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« la mort d’Ekane peut compromettre la visite du Pape au Cameroun – Interview

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« la mort d’Ekane peut compromettre la visite du Pape au Cameroun – Interview
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Alors que le Cameroun s’apprête à accueillir le pape Léon XIV à partir du 6 février 2026, dans un contexte post-électoral tendu et marqué par des crises sécuritaires persistantes, nous avons rencontré le professeur Vincent-Sosthène FOUDA ESSOMBA, socio-politolgue et spécialiste des relations diplomatiques du Saint-Siège avec l’Afrique. Il est l’auteur de l’ouvrage Église et États-Nations : un couple tenté par l’adultère.

Publié en 2005 aux éditions L’Harmattan, ce livre de 235 pages explore les liens complexes, souvent ambigus, entre les Églises chrétiennes et les États postcoloniaux africains. Fouda y développe le concept d’États-nations tri-confessionnels, pour désigner ces configurations politiques où coexistent plusieurs traditions religieuses (chrétienne, musulmane, traditionnelle) dans un espace national hérité de la colonisation.

À rebours du modèle occidental de laïcité, Vincent Sosthène Fouda montre comment, en Afrique noire, la religion et la politique entretiennent des rapports quasi-maritales, parfois complices, parfois conflictuels, souvent marqués par des tentations de domination réciproque — d’où le titre évocateur de « couple tenté par l’adultère ».

À travers une analyse théologico-politique nourrie d’exemples concrets, l’auteur interroge les effets de cette proximité sur la démocratie, la citoyenneté, la justice sociale et la légitimité des institutions. Il plaide pour une redéfinition des rôles respectifs de l’Église et de l’État, dans le respect de la pluralité religieuse et des exigences éthiques du vivre-ensemble. Il décrypte pour nous les enjeux de cette visite apostolique exceptionnelle.

Lire ici l’entretien exclusif accordé à Actu Cameroun :

La rédaction : Professeur Vincent-Sosthène FOUDA, que signifie une visite papale dans un pays comme le Cameroun, en proie à une crise politique et sécuritaire?

Prof Vincent-Sosthène FOUDA: Une visite du pape n’est jamais anodine. Elle est d’abord un geste pastoral, un acte de proximité avec les fidèles, mais elle porte aussi une charge symbolique et diplomatique considérable. Dans le cas du Cameroun, le Saint-Père vient dans un pays blessé, fracturé, où la parole de l’Église peut encore faire autorité. Il ne s’agit pas d’un soutien à un régime ou à une opposition, mais d’un appel à la paix, à la justice et à la réconciliation.

La rédaction : Le contexte est particulièrement tendu : élections contestées, guerre dans les régions anglophones, présence de Boko Haram, opposition muselée… Le Vatican peut-il rester neutre?

Prof Vincent-Sosthène FOUDA : Il ne s’agit pas d’une posture diplomatique, mais d’un engagement éthique fondé sur une tradition bimillénaire. Le Saint-Siège, dans la lignée de Rerum Novarum (1891) de Léon XIII jusqu’à Fratelli Tutti (2020) du pape François, ne prend pas parti pour un camp politique, mais il prend toujours parti pour la dignité humaine, pour les droits fondamentaux, pour les plus vulnérables. C’est ce que rappelle avec force Gaudium et Spes (1965) : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ » (§1).

Dans un contexte marqué par des élections contestées, une guerre larvée dans les régions anglophones, la menace persistante de Boko Haram et une opposition muselée, le silence serait une complicité. Le pape Léon XIV, dans la lignée de ses prédécesseurs, portera une parole de vérité. Il parlera aux autorités, mais aussi au peuple. Il rappellera que la paix ne peut se construire sans justice, que la stabilité ne peut se faire au prix du silence sur les souffrances.

L’option préférentielle pour les pauvres, principe fondamental de la doctrine sociale de l’Église, impose une vigilance éthique : « Devant les multiples formes d’injustice et de marginalisation, l’Église fait sienne la cause des pauvres » (Sollicitudo Rei Socialis, Jean-Paul II, §42). Cette option n’est pas une idéologie, mais une exigence évangélique : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).

Ainsi, l’impartialité du Saint-Siège n’est pas une neutralité passive, mais une fidélité active à l’Évangile. Elle se traduit par une dénonciation des structures de péché, une défense des droits humains, et un appel constant à la conversion des cœurs et des institutions. Caritas in Veritate (Benoît XVI) le souligne : « Le développement d’un peuple ne peut se faire sans hommes droits, sans institutions justes, sans une culture du don et de la solidarité » (§11).

Dans cette perspective, le Saint-Siège ne peut se taire. Il est appelé à être la voix de ceux qu’on n’écoute pas, le témoin d’une espérance qui ne pactise ni avec l’injustice ni avec la peur.

La rédaction : Peut-on s’attendre à une prise de parole forte du pape sur les prisonniers politiques ou les violences dans le NOSO?

Prof Vincent-Sosthène FOUDA : Le pape Léon XIV n’est pas un chef d’État ordinaire. Il n’agit pas dans le registre de la diplomatie classique, mais dans celui de la conscience morale universelle. Ses paroles sont rares, mais elles portent. Et lorsqu’il parle, c’est pour éveiller, pour consoler, pour dénoncer.

Ces derniers jours, le Saint-Père a lancé un appel vibrant à la libération des prêtres et fidèles enlevés dans le Nord-Ouest du Cameroun, exprimant « sa grande douleur » et rappelant que les églises et les écoles doivent rester « toujours et partout des lieux sûrs ». Ce n’est pas un geste anodin. C’est un signal clair que le Vatican suit de très près la situation dans les régions anglophones du Cameroun, où les prêtres eux-mêmes sont devenus des cibles dans un conflit qui broie les plus vulnérables.

Le Nonce apostolique, représentant du Saint-Siège au Cameroun, est actuellement en tournée dans le pays. Cette mission diplomatique et pastorale vise à prendre le pouls de la situation sécuritaire, à rencontrer les communautés éprouvées, mais aussi à rassurer Rome sur les conditions d’un éventuel déplacement papal ou d’une prise de parole plus directe. Ce ballet diplomatique est scruté avec attention, tant par les autorités que par la société civile camerounaise.

Dans ce contexte, une rencontre du pape avec des familles de victimes, des représentants de la société civile ou des leaders religieux du NOSO serait un geste fort. Elle incarnerait cette « diplomatie de la proximité » chère au pape François et désormais poursuivie par Léon XIV. Elle traduirait aussi l’option préférentielle pour les pauvres et les opprimés, pilier de la doctrine sociale de l’Église.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer la portée symbolique d’un mot, d’un geste, d’un silence même, venant du successeur de Pierre. Le Vatican n’est pas neutre : il est du côté de la paix juste, du dialogue sincère, de la dignité humaine. Et dans un pays où la parole est souvent confisquée, la voix du pape peut devenir un souffle d’espérance.

La rédaction : Certains observateurs craignent une récupération politique de cette visite. Est-ce un risque réel?

Prof Vincent-Sosthène FOUDA : Les visites papales ne sont jamais improvisées. Elles sont préparées avec une rigueur diplomatique extrême, dans une logique de neutralité active et d’impartialité évangélique. Le Saint-Père ne vient pas comme caution politique, mais comme pasteur universel, porteur d’une parole libre, ancrée dans la vérité et la justice.

Le risque de récupération politique est réel, surtout dans un contexte où le pouvoir cherche à se légitimer par tous les moyens. Mais le Vatican a l’expérience des régimes autoritaires. Il sait lire entre les lignes, déjouer les mises en scène, contourner les pièges de la communication officielle. La diplomatie pontificale, forgée dans les méandres de l’histoire, ne se laisse pas instrumentaliser.

Le pape pourrait rencontrer des figures politiques au-delà du cercle restreint validé par le pouvoir en place. Il pourrait choisir de recevoir des représentants de l’opposition démocratique, des leaders religieux indépendants, des membres de la société civile, voire même – comme cela s’est déjà vu – inviter dans son avion un ou deux exilés politiques, pour signifier que l’Église ne pactise pas avec l’exclusion.

Le décès d’Anicet Georges Ekane dans les geôles de Yaoundé est un signal d’alarme. Ce leader nationaliste, figure de la contestation pacifique, mort dans l’indifférence officielle, incarne le sort réservé à ceux qui osent penser autrement. Son nom, comme celui de Maître Michèle Ndoki, avocate et militante des droits humains aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire, figure parmi les dossiers sensibles sur le bureau du pape. Ces noms ne sont pas oubliés. Ils sont portés dans la prière, mais aussi dans les notes diplomatiques.

Le Saint-Siège scrute la situation camerounaise avec attention. Il sait que la paix ne peut être authentique si elle repose sur l’amnésie ou l’exclusion. Il sait que la réconciliation exige la vérité, la justice, et la reconnaissance des souffrances infligées. Et si le pouvoir tente de récupérer l’image du pape, la parole du pape, elle, reste libre. Elle peut devenir un miroir, un contre-pouvoir, un souffle prophétique.

La rédaction : Que peut espérer le peuple camerounais de cette visite?

Prof Vincent-Sosthène FOUDA : Le pape ne vient pas résoudre les crises politiques, militaires ou institutionnelles. Il n’est ni médiateur mandaté, ni arbitre international. Mais il vient réveiller les consciences, encourager les artisans de paix, rappeler aux puissants leur devoir de justice et rendre visible la souffrance des invisibles. Dans un pays où l’Église reste une voix écoutée, sa venue peut être un tournant moral. À condition que chacun entende l’appel.

Ce que le pape apporte, c’est une espérance active. Celle que chantait Didier Rimaud dans ses poèmes liturgiques :

« L’espérance est violence, elle est feu qui consume,

Elle est cri dans la nuit, elle est veille obstinée. »

Cette espérance-là n’est pas une consolation molle. Elle est tension vers la justice, refus du fatalisme, courage de la vérité. Elle est ce souffle qui pousse les peuples à se relever, même quand tout semble perdu.

Le pape vient aussi rassurer. Rassurer une Église meurtrie, endeuillée, parfois silencieuse. Deux évêques assassinés dans des circonstances jamais élucidées, des prêtres enlevés, torturés, tués, des religieuses menacées, des scandales à répétition à l’université catholique d’Afrique Centrale dont le siège est à Yaoundé… Le sang des serviteurs de l’Évangile a coulé sur cette terre. Et ce sang crie vers le ciel. Le pape ne peut pas l’ignorer. Il vient poser un baume, mais aussi une exigence : que la vérité soit dite, que la justice soit rendue, que la mémoire soit honorée.

Il viendra aussi, sans doute, bousculer ses propres frères dans l’épiscopat. Car certains, trop proches de l’oppresseur, ont oublié le Christ souffrant. Ils ont préféré les salons du pouvoir aux chemins de croix du peuple. Mais la parole du pape, si elle est fidèle à l’Évangile, ne les épargnera pas. Elle rappellera que le pasteur doit sentir l’odeur de ses brebis, et non celle des palais.

Enfin, le peuple camerounais peut espérer que cette visite ne soit pas qu’un moment, mais un mouvement. Que les mots soient suivis d’actes. Que la terre camerounaise ne demeure pas ce lieu où, selon l’expression de Paul, « le péché a surabondé » (Rm 5,20), mais qu’elle devienne ce lieu où la grâce surabonde davantage. Cela suppose une conversion des cœurs, mais aussi des structures. Une Église qui ose parler, une société qui ose écouter, un peuple qui ose espérer.

Propos recueillis par Armand-Rodolphe Djaleu

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Soupçons de détournements : 9 maires convoqués par le Contrôle Supérieur de l’État

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La Ministre déléguée chargée du Contrôle Supérieur de l’État convoque 9 chefs d’exécutifs communaux (8 en fonction et 1 ancien). Ils doivent se présenter impérativement […]

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Les Nouvelles Générations Préfèrent le Divertissement En Ligne

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Les Nouvelles Générations Préfèrent le Divertissement En Ligne
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Découvrez comment les nouvelles générations privilégient le divertissement en ligne : streaming, réseaux sociaux, jeux vidéo et leurs impacts.

Les habitudes numériques des Français ont profondément évolué. Le divertissement autrefois dominé par la télévision s’est déplacé vers des plateformes en ligne toujours plus variées. Avec le streaming, les réseaux sociaux et les jeux interactifs, nos façons de nous divertir se fragmentent et s’individualisent. Découvrez comment les casino en ligne hors belgique et autres activités numériques redéfinissent le plaisir quotidien pour la Génération Z et les jeunes adultes français.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ

La Transformation Numérique Des Habitudes De Loisirs

Les Nouvelles Générations Préfèrent le Divertissement En Ligne
© DR
Young person engrossed in smartphone entertainment in a modern, well-lit room.

Notre rapport au divertissement a connu une révolution silencieuse mais profonde au cours de la dernière décennie. Les jeunes de 15 à 24 ans passent entre 3h50 et plus de 4h par jour sur Internet, majoritairement via smartphone. Ce n’est plus anecdotique, c’est devenu la norme.

Autrefois, on rentrait à la maison pour regarder la télévision en famille. Aujourd’hui, nos loisirs se vivent en permanence, sur tous les écrans, en ligne. Le numérique s’est imposé comme la voie principale pour consommer des séries, des films, de la musique, des jeux et même de la lecture. Cette évolution concerne également les pratiques de jeu en ligne, avec des recherches comme « casino sans piece d’identité » qui illustrent l’intérêt de certains internautes pour des expériences de divertissement accessibles directement depuis leurs appareils.

Les nouvelles générations privilégient le divertissement en ligne, non par choix exclusif, mais parce qu’il correspond à leur rythme de vie, à leur besoin d’accès immédiat et de personnalisation. C’est un changement structurel, pas une simple tendance.

Les Plateformes Dominantes Du Divertissement Jeunesse

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© DR

Réseaux Sociaux Et Contenu Court

Les réseaux sociaux et les messageries concentrent environ 60 % du temps de surf des jeunes. YouTube, TikTok, Instagram, Snapchat et WhatsApp dominent complètement la consommation de contenus et la communication. Ces plateformes ne sont pas qu’des lieux de socialisation : elles sont devenues l’épine dorsale du divertissement contemporain.

Les jeunes regardent plus de 5h21 de vidéos par jour, notamment des formats courts. Les vidéos courtes sur TikTok et Instagram Reels génèrent les plus fortes audiences et l’engagement le plus intense. Cette préférence pour le contenu éphémère et rapide reflète notre société toujours connectée, toujours en mouvement. Les nouveaux créateurs de contenu le savent bien : captez l’attention en trois secondes ou perdez votre audience.

Jeux Vidéo Et Expériences Immersives

Les jeux vidéo se sont imposés comme une passion majeure. Près de 7 Français sur 10 jouent chaque mois, avec une forte pratique chez les 15-24 ans. Environ 34 % des adolescents jouent chaque jour, et 22 % jouent au moins 4h les jours où ils se connectent.

Ces jeux ne sont pas de simples divertissements isolés. Les jeux en ligne et les plateformes comme Roblox servent aussi à la sociabilité. Fortnite, League of Legends et Among Us offrent des expériences immersives où les jeunes se connectent avec des amis et des inconnus du monde entier, créant des communautés virtuelles dynamiques. C’est une forme de loisir moderne où l’interaction prime sur la consommation passive.

Les Avantages Du Divertissement En Ligne

Le divertissement en ligne offre des bénéfices tangibles que nos parents n’avaient pas. D’abord, l’accès élargi : des contenus culturels et éducatifs disponibles sans limite géographique ou temporelle. Vous pouvez regarder une série coréenne à minuit, apprendre à coder sur YouTube, ou découvrir un artiste émergent sur TikTok.

Ensuite, la personnalisation. Les algorithmes apprennent nos goûts et nous proposent ce qui nous plaît vraiment, pas ce qu’une grille horaire décide. Il y a aussi l’interactivité : nous ne sommes plus de simples spectateurs, mais des participants actifs. Nous commentons, partageons, créons. Les jeunes peuvent poster leurs vidéos, monter des clans de joueurs, participer à des challenges en direct. C’est plus qu’du divertissement, c’est une forme d’expression personnelle et de connexion sociale.

Défis Et Enjeux Pour Les Nouvelles Générations

Cette révolution numérique n’est pas sans risques. L’intensité d’usage pose question : plus de 4h par jour sur des écrans, c’est considérable, surtout à un âge où le cerveau se développe encore. Les professionnels de santé mentale alertent sur les risques liés à cette exposition prolongée.

Il y a aussi la dépendance possible aux plateformes sociales et aux jeux en ligne. Les algorithmes sont conçus pour nous garder connectés, captivés, engagés. Ils jouent avec notre psychologie. Pour les adolescents, dont le sens critique se développe encore, c’est un environnement complexe à naviguer.

Enfin, il ne faut pas oublier les questions de vie privée, de données et de manipulation. Les jeunes grandissent dans un monde où leurs données valent de l’or, où les bulles informationnelles influencent leurs façons de penser. Comprendre ces enjeux, développer une consommation numérique plus consciente, devient essentiel pour une relation saine au divertissement en ligne.

Conclusion

Le divertissement en ligne s’est durablement installé dans le quotidien des nouvelles générations. Streaming, réseaux sociaux, jeux vidéo et contenus courts offrent désormais un accès instantané à une multitude d’expériences, tout en permettant de personnaliser ses loisirs et de rester connecté avec les autres. Pour la Génération Z et les jeunes adultes, le numérique n’est donc plus seulement un moyen de consommer du divertissement : il constitue un véritable espace de découverte, d’expression et de socialisation.

Cette évolution apporte de nombreuses possibilités, mais elle nécessite également de nouvelles habitudes. Face au temps passé devant les écrans, aux mécanismes de recommandation et aux enjeux liés aux données personnelles, adopter une utilisation équilibrée et consciente des plateformes devient essentiel. L’objectif n’est pas de renoncer au divertissement numérique, mais de trouver un équilibre entre plaisir, interaction en ligne et activités hors écran.

À mesure que les technologies évoluent, les formes de divertissement continueront sans doute à se diversifier. Les nouvelles générations participent déjà activement à cette transformation en passant du rôle de spectateur à celui de créateur et de participant. Le divertissement de demain sera ainsi toujours plus interactif, personnalisé et connecté, tout en faisant de la maîtrise des usages numériques un enjeu central.

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Ecobank Cameroun réalise 22,5 milliards de FCFA de bénéfice en huit mois, 82 % de son résultat de 2025

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Ecobank Cameroun réalise 22,5 milliards de FCFA de bénéfice en huit mois, 82 % de son résultat de 2025
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(Investir au Cameroun) – Ecobank Cameroun affiche un bénéfice provisoire de 22,494 milliards de FCFA à fin août 2026, selon sa situation mensuelle arrêtée au 31 août. En huit mois, la filiale camerounaise du groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a ainsi déjà réalisé 82,4 % des 27,292 milliards de FCFA de bénéfice net enregistrés sur l’ensemble de l’exercice 2025.

La comparaison intervient après une année 2025 au cours de laquelle la banque avait porté son résultat net à son plus haut niveau depuis le démarrage de ses activités au Cameroun en 2001. Le bénéfice avait progressé de 30 % par rapport aux 21,05 milliards de FCFA enregistrés en 2024. Le produit net bancaire avait atteint 55,11 milliards de FCFA et le résultat avant impôt 28,928 milliards.

Les données arrêtées à août 2026 ne permettent cependant pas encore de déterminer si Ecobank Cameroun dépassera son bénéfice record de 2025. La situation publiée est provisoire et quatre mois d’activité restent à comptabiliser. Une extrapolation linéaire du bénéfice constaté à août ne constituerait donc pas une prévision fiable du résultat annuel.

Les crédits atteignent 250,7 milliards de FCFA

Cette rentabilité intervient alors que le portefeuille de crédits de la banque continue de progresser. Les crédits à la clientèle ressortent à 250,662 milliards de FCFA à fin août, contre 234,3 milliards à fin décembre 2025. L’augmentation atteint ainsi 16,36 milliards de FCFA, soit environ 7 % en huit mois.

Cette progression prolonge, à un rythme plus modéré, celle observée en 2025. L’encours de crédits avait alors bondi de 51 % sur un an pour atteindre 234,3 milliards de FCFA.

Dans le détail, la situation mensuelle d’août fait apparaître 180,701 milliards de FCFA de crédits à long terme, 37,1 milliards à moyen terme et 32,861 milliards à court terme.

Les dépôts de la clientèle atteignent pour leur part 471,229 milliards de FCFA, contre 465,86 milliards à fin 2025, soit une progression d’environ 1,2 %. Ils sont constitués principalement de 342,974 milliards de FCFA de comptes à vue et de 110,280 milliards de comptes d’épargne, auxquels s’ajoutent 17,975 milliards de dépôts à terme. En conséquence, les crédits ont progressé près de six fois plus vite que les dépôts entre décembre 2025 et août 2026.

Le rapport entre crédits et dépôts ressort ainsi à environ 53,2 %, contre 50,3 % à fin 2025. Ce calcul mesure simplement le poids des crédits à la clientèle rapporté aux dépôts figurant dans les situations comptables ; il ne doit pas être confondu avec les ratios prudentiels de liquidité fixés par la réglementation bancaire.

Un bilan de 622,7 milliards de FCFA

Le total du bilan s’établit à 622,710 milliards de FCFA au 31 août 2026, contre 616,99 milliards à fin décembre 2025, soit une progression d’environ 0,9 %.

À l’actif, le poste « titres de placement, valeurs reçues en pension ou achetées ferme » représente 271,423 milliards de FCFA. Il dépasse ainsi les 250,662 milliards de crédits à la clientèle. Les opérations interbancaires et de trésorerie à vue atteignent, elles, 76,447 milliards de FCFA. La situation mensuelle ne fournit toutefois pas la ventilation des titres détenus et ne permet donc pas d’établir, notamment, quelle proportion correspond à des titres publics.

Le document confirme également le passage du capital social d’Ecobank Cameroun à 25 milliards de FCFA, contre 10 milliards auparavant. Les actionnaires avaient approuvé en 2026 une augmentation de capital de 15 milliards de FCFA, dans le contexte du relèvement des exigences de capital minimum applicables aux banques de la Cemac.

La trajectoire du résultat à fin août intervient enfin après une importante distribution aux actionnaires. Sur les 27,292 milliards de FCFA gagnés en 2025, Ecobank Cameroun avait prévu de distribuer environ 24,5 milliards, soit près de 90 % du bénéfice de l’exercice.

Baudouin Enama

Lire aussi :

07-05-2026 – Ecobank Cameroun porte son dividende à 24,5 milliards FCFA au titre de 2025

03-05-2026 – Ecobank Cameroun affiche un bénéfice record de 27,29 milliards de FCFA, en hausse de 30 % en 2025

20-01-2026 – Infrastructures : Ecobank cible l’entretien routier et les grands chantiers via un partenariat avec le Fonds routier

12-12-2025 – Commerce intra-africain : Ecobank connecte 1 200 PME camerounaises via sa plateforme Single Market Trade Hub

13-11-2025 – Ecobank accompagne Cadyst Group dans la reprise des filiales de Somdia au Cameroun et au Congo

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