Actualités locales
un Camerounais détenteur de la green card arrêté à son retour du Mexique, sa famille sous le choc
Un Camerounais titulaire d’une green card (Carte de résident permanent aux États-Unis) a été arrêté par les services d’immigration américains à son retour d’un voyage au Mexique, provoquant l’angoisse au sein de sa famille et relançant le débat sur la détention des résidents permanents légaux dans le cadre de la politique d’immigration restrictive de l’administration Trump.
Lukong Tanya, également connu sous le nom de Leonel, 39 ans, conseiller en santé mentale et en toxicomanie, a été interpellé par les agents des douanes et de la protection des frontières des États-Unis à l’aéroport international Lambert de Saint-Louis le 21 décembre 2025. Il revenait du Mexique avec sa compagne, Whitney Robinson, où le couple s’était rendu pour célébrer leur premier anniversaire.
« Nous revenions du Mexique où nous avions fêté notre anniversaire », a déclaré Robinson à Newsweek. « C’était horrible et bouleversant. Nous revenions d’un magnifique voyage pour célébrer notre union, et l’ICE l’a arrêté. »
Selon Robinson, les agents ont interrogé le couple à leur arrivée avant d’arrêter Tanya. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) invoque les antécédents judiciaires de Tanya et justifie sa détention.
Tricia McLaughlin, porte-parole du Département de la Sécurité intérieure, a déclaré que Tanya avait des antécédents judiciaires, notamment des arrestations pour coups et blessures et conduite en état d’ivresse, ainsi qu’une condamnation pour tentative de possession de stupéfiants en vue de leur distribution.
« La carte verte est un privilège, non un droit, et en vertu de la législation américaine, notre gouvernement est habilité à la révoquer en cas d’infraction ou d’abus », a affirmé Mme McLaughlin.
Tanya a d’abord été détenu dans une prison locale pendant environ 48 heures avant d’être transféré sous la garde du Service de l’immigration et des douanes (ICE). Il est actuellement détenu au centre de détention de Sainte-Geneviève, selon la base de données des détenus de l’ICE.
Près de vingt ans aux États-Unis
Robinson a indiqué que Tanya était entré aux États-Unis il y a près de vingt ans pour faire des études supérieures et qu’il avait ensuite obtenu le statut de résident permanent légal. Son arrestation intervient alors que l’administration du président Donald Trump poursuit son plan d’expulsion, qu’elle qualifie de plus vaste opération de l’histoire des États-Unis.
Bien que l’accent soit mis officiellement sur les immigrants sans papiers, la détention de personnes en possession de visas et de cartes vertes valides suscite une inquiétude croissante chez les défenseurs des droits des immigrants et leurs familles.
« Toute la famille est dévastée et bouleversée par cette injustice », a déclaré Robinson. « C’est une expérience surréaliste d’être séparé subitement de la personne qu’on aime et avec qui on passe chaque jour, surtout sans savoir combien de temps cela va durer ni comment cela va se terminer. »
Allégations de mauvaises conditions de détention
Robinson a également tiré la sonnette d’alarme concernant les conditions de détention au centre de Sainte-Geneviève. Elle a fait part de ses inquiétudes quant à ces conditions, décrivant le centre comme surpeuplé et insalubre. Elle a indiqué que Tanya avait signalé des températures froides, un accès limité aux toilettes, des problèmes de qualité de l’eau et des difficultés à obtenir des soins médicaux lorsqu’il est tombé malade.
« Les toilettes sont raccordées au réseau d’eau potable, mais il pense être malade à cause de l’eau », a déclaré Robinson. « Il y a des asticots à certains endroits, et certaines infirmières lui ont refusé des soins médicaux lorsqu’il a mentionné son état de santé. »
McLaughlin a rejeté ces allégations, affirmant : « Si les prisons de comté sont suffisamment sûres pour détenir des citoyens américains, elles le sont certainement aussi pour détenir des étrangers en situation irrégulière. Voici les faits : toutes les prisons de comté utilisées par l’ICE respectent les normes fédérales de détention. »
Bataille juridique en cours
Le Département de la Sécurité intérieure a confirmé que Tanya restera en détention fédérale en attendant la procédure d’expulsion. Parallèlement, sa famille a lancé une campagne GoFundMe pour couvrir les frais juridiques croissants liés à sa contestation de détention.
Cette affaire alimente la polémique grandissante autour des pratiques d’application de la loi en matière d’immigration, qui affectent les résidents permanents légaux, d’autant plus que les familles alertent sur les conséquences humaines d’une détention soudaine et d’une incertitude prolongée.
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Actualités locales
Mines : la Sonamines prélève 1,2 kg d’or à Colomine, mais attend toujours sa part sur le marbre de Bidzar

(Investir au Cameroun) – La Société nationale des mines (Sonamines) a prélevé 1 205,58 grammes d’or en 2025 au titre du partage de production dû par Comincor S.A., l’entreprise qui exploite la petite mine d’or de Colomine, dans la région de l’Est. L’information ressort des états financiers 2025 de l’entreprise publique.
Ce volume correspond à la quote-part de 5 % revenant à l’État sur la production de cette mine. Il porte à 2 726,28 grammes la quantité totale d’or récupérée entre le 1er février 2023 et le 31 décembre 2025. Selon la Sonamines, ce stock, d’un titre moyen de 20,22 carats, était évalué à 178,49 millions de FCFA à la clôture de l’exercice 2025.
Dans ses annexes comptables, l’entreprise publique rappelle que le suivi de la production des sociétés minières en phase d’exploitation lui permet d’assurer la gestion des intérêts de l’État dans le secteur. Pour Comincor S.A. et Quarrycam S.A., le partage de production est prélevé mensuellement sous forme d’avance sur les dividendes revenant à l’État.
Ce mécanisme donne une traduction concrète à la participation de l’État dans certains projets miniers. Dans le cas de Colomine, le prélèvement de 1 205,58 grammes d’or en 2025 signifie que la Sonamines a effectivement capté une partie de la production au profit de l’État. Si l’on retient strictement le taux de 5 % indiqué dans les comptes, cette quote-part correspondrait à une production de référence d’environ 24,1 kg d’or sur l’exercice. Les états financiers ne donnent toutefois pas le volume total produit par Comincor sur la période.
Le marbre de Bidzar en attente de reversement
Le dispositif ne fonctionne cependant pas encore de manière uniforme sur l’ensemble des projets suivis par la Sonamines. Au 31 décembre 2025, le paiement du partage de production sur le marbre du permis d’exploitation Bidzar Bloc B, exploité par Cimencam S.A. et Quarrycam S.A., n’avait toujours pas été effectué.
Selon les états financiers, cette quote-part de 5 % doit être valorisée sur la base de 9 000 FCFA par tonne de marbre, avec une décote de 15 %. La Sonamines indique que ce paiement « demeure attendu » à la clôture de l’exercice 2025. Aucun montant n’est toutefois précisé, faute d’indication dans le document sur les volumes de marbre concernés.
Cette absence de chiffrage limite l’évaluation du manque à percevoir pour l’État. Sur la base des paramètres fournis par la Sonamines, la valeur de référence après décote ressort à 7 650 FCFA par tonne de marbre. La quote-part de 5 % due à l’État représenterait donc 382,5 FCFA par tonne produite ou valorisée. Mais, en l’absence de volumes publiés dans les comptes, le montant global attendu ne peut pas être établi.
Un test pour la captation des revenus miniers
Ces informations illustrent les premiers résultats, mais aussi les limites, du mécanisme de partage de production dans le secteur minier camerounais. À Colomine, la Sonamines parvient déjà à récupérer en nature une partie de la production aurifère revenant à l’État. À Bidzar, en revanche, la quote-part sur le marbre restait encore en attente au terme de l’exercice 2025.
L’enjeu dépasse les seules quantités récupérées. Pour l’État, il s’agit de s’assurer que ses droits dans les projets miniers ne restent pas théoriques, mais se traduisent effectivement par des revenus, des stocks valorisables ou des dividendes. Pour la Sonamines, chargée de porter les intérêts publics dans le secteur, la régularité de ces prélèvements constitue aussi un test de sa capacité à suivre la production, à valoriser les droits de l’État et à sécuriser les recettes issues de l’exploitation minière.
Amina Malloum
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Actualités locales
45% des travaux de la traversée urbaine achevés

Au fil des semaines, les travaux de chaussée de la traversée urbaine de Bamenda progressent et gagnent en intensité. Rendu au 28 juin 2026, la couche de forme est réalisée sur 4,7 km, la plateforme atteint 4 km et la couche de fondation 3,6 km.
Les terrassements généraux couvrent près de 6 km, alors que le dégagement des emprises est pratiquement achevé sur les 6,5 km que compte le projet. Le front réservé aux travaux d’assainissement est tout aussi actif, avec plus de 6 km de caniveaux préfabriqués, dont 4,5 km déjà posés. Sur le front des ouvrages hydrauliques, 15 ouvrages sont achevés tandis que les interventions se poursuivent sur les sept autres.
Les opérations de déplacement des réseaux, réalisées à 50 %, se poursuivent pour libérer progressivement les emprises des travaux. A date, le projet affiche un taux d’avancement de 44,87 %.
Rappelons que le projet de construction de la traversée urbaine de Bamenda, inscrit dans la continuité de la route Babadjou-Bamenda et en liaison avec l’axe Bamenda-Enugu, est financé à hauteur de 30 milliards de FCFA par l’État camerounais et la Banque Mondiale. Ce chantier de 6,5 km est d’une importante capitale pour le développement des infrastructures dans le Nord-Ouest.
Le 18 juin 2025, les autorités camerounaises ont entamé le paiement des indemnisations aux riverains impactés par le projet de traversée urbaine de Bamenda. La remise des chèques a eu lieu sous la supervision des autorités administratives locales, dans un climat de sérénité. L’entreprise en charge des travaux a déjà été désignée, et les préparatifs techniques sont en cours pour un lancement imminent.
Au-delà de l’amélioration de la mobilité urbaine, ce projet symbolise un engagement fort du gouvernement pour la relance économique et la stabilisation du Nord-Ouest.
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Actualités locales
Sidérurgie : Prometal lance au Gabon une usine de 38 milliards FCFA pour produire 170 000 tonnes d’acier par an

(Investir au Cameroun) – Prometal Gabon, filiale du groupe camerounais Prometal, lance ce 1er juillet 2026 les travaux de construction d’une usine de transformation de l’acier dans la zone économique spéciale (ZES) de Nkok, située à 27 kilomètres de Libreville. Placée sous le patronage du chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, la cérémonie de pose de la première pierre ouvre la voie à un investissement évalué par Prometal à 38 milliards de FCFA.
Avec cette implantation, le groupe camerounais, déjà solidement installé dans la sidérurgie et la métallurgie au Cameroun, engage une nouvelle étape de son expansion régionale. Le projet doit permettre au Gabon de renforcer ses capacités locales de transformation de l’acier, dans un contexte où les autorités cherchent à réduire la dépendance aux importations, à diversifier l’économie et à mieux positionner le pays dans la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Porté par Prometal Gabon, le projet a été accompagné par JMJ Africa Gabon, filiale locale du cabinet camerounais de conseil en investissement JMJ Africa, également présent en Côte d’Ivoire. Selon les données communiquées par les promoteurs, la future unité industrielle disposera d’une capacité annuelle d’environ 170 000 tonnes de produits finis à base d’acier, notamment le fer à béton, les pointes, les tôles et les tubes.
Dans une première phase, la production se fera à partir de ferraille. À terme, Prometal Gabon prévoit de faire évoluer le projet vers un modèle plus intégré, appuyé sur les ressources minières du pays.« La seconde phase consiste en la mise en place d’un complexe sidérurgique intégré pour la fabrication locale des produits à partir du minerai de fer. Cette phase 2 vient capitaliser le potentiel minier du pays. En effet, le complexe permettra de maîtriser la chaîne de valeur minière, de la mine à la production locale de produits made in Gabon », explique l’entreprise.
Un projet industriel au service de la substitution aux importations
Pour Prometal Gabon, l’investissement vise à accompagner deux priorités affichées par les autorités gabonaises : l’amélioration de la balance commerciale, à travers la réduction des importations de produits sidérurgiques, et le renforcement du capital humain par la création d’emplois industriels.
« Cet investissement d’importance majeure participe activement à deux objectifs prioritaires de l’État gabonais : l’amélioration de la balance commerciale par la réduction drastique des importations et le renforcement du capital humain, à travers la création d’emplois durables et le transfert des compétences à la jeunesse gabonaise », soutient Prometal Gabon.
Selon les projections communiquées autour du projet, l’usine devrait générer 350 emplois directs et environ 1 000 emplois indirects. Au-delà de l’effet d’annonce, l’enjeu pour le Gabon sera de transformer cette implantation industrielle en véritable levier de montée en compétences, de sous-traitance locale et de substitution effective aux importations de produits sidérurgiques.
Pour les autorités gabonaises, l’arrivée de Prometal s’inscrit dans les orientations du Plan national de croissance et de développement 2026-2030 et de la stratégie Prospective Gabon 2050. Ces deux feuilles de route placent la diversification économique, l’industrialisation et la transformation locale des ressources au cœur de l’action publique.
Prometal veut reproduire au Gabon son modèle camerounais
À Libreville, Prometal Groupe entend capitaliser sur l’expérience acquise au Cameroun. En une décennie, le groupe a fortement contribué à la structuration d’une filière locale de transformation de l’acier, au point de réduire la dépendance du pays aux importations de fer à béton et de renforcer son positionnement sur certains segments industriels dans la sous-région.
Grâce à ses cinq usines implantées dans la zone industrielle de Douala-Bassa, Prometal a élargi son offre au-delà du fer à béton. Le groupe produit notamment du petit outillage agricole, des machettes, des brouettes, des houes, des bouteilles de gaz domestique et des charpentes métalliques. Cette diversification lui a permis de s’imposer comme l’un des acteurs industriels les plus visibles du Cameroun dans la métallurgie et les produits dérivés de l’acier.
L’implantation gabonaise marque donc une étape supplémentaire dans la construction d’un groupe industriel à vocation régionale. Elle intervient dans un contexte où plusieurs pays d’Afrique centrale cherchent à capter davantage de valeur localement, au lieu d’exporter des matières premières ou d’importer des produits manufacturés à forte valeur ajoutée.
De l’acier à l’aluminium, une stratégie industrielle régionale
L’expansion gabonaise n’est pas le seul chantier stratégique de Prometal. Au Cameroun, le groupe prépare également une montée en puissance dans la transformation de l’aluminium. Courant 2027, Proalu SA, sa filiale dédiée à cette activité, devrait mettre en service une usine de 88 milliards de FCFA destinée à la production de bobines d’aluminium simples et prélaquées, ainsi que de câbles électriques.
Pour sécuriser son approvisionnement, Proalu SA a signé, le 13 août 2024, un contrat commercial garantissant à Alucam, le principal producteur d’aluminium en Afrique centrale, des achats de matière première d’un montant de 48 milliards de FCFA par an. Ce partenariat doit également offrir un débouché industriel à cette entreprise publique camerounaise, confrontée depuis plusieurs années à des difficultés financières et opérationnelles.
Avec l’acier au Gabon et l’aluminium au Cameroun, Prometal confirme ainsi une stratégie de montée en gamme industrielle en Afrique centrale. Reste désormais à transformer ces annonces en capacités effectives de production, en emplois durables et en gains mesurables pour les économies locales.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
04-06-2026 – Électricité : après Alucam, le gouvernement autorise Prometal à s’approvisionner directement sur les barrages
09-09-2025 – Aluminium : Proalu SA lance les travaux de construction d’une usine de transformation de 88 milliards de FCFA à Douala
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