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le diagnostic sans détour du Dr Christopher Fomunyoh

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le diagnostic sans détour du Dr Christopher Fomunyoh
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Le Dr Christopher Fomunyoh, chercheur associé principal pour l’Afrique et directeur régional de l’Institut national démocratique (NDI), basé à Washington, a apporté un éclairage important sur la récurrence des coups d’État militaires sur le continent.

Ce défenseur de la démocratie, reconnu internationalement, attribue la multiplication des coups d’État en Afrique à la mauvaise gouvernance et au déclin de la démocratie.

Cet expert camerounais en bonne gouvernance, basé aux États-Unis, a tenu ces propos en commentant la récente tentative de coup d’État militaire déjouée au Bénin.

Pour rappel, un groupe de soldats béninois avait tenté un coup d’État, mais l’armée béninoise, avec l’aide des forces nigérianes, a rapidement déjoué cette tentative visant à renverser le président Patrice Talon.

Intervenant sur la chaîne d’information internationale allemande Deutsche Welle (DW), ce fervent défenseur de la bonne gouvernance a déploré que la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest retombent dans l’ère des coups d’État et des contre-coups d’État.

Interrogé sur le retour effectif du calme au Bénin, le Dr Fomunyoh a déclaré à un média allemand : « À mon avis, il est tout à fait justifié de croire M. Talon. Il n’aurait pas eu la confiance nécessaire pour s’adresser à la nation à la télévision nationale s’il n’avait pas été certain d’être en sécurité, que les instigateurs de la tentative de coup d’État étaient arrêtés et que la situation était sous contrôle.»

Il a poursuivi : « Par conséquent, j’estime que la normalité commence à revenir au Bénin et la CEDEAO souhaite envoyer des troupes en renfort à l’armée béninoise pendant son enquête visant à faire la lumière sur cette tentative de coup d’État.»

Interrogé sur le caractère surprenant de cette tentative de coup d’État, le Dr Fomunyoh a été catégorique.

Le Camerounais a déclaré : « Il est fort regrettable que, depuis trois ou quatre ans, des images comme celles-ci, montrant des soldats… devant les chaînes de télévision nationales, soient devenues monnaie courante dans la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest, une sous-région qui, pendant deux ou trois décennies, a réalisé des progrès considérables en matière de gouvernance démocratique. »

Il a immédiatement déploré : « Il est vraiment regrettable que nous retournions à l’ère des coups d’État et contre-coups d’État militaires. C’est donc, d’une certaine manière, surprenant, mais en même temps, nous savons que le Bénin a été un pays pionnier en matière de démocratisation en Afrique de l’Ouest… Les citoyens béninois ont appris à exprimer leurs griefs par le biais des processus politiques et des urnes… J’ai été vraiment surpris qu’une telle chose se produise, cinq mois avant la fin du mandat du président Talon. »

Interrogé sur les mesures que pourraient prendre les dirigeants béninois pour rétablir l’ordre dans le pays, le Dr Fomunyoh a déclaré : « Il me semble que l’armée a la mainmise sur la situation et que le président Talon est aux commandes… et il trouvera un moyen de régler les comptes. Il serait fort regrettable que la situation soit gérée de manière à exacerber les tensions au sein de l’armée… mais bien sûr, étant donné l’attaque dont sa résidence a été victime, le président Talon est lui-même profondément traumatisé et, en tant que chef de l’État et commandant en chef des forces armées, il gérera probablement cette affaire de façon à éviter que de telles tensions ne se reproduisent dans les années à venir.»

Il a poursuivi : « …Je ne serais pas surpris que des mesures fermes soient prises, mais il (Talon) devra veiller à ce qu’elles le soient dans le plein respect de l’État de droit et des droits de toutes les personnes impliquées. »

Déploration des défaillances de la gouvernance

Commentant l’état de la démocratie en Afrique de l’Ouest, le Dr Fomunyoh a déploré les défaillances de la gouvernance dans la plupart des pays de la sous-région.

Il a déclaré : « Il faut reconnaître honnêtement que nous avons constaté un véritable recul de la démocratie ces cinq à dix dernières années. Nombre des aspirations des Africains de l’Ouest à une gouvernance juste ont été déçues par les piètres performances de certains dirigeants, y compris ceux qui avaient été initialement élus démocratiquement.»

« Il règne donc une certaine frustration au sein de la société. C’est pourquoi, parfois, lorsque des coups d’État surviennent, les citoyens restent indifférents, voire applaudissent. Je tiens toutefois à préciser que les coups d’État et les juntes militaires ne sont pas la solution, car le seul moyen pour les régimes militaires de se maintenir au pouvoir est de bafouer les libertés et les droits politiques des citoyens », a-t-il poursuivi.

Le Dr Fomunyoh a fait remarquer : « Je pense que la sous-région traverse une période très difficile… une grande majorité d’Africains de l’Ouest aspirent à des sociétés démocratiques… les pays qui ne sont pas sous régime militaire doivent améliorer leurs performances et la qualité des services qu’ils offrent à leurs citoyens… ceux qui sont actuellement sous régime militaire doivent trouver le moyen d’opérer des transitions permettant le retour à un pouvoir civil.»

La CEDEAO n’est pas responsable

Par ailleurs, s’exprimant sur le même sujet sur la chaîne d’information internationale américaine CNN, le Dr Christopher Fomunyoh a rejeté les allégations selon lesquelles la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) n’en faisait pas assez pour empêcher la multiplication des coups d’État dans la sous-région. Le Dr Fomunyoh a affirmé catégoriquement que le problème se situe ailleurs.

Il a déclaré à CNN : « La faute n’incombe pas à la CEDEAO, mais plutôt à la manière dont chacun de ces pays gère ses relations civilo-militaires. Ce qui fait la différence pour le Bénin, c’est que c’est le gouvernement en exercice du président Patrice Talon qui a immédiatement sollicité l’aide du Nigéria et de la CEDEAO pour déjouer le coup d’État. »

Le Dr Fomunyoh a expliqué : « Dans certains cas, les gouvernements avaient déjà été renversés avant même que la CEDEAO n’intervienne… La capacité de la CEDEAO a donc été mise à rude épreuve, car en 2001, elle a adopté un protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui impose aux gouvernements membres de respecter des normes de gouvernance justes et stipule qu’elle ne peut ni autoriser ni reconnaître les régimes militaires. »

« …Face à la situation au Sahel, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, elle a dû adopter une position ferme en affirmant qu’elle ne reconnaîtrait pas les régimes arrivés au pouvoir par des coups d’État militaires. Il est difficile de renverser un coup d’État une fois qu’il a été perpétré, mais heureusement pour le Bénin, le coup d’État n’avait pas encore abouti », a-t-il poursuivi.

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Tempête sur Trabzonspor, André Onana fragilisé après le revers face à Fenerbahçe

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Tempête sur Trabzonspor, André Onana fragilisé après le revers face à Fenerbahçe
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Prêté en Super Lig pour retrouver du rythme, André Onana vit l’effet inverse. Après la défaite 3-2 contre Fenerbahçe, le portier camerounais se retrouve dans le collimateur du staff de Trabzonspor, qui n’exclut plus une mise sur le banc.

Il était arrivé en Turquie auréolé d’un palmarès éloquent — Ligue des champions avec l’Inter Milan, recrutement XXL à Manchester United — et avec la mission implicite de dominer un championnat qu’il devait, pensait-on, survoler. Mais le football a le don de rappeler à l’ordre les certitudes trop bien établies. André Onana en fait l’amère expérience depuis plusieurs semaines sur les bords de la mer Noire.

La défaite concédée face à Fenerbahçe (3-2), dimanche, a fait l’effet d’un révélateur. Dans les moments décisifs, le gardien de 29 ans n’a pas su peser sur la rencontre. Ses hésitations et son manque d’autorité dans la surface ont nourri les critiques d’une presse locale qui ne lui accorde plus le bénéfice du doute. Les supporters, eux, n’ont pas tardé à amplifier le malaise sur les réseaux sociaux.

Des statistiques correctes qui cachent une réalité moins flatteuse

Sur le papier, le bilan d’Onana depuis son intégration dans le onze, à la 5e journée de Super Lig, reste défendable. En 18 matchs de championnat, il affiche 25 buts encaissés, soit 1,38 par rencontre — une moyenne qui, dans l’absolu, ne plaide pas pour un homme en perdition. Il a même traversé une séquence impressionnante de 620 minutes sans prendre de but, signant au passage plusieurs clean sheets qui avaient, un temps, dissipé les doutes.

Mais c’est précisément ce contraste qui inquiète désormais le staff technique de Trabzonspor. L’écart entre le meilleur Onana et le moins bon est trop grand, trop imprévisible. Et dans un championnat aussi intense que la Super Lig, où chaque point peut faire basculer une saison, l’irrégularité d’un dernier rempart se paie cash.

La menace vient de l’intérieur

Selon plusieurs sources proches du club, la direction sportive envisagerait sérieusement d’instaurer une rotation dans les cages si Onana ne redresse pas rapidement la barre. Deux noms circulent dans les couloirs du stade Papara Park : Onuralp Çevikkan et le jeune Ahmet Doğan Yıldırım, qui observent, attendent, et s’entraînent avec l’appétit de ceux qui sentent leur heure approcher.

Pour un joueur prêté par Manchester United — club qui le surveille nécessairement de loin — l’image renvoyée depuis quelques semaines est loin d’être idéale. Pire encore, les échéances internationales avec le Cameroun se profilent à l’horizon, et un gardien qui perd sa place en club envoie rarement le bon signal aux sélectionneurs.

Une marge de manœuvre qui se rétrécit

Le message qui filtre de Trabzonspor est, en tout cas, sans ambiguïté : le capital de confiance engrangé en début de saison a été en grande partie consommé. En Turquie, la patience des dirigeants et des supporters est une denrée rare, et le statut international d’un joueur n’a jamais constitué une assurance tous risques.

André Onana se retrouve donc à un carrefour. Soit il retrouve rapidement la solidité et le leadership qui avaient fait de lui l’un des gardiens les plus en vue d’Europe, soit il risque de voir son aventure turque se transformer en parenthèse douloureuse dans une carrière jusqu’ici bien construite. La réponse, elle, devra venir sur le terrain — et vite.

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première titularisation, premier but et prestation complète avec Al Ittihad

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première titularisation, premier but et prestation complète avec Al Ittihad
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Le défenseur camerounais Stéphane Keller n’aurait pas pu rêver meilleure entrée dans la peau de titulaire. Aligné d’entrée lors de la large victoire d’Al Ittihad face à Al Sadd (4-1), dans le cadre de la Ligue des Champions asiatique, le défenseur a livré une prestation aussi solide qu’efficace.

Positionné en charnière défensive, Keller a rapidement marqué les esprits en inscrivant son premier but sous ses nouvelles couleurs. Profitant d’une phase arrêtée parfaitement exploitée, le Camerounais a contribué à asseoir la domination de son équipe dans une rencontre globalement maîtrisée par les Saoudiens.

Mais la performance du défenseur ne s’est pas limitée à son apport offensif. Sérieux et appliqué dans ses interventions, Keller s’est illustré par son activité défensive, totalisant trois récupérations précieuses. Combatif dans les duels, il a également remporté deux de ses cinq confrontations directes, participant activement à la solidité du bloc défensif d’Al Ittihad.

Cette prestation aboutie pourrait marquer un tournant pour Keller, qui confirme déjà la confiance placée en lui par son staff technique. Avec une telle entrée en matière, le défenseur camerounais envoie un message fort et s’impose comme une option crédible pour s’installer durablement dans l’effectif.

Al Ittihad, de son côté, poursuit son parcours continental avec ambition, porté par un collectif en confiance et des individualités capables de faire la différence, à l’image de la soirée réussie de Stéphane Keller.

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Pénétrante Nord de Yaoundé : les travaux à l’arrêt, des blocages administratifs du préfet du Mfoundi pointés du doigt

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Pénétrante Nord de Yaoundé : les travaux à l’arrêt, des blocages administratifs du préfet du Mfoundi pointés du doigt
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(Investir au Cameroun) – La voie de contournement de la sortie nord de la capitale Yaoundé pourrait bien ne pas dépasser les 13 % de réalisation en 2026. C’est du moins l’inquiétude exprimée par les responsables du ministère des Travaux publics dans le plan de travail annuel que cette administration entend mettre en œuvre au cours de cette année. Le document consulté par Investir au Cameroun indique des freins administratifs sur le projet d’aménagement de la voie de contournement de la sortie nord de Yaoundé, notamment sur le tronçon Nkometou-Carrefour Ekabita Mendoum-Carrefour Ezezan-Carrefour Katanga (Nyom 2)-Carrefour Yegassi-Carrefour Febe Village, et la voie de raccordement de la boucle routière au niveau d’Obac.

Le ministère des Travaux publics rapporte ainsi que les travaux sont à l’arrêt « pour non-libération de l’emprise ». Cette route traversant deux départements, « le préfet du département de la Lékié a transmis le rapport partiel sur 16 km déjà évalués et réclame des frais supplémentaires pour la suite de l’évaluation », peut-on lire dans le document susmentionné. La même source ajoute que, de son côté, le préfet du Mfoundi « n’a toujours pas transmis son rapport malgré de multiples relances du maître d’ouvrage », or « les sous-traitants en charge du déplacement des réseaux sont déjà sur le terrain ».

La conséquence directe est que le ministère des Travaux publics ne peut programmer un calendrier d’avancement du chantier sur l’année.

À l’inverse, le ministère prévoit des avancées sur les autres sections de cette route. Il s’agit du lot 1, qui consiste au dédoublement de la route Olembe-échangeur Obala et au renforcement de la route Obala-Batchenga.

Par ailleurs, le plan de travail annuel du ministère des Travaux publics indique que le projet est évalué à plus de 26 milliards FCFA. Les travaux ont été confiés à l’Égyptien Arab Contractors, et le chantier a officiellement été lancé en 2024.

Ludovic Amara

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