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Cacao : Africa Processing ouvre une deuxième usine de broyage à Ngolambélé dans l’Est du Cameroun

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Cacao : Africa Processing ouvre une deuxième usine de broyage à Ngolambélé dans l’Est du Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Africa Processing Company, spécialisée dans la transformation de fèves de cacao, a inauguré le 28 novembre 2025 sa deuxième unité industrielle dans la localité de Ngolambélé, arrondissement de Dimako, région de l’Est du Cameroun. Ce nouveau site vient s’ajouter à l’usine de Mbankomo, dans la région du Centre. Ni la capacité de production de cette deuxième usine, ni le montant de l’investissement n’ont été rendus publics.

« Il s’agit de la seule unité de transformation de fèves de cacao camerounais à proposer simultanément les produits destinés à l’industrie (pâte et beurre de cacao, NDLR) et les produits de consommation directe (chocolats, NDLR). Nous voulons transformer la matière première là où elle se trouve (…). Nous connaissons la richesse du sous-sol de la région de l’Est : c’est environ 12 000 tonnes de cacao à exploiter par an. C’est un immense marché à saisir, mais aussi une porte d’entrée vers le marché du Septentrion », a déclaré la PDG d’Africa Processing, Lisette Claudia Tame Djame.

Arrivée discrètement sur le marché camerounais de la transformation du cacao au cours de la campagne 2022-2023, Africa Processing Company revendique à ce jour un chiffre d’affaires de 500 millions FCFA, pour 8 000 tonnes de dérivés du cacao produites chaque année dans son usine de Mbankomo. Le site de Ngolambélé a vocation à renforcer ces performances opérationnelles et financières.

Africa Processing Company est le 5ᵉ broyeur de fèves à l’échelle industrielle au Cameroun, aux côtés de Sic Cacaos du Suisse Barry Callebaut, de Chococam du Sud-Africain Tiger Brands, d’Atlantic Cocoa de l’Ivoirien Kone Donsongui et de la société camerounaise Neo Industry.

En renforçant le tissu des transformateurs, cette nouvelle unité contribue à la dynamique de montée en gamme de la filière. La transformation locale du cacao a pour la première fois franchi la barre symbolique de 100 000 tonnes au terme de la saison 2024-2025. La multiplication des broyeurs de fèves au Cameroun ces dernières années intensifie la concurrence autour des achats de cacao, ce qui soutient les prix payés aux producteurs.

Sous l’effet conjugué de cette concurrence accrue – à laquelle s’ajoute une conjoncture favorable sur le marché international –, le prix du kilogramme de fèves au Cameroun a atteint, au cours de la campagne 2023-2024, un maximum de 6 300 FCFA selon l’Office national du cacao et du café (ONCC), établissant un record mondial.

BRM

Lire aussi:

17-01-2025 - Cacao : le broyeur de fèves Africa Processing Company revendique 8000 tonnes de produits dérivés par an

04-04-2024 - Cacao et autres dérivés : au Cameroun, les exportations procurent plus de 460 milliards de FCFA à la filière en 2022

18-10-2024 - Cacao : les producteurs payés 2 fois plus cher au Cameroun qu’en Côte d’Ivoire et au Ghana, en ce début de campagne

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Ecobank Cameroun : le bilan se contracte de 25 milliards de FCFA en septembre, malgré la hausse des crédits

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Ecobank Cameroun : le bilan se contracte de 25 milliards de FCFA en septembre, malgré la hausse des crédits
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(Investir au Cameroun) – Ecobank Cameroun a enregistré une baisse de 25,121 milliards de FCFA de son total de bilan entre août et septembre 2026. Selon sa situation mensuelle provisoire arrêtée au 30 septembre, le total des actifs de la banque est passé de 622,710 milliards à 597,589 milliards de FCFA, soit un recul de 4 % en un mois. Cette contraction intervient alors que les crédits à la clientèle continuent de progresser légèrement.

Le mouvement le plus important concerne les titres de placement et valeurs assimilées. Leur encours recule de 271,423 milliards de FCFA à fin août à 249,447 milliards à fin septembre, soit une diminution de 21,976 milliards de FCFA (8,1 %). Ce poste regroupe les titres de placement ainsi que les valeurs reçues en pension ou achetées ferme.

Les opérations interbancaires et de trésorerie à vue reculent également. Leur encours passe de 76,447 milliards à 66,010 milliards de FCFA, soit une baisse de 10,437 milliards (13,7 %).

Les dépôts diminuent de 11,6 milliards de FCFA

Au passif, les dépôts de la clientèle s’établissent à 459,669 milliards de FCFA fin septembre, contre 471,229 milliards un mois auparavant. Le recul atteint 11,560 milliards, soit 2,5 %.

Cette évolution concerne principalement les comptes à vue, dont les encours diminuent de 22,356 milliards pour revenir à 320,618 milliards de FCFA.

À l’inverse, les dépôts à terme progressent de 17,975 milliards à 26,014 milliards de FCFA, soit une hausse de 44,7 %. Les comptes d’épargne augmentent également, passant de 110,280 milliards à 113,037 milliards. Ces progressions compensent partiellement la diminution des comptes à vue.

Les crédits progressent légèrement malgré le repli des dépôts

Les concours à la clientèle, calculés en additionnant les différentes catégories de crédits et les comptes débiteurs, atteignent 252,255 milliards de FCFA à fin septembre, contre 250,662 milliards un mois auparavant. L’augmentation est de 1,593 milliard de FCFA, soit 0,6 %.

Le rapport comptable entre les crédits et les dépôts passe ainsi de 53,2 % à fin août à 54,9 % à fin septembre. Cette évolution résulte de la progression modérée des crédits et de la diminution des dépôts. Cet indicateur ne doit toutefois pas être assimilé aux ratios prudentiels réglementaires de liquidité.

Autre évolution dans la structure du bilan : les crédits à la clientèle dépassent désormais légèrement le poste des titres de placement et valeurs assimilées, avec un écart de 2,808 milliards de FCFA. À fin août, les titres et valeurs assimilées excédaient encore les crédits de 20,761 milliards.

À fin septembre, le bilan d’Ecobank Cameroun se situe également 19,401 milliards de FCFA sous son niveau de fin décembre 2025, établi à 616,990 milliards.

Baudouin Enama

Lire aussi :

18-09-2026 – Ecobank Cameroun réalise 22,5 milliards de FCFA de bénéfice en huit mois, 82 % de son résultat de 2025

07-05-2026 – Ecobank Cameroun porte son dividende à 24,5 milliards FCFA au titre de 2025

03-05-2026 – Ecobank Cameroun affiche un bénéfice record de 27,29 milliards de FCFA, en hausse de 30 % en 2025

20-01-2026 – Infrastructures : Ecobank cible l’entretien routier et les grands chantiers via un partenariat avec le Fonds routier

12-12-2025 – Commerce intra-africain : Ecobank connecte 1 200 PME camerounaises via sa plateforme Single Market Trade Hub

13-11-2025 – Ecobank accompagne Cadyst Group dans la reprise des filiales de Somdia au Cameroun et au Congo

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Drame du Lycée Technique de Nsam : quand la rigidité administrative tue l’avenir de la jeunesse camerounaise

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L’émotion est vive à Yaoundé après le décès tragique de deux élèves du Lycée Technique de Nsam, survenu à la suite de leur renvoi de […]

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Yaoundé lance les Rencontres du H2RIAC pour faire de la science un moteur régional

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Yaoundé lance les Rencontres du H2RIAC pour faire de la science un moteur régional
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Sous la présidence de la ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation, Dr Madeleine Tchuinte, les Rencontres du Hub régional de recherche et d’innovation d’Afrique centrale (H2RIAC) se sont ouvertes ce 22 octobre 2026. Ces assises réunissent les six États de la zone CEMAC autour d’une ambition commune, à savoir : transformer la recherche et l’innovation en levier concret d’intégration et de développement dans la sous-région.

Ouvertes à Yaoundé en présence de S. E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun, les rencontres du hub régional de recherche et d’innovation en Afrique centrale apparaissent comme une réponse aux défis régionaux. Ces assises constituent un dispositif innovant et intégrateur, destiné à renforcer la coopération scientifique dans la sous-région. Son intérêt réside dans la mutualisation des ressources humaines, techniques et financières, la circulation des savoirs et la conception de programmes communs adaptés aux défis locaux : santé, environnement, climat, numérique, sécurité alimentaire ou transition verte.

Pour les pays de la CEMAC, l’enjeu est double. Il s’agit d’abord de donner davantage de visibilité à leurs chercheurs et institutions sur la scène internationale. Il s’agit ensuite de rapprocher la recherche des besoins réels des populations et des économies nationales, afin que l’innovation cesse d’être perçue comme une activité isolée pour devenir un instrument de politique publique. Le Cameroun y joue un rôle particulier de facilitateur. « Le H2RIAC sera ce que nous en ferons collectivement. Le Cameroun en sera le facilitateur résolu ; il ne prétend pas en être propriétaire », a déclaré Dr Madeleine Tchuinte, appelant les États à bâtir une gouvernance partagée et équitable.

Des objectifs précis

Les Rencontres visent à positionner le H2RIAC dans l’écosystème scientifique régional et à permettre son opérationnalisation. Plus concrètement, elles doivent capitaliser sur les acquis de programmes régionaux d’excellence, sensibiliser la communauté scientifique aux nouvelles orientations partenariales et aux opportunités de financement, définir les priorités du Hub, proposer son mode de gouvernance et préparer un plan d’actions collaboratif.

La première journée, consacrée aux panels et tables rondes, a permis de partager les résultats de programmes tels que ARISE, le programme Recherche et Innovation de l’OEACP, le PDTIV, le PRICNAC, ainsi que le plan de coopération du CNRS avec l’Afrique. Les échanges ont également porté sur le dialogue de haut niveau Union européenne–Union africaine sur la science, la technologie et l’innovation.

Vers des résultats concrets

À l’issue des travaux, les organisateurs attendent des orientations prioritaires clairement formulées, une proposition de gouvernance et un plan d’actions fédérateur. La seconde journée, organisée sous forme d’atelier restreint, doit permettre aux représentants des six États d’approfondir la structuration institutionnelle du Hub.

Un projet issu d’un long processus

Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité de l’atelier de préfiguration du H2RIAC, organisé à Yaoundé le 18 juillet 2025 par le MINRESI, l’Ambassade de France et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). À ce moment, les représentants du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad avaient déjà identifié les priorités scientifiques régionales, les opportunités de coopération et les mécanismes de mise en place d’un réseau scientifique intégré.

L’initiative trouve également son origine dans la Déclaration d’intention conjointe signée en 2023 entre le Cameroun et la France, lors de la Semaine de la science camerounaise en France. Elle répond à un constat partagé : l’Afrique centrale dispose de compétences et de potentialités scientifiques, mais souffre d’un déficit de financement, d’infrastructures et de coordination entre les institutions de recherche.

Ces rencontres s’achèvent ce 23 octobre 2026 à Yaoundé.

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