafo livre sa version des faits devant le tribunal

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Dagobert Nwafo livre sa version des faits devant le tribunal
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À la barre, l’accusé Dagobert Nwafo a exercé son droit de réponse en livrant sa version des événements ayant conduit à la mort du bébé Mathis. Un récit marqué par des altercations, des accusations de violences et de vives émotions à l’audience.

Lors de l’audience consacrée à l’exercice de son droit de réponse ce mercredi 14 janvier, Dagobert Nwafo a présenté sa version des faits devant le tribunal. Selon Radio Balafon, l’accusé affirme que les événements se seraient noués dans un bar situé à Ngoa-Ékellé, où il dit avoir consommé de la bière qui lui aurait été offerte par le père du bébé Mathis.

Selon son récit, une remarque jugée humiliante — le qualifiant de « mendiant de bière » — aurait provoqué une altercation verbale entre les deux hommes. La situation aurait ensuite dégénéré en bagarre, que Dagobert Nwafo affirme avoir été initiée par le père de l’enfant, avant d’être interrompue par un tiers présenté comme le « Colonel », oncle de ce dernier.

Après une réconciliation apparente, une seconde altercation se serait produite à l’entrée des toilettes du bar. L’accusé soutient avoir alors été violemment agressé, évoquant des coups portés à l’aide de bouteilles et d’un couteau de table. Blessé et animé par la colère, il affirme avoir pris la fuite avant de rentrer chez lui pour se munir d’une arme blanche, avec l’intention de se faire justice.

Dagobert Nwafo explique avoir ensuite suivi son présumé agresseur jusqu’à son domicile. Il déclare que, en raison de ses blessures et de son état de confusion, il n’aurait distingué que des voix à l’intérieur du salon. Il aurait alors porté des coups sans identifier précisément les personnes présentes, jusqu’à ce que l’intervention des voisins lui fasse comprendre qu’un enfant avait été touché.

À la barre, l’accusé s’est effondré en larmes, obligeant la présidente du tribunal à suspendre momentanément son audition afin de lui permettre de reprendre ses esprits. Cette affaire avait provoqué de vives émotions au Cameroun.

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Notre pays est à l’arrêt, le Cameroun est sur pilotage automatique

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Pour Mustapha Ngouana, le Cameroun est aujorud’hui habitué au promesses non tenues et aux engagements non respectés.

Sur le plateau de l’émission “Droit de réponse“ sur Equinoxe Tv, Mustapha Ngouana décrit une situation quasi récurrente au Cameroun d’engagements non respectés.

« Le président de la République du Cameroun a pris des décisions de manière répétitive dont les délais n’ont jamais été respectés. Prenons quelques faits. Pour la CAN, le président avait dit que la CAN allait se tenir au jour dit, ça n’a pas été fait. Le président a eu 50 ans pour préparer le cinquantenaire de la réunification ; on devait le célébrer en 2011, ça a été fait en 2014 », a écrit Mustapha Ngouana dans l’émission “Droit de réponse“ sur Equinoxe Tv.

Le thème du débat portait sur: « Confiance rompue: l’opinion face aux promesses non tenues ». Une thématique que Mustapha Ngouana a abordé en mettant en relief des « errements permanents » dans la gouvernance du chef de l’État.

« Je pense que le président est dans les errements permanents de sa gouvernance. Notre pays est à l’arrêt. Quand les gens parlent même de mal gouvernance, je pense qu’ils sont gentils, il s’agit en fait de non-gouvernance. Le Cameroun est sur pilotage automatique. »

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Moussa Njoya critique les médias sur le tribalisme

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Moussa Njoya critique les médias sur le tribalisme
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Moussa Njoya, président de l’organisation Action contre le tribalisme and Ending discrimination (Act-Ed), en collaboration avec la structure La Grande palabre, a organisé, ce jeudi, une journée de réflexion, dont l’objet est l’initiation d’une croisade contre les discours de haine et les replis identitaires. Au cours de cet échange public, le leader de cette association a, spécifiquement, titillé les journalistes présentateurs qui se complaisent à n’organiser que des débats publics dans leurs enseignes respectives, explique Serge Aimé Bikoi.

Lire ici son texte :

Les Camerounais n’ont pas un problème de tribalisme. Le tribalisme est une instrumentalisation des Hommes politiques et des élites à travers les médias de masse. C’est l’un des enseignements que le président national de l’association Action contre le tribalisme and Ending discrimination (Act-Ed) retient de la journée de réflexion co-organisée par ce réseau associatif et la Grande palabre.

Moussa Njoya interpelle, singulièrement, les médias, qui ont une responsabilité sociale et sociétale très forte. «À qui décidez-vous de donner la parole ? Il doit avoir un cordon sécuritaire pour préserver la cohésion sociale. On ne doit pas donner la parole à n’importe qui au nom de la liberté d’expression. La liberté d’expression a des limites. Act-Ed compte fondamentalement sur vous pour pouvoir nous aider dans ce combat contre ce fléau-là qui prend de l’ampleur« .

L’homme public estime que les médias jouent le jeu de manière totalement insensée. Le promoteur de Act-Ed note, en outre, que la stabilité sociale est, aujourd’hui, en péril. Et pour cause : pendant longtemps, nous avons laissé des comportements et des discours prospérer au point où nous sommes à un carrefour de scénarios, les uns plus catastrophiques que les autres. La raison est liée au fait que nous avons des individus qui, pour des ambitions personnelles, politiques ou par pure frustration professionnelle ou sociale, la pauvreté n’aidant pas, ont décidé de mettre le Cameroun simplement à feu et à sang, en voulant dresser les Camerounais les uns contre les autres.

L’organisation de la présente réflexion est, en effet, partie du contexte lié à la commémoration des 30 ans de la Constitution du Cameroun pour réfléchir, tous ensemble, sur quel modèle de société nous voudrions conférer au Cameroun. 30 ans après la révision constitutionnelle de 1996, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné allègrement ? Quelles en sont les avancées et reculades ? C’était, d’ailleurs, la question de fond régulatrice du débat public ayant porté sur « Bilan, défis et perspectives de la citoyenneté camerounaise après 30 ans de constitutionnalisme (1996-2026). Le deuxième enseignement se résume au fait que nous avons un problème de narratif historique. « Les Camerounais ne connaissent pas leur histoire, ne se connaissent pas et ne connaissent même pas le Cameroun. Il est plus facile, pour nous, d’aller en vacances à Paris, à Montréal, à New-York que d’aller en vacances à Yoko, à Bandounkassa ou à Foumban, etc. Du coup, il y a trop de manipulations », constate Moussa Njoya.

Recommandations issues de la journée de réflexion

Les recommandations énoncées au terme de la journée de réflexion seront adressées aux pouvoirs publics tant les discours de haine tribale prospèrent sur le terrain de l’impunité. Il y a, par exemple, une loi qui a été créée en 2019, condamnant l’outrage à tribu et à ethnie, laquelle n’est pas du tout appliquée malgré l’implication des acteurs publics dans les activités véhiculant les diatribes tribales. Plusieurs représentants des administrations publiques ont, d’ailleurs, fait acte de présence à ce débat public, à l’instar des responsables du ministère de la Justice(Minjustice).

De plus, les recommandations sont adressées principalement aux leaders et acteurs politiques qui structurent la vie publique et la cohésion nationale à travers la participation à l’expression du suffrage universel. « Ce sont ces derniers qui doivent dire à leurs militants et partisans que nous ne sommes pas d’accord avec le tribalisme et, pour cela, Act-Ed, lors de l’élection présidentielle de 2025, avait publié un manifeste contre le tribalisme que nous avons adressé à l’ensemble des candidats et des acteurs engagés dans le processus électoral-Minat,Elecam, Conseil constitutionnel, etc », indique le leader de Act-Ed.

Les recommandations sont, enfin, adressées aux médias tant ils ont le rôle de la sensibilisation des populations et produire des émissions afin que les publics-cibles se connaissent. L’homme de média constate qu’il n’y plus curieusement aujourd’hui des documentaires informatifs sur l’histoire du Cameroun, car ce qui est diffusé dans l’agora n’a trait qu’aux débats. «C’est vous qui devez produire les émissions afin que les populations se connaissent entre elles. Il n’y a plus de documentaires sur le Cameroun aujourd’hui. Le dimanche, on organise les débats Faites des documentaires et emmenez les Camerounais à savoir que les Eton ont des frères, par exemple, dans le Nord; les Bamoun sont les frères de Banka; que Sawa ne veut rien dire au sens propre du terme par exemple; que ce sont des frères qui ont d’autres frères et sœurs, etc« . Aussi ces recommandations seront-elles adressées aux populations locales puisqu’elles doivent savoir que nous sommes, avant tout, des frères. Soit nous sommes solidaires, soit nous mourrons tous comme des cons!

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Inauguration de l’usine Denky à Badenkop

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Inauguration de l’usine Denky à Badenkop
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C’était ce vendredi 26 juin 2026. Une inauguration placée sous l’égide du ministre du Commerce, et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

L’entrepreneure camerounaise Lisette Claudia Tame vient d’inaugurer, le vendredi 26 juin 2026, une importante usine agroalimentaire nommée Denky à Badenkop, dans l’arrondissement de Bangou (Département des Hauts-Plateaux, Région de l’Ouest). Actu Cameroun apprend que ce projet s’inscrit en droite ligne avec la politique d’import-substitution du Cameroun et les objectifs de la SND30.

L’initiative est portée par Meta Invest, elle marque un tournant décisif dans la stratégie de transformation locale des produits agricoles. L’inauguration s’est déroulée en présence de deux membres du gouvernement camerounais, Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce et Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Le financement et l’accompagnement de cette infrastructure ont été assurés par la banque BGFIBank Cameroun. Il s’agit de la troisième usine implantée par cette jeune entrepreneure à travers le pays en moins de deux ans.

Selon Lisette Claudia Tame, ce projet est spécialisé dans la transformation du maïs, du sucre, du plantain et de la pomme de terre. Il ambitionne de créer des emplois, de freiner l’exode rural, de valoriser les productions agricoles nationales et de contribuer à l’atteinte des objectifs de la SND30. Une nouvelle étape dans la promotion de la transformation locale au service du développement.

L’usine dispose d’une capacité annuelle de transformation estimée entre 5 200 et plus de 6 000 tonnes de produits agricoles locaux. Aussi, l’unité industrielle est bâtie sur un site de trois hectares concédé par l’État. Le projet prévoit de créer entre 350 et plus de 550 emplois directs pour freiner l’exode rural.

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