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Mariage posthume en France : l’histoire de Magali et Jonathan

Peut-on vraiment épouser quelqu’un qui n’est plus là pour dire oui ? En France, la réponse est oui, sous des conditions extrêmement strictes. L’histoire de Magali Jaskiewicz en est l’illustration la plus marquante de ces dernières années.
En novembre 2008, la vie de Magali Jaskiewicz bascule. Son compagnon, Jonathan George, meurt dans un accident de la route, quelques semaines à peine avant la date prévue pour leur mariage, fixée au 24 janvier 2009. Le couple, ensemble depuis six ans, avait déjà deux petites filles. Magali, elle, était enceinte au moment du drame.
Beaucoup, à sa place, auraient renoncé. Elle a fait le choix inverse : entamer les démarches pour un mariage posthume, cette procédure d’exception que le droit français autorise depuis 1959, mais qui reste soumise à des conditions particulièrement rigoureuses.
Ce que dit vraiment la loi sur le mariage posthume
Contrairement à une idée reçue, ce mariage n’a rien d’une simple formalité administrative. L’article 171 du Code civil encadre précisément ce dispositif : le président de la République peut, pour des motifs graves, autoriser la célébration du mariage si l’un des futurs époux est décédé après l’accomplissement de formalités officielles marquant sans équivoque son consentement. Autrement dit, il faut prouver, preuves à l’appui, que le mariage était bel et bien engagé avant le décès — publication des bans, choix des témoins, ou tout autre élément démontrant l’intention claire de se marier.
Le texte, introduit après la catastrophe du barrage de Malpasset en 1959, a depuis été assoupli en 2011 : il n’est plus nécessaire d’avoir accompli l’intégralité des formalités prénuptiales, tant que le consentement du défunt peut être établi sans équivoque. La procédure implique une enquête minutieuse, menée par le parquet, avant que le dossier ne remonte jusqu’à l’Élysée pour la décision finale.
Un dossier « costaud » qui a fait la différence
Pour Magali, tout s’est joué sur la solidité de son dossier. Le maire de sa commune, dans la Meuse, avait résumé la situation en ces termes : « Le dossier de Magali était costaud, avec cinq années passées ensemble, leurs deux enfants, les photos de la robe de mariée qu’elle avait déjà achetée et les formalités pour le mariage. » Cinq ans de vie commune, deux enfants, une robe déjà achetée un an plus tôt : autant d’éléments qui ont visiblement pesé dans la décision présidentielle.
La réponse est arrivée en septembre 2009. Quelques semaines plus tard, dans le petit bourg de Dommary-Baroncourt, qui compte à peine 850 habitants, la cérémonie a eu lieu. Magali portait la robe achetée un an auparavant. À ses côtés, sur un chevalet, un grand portrait de Jonathan tenait lieu de présence symbolique. Le maire lui a posé la question rituelle, avant qu’elle ne devienne, en l’espace d’un instant, épouse puis veuve.
Une union qui reste avant tout symbolique
Ce mariage n’a jamais eu pour ambition de recréer une vie de couple, évidemment impossible dans ces circonstances. Son but est ailleurs : reconnaître officiellement un projet d’union brutalement interrompu par un accident. D’un point de vue juridique, ses effets restent d’ailleurs très limités — l’article 171 du Code civil précise clairement que ce type de mariage n’ouvre aucun droit de succession légale au profit du conjoint survivant, et qu’aucun régime matrimonial n’est réputé avoir existé entre les deux époux.
Chaque année en France, une cinquantaine de mariages posthumes sont célébrés dans ces conditions. Un chiffre stable, presque discret, qui témoigne d’un besoin bien identifié : celui de donner une reconnaissance officielle à des histoires d’amour que la mort a suspendues sans jamais pouvoir vraiment les effacer.
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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique

Au cœur des enjeux de cette concertation de la réunion qui se tient à Libreville au Gabon,, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur.
Libreville, la capitale gabonaise abrite du 21 au 25 septembre 2026, une réunion ministérielle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) consacrée à la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des Systèmes d’information énergétique nationaux (SIEN). Un événement d’envergure précédé par des travaux d’experts.
Cette rencontre stratégique réunit les ministres de l’énergie des six pays de la CEMAC, l’Union africaine (UA) ainsi que les partenaires techniques et financiers entre autres. Initiée à travers le projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, elle est placée sois le leadership de la Commission de la CEMAC.
Au cœur des enjeux de cette concertation, informe le journal Cameroon Tribune, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur. Le journal informe que les attentes majeures de la CEMAC résident dans l’appropriation politique des plans d’action nationaux, l’allocation de ressources budgétaires nationales pérennes et l’adoption d’un dispositif communautaire permettant la mise en place effective du Système d’information énergétique régional.
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Attaque terroriste à Madegoua : 9 éléments de Boko Haram neutralisés

Le bilan de la nuit du 16 au 17 septembre 2026 fait état de 14 civils assassinés et de nombreux blessés.
Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 aux environs de 2 heures du matin, une dizaine d’éléments de la secte terroriste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), groupe armé djihadiste affilié à l’organisation Etat islamique ont attaqué des civiles dans la localité de Madegoua, située à 11km de l’arrondissement de Makary, département du Logone-et-Chari dans la région de l’Extrême-Nord.
Selon le communiqué publié par Cyrille Serge Atonfack Guemo, chef de division de la communication au ministère de la Défense (Mindef), l’attaque terroriste a fait 13 civils morts sur le site, 1 quatorzième décédé des suites de ses blessures et 2 autres grièvement blessés et admis en soins intensifs au centre hospitalier de Mada.
«Sur le plan opérationnel, une vaste manœuvre de traque et de ratissage a aussi été lancée, en parfaite coordination avec l’ensemble des forces engagées dans la zone. Un dispositif de sécurisation renforcé demeure maintenu sur place afin de garantir la quiétude des populations et de parer à toute éventualité» renseigne le communiqué.
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Lions indomptables : rentrée des classes à Garoua

Les Lions indomptables ont entament la campagne éliminatoire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 ce jeudi à Garoua, par un match contre les Comores. A cet effet, les 26 joueurs convoqués par David Pagou regagnent progressivement leur tanière de l’hôtel Hilton ce lundi. Entre dimanche et lundi, 16 des joueurs étaient déjà dans le groupe hier et ont entamé quelques exercices dans les infrastructures de l’hôtel. Il s’agit notamment d’une séance de stretching sur le court de tennis, afin de délier les muscles après de longs voyages. Dans l’après-midi, une première sortie grandeur nature sur le stade de Ngoa-Ekelle, couramment appelé Stade militaire. Le groupe qui devrait être complet aujourd’hui, s’envolera pour Garoua, capitale de la région du Nord.
Pour cette fenêtre internationale, trois rencontres sont au menu du regroupement des Lions indomptables. Ce 24 septembre, le Cameroun affronte les Comores. Un adversaire que le pays d’accueil connaît déjà, pour l’avoir rencontré ces dernières années, dont lors de la CAN 2021 à Yaoundé. Les Cœlacanthes ont déjà posé leurs valises à Yaoundé depuis hier. La conférence de presse d’avant-match est prévue demain soir dans l’antre du stade Roumde Adjia de Garoua. Cinq jours plus tard, les Lions indomptables affronteront les Diables rouges du Congo, à Brazzaville.
Les 26 de David Pagou
Après ces deux rencontres comptant pour les éliminatoires de la Can 2027, les Lions indomptables fermeront la fenêtre Fifa par un match amical contre les Eléphants de Côte d’ivoire. Un match qui a priori n’aura rien d’amical entre deux sélections sœurs qui rivalisent traditionnellement à travers leurs supporters et leurs peuples. Le duel Eto’o-Drogba des années 2000 a cédé la place au duel des « belles-familles ». L’épouse de Samuel Eto’o étant de nationalité ivoirienne. Mais de façon plus sportive, ces deux nations savent se tutoyer au fil des générations de joueurs. Toutes les deux sélections sont en phase de reconstruction. Rendez-vous le 3 octobre pour cet autre duel.
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