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Shanda Tonme plaide pour une grâce présidentielle en faveur de Urbain Olanguena

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Shanda Tonme plaide pour une grâce présidentielle en faveur de Urbain Olanguena
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Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) surfe dans la même lancée que Madame Marie Solange Manga, Directrice de publication du trihebdomadaire « Le Réveil des Faits » qui vient de publier dans son journal, une lettre pour la même cause.

Lire ici sa sortie :

MA CONVICTION SUR L’URGENCE D’UN APAISEMENT

PAR UNE LARGE GRACE PRESIDENTIELLE

Lettre citoyenne à Madame Marie Solange Manga

Directrice de publication du trihebdomadaire « Le Réveil des Faits »

A Propos du cas Urbain Olanguena

Chère Marie Solange,

Très chère compatriote,

Il y a un temps pour tout, un temps pour la vie et un temps pour la mort, un temps pour des problèmes de toute nature et un temps pour l’entente, un temps pour la guerre et un temps pour la paix, un temps pour la punition et un temps pour la clémence, un temps pour des tensions de toute nature sur de nombreuses questions et un temps pour l’apaisement.

Et puis, aussi loin que l’on puisse remonter le temps et sonder les civilisations humaines de même que les chapelles spirituelles, nul n’est parfait et rien n’est jamais en réalité sans aucune entorse, reproche ou doute et soupçon. C’est tout cela qui fonde profondément notre humanité et la loi des espèces. En réalité, c’est la dialectique des normes, laquelle nous invite à des capacités et des volontés explicites ou implicites, de relativisation de nos actes, déclarations, faits, méfaits, pensées, présupposées et acquis.

Chère citoyenne avisée,

Je viens de prendre connaissance avec une immense émotion, de la vibrante plaidoirie publiée dans la dernière édition de votre journal, « Le réveil des Faits ». En effet, vous œuvrez en vue d’une clémence du chef de l’Etat pour notre compatriote, l’ancien ministre de la santé, Urbain Olanguena, lequel a déjà passé dix-sept années en prison. Le ton, les termes, les références ainsi que la personnalisation de votre démarche, sont d’une extraordinaire franchise, au-delà des appréhensions légitimes et suspicions d’ostentation.

Je ne peux pas rester insensible devant un tel élan d’humanité et une si opportune démonstration de courage. Le propre des élites et autres animateurs des consciences chez nous, c’est de se dérober sur des sujets précieux, délicats et gênants. Notre culture populaire est ainsi devenue une culture d’évitement qui fuit les lignes de fractures et des contradictions, pour n’épouser que les creusets de la pensée unique, de la chanson de tant pis pour lui ou pour eux.

Chère compatriote,

IL n’y a pas plus grande cause de nos jours dans notre pays, que celle qui porte la voix de l’apaisement et ventile les espoirs des chemins de la tolérance, de l’humilité, de la fraternité, de l’amour et de la réconciliation. Mais alors, comment y parvenir, comment faire et parler vrai, sans au préalable plaider et réussir l’apaisement ?

Par ailleurs, quel apaisement sans grâce, et quelle grâce sans une main salvatrice du président de la république tendue vers et pour des citoyennes et des citoyens qui chaque jour, regardent le ciel et implorent sa pitié, qui chaque jour, pour certains, dessinent et redessinent les couleurs de la mort et du suicide, sur les quatre murs de leurs cellules ?

Ma conviction est chaque jour de plus en plus forte, sur l’inévitabilité de la grâce présidentielle, une très large grâce dont le retard, signifierait que nous avons définitivement été noyés dans les fosses malsaines et infâmes de la perdition. Perdition, oui, perdition et destruction de ce qui reste en nous et dans notre société, de valeurs de solidarité, de compassion et de fraternité.

J’ai toujours pensé et cru, j’ai toujours pensé et milité, pour une large, très large grâce du président de la république. Je crois fermement le moment venu, d’unir nos voix et de fédérer les soubresauts compatissants de nos cœurs, pour présenter au Chef de l’Etat, nos si pieuses et martyrisées doléances au nom de la solidité, de la cohésion et de la prospérité de la nation camerounaise.

Je ne veux pas avoir connu quiconque, ni travaillé ni parler avec l’ancien ministre que l’on connaît comme un des plus brillants esprits de sa génération. Je ne veux pas être allé chercher les autres comme lui dans la souffrance, et je ne veux pas aller fouiller dans les archives de la justice. Dieu qui est au ciel, nous couvre tous de sa bonté et nous enseigne la même chose à l’endroit de nos prochains. Et puis, du pouvoir, des pouvoirs, avantages, privilèges et prérogatives de nos standings sociaux et politiques, seule la compréhension de la souffrance des autres, peut justifier leur célébration à long terme, leur validation par les générations futures.

Oui, chère compatriote, je souscris à la démarche, et vous recommande de porter votre attention et votre voix plus amplement et sans discrimination aucune, dans l’arène des supplications exprimées vers le chef de l’Etat, afin qu’ensemble, nous réussissions au moins une chose, le grand matin de l’apaisement, le grand soir de la grâce, et la nuit suivante des fêtes de la réconciliation nationale. Notre président qui inaugure un nouveau mandat, nous lèguerait alors avant l’heure, son plus précieux, retentissant et sublime testament./.

Yaoundé, le 03 décembre 2025

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Un mois déjà : les Lionnes Indomptables ont marqué l’histoire

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le savon de ménage s’est hissé en 2025 au 9e rang des principaux produits d’exportation du Cameroun, devant le caoutchouc brut. Selon le Rapport sur l’état de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025, récemment publié par le Comité de compétitivité, les savons de ménage en morceaux ont représenté 1,7 % des recettes d’exportation du pays au cours de l’année.

Le produit intègre ainsi un groupe encore largement dominé par les matières premières et les produits issus de leur première transformation. Selon le Comité de compétitivité, le cacao brut en fèves a représenté 25,8 % des recettes d’exportation en 2025, devant les huiles brutes de pétrole (22,5 %), le gaz naturel liquéfié (11,6 %), la pâte de cacao (8,3 %), les bois sciés (5,3 %), le coton brut (4 %), le beurre de cacao (3,7 %) et la banane (2,2 %). Le savon de ménage arrive ensuite avec 1,7 %, devant le caoutchouc brut, crédité de 1,4 %. Selon le rapport, ces dix produits ont généré près de 86,4 % des recettes d’exportation du Cameroun.

Les données de l’Institut national de la statistique (INS) permettent de mesurer la progression du savon. Le Cameroun en a exporté 74 208 tonnes en 2025, contre 56 624 tonnes en 2024, soit une hausse de 17 584 tonnes ou 31,1 %. Dans le même temps, la valeur de ces exportations est passée de 34,286 milliards à 52,938 milliards de FCFA, en augmentation de 54,4 %.

La valeur des exportations a donc augmenté beaucoup plus rapidement que les volumes. Rapportée aux quantités expédiées, la valeur moyenne ressort à environ 713 400 FCFA la tonne en 2025, contre 605 500 FCFA l’année précédente, soit une progression de près de 17,8 %. Les statistiques disponibles ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure cette évolution provient des prix de vente, de la composition des produits exportés ou de changements dans les marchés de destination.

Le Nigeria, débouché important

Les données détaillées les plus récentes disponibles par destination remontent notamment à 2023. Cette année-là, le Cameroun avait exporté pour 27 milliards de FCFA de savons vers le Nigeria, sur des ventes totales de 39,5 milliards de FCFA vers ce pays. Le savon représentait ainsi 68 % des exportations camerounaises à destination du marché nigérian.

Rapportés aux 51,57 milliards de FCFA de savons exportés par le Cameroun dans le monde en 2023, les 27 milliards expédiés vers le Nigeria représentaient environ 52 % des recettes d’exportation de ce produit cette année-là. Les données disponibles ne permettent pas d’établir si cette proportion s’est maintenue en 2025.

La progression du savon place ainsi parmi les dix premiers produits d’exportation camerounais un bien issu d’une transformation industrielle locale. Mais cette industrie dépend fortement de l’approvisionnement des raffineries et savonneries en huile de palme.

Des capacités de transformation encore sous-utilisées

Cette contrainte reste importante. Fin 2025, Tarek Daoud, directeur général d’Opalm, évaluait le déficit national d’huile de palme à environ 300 000 tonnes. De son côté, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, estimait à 1,2 million de tonnes les capacités de raffinage des oléagineux installées au Cameroun. Faute de matière première suffisante, les unités de transformation n’utiliseraient généralement que 40 à 50 % de ces capacités.

Le gouvernement avait déjà autorisé en 2023 l’importation de 200 000 tonnes d’huile de palme pour approvisionner les raffineries et savonneries, contre 143 000 tonnes initialement prévues. Les performances à l’exportation du savon coexistent donc avec une dépendance persistante de l’industrie à des approvisionnements extérieurs en matière première.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

04-06-2026 – Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026

19-01-2026 – Huile de palme : la production recule de 39,7 % au deuxième trimestre 2025, à 46 826 tonnes

24-12-2025 - Huile de palme : Opalm s’engage à construire cinq usines de production en 5 ans pour réduire le déficit d’environ 50%

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Emmanuel Moungam, de Yaoundé aux Lions Indomptables : le rêve devenu réalité

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De Yaoundé aux pelouses européennes, Emmanuel Moungam a franchi les étapes une à une avant de toucher du doigt le rêve de tout jeune footballeur […]

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