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La mort de Martinez Zogo est le symptôme d’une décomposition de l’humanité en chaque Camerounais

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La mort de Martinez Zogo est le symptôme d’une décomposition de l’humanité en chaque Camerounais
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Alors que le procès sur l’assassinat du journaliste Martinez Zogo se poursuit au tribunal militaire de Yaoundé avec son lot de révélations, le Pr Vincent Sosthène Fouda propose une analyse au delà des faits.

Dans une tribune, le Pr Vincent Sosthène Fouda affirme que la tragédie de Martinez Zogo nous dit plus qu’un crime : elle nous parle de la mort de la confiance, de l’effritement du tissu humain, de cette incapacité à reconnaître dans l’autre un visage digne de respect.

« Mort à cause du mauvais coeur? Martinez Zogo où la déliquescence de notre humanité

J’écris ce texte dans l’autobus qui me ramène chez moi. Il y a des gens autour de moi, certains lisent un livre, un journal, d’autres sont sur leur téléphone, d’autres écoutent la musique, très peu parlent avec leur voisin. Simple constat.

Au final, on pourrait conclure que la mort de Martinez Zogo n’est pas seulement l’effet d’une juxtaposition de malchance et du mauvais cœur des uns et des autres, mais le symptôme d’une décomposition plus vaste : celle de l’humanité en chaque Camerounais. Une affaire de quartier, certes, mais qui révèle, à travers ses complicités et ses trahisons, la faillite des liens qui devraient nous protéger.

Son garde du corps est son cousin il est aussi l’ami de son assassin présumé. Il incarne cette confusion des rôles où la proximité devient menace. Le journaliste, confrère venu l’interviewer, se transforme en marchand d’informations, prêt à monnayer la vérité. Qui donc inviter à sa table, quand chaque visage familier peut se révéler masque ?

Depuis des mois, je scrute les pages Facebook de mes proches : celle de mon épouse, où des admirateurs l’appellent « cousine », « grande sœur » ; celles de mes filles et belles-filles, où se tissent des réseaux invisibles d’affection et de désir. Et parfois, je me surprends à hésiter devant le simple verre d’eau posé sur la table, comme si la confiance elle-même était devenue suspecte.

Emmanuel Mounier nous rappelait que la personne n’existe que dans la fidélité à autrui ; or ici, la personne se dissout dans l’intérêt et la duplicité. Emmanuel Levinas, que j’ai eu comme enseignant, dans son éthique du visage, voyait dans l’autre une promesse de responsabilité ; mais que reste-t-il de cette promesse quand le visage du frère ou du cousin se confond avec celui du bourreau ?

Hannah Arendt, dans ses correspondances parisiennes avec Walter Benjamin, évoquait la douleur de la trahison des amis, cette fracture intime qui révèle la fragilité de toute communauté humaine. Benjamin lui-même, exilé et trahi, savait que la perte de confiance est une mort lente, une agonie de l’esprit.

Ainsi, la tragédie de Martinez Zogo nous dit plus qu’un crime : elle nous parle de la mort de la confiance, de l’effritement du tissu humain, de cette incapacité à reconnaître dans l’autre un visage digne de respect. Et c’est peut-être là, dans cette hésitation à boire un verre d’eau, dans ce soupçon qui s’installe au cœur des relations les plus proches, que se joue la véritable mort de l’humanité ».

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Dargala : cinq conseillers municipaux démissionnent de l’UNDP de Bouba Maigari

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Cinq conseillers municipaux de Dargala ont annoncé leur démission collective de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) et leur ralliement au Rassemblement […]

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9 maires convoqués d’urgence au Contrôle supérieur de l’État

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9 maires convoqués d’urgence au Contrôle supérieur de l’État
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Dans un communiqué en date du 17 septembre 2026, le ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’État, président du Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF), Mbah Acha Rose Fomundam, lance une convocation d’urgence.

Le contrôle supérieur de l’État passe à l’action. Et dans son viseur se trouvent des chefs d’exécutifs municipaux en fonction et un ancien. Ce jeudi, le ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’État, président du Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf), convoque certains chefs à la tête de certaines collectivités territoriales décentralisées. Ils ont l’obligation de se présenter dans ses services, au bâtiment B (deuxième étage, porte B 203), sis en face du parquet administratif, ‘’pour affaire très urgente les concernant ».

Ce que risquent les personnalités convoquées

La convocation du Conseil de discipline budgétaire et financière n’est pas un appel anodin. Cette instance est la juridiction administrative qui juge les fautes de gestion commises par les ordonnateurs du budget public. Une convocation « pour affaire très urgente » signifie en général que l’audit du Consupe a déjà bouclé son rapport et a détecté des irrégularités graves pouvant être la surfacturation, les marchés publics fictifs, les détournements, l’utilisation des fonds communaux à des fins personnelles, ou le non-reversement des recettes.

Les sanctions prévues par la loi vont de l’amende et du débet (obligation de rembourser) à l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant plusieurs années, voire la transmission du dossier au Tribunal criminel spécial (TCS) si le montant est supérieur à 50 millions FCFA.

Cette action s’inscrit dans la grande opération d’assainissement de la gestion des CTD lancée depuis 2024 par la présidence, après plusieurs rapports accablants sur la gestion des fonds BIP et Feicom dans les mairies.

Les personnalités convoquées sont :

01 Dr NOAH Vincent de Paul, maire d’Okola (Centre)

02 IPOUA Robert Olivier maire de Campo (Sud)

03 ETO Romain Roland maire de Nanga Eboko (Centre)

04 AKONO ALINGA André Rémi maire d’Awae (Centre)

05 NJATOU NGADEP Nazaire Brolin ex-maire de Makenene (Centre)

06 EBWEA Pierre Honoré maire Mouanko (Littoral)

07 MANFO SONGONG Jean René maire Penja (Littoral)

08 NJOYA INOUSSA maire de Foumbot (Ouest)

09 MANFRED NJECACAL maire de Dibamba (Littoral)

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« De quelle Bamiphobie parle-t-on contre Maurice Kamto ? » : questionne Moussa Njoya

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Pour le politologue, « ceux qui expliquent systématiquement la répression politique dont est victime le Pr Maurice Kamto par la Bamiphobie, c’est-à-dire la hai.ne systémique des […]

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