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le symbole le plus ancien, le plus universel, le plus mal compris par certains

angepoireau

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le symbole le plus ancien, le plus universel, le plus mal compris par certains
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Le culte des crânes est une pratique ancestrale sacrée, notamment chez les Bamilékés du Cameroun, où le crâne d’un défunt est exhumé pour permettre un contact spirituel et continu avec les ancêtres, assurant leur protection, leur pouvoir bienveillant et l’harmonie entre le monde des vivants et des morts.

 

 

Lire le texte d’Amedee Touko :  

Franchement, le crâne… c’est l’objet le plus fou et le plus mal compris de l’humanité. Tout le monde le voit comme un truc macabre, un bout d’os qui fait peur… mais en réalité, c’est la mémoire, l’esprit, l’histoire de l’homme concentrés dans un seul objet.

Partout dans le monde, le crâne a toujours eu un rôle sacré. Toutes les civilisations l’ont pratiqué…Toutes, sauf chez nous en Afrique moderne. Chez nous, on a appris que c’est du diable, alors que c’est l’un de nos symboles les plus puissants.

Laisse-moi te raconter ça comme il faut.

Le crâne, c’est pas juste un os. C’est :

le siège de la conscience,

la trace la plus durable de quelqu’un,

l’archive de sa vie,

le lien entre ceux qui sont partis et ceux qui restent. Même les Européens, même les Américains anciens, tous ils l’ont respecté. Chez nous, on a juste appris à en avoir peur.

Le christianisme et le crâne

Tu sais ce que veut dire GOLGOTHA ? Le lieu où Jésus a été crucifié ? Ça veut dire la colline du crâne. Ouais, le fondement du christianisme est posé sur un crâne.

À Rome ou à Paris, il y a des catacombes avec des millions de crânes. Pas pour faire peur, mais comme des lieux sacrés, des mémoriaux pour réfléchir sur la vie et la mort.

Et les saints ? Saint Jérôme, Marie-Madeleine, Saint François d’Assise… ils sont souvent représentés avec un crâne. Pas pour montrer qu’ils sont morbides, mais pour rappeler que la vie est fragile, que la vérité intérieure est importante.

Les reliques sacrées européennes ? De l’or, des crânes, des ossements. Chez nous, ces mêmes objets ? FÉTICHE, SORCELLERIE, MALÉDICTION. Tu vois le problème ?

Le judaïsme et le crâne

Chez les Juifs, la tête, c’est sacré. Même l’art funéraire ancien montre des crânes pour rappeler la mémoire de la famille et des ancêtres. Les ossuaires du Ier siècle à Talpiot, c’est pas pour faire peur, c’est pour honorer la mémoire.

La kabbale, c’est compliqué, mais en gros la tête humaine est vue comme un reflet miniature de la structure divine. Le crâne ? Un réceptacle de mémoire sacrée, pas un objet de magie.

L’islam et le crâne

Dans l’islam, on n’a pas le droit de profaner un crâne humain. Ça montre le respect total pour la vie. Les savants médiévaux comme Al-Razi ou Ibn al-Nafis l’étudiaient avec sérieux.

Et chez certains soufis, regarder un crâne, c’est réfléchir sur la mort de l’ego, renaître intérieurement. Toujours spirituel, jamais macabre.

L’Asie et le crâne

Au Tibet, il y a le kapala, un bol taillé dans un crâne humain, utilisé pour des rituels tantriques. Pourquoi ? Pour montrer la transformation intérieure, la mort de l’ego, l’accès à la conscience supérieure.

En Inde, Shiva et Kali avec des guirlandes de crânes… ça symbolise le cycle mort-renaissance et la victoire sur l’illusion humaine.

En Chine ancienne, les crânes des ancêtres étaient conservés pour protéger la famille et la lignée. Chez eux, le crâne, c’est philosophie, pas peur.

Mésoamérique et le crâne

Chez les Mayas et les Aztèques, les tzompantli, murs de crânes, c’était pas de la barbarie. C’était cosmique. Le crâne, c’est : passage de cycle en cycle, mémoire des ancêtres, équilibre de l’univers.

L’Europe moderne

Les universités et musées européens ont étudié des crânes africains, asiatiques, aborigènes… pour la science, l’anthropologie, l’archéologie. Science = ok.

Chez nous, si on garde un crâne ? Sorcellerie, fétiche, barbare. Tu vois l’injustice ?

Retour en Afrique

Chez les Akan, le crâne = sagesse du lignage.

Chez les Dogon, support cosmologique.

Chez les Yorubas, Ori Inú = destin intérieur.

Chez les Bantous, lien entre vivants et ancêtres.

En Égypte ancienne, essentiel pour la résurrection de l’âme.

Conserver un crâne, c’était honorer la mémoire, transmettre l’histoire, protéger la lignée. Pas faire de la magie noire.

Aujourd’hui ? Tu vois un vieux du village avec le crâne de ses ancêtres : direct  »sorcier, tueur, marabout ». Tu vois quelqu’un prier devant un crâne : direct  »diable, sorcellerie ». Alors que ce n’est que mémoire.

Pourquoi tout ça a été diabolisé ?

Colonisation :

  1. Les symboles européens = sacrés.
  2. Les symboles africains = diaboliques.

Les missionnaires vénéraient des crânes de saints, mais nous interdisaient de faire pareil. Hypocrisie totale. Résultat : on a peur de ce qui est à nous, sans comprendre le sens.

Le crâne, c’est : mémoire, continuité, héritage, identité, conscience, frontière entre vie et mort.

Ce n’est pas de la magie noire. C’est la mémoire humaine.

MA CONCLUSION

Quand l’Europe honore les crânes = patrimoine.

Quand l’Asie honore les crânes = philosophie.

Quand l’Amérique ancienne honore les crânes = cosmologie.

Quand l’Afrique honore les crânes = sorcellerie.

C’est n’est simplement pas culturel ou spirituel, c’est politique.

Le culte du crâne, c’est pas la mort, c’est la mémoire.

Et aucune civilisation n’a avancé sans mémoire.

 

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les délégués du personnel dénoncent des accusations «infondées » de Boris Bertolt

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les délégués du personnel dénoncent des accusations «infondées » de Boris Bertolt
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Les délégués du personnel de l’Hôpital Général de Yaoundé ont publié un communiqué pour dénoncer des propos attribués à Boris Bertolt sur les réseaux sociaux, qu’ils jugent diffamatoires envers l’institution et sa direction.

Dans un communiqué publié ce 16 mars 2026, les délégués du personnel de l’Hôpital Général de Yaoundé ont fermement réagi à des déclarations relayées en ligne par Boris Bertolt. Selon eux, ces propos présenteraient de manière erronée la situation au sein de l’établissement et porteraient atteinte à l’image de l’hôpital.

Les représentants du personnel affirment ne pas se reconnaître dans ces critiques, qu’ils qualifient de « balivernes » et d’attaques injustifiées. Ils dénoncent notamment un discours qui, selon eux, dévalorise les agents de l’hôpital et déforme la réalité du fonctionnement de l’institution.

Dans leur déclaration, les délégués du personnel ont également exprimé leur soutien au directeur général de l’établissement, le professeur Noël Emmanuel Essomba. Ils assurent que l’ensemble du personnel reste mobilisé derrière l’équipe dirigeante pour poursuivre les efforts de développement et d’amélioration des services au sein de l’Hôpital Général de Yaoundé.

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Jean-Marc Soboth révèle « la vérité cachée » sur le Prof Joseph Owona

angepoireau

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Jean-Marc Soboth révèle « la vérité cachée » sur le Prof Joseph Owona
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Le journaliste révèle ce qu’il sait du Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.

Dans une tribune en guise de témoignage, Jean-Marc Soboth fait savoir que : « l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux ».

« TÉMOIGNAGE : LE PROF. JOSEPH OWONA N’ÉTAIT PAS ANTI-BAMILÉKÉ!

Je fais une mise au point — que personne ne m’a demandée — au sujet de l’ancien secrétaire général de la présidence et universitaire, le Pr. Joseph Owona Nguini, régulièrement accusé d’anti-Bamiléké notoire suite à un enregistrement mémorable d’une conversation que ce dernier avait eue avec mon confrère Ndzana Seme, alors directeur du journal Le Nouvel Indépendant.

J’ai quelque peu connu Massa Yo. Je l’ai rencontré deux ou trois fois.

Je l’avais connu dans les méandres du putsch du 06 avril 1984 alors que j’étais au collège. Un jour, il devisait avec mon oncle René Tsoungui à l’aune de la brouille entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya dont il était déjà proche. Il ne décolérait pas contre l’ancien président de la République. Il nourrissait lui aussi le rêve que le Cameroun allait enfin amorcer l’ère de la modernité. Il avait une Renault 12. Mon oncle me le présenta comme étant son cousin.

Voilà ce que je sais de lui.

Il n’était pas tribaliste pour un sou. Surtout pas anti-Bamiléké. Il était le genre à se permettre à tout moment autant de subites postures et coups de gueule « tribalistes » à l’égard des tribus les plus éloignées et les plus proches, dont la sienne : les Ewondo — c’était un Mvog-Owon-Tsogo (Mvog-Tsoung-Mballa) de Mvengué.

Pour ce que je sache, l’homme qui aimait bien son pseudonyme Mama Yo avait toujours eu une grande sympathie pour les Bamiléké. Pas pour les raisons qui circulent dans les réseaux sociaux.

Lisez bien. Le Pr. Joseph Owona avait efficacement torpillé des projets tribalistes comme l’offensive de l’ancien ministre Joseph Mama Fouda qui avait entraîné l’élite Beti de la capitale à poser des actes historiques, dont la signature d’une pétition pour « chasser les Bamiléké » de Yaoundé.

J’ai personnellement assisté à la rencontre avec un de ses lieutenants, une notabilité Ewondo, contactée par le réseau Mama Fouda pour signer une pétition. Il leur a demandé de boycotter. De refuser de signer. L’argument juridique ? « Si un jour, ce pays prenait feu, un tel document sera une preuve à charge devant un tribunal criminel ». Je parle de faits vécus.

Le Pr. Joseph Owona savait qu’on disait de lui qu’il était le fils du Docteur Pierre Dzietham. Information évidemment inexacte. C’est son frère cadet qui est le fils du défunt médecin Bangangté. Il avait lui-même bien connu le médecin. Je sais qu’il s’est impliqué discrètement dans les obsèques du gynécologue.

Massa Yo voulait présider le Conseil constitutionnel dont il était un architecte. À la place, son tortueux « ami » Paul Biya qui le savait — mais qui avait toujours craint d’être écrasé par la personnalité forte de l’universitaire de haut vol — lui a plutôt offert la normalisation de la FECAFOOT en lui suggérant ironiquement de rééditer au Mondial brésilien (2010) son double exploit de Surulere 2000 (22ème CAN Nigéria-Ghana, remportée par le Cameroun) et Sydney 2000 — champion olympique! Vexé, il a fait cadeau de cette FECAFOOT à Tombi à Roko. On connaît la suite.

Enfin, au moins trois de ses fils ont épousé des filles Bamiléké. L’une d’entre elles est la fille d’un hiérarque connu de « l’Association culturelle » Laakam habitant à Bastos. Rien à signaler donc. Circulez. Dégagez.

Leçon des choses? Une simple déclaration — dans un contexte précis ? — ne peut pas révéler la personnalité. Elle peut pourtant traverser des générations.

J.-M.S.

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Nicolas Nkoulou s’engage aux côtés du PAM dans l’Adamaoua

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Nicolas Nkoulou s’engage aux côtés du PAM dans l’Adamaoua
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L’international camerounais et ancien lion indomptable, Nicolas Nkoulou, a visité ce lundi 16 mars 2026 les sites opérationnels du Programme alimentaire mondial (PAM) dans la région de l’Adamaoua.

Ce périple, selon Cameron tribune, l’a conduit tour à tour à Tchabal Mounguel (Ngaoundéré 3e) sur le site des étangs piscicoles destinés au fumage de poisson, à Beka Matali (Ngaoundéré 1er) pour découvrir le projet d’alimentation scolaire.

Pour cette descente, la star du ballon rond était accompagnée d’une délégation conduite par le directeur adjoint du PAM au Cameroun, le malien Aboubacar Guindo, ainsi que plusieurs partenaires stratégiques de l’agence onusienne. Cette visite a permis à Nicolas Nkoulou de s’imprégner de l’action humanitaire du PAM dans la région.

Au-delà du constat, l’objectif était d’évaluer comment sa propre contribution pourrait amplifier ces initiatives de résilience alimentaire. Le séjour s’est achevé dans une ambiance de ferveur populaire. Entre danses traditionnelles, matchs de football improvisés et séances de photos souvenirs, le défenseur camerounais a multiplié les échanges chaleureux avec la population.

C’est avec la promesse d’un soutien à apporter que Nicolas Nkoulou a pris congé de ses hôtes, laissant derrière lui une communauté galvanisée par cette marque d’attention.

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