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Crise post-électorale : le patronat camerounais chiffre à 254,6 milliards de FCFA les pertes des entreprises et du fisc

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Crise post-électorale : le patronat camerounais chiffre à 254,6 milliards de FCFA les pertes des entreprises et du fisc
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(Investir au Cameroun) – Les violences post-électorales qui ont émaillé l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun ont provoqué des pertes d’un montant total de 254,6 milliards de FCFA à l’économie nationale. Selon le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), qui révèle ce chiffre dans un rapport d’enquête qui vient d’être rendu public, ces manque-à-gagner sont répartis entre les entreprises et l’administration fiscale.

Concrètement, les pertes des entreprises sont globalement estimées à 211,4 milliards de FCFA, correspondant à 0,6% du PIB du Cameroun en 2025. Sur cette enveloppe, apprend-on, 202,3 milliards de FCFA représentent le manque-à-gagner occasionné par une « contraction moyenne du chiffre d’affaires de 33,5% » pendant la crise, tandis que les dommages matériels (vols, destructions, incendies) subis par les entreprises sont évalués à 9,1 milliards de FCFA.

Les pertes des entreprises ont déteint sur la collecte des recettes fiscales. En effet, précise le rapport de la principale organisation patronale du Cameroun, « les finances publiques ont également été affectées, avec un manque-à-gagner fiscal immédiat évalué à 43,3 milliards de FCFA, principalement au titre de la TVA – taxe sur la valeur ajoutée – et de l’Impôt sur les sociétés ».

Douala, épicentre de la crise

Le Gecam fait observer qu’en dépit d’une intensification « particulière » des manifestations post-électorales dans les régions du Littoral, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest, de l’Ouest et de l’Est, la ville de Douala – région du Littoral – a concentré près de 65% des pertes globales. La capitale économique camerounaise cumule toute seule un manque-à-gagner estimé à 160,3 milliards de FCFA, selon le rapport d’évaluation du patronat.

A en croire le Gecam, trois principaux secteurs d’activités ont fait les frais de la crise post-électorale d’octobre 2025 au Cameroun. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration vient en tête avec 53,4% des pertes, suivi des constructions (44,6% des pertes), puis l’industrie et l’énergie (39,8% des pertes).

Des mesures de relance

En dehors des pertes financières et matérielles, la crise post-électorale d’octobre 2025 a eu d’autres impacts sur l’économie nationale : blocage des flux logistiques affectant particulièrement l’agriculture (86%) et l’industrie (74%) ; poussée inflationniste significative, avec un taux moyen de 20,1% observé par les entreprises et atteignant 32,5% dans le secteur agricole ;  arrêts totaux d’activités ayant concerné 75% des entreprises ; tensions de trésorerie ; réduction des effectifs ; détérioration du climat social dans les entreprises…, énumère le Gecam.

Afin de pouvoir se relever de ce qu’il qualifie « de crise post-électorale d’une ampleur inédite au Cameroun», le patronat suggère au gouvernement des mesures identifiées comme « prioritaires » par les chefs d’entreprises : allègements (fiscaux) ciblés, moratoire sur les contrôles et report des échéances afin de soulager la trésorerie des entreprises ; mobilisation de mécanismes de financement incluant subventions et lignes de crédit, avec une attention particulière portée aux TPE ; réhabilitation des outils de production endommagés et renforcement de la sécurisation des zones économiques ; suspension temporaire des contrôles routiers sur les principaux corridors afin de rétablir la fluidité des échanges…

Pour crédibiliser les données collectées dans le cadre de son rapport d’évaluation de la crise post-électorale, le Gecam affirme avoir enquêté du 6 novembre au 2 décembre 2025 auprès d’un échantillon de 289 entreprises et onze organisations professionnelles totalisant un chiffre d’affaires cumulé de 4825 milliards de FCFA. « La forte concentration des répondants à Douala (78%), épicentre de la crise, garantit une excellente couverture de la zone représentant près de 67% du chiffre d’affaires national », soutient l’organisation patronale.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

09-11-2025 - Crise post-électorale : le Gecam évalue l’impact économique des violences sur les entreprises

17-11-2025 - Filière porcine : l’interprofession rassure sur la disponibilité de la viande après la crise post-électorale

30-10-2025 - Pillage des stations-service : les revendications post-électorales menacent plus de 10 000 emplois au Cameroun

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À Yaoundé, un chantier au cœur d’un bras de fer entre Ketcha Courtes et Luc Atangana?

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À Yaoundé, un chantier au cœur d’un bras de fer entre Ketcha Courtes et Luc Atangana?
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À quelques semaines de l’arrivée du Pape Léon XIV au Cameroun, un conflit ouvert opposerait la ministre de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtes, au maire de Yaoundé, Luc Messi Atangana, sur fond de retards dans des travaux routiers stratégiques.

La visite officielle du Pape Léon XIV, prévue le 15 avril prochain à Yaoundé, met en lumière de vives tensions entre autorités locales et gouvernementales. Au cœur du différend selon Equinoxe TV, les travaux de réhabilitation de l’axe Feux Marché Madagascar – Entrée Cité Verte, un tronçon clé du parcours du cortège papal, dont l’exécution accuse un important retard.

Face à l’urgence, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtes, a tenté de reprendre la main sur le chantier, une initiative perçue comme une ingérence par le maire de la ville, Luc Messi Atangana. Ce dernier avait pourtant accordé un délai supplémentaire de deux mois à l’entreprise initialement chargée des travaux, malgré le non-respect des échéances.

A en croire la même source, la situation a dégénéré lorsque la ministre s’est rendue à l’hôtel de ville, où elle aurait forcé une porte pour exiger la libération d’ouvriers interpellés par la police. Ces travailleurs, mobilisés par une entreprise sollicitée en urgence par le ministère, auraient été empêchés de poursuivre les travaux.

À moins d’un mois de l’arrivée du souverain pontife, l’impasse persiste et le chantier reste inachevé, faisant planer des incertitudes sur le bon déroulement de cette visite hautement symbolique.

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« ce n’est pas parce qu’on parle fort qu’on dit vrai »

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« ce n’est pas parce qu’on parle fort qu’on dit vrai »
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L’analyste sportif de notre landerneau croit que le journaliste chroniqueur à Radio France internationale (Rfi) a fait dans la désinformation en soutenant qu’en 1976 le Maroc a remporté la CAN en quittant le stade.

De l’avis de Junior Rengou, Remy Ngono doit faire preuve de rigueur, notamment, dans le traitement de l’information. L’analyste fait cette sortie pour recadrer le chroniquer de Radio foot international (une émission diffusée sur Rfi) qui a soutenu qu’en 1976 le Maroc a remporté la Coupe d’Afrique des nations en quittant le stade.

« Remy Ngono se présente comme journaliste, mais son approche relève davantage de celle d’un influenceur intervenant sur une radio internationale. Le journalisme, le vrai, repose sur l’enquête, la rigueur et les faits  pas sur le volume de la voix. Ce n’est pas parce qu’on parle fort qu’on dit vrai. Il propose surtout de l’entertainment sportif : du sensationnel pour amateurs de sport, avec beaucoup de forme, mais peu de fond. Affirmer qu’en 1976 le Maroc a remporté la CAN en quittant le stade est un pur mensonge. De tels propos peuvent relever de la désinformation, voire exposer leur auteur — ainsi que le média qui les diffuse — à des poursuites pour diffamation », explique Junior Rengou.

« CAN 1976 : Si tu ne peux pas voir le mensonge, tu es l’arme de celui qui ment. Les réseaux sociaux sont l’ennemi de la vérité. On revient sur des Fakes qui tournent beaucoup. Non le Maroc n’a pas quitté le terrain en finale de Can 1976, c’est confirmé avec les déclarations d’un ancien international guinéen. Je vous montre aussi les images générées par intelligence artificielle et ses gros défauts. Ceux qui ont fait ça n’ont même pas bon sur le logo ou la date  Triste réalité. Tout le monde défend son camp à tord ou à raison mais personne ne défend la vérité ou ce qui est juste. Moi je suis contre le retrait du titre au Sénégal mais je suis contre tous ces mensonges qui ne nous servent pas », poste de son côté Anthony Pla.

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« je confesse avoir abandonné le combat, et c’est signe d’intelligence »

angepoireau

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« je confesse avoir abandonné le combat, et c’est signe d’intelligence »
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LE SILENCE DE LA RAISON.

En réponse à la tribune de Jean-Pierre Bekolo, intitulée C’EST QUOI CE SILENCE (voir premier commentaire), interpellant plusieurs intellectuels, hommes politiques et acteurs majeurs de la société camerounaise, je me fais le devoir de lui apporter ma réponse.

Oui j’ai eu l’immense honneur d’être cité par ce grand homme du monde du cinéma et de la culture en général dans cette prestigieuse liste de personnalités.

Il y a des silences futiles mais également certains silences utiles, salvateurs.

Face à un peuple englué dans l’approbation de l’impossible, de l’inadmissible, de l’infamie, de l’absurde, du laid, du très laid, de la négation du bon sens, il faut tourner le dos et s’en aller.

Partir pour s’éloigner de l’abjecte, de la vomissure d’un pays et d’un peuple qui ne mérite aucune attention, aucune considération.

Le rôle d’un intellectuel est de bastonner l’inexactitude des politiques de gouvernance, de fouetter la conscience des peuples, afin de les éclairer sur ce qui est beau, ce qui leur permet d’avancer.

L’intellectuel a donc besoin de sentir l’utilité de son discours, de ses actions. Il s’agit d’un CONTRAT SOCIAL dont la dynamique positive a pour but de restaurer l’ORDRE SOCIAL.

Au Cameroun, quel est l’ordre social voulu par un peuple qui a fini par oublier Martinez ZOGO et les autres ? Un peuple qui vient d’oublier Anicet EKANE et les plus de 500 sacrifiés d’une révolution avortée ? Un peuple qui s’est adapté à la pourriture ?

Quel est l’ordre social dans un pays où un … est toujours considéré comme chef d’Etat, au point où même les plus farouches opposants de ce régime se surprennent à être déçus de l’absence d’un nouveau gouvernement… de bandits ?

Mon cher Jean-Pierre, oui je suis silencieux. Oui je confesse avoir abandonné le combat, et c’est signe d’intelligence.

J’ai tout sacrifié et perdu dans ce combat pour une fausse cause, celle d’un contrat social à la camerounaise : le « je veux voir mes enfants grandir ».

Mon silence est des plus utiles : abandonner ce peuple qui n’a pas encore assez souffert. Il doit souffrir, sous les assauts répétitifs de la mauvaise gouvernance de ceux qu’il admire paradoxalement. Quand la coupe sera pleine, qu’il disputera les poubelles avec les chiens pour calmer sa famine, que les maladies de la pauvreté auront raison sur les 2/3 de la population, il va se réveiller pour sa révolution à lui.

En attendant, je me régale dans ce que je sais faire le mieux : faire de la bonne médecine dans un pays qui a placé l’humain au centre de ses politiques de développement.

Amities

Aimé Bonny

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