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EY Cameroun : Anselme Patipewe confirmé à la tête du bureau en pleine réorganisation du réseau francophone

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EY Cameroun : Anselme Patipewe confirmé à la tête du bureau en pleine réorganisation du réseau francophone
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(Investir au Cameroun) – La nomination d’Anselme Patipewe au poste de Country Managing Partner (CMP) d’EY Cameroun est désormais officiellement entérinée par le Global Executive du cabinet, dans un contexte de scission des activités en Afrique francophone. Cette confirmation intervient alors que le bureau local est engagé dans un redressement de sa gouvernance interne et dans un effort de restauration de la confiance. Elle s’inscrit aussi dans la mise en œuvre du plan de réorganisation régionale qui aboutira, au 1er mai 2026, à la création de deux entités distinctes en Afrique francophone subsaharienne.

Le cabinet international d’audit et de conseil EY (Ernst & Young) a officialisé la nomination d’Anselme Patipewe au poste de Country Managing Partner pour le Cameroun, à la suite de la validation du Global Executive intervenue le 20 novembre 2025, a appris Investir au Cameroun de sources introduites. Cette confirmation consacre un choix déjà effectif dans les faits depuis plusieurs mois.

Anselme Patipewe exerçait en effet la fonction de directeur des opérations, avec pour mission de redresser la gouvernance interne et de rétablir la confiance au sein du bureau. Selon les informations recueillies auprès d’EY Cameroun, il a piloté, dès sa prise de fonction opérationnelle, une série de mesures destinées à redonner confiance aux collaborateurs et aux acteurs de marché.

« Cette confirmation illustre notre volonté de consolider le leadership d’EY Cameroun et d’accompagner nos clients avec des solutions innovantes et fiables », a déclaré Eric N’Guessan, Cluster Leader EY pour l’Afrique francophone subsaharienne. « Anselme incarne les valeurs de résilience et d’excellence qui guideront cette nouvelle étape », ajoute-t-il.

Stabiliser le bureau dans un contexte de cession et de scission du réseau

La confirmation d’Anselme Patipewe au poste de CMP lui confère désormais la légitimité nécessaire pour amplifier la dynamique engagée et repositionner EY Cameroun dans un contexte de cession du réseau francophone. Sa nomination s’inscrit dans un moment stratégique : la scission annoncée en juillet 2025 des activités d’EY en Afrique francophone en deux réseaux indépendants.

Le choix d’un dirigeant issu du sérail répond ainsi à une double exigence : assurer la continuité du leadership local et stabiliser l’organisation à un moment charnière pour le groupe dans la région.

Membre du réseau EY depuis plus de dix ans, Anselme Patipewe est reconnu pour son expertise en fiscalité et en droit des affaires, deux compétences jugées cruciales dans un environnement économique marqué par des réformes fiscales et réglementaires constantes.

Sa connaissance fine du marché camerounais, combinée à un leadership éprouvé au sein du bureau, a pesé dans la décision. Ce profil interne, familier des enjeux locaux et des attentes des autorités comme des entreprises, est appelé à jouer un rôle central dans l’exécution du plan de transformation d’EY Cameroun au sein du futur dispositif régional.

Akuiteo, socle technologique des deux futures structures

Pour garantir une transition fluide entre les deux futurs réseaux issus du démantèlement de l’actuel périmètre francophone, les structures ont opté pour un socle technologique commun. Les deux entités ont ainsi choisi la plateforme Akuiteo comme base unique de leurs systèmes de gestion.

L’éditeur français, spécialiste des systèmes intégrés de gestion pour les sociétés de services, devient le partenaire stratégique chargé d’assurer la continuité opérationnelle et de sécuriser les processus internes dans l’ensemble des pays concernés. Cette convergence technologique doit limiter les ruptures dans les opérations et faciliter la séparation progressive des organisations.

À compter du 1er mai 2026, la région Afrique francophone subsaharienne du cabinet EY sera officiellement scindée en deux entités distinctes : l’une dédiée à l’audit et aux services financiers, l’autre concentrée sur le conseil, la comptabilité, la fiscalité, la paie et la conformité.

Cette séparation s’inscrit dans le cadre du plan mondial de réorganisation du groupe et marque une évolution vers une gouvernance plus régionale. Elle redéfinit les périmètres de responsabilité et les modèles de gestion, avec des impacts attendus sur la manière dont les services seront structurés et délivrés aux clients dans la zone.

Amina Malloum

Lire aussi :

04-11-2025 – Scission d’EY : Akuiteo devient la plateforme technologique clé des deux futurs réseaux en Afrique francophone

09-09-2025 – Ernst & Young choisit Anselme Patipewe pour piloter sa délicate scission des activités au Cameroun et au Tchad

04-04-2024 – Entreprise : Abdoulaye Mouchili prend les rênes de Ernst & Young au Cameroun et au Tchad, pour une sortie de crise

08-03-2024 – Beac : ECA-Ernst & Young Cameroun perd son contrat de commissaire aux comptes, en raison d’un conflit interne

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Filière bois : Sefeccam s’allie au belge LDCwood pour produire au Cameroun du fraké ThermoWood destiné à l’export

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Filière bois : Sefeccam s’allie au belge LDCwood pour produire au Cameroun du fraké ThermoWood destiné à l’export
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(Investir au Cameroun) – La Société d’exploitation forestière et commerciale du Cameroun (Sefeccam) va accueillir à Douala trois fours industriels destinés à la modification thermique du fraké, dans le cadre d’un partenariat conclu avec le producteur belge LDCwood et le négociant RTT Houtimport. L’installation doit permettre de réaliser au Cameroun une étape de transformation jusqu’ici effectuée à l’étranger sur ce bois tropical camerounais.

Selon une annonce publiée le 17 septembre 2026 par Lemahieu Group, maison mère de LDCwood, les trois fours seront fournis par le fabricant finlandais Jartek. Le fraké sera scié puis modifié thermiquement sur le site de Sefeccam à Douala avant d’être commercialisé sur les marchés internationaux sous une nouvelle marque, SanghaWood. LDCwood assurera la distribution auprès des importateurs, distributeurs et agents.

Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué. Les partenaires n’indiquent pas non plus la capacité des trois fours ni la date prévue pour le démarrage de la production. Selon le média professionnel Houtwereld, le projet se trouve encore au stade d’un accord de coopération et aucun calendrier précis n’a été rendu public.

Une transformation supplémentaire réalisée au Cameroun

L’intérêt industriel du projet tient au déplacement de la modification thermique vers le pays producteur. Jusqu’ici, LDCwood transforme notamment du fraké camerounais dans ses installations européennes. La société, productrice de ThermoWood depuis 2016, dispose actuellement de six fours de production selon les informations publiées par Lemahieu Group.

La modification thermique consiste à soumettre le bois à de fortes températures en présence de vapeur et sans ajout de produits chimiques. Le traitement modifie notamment son comportement face à l’humidité et améliore sa stabilité dimensionnelle ainsi que sa résistance à la dégradation biologique. Pour le fraké classé Thermo-D, le manuel 2025 de l’International ThermoWood Association fixe une température de traitement de référence de 212 °C, avec une tolérance de -2 °C à +5 °C.

Ces caractéristiques permettent de destiner le bois traité à des produits tels que les bardages, terrasses, menuiseries ou aménagements intérieurs, plutôt que de l’exporter uniquement sous forme de sciages.

Lemahieu Group présente le futur site de Douala comme la première unité africaine de production de ThermoWood. Cette formulation doit être distinguée de la modification thermique du bois au sens large : ThermoWood est une marque déposée appartenant à l’International ThermoWood Association et son utilisation est réservée aux entreprises autorisées par l’association. D’autres procédés de modification thermique sont déjà utilisés en Afrique, notamment en Afrique du Sud.

Un projet qui dépasse le simple sciage

Pour le Cameroun, le projet intervient au moment où les pouvoirs publics cherchent à accroître la transformation locale du bois. Les données de l’Institut national de la statistique citées en avril par Investir au Cameroun montrent qu’en 2025, les sciages sont restés le principal produit forestier exporté, avec 157,6 milliards de FCFA de recettes, mais que leurs volumes ont reculé par rapport aux années précédentes. Les exportations de grumes ont également diminué, tandis que les produits issus de transformations plus poussées restent encore minoritaires.

Sefeccam dispose déjà d’activités de sciage, séchage et rabotage de bois au Cameroun. L’entreprise indique gérer 499 433 hectares de superficies forestières et disposer de certifications couvrant notamment la chaîne de contrôle PEFC.

Le projet ThermoWood ajoute donc une opération industrielle supplémentaire avant l’exportation. Mais son effet économique ne peut pas encore être chiffré : ni l’investissement, ni les volumes de fraké qui seront traités au Cameroun, ni le nombre d’emplois supplémentaires attendus n’ont été rendus publics.

Baudouin Enama

Lire aussi

16-06-2026 – Bois : les grumes portent encore la hausse des prix des exportations de la Cemac en attendant l’interdiction en 2028

22-05-2026 - Bois : le Cameroun interdit l’exportation en grumes de 15 nouvelles essences, portant le total à 91

05-02-2026 - Bois : en 4 ans, le durcissement de la fiscalité réduit de 50% la part des grumes dans les exportations du Cameroun

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Un mois déjà : les Lionnes Indomptables ont marqué l’histoire

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Il y a exactement un mois, les Lionnes Indomptables entraient dans l’histoire du football camerounais. Portée par un doublé de Marie Ngah Manga et un […]

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le savon de ménage s’est hissé en 2025 au 9e rang des principaux produits d’exportation du Cameroun, devant le caoutchouc brut. Selon le Rapport sur l’état de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025, récemment publié par le Comité de compétitivité, les savons de ménage en morceaux ont représenté 1,7 % des recettes d’exportation du pays au cours de l’année.

Le produit intègre ainsi un groupe encore largement dominé par les matières premières et les produits issus de leur première transformation. Selon le Comité de compétitivité, le cacao brut en fèves a représenté 25,8 % des recettes d’exportation en 2025, devant les huiles brutes de pétrole (22,5 %), le gaz naturel liquéfié (11,6 %), la pâte de cacao (8,3 %), les bois sciés (5,3 %), le coton brut (4 %), le beurre de cacao (3,7 %) et la banane (2,2 %). Le savon de ménage arrive ensuite avec 1,7 %, devant le caoutchouc brut, crédité de 1,4 %. Selon le rapport, ces dix produits ont généré près de 86,4 % des recettes d’exportation du Cameroun.

Les données de l’Institut national de la statistique (INS) permettent de mesurer la progression du savon. Le Cameroun en a exporté 74 208 tonnes en 2025, contre 56 624 tonnes en 2024, soit une hausse de 17 584 tonnes ou 31,1 %. Dans le même temps, la valeur de ces exportations est passée de 34,286 milliards à 52,938 milliards de FCFA, en augmentation de 54,4 %.

La valeur des exportations a donc augmenté beaucoup plus rapidement que les volumes. Rapportée aux quantités expédiées, la valeur moyenne ressort à environ 713 400 FCFA la tonne en 2025, contre 605 500 FCFA l’année précédente, soit une progression de près de 17,8 %. Les statistiques disponibles ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure cette évolution provient des prix de vente, de la composition des produits exportés ou de changements dans les marchés de destination.

Le Nigeria, débouché important

Les données détaillées les plus récentes disponibles par destination remontent notamment à 2023. Cette année-là, le Cameroun avait exporté pour 27 milliards de FCFA de savons vers le Nigeria, sur des ventes totales de 39,5 milliards de FCFA vers ce pays. Le savon représentait ainsi 68 % des exportations camerounaises à destination du marché nigérian.

Rapportés aux 51,57 milliards de FCFA de savons exportés par le Cameroun dans le monde en 2023, les 27 milliards expédiés vers le Nigeria représentaient environ 52 % des recettes d’exportation de ce produit cette année-là. Les données disponibles ne permettent pas d’établir si cette proportion s’est maintenue en 2025.

La progression du savon place ainsi parmi les dix premiers produits d’exportation camerounais un bien issu d’une transformation industrielle locale. Mais cette industrie dépend fortement de l’approvisionnement des raffineries et savonneries en huile de palme.

Des capacités de transformation encore sous-utilisées

Cette contrainte reste importante. Fin 2025, Tarek Daoud, directeur général d’Opalm, évaluait le déficit national d’huile de palme à environ 300 000 tonnes. De son côté, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, estimait à 1,2 million de tonnes les capacités de raffinage des oléagineux installées au Cameroun. Faute de matière première suffisante, les unités de transformation n’utiliseraient généralement que 40 à 50 % de ces capacités.

Le gouvernement avait déjà autorisé en 2023 l’importation de 200 000 tonnes d’huile de palme pour approvisionner les raffineries et savonneries, contre 143 000 tonnes initialement prévues. Les performances à l’exportation du savon coexistent donc avec une dépendance persistante de l’industrie à des approvisionnements extérieurs en matière première.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

04-06-2026 – Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026

19-01-2026 – Huile de palme : la production recule de 39,7 % au deuxième trimestre 2025, à 46 826 tonnes

24-12-2025 - Huile de palme : Opalm s’engage à construire cinq usines de production en 5 ans pour réduire le déficit d’environ 50%

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