Actualités locales
Dreamers appelle le peuple à prendre le pouvoir à la base

À l’approche des élections législatives et municipales de 2026, le parti Dreamers lance un message offensif à l’endroit des Camerounaises et des Camerounais.
Pour cette formation politique, l’heure n’est plus aux regrets ni à la résignation. Le constat est sans appel : le pouvoir ne s’obtient pas par les discours, il se conquiert par l’engagement direct dans les instances de décision.
Dans son appel, Dreamers souligne que l’avenir du Cameroun se joue d’abord au niveau local. Les choix qui structurent le quotidien des populations prennent forme dans les communes, les conseils municipaux et à l’Assemblée nationale. Se tenir à l’écart de ces espaces revient, selon le parti, à accepter que d’autres décident pour la majorité. Face à ce risque, Dreamers invite les citoyens à rompre avec la posture de simples observateurs et à devenir des acteurs du changement.
Le parti affirme vouloir rassembler largement, au-delà des clivages traditionnels. Jeunes, femmes, travailleurs, entrepreneurs, intellectuels ou citoyens longtemps marginalisés sont invités à rejoindre la dynamique. Aucune appartenance politique préalable n’est exigée. Dreamers se dit prêt à accueillir toutes celles et tous ceux qui souhaitent transformer leurs frustrations en projets concrets et leurs espoirs en décisions publiques.
Pour la formation, briguer un mandat électif ne saurait être une quête de reconnaissance personnelle. Être député, maire ou conseiller municipal signifie assumer un engagement en faveur de la justice sociale, de la proximité avec les populations et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques. La politique, insiste Dreamers, doit être un service rendu au peuple et non une carrière.
Le double scrutin législatif et municipal est annoncé pour mai 2026, avec une convocation du corps électoral prévue début février. Les Camerounaises et Camerounais remplissant les conditions légales sont appelés à déposer leur dossier de candidature au Bureau national des élections de Dreamers à Douala, au plus tard le 25 janvier 2026. Dans une démarche présentée comme une rupture avec les pratiques d’exclusion, le parti annonce qu’il prendra en charge les cautions de toutes ses listes municipales validées.
À travers cet appel, Dreamers entend faire de l’année 2026 un tournant décisif. Pour le parti, il ne s’agit pas d’une échéance électorale ordinaire, mais d’un moment clé pour reprendre collectivement la maîtrise des décisions publiques. Le message est clair : le changement n’attend pas, il se construit par l’engagement citoyen.


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Affaire Charlotte Dipanda-Annie Payep : « ne détournez pas le débat! »

La journaliste Annie Payep questionne la condamnation faite à la diva Charlotte Dipanda, pour l’invitation acceptée à Canal d’or.
Certains Camerounais critiquent le fait que la chanteuse de renom Charlotte Diva ait accepté l’invitation de Canal d’or. Il convient de préciser que, selon des indiscrétions, sa présence à l’évènement a été refusée par la présidence de la République. Cela serait dû à une prise de parole faite dans les années passées. Elle s’était montrée favorable au changement au sommet de l’État. La journaliste Annie Payep s’étonne du fait qui lui soit reproché d’avoir voulu participer à un évènement parrainé par la Première Dame Chantal Biya.
« Vous reprochez à cette artiste, une de nos valeurs sûres, d’avoir accepté de prester aux #Canal2or sous prétexte qu’elle avait donné un avis sur une question politique ? Jusqu’à parler d’incohérence ? Sérieux ? Donc donner un avis t’empêche de prester à un événement où sont présentes certaines personnes qui, plus, restent un évènement privé ? Consacré à célébrer l’art ? Pourquoi vous voulez absolument enfermer les artistes ? Tout cela pour vous éloigner du vrai sujet. Un/une artiste n’a-t-il/elle pas le droit de donner un avis? N’est-il/elle pas avant tout un/une citoyen (ne) comme un/e autre ? Pourquoi déplacer le débat ? Le fait de rire, danser, travailler ou côtoyer certaines personnes (pour reprendre certain.e.s) empêche-t-il de donner son avis sur la marche du pays? De faire son boulot d’artiste quand on y est appelé ? Elle y allait pour chanter, ce qu’elle sait faire avec beaucoup de talent. Est-elle militante de quoi que ce soit ? Vous validez même quoi ainsi ? Le sujet de fond est beaucoup plus grave. Et c’est le seul sujet à l’ordre du jour auquel il faut opposer un véto absolu. Comment en sommes-nous arrivés là ? », a-t-elle écrit.
Il faut dire qu’en parlant d’alternance, la diva Charlotte Dipanda pense que le développement du pays pourrait venir avec le départ du pouvoir du président Paul Biya.
« Tant qu’il n’y a pas d’alternance, il n’y a pas véritablement de développement possible », affirmait-elle dans cette intervention. Effectivement, j’ai vraiment eu la chance en tant que Camerounaise d’aller dans plusieurs régions du Cameroun. C’est un atout parce que les Camerounais à l’intérieur du pays ne voyagent pas beaucoup. Donc chacun reste dans sa région, dans sa ville. Souvent, on nait, on grandit et puis les autres, on les voit toujours comme si c’était un peu des étrangers. D’où l’appellation de l’Afrique en miniature. C’est vraiment un pays qui, du nord au sud, est complètement différent. Les gens ont des postures différentes, des cultures différentes. D’ailleurs, on a plus de 200 langues au Cameroun. D’où la difficulté, même pour un chef d’État, de diriger tous ces Camerounais de tous bords, différents. Mais j’avoue que moi, par exemple, je n’ai connu que le président actuel. Qu’est-ce que ça me ferait du bien d’avoir une autre proposition, de se dire que c’est une époque qui est inéluctablement révolue aujourd’hui et qu’on a besoin de voir ce que ce pays peut apporter à cette jeunesse-là qui est différente. Parce que c’est une jeunesse qui est ouverte aussi à l’extérieur, qui voit ce qui se passe ailleurs et qui a le devoir, en tout cas l’espère aussi pour son pays», avait-elle déclaré.
L’article Affaire Charlotte Dipanda-Annie Payep : « ne détournez pas le débat! » est apparu en premier sur Cameroun Actuel.
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