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Cemac : la BEAC durcit à nouveau l’accès au crédit pour contrer la baisse des réserves en devises

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Cemac : la BEAC durcit à nouveau l’accès au crédit pour contrer la baisse des réserves en devises
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(Investir au Cameroun) – La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – a décidé de relever de 25 points de base ses deux principaux directeurs. La mesure a été prise à l’issue de la dernière session du Comité de politique monétaire (CPM) de l’année 2025, tenue le 15 décembre dernier à Yaoundé au Cameroun.

Concrètement, le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), qui est la rémunération perçue par la banque centrale pour fournir de la liquidité aux banques commerciales, passe de 4,5% à 4,75%. Le taux de la facilité de prêt marginal, qui est la rémunération de la banque centrale lorsqu’elle fournit de la liquidité aux banques commerciales pour une durée n’excédant pas 24 heures, passe quant à lui de 6% à 6,25%.

La décision prise par le CPM de la BEAC marque le retour à une politique monétaire d’austérité entamée depuis la fin de l’année 2021. Mais, la banque centrale avait décidé d’y surseoir provisoirement le 24 mars 2025, en procédant à une première baisse de ses principaux taux directeurs après trois années de relèvement progressif. Objectif : relancer le financement de l’économie à travers les banques, pour impulser la croissance économique dans la sous-région.

Importations massives

Grâce au nouveau relèvement des instruments de pilotage de la politique monétaire, la BEAC veut rendre le refinancement auprès de la banque centrale plus coûteux pour les banques commerciales. La banque centrale espère que cela va entraîner une augmentation des taux d’intérêts sur le crédit, restreignant ainsi l’accès des agents économiques au financement bancaire.

Selon le gouverneur de la BEAC, le Centrafricain Yvon Sana Bangui, à travers cette mesure, la banque centrale des pays de la Cemac entend non pas combattre l’inflation comme d’habitude – à 2,2% en 2025, elle est d’ailleurs redescendue sous le seuil de tolérance communautaire de 3% pour la première fois depuis trois ans – mais plutôt préserver les réserves en devises de la sous-région. Elles sont annoncées en baisse de 2,6% au 31 décembre 2025, pour se situer à 6377,3 milliards de FCFA, correspondant à 4,2 mois d’importations contre 4,9 mois en 2024.

En effet, selon la BEAC, la majeure partie des financements bancaires obtenus par les agents économiques dans la zone Cemac est orientée vers les importations massives, entraînant une érosion des réserves en devises de la sous-région. Les réserves en devises ou réserves de change d’un pays sont constituées des recettes d’exportation et des emprunts en monnaies étrangères. Elles servent à payer la facture des importations dudit pays.

Une croissance économique atone

En vertu des accords qui lient la France aux États de la Cemac, les réserves en devises de cette communauté sont centralisées dans un compte unique – le« compte d’opérations » –et servent à financer solidairement les importations de biens et services des différents pays. Toute pression accrue sur ces avoirs extérieurs expose l’ensemble de la sous-région à des tensions de trésorerie pour les paiements à l’étranger et peut, en cas de dégradation prolongée, conduire à un ajustement monétaire – notamment une dévaluation – si le niveau des réserves franchit un seuil critique.

De l’avis du gouverneur de la BEAC, le niveau d’érosion des réserves de change enregistré dans la Cemac depuis 2023 commande logiquement que les principaux taux directeurs de la banque centrale soient davantage élevés, pour freiner plus vigoureusement le financement des importations.

«Mais, nous avons décidé de procéder à un réajustement moins drastique de ces taux directeurs, parce que nous tenons également compte de la nécessité de relancer la croissance économique, qui a été atone dans la sous-région en 2025 », affirme Yvon Sana Bangui. En effet, selon le communiqué ayant sanctionné le dernier CPM de la BEAC de l’année 2025, la croissance économique dans la Cemac ressort à 2,4% cette année, après 2,7% en 2024, en lien avec la contraction de l’activité pétrolière.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

17-06-2025 - Réserves de change : avec 40 à 58% des volumes chaque année, le Cameroun garantit tout seul les importations de la Cemac

25-03-2025 - Inflation, réserves en devises, taux directeurs, croissance… : la Cemac prend un bol d’air après un avis de tempête

26-09-2024 - Cemac : la BEAC annonce un repli accentué des réserves de change (5 %) en 2024, malgré une réglementation plus rigide

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Dargala : cinq conseillers municipaux démissionnent de l’UNDP de Bouba Maigari

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Cinq conseillers municipaux de Dargala ont annoncé leur démission collective de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) et leur ralliement au Rassemblement […]

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9 maires convoqués d’urgence au Contrôle supérieur de l’État

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9 maires convoqués d’urgence au Contrôle supérieur de l’État
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Dans un communiqué en date du 17 septembre 2026, le ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’État, président du Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF), Mbah Acha Rose Fomundam, lance une convocation d’urgence.

Le contrôle supérieur de l’État passe à l’action. Et dans son viseur se trouvent des chefs d’exécutifs municipaux en fonction et un ancien. Ce jeudi, le ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’État, président du Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf), convoque certains chefs à la tête de certaines collectivités territoriales décentralisées. Ils ont l’obligation de se présenter dans ses services, au bâtiment B (deuxième étage, porte B 203), sis en face du parquet administratif, ‘’pour affaire très urgente les concernant ».

Ce que risquent les personnalités convoquées

La convocation du Conseil de discipline budgétaire et financière n’est pas un appel anodin. Cette instance est la juridiction administrative qui juge les fautes de gestion commises par les ordonnateurs du budget public. Une convocation « pour affaire très urgente » signifie en général que l’audit du Consupe a déjà bouclé son rapport et a détecté des irrégularités graves pouvant être la surfacturation, les marchés publics fictifs, les détournements, l’utilisation des fonds communaux à des fins personnelles, ou le non-reversement des recettes.

Les sanctions prévues par la loi vont de l’amende et du débet (obligation de rembourser) à l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant plusieurs années, voire la transmission du dossier au Tribunal criminel spécial (TCS) si le montant est supérieur à 50 millions FCFA.

Cette action s’inscrit dans la grande opération d’assainissement de la gestion des CTD lancée depuis 2024 par la présidence, après plusieurs rapports accablants sur la gestion des fonds BIP et Feicom dans les mairies.

Les personnalités convoquées sont :

01 Dr NOAH Vincent de Paul, maire d’Okola (Centre)

02 IPOUA Robert Olivier maire de Campo (Sud)

03 ETO Romain Roland maire de Nanga Eboko (Centre)

04 AKONO ALINGA André Rémi maire d’Awae (Centre)

05 NJATOU NGADEP Nazaire Brolin ex-maire de Makenene (Centre)

06 EBWEA Pierre Honoré maire Mouanko (Littoral)

07 MANFO SONGONG Jean René maire Penja (Littoral)

08 NJOYA INOUSSA maire de Foumbot (Ouest)

09 MANFRED NJECACAL maire de Dibamba (Littoral)

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« De quelle Bamiphobie parle-t-on contre Maurice Kamto ? » : questionne Moussa Njoya

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Pour le politologue, « ceux qui expliquent systématiquement la répression politique dont est victime le Pr Maurice Kamto par la Bamiphobie, c’est-à-dire la hai.ne systémique des […]

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