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Réaction des camerounais après la mort d’Anicet Ekane

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Réaction des camerounais après la mort d’Anicet Ekane
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Le président national du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance (Manidem) est mort ce lundi 1er décembre 2025 des suites de maladie.

L’homme politique a été arrêté dans le cadre de la répression de la revendication de la victoire d’Issa Tchiroma Bakary, candidat que son parti soutenait à l’élection présidentielle.

Suivre la réaction des camerounais :

Christian Eitel

Les mêmes qui disent que le pardon sera très DIFFICILE à cause de la mort de mr Ekane sont les mêmes qui ont très vite oublié qui est Mr ISSA TCHIROMA. Vous vous moquez même souvent de qui derrière vos claviers ?

Qnd mr Ekane entrait ds la sphère politique du Cameroun, Valsero n’était pas né.

Qnd on parle de combattants politiquement parlant voilà un mr et sa génération voire ceux qui étaient là avant lui. Pas les combattants né en 2018 dernière les claviers de téléphone.

Il y’a presque un mois et demi Valsero insultait copieusement et farouchement mr Ekane et son compagnon de lutte mr Njeukam Tchameni juste parce que ces derniers avaient demandé au peuple de ne pas descendre dans la RUE, il avait traité ces deux messieurs de lâches , égoïstes aplaventristes qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts.

Aujourd’hui le même Valsero a transformé ce moment douloureux pour la famille de mr Ekane en un instrument de commerce pour les likes et les vues ds sa page monétisée.

Les personnes extrêmement toxiques qui pensent avoir le monopole de la SAGESSE au Cameroun. Valsero qui insulte mr Anicet Ekane. Voilà vos gourous.

Mr Ekane part prématurément aujourd’hui à cause de quelqu’un qui avait fait la promesse de défendre sa victoire jusqu’à la dernière goutte de son sang. IL EST OÙ AUJOURD’HUI CE MR ??

RIP .

Mamadou Mota – L’Assassinat de l’homme, la mort de la justice

Laissez-moi vous épargner les fioritures d’une plainte larmoyante. La mort en geôle d’Anicet Ekane n’est pas un accident, c’est une pièce de plus dans le dossier d’accusation contre un régime qui a fait de la survie sa seule idéologie. Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun parle d’assassinat politique ? L’expression est trop faible. Il s’agit d’un crime d’État, commis avec la basse complicité du silence et l’outrage calculé des fonctionnaires des Nations Unies et des ambassades des pays amis du Cameroun.

Qui est responsable ? Ne cherchez pas dans les arcanes, le coupable porte un nom : le régime de Paul Biya. Et, par une ironie qui n’étonne plus que les naïfs, la gendarmerie est l’instrument direct de cet homicide par omission. Confisquer le respirateur artificiel d’un prisonnier, malgré les cris de ses avocats, n’est pas une négligence. C’est une exécution délibérée, signée, cachetée et postée par la brutalité administrative. C’est le triomphe du bourreau sur le malade, du cachot sur la clinique.

La persistance au pouvoir de Biya ? Un cancer qui métastase et emporte les corps et les principes. Il le fait à tous les pris et sans état d’ame. Mais n’oublions pas les seconds rôles, ces utilités qui donnent à la tragédie sa dimension de farce cynique :

Les fonctionnaires des Nations Unies : Ces dignes messieurs et dames, souvent plus préoccupés par le confort de leurs hôtels que par la dignité des peuples, ont couvert de leur onction la mascarade électorale. Leur soutien à ce régime, c’est la main invisible qui a tenu le coussin pour étouffer les derniers râles de la justice. Ils ont truqué la légitimité, ils sont co-auteurs de la mort.

Les « partenaires » du Cameroun : Leur silence n’est pas de l’indifférence, c’est un coup de grâce calculé. Ces pays occidentaux, qui nous assènent sans relâche leurs sermons sur les droits de l’homme, pratiquent une diplomatie de l’hypocrisie. Leurs intérêts, pétroliers, miniers ou géopolitiques, valent plus que la vie d’un opposant. Leurs fondements moraux ? Ils les ont échangés contre un contrat juteux. C’est un mépris souverain pour les idéaux qu’ils prétendent incarner.

Ce n’est pas un deuil que nous faisons, c’est un constat. Celui d’un État où la loi n’est qu’un chiffon et la vie humaine une monnaie d’échange. Anicet Ekane est mort pour nous rappeler que, sous ce régime, chaque souffle de l’opposition est une provocation qui mérite la peine de mort.

Ekanet ne mourra pas !

Mariane Simon-Ekane

Mr Luther André Meka, veuillez s’il vous plaît, m’accorder au moins un seul jour de répit avant de danser sur le corps de mon frère Anicet Ekane. Attendez un peu, juste le temps que son âme s’envole… Vous auriez par la suite toute votre longue vie devant vous pour le faire.

Merci.

ÉLÉGIE POUR ANICET GEORGES EKANE

par Prince Menyu M’Ewondo

Kodengui ! Kodengui !

ventre de béton où fermentent les soleils morts,

tu as refermé tes mâchoires sur un homme debout

et c’est la nuit qui a crié.

Anicet !

Nom de braise dans la gorge des peuples,

nom de tam-tam battant contre les murailles de l’oubli,

tu es tombé — non pas tombé, mais élevé —

dans la cendre des jours sans pain,

dans la sueur des peuples sans voix,

dans la geôle où l’on enferme les rêves trop vastes.

Tu étais

le cri dans la gorge des silences,

la main tendue vers les étoiles noires,

le refus d’un pays à genoux,

le poing levé contre les pactes de cendre.

Ils t’ont pris,

ils t’ont lié,

ils t’ont enfermé dans la gorge du monstre,

mais ils n’ont pas su que les volcans ne meurent pas,

qu’ils dorment, grondent, et renaissent

dans les veines des enfants à naître.

Ô Cameroun !

Terre de manguiers et de mitraille,

de palabres et de prisons,

combien de tes fils faut-il encore

pour que ton nom cesse d’être un sanglot ?

Anicet,

tu es parti sans linceul,

mais ton nom est un tambour dans nos poitrines,

ton souffle un cyclone dans nos mémoires,

et ta mort —

ta mort est une semence.

Nous te jurons, frère,

que ton silence sera ton plus grand discours,

que ton absence sera foule,

que ton nom sera crié

dans les ruelles, les écoles, les marchés,

jusqu’à ce que justice se lève

comme un soleil noir sur les collines de l’oubli.

lls ont privé tes enfants de ton dernier souffle,

les berges du Wouri de ton dernier regard,

le peuple de ton dernier conseil.

Mais voici que monte, sans tambour ni trompette,

le long cortège des pirogues sawa,

sans fard, sans mensonge, sans hypocrisie.

Voici notre marche,

ceints les reins du pagne de la résistance,

le cœur battant au rythme des tam-tams de l’âme,

les yeux levés vers les étoiles de nos ancêtres.

Anicet ! hou hou !

Fils du Wouri, hou hou !

Fils des mangroves et des palétuviers, hou hou !

Entends-tu le chant des piroguiers

qui fend la nuit comme une lance ?

C’est ton nom qu’ils chantent,

c’est ton pas qu’ils suivent,

c’est ton feu qu’ils portent.

Entre, entre dans la case du Mbog Liyia,

où t’attend Ruben Um Nyobè,

le cœur ceint de lianes rouges,

la parole encore vive comme un sabre de lumière.

Entre dans le Kumze,

où t’attend Félix-Roland Moumié,

le regard vaste comme la savane,

la voix grave comme le tonnerre de l’Histoire.

Entre dans l’Aba’a Ekang,

où t’attendent Marthe Ekemeyong Moumié,

Ossendé Afana,

Abanda Kpama, ton frère de lutte,

ceux qui n’ont jamais plié l’échine

devant les bottes ni les chaînes.

Laisse derrière toi Yebga,

la prison des hommes sans mémoire,

les murs suintant la peur et la trahison.

Avance, Anicet,

avance dans les eaux profondes du Wouri,

là où la Mamiwata, déesse des eaux,

t’attend pour l’union sacrée.

Féconde avec elle le Kamerun,

non pas celui des frontières et des drapeaux,

mais celui des peuples debout,

des enfants sans chaînes,

des femmes sans silence,

des hommes sans peur.

Et que ton nom, Anicet,

soit désormais un feu dans nos veines,

une houe dans nos mains,

un chant dans nos gorges,

une semence dans la terre rouge

du pays qui se souvient.

Georges Dougueli après le communiqué du ministère de la Défense annonçant le décès d’Anicet Ekane

De grâce, après l’avoir humilié et supplicié, il faut arrêter de salir la mémoire de cet homme. Il est parfaitement indécent et maladroit de rappeler ce dossier cousu de fil blanc. D’ailleurs, inutile de vous fatiguer à insulter l’intelligence de ceux qui vous lisent. Jeune et fringant, Anicet Ekane n’a jamais été condamné pour une infraction liée à la sûreté de l’Etat. C’est à 74 ans, malade, et engagé dans un processus électoral qu’on le surprend à stocker des armes chez lui… Lol ! Le procédé est si grossier qu’il en devient… ridicule. Quitte à éliminer un adversaire pour maintenir un régime en place, il n’est pas interdit d’agir intelligemment…

Benjamin Zebaze : Gardez vos explications pour vous !

Toutes les explications du monde , notamment celles du ministre de la défense, ne peuvent justifier le fait qu’un homme âgé de plus 71 ans, malade, ait été kidnappé et embastillé à Yaoundé sans qu’aucun encadrement juridique ne soit respecté.

Ayez au moins l’intelligence de libérer Djeukam Tchameni qui n’a rien à foutre dans vos geôles. C’est quoi ce pays dirigés par des sauvages ?

N’ayons plus peur: c’est quoi même ? Des gens provoquent la mort d’un grand malade comme Anicet Ekane; s’attaquent à une multi grand-mère comme Alice Kom qui marche à peine… Tout ça pour conserver un pouvoir qu’ils ont depuis 43 ans et qui les a juste permis d’envoyer un si grand et beau pays en enfer.

On me demande pourquoi je ne m’attaque jamais à Nti Dieudonné Essomba : c’est parce que lorsqu’il n’est pas « possédé » par une espèce de délire anti bamileke, il dit des choses justes.

Je suis entièrement d’accord avec lui lorsqu’il affirme que ce pays n’est plus qu’un assemblage de COMMUNAUTÉS qui défendent leur chapelle et que l’Etat unitaire n’est plus qu’une chimère.

En 43 années, le pouvoir Rdpc contrôlé par une communauté dont les figures extrêmes aux instincts primitifs ne manquent de commettre des actes malheureux, a réussi à se mettre à dos les principales autres communautés

Au départ, c’étaient les « anglos » les ennemis à abattre; ensuite, les bamis et jusqu’à ce matin, les ressortissants du grand nord qui, entre parenthèses, ont respecté les villes mortes annoncées par Issa Tchiroma à la lettre.

Après le « quasi assassinat » de Ekane Anicet, ils s’attaquent à la communauté Sawa dont le défunt était l’un des portes étendards. On va enfin savoir si les Sawas ont quelque chose entre les jambes et pas uniquement que des imitations. Comment ces gens espèrent tenir 7 ans avec tant « d’ennemis » ? Il faut être fou ou avoir l’esprit dérangé par toute sorte de drogues pour croire en un tel miracle.

Benjamin Zebaze

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Yaoundé lance les Rencontres du H2RIAC pour faire de la science un moteur régional

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Yaoundé lance les Rencontres du H2RIAC pour faire de la science un moteur régional
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Sous la présidence de la ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation, Dr Madeleine Tchuinte, les Rencontres du Hub régional de recherche et d’innovation d’Afrique centrale (H2RIAC) se sont ouvertes ce 22 octobre 2026. Ces assises réunissent les six États de la zone CEMAC autour d’une ambition commune, à savoir : transformer la recherche et l’innovation en levier concret d’intégration et de développement dans la sous-région.

Ouvertes à Yaoundé en présence de S. E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun, les rencontres du hub régional de recherche et d’innovation en Afrique centrale apparaissent comme une réponse aux défis régionaux. Ces assises constituent un dispositif innovant et intégrateur, destiné à renforcer la coopération scientifique dans la sous-région. Son intérêt réside dans la mutualisation des ressources humaines, techniques et financières, la circulation des savoirs et la conception de programmes communs adaptés aux défis locaux : santé, environnement, climat, numérique, sécurité alimentaire ou transition verte.

Pour les pays de la CEMAC, l’enjeu est double. Il s’agit d’abord de donner davantage de visibilité à leurs chercheurs et institutions sur la scène internationale. Il s’agit ensuite de rapprocher la recherche des besoins réels des populations et des économies nationales, afin que l’innovation cesse d’être perçue comme une activité isolée pour devenir un instrument de politique publique. Le Cameroun y joue un rôle particulier de facilitateur. « Le H2RIAC sera ce que nous en ferons collectivement. Le Cameroun en sera le facilitateur résolu ; il ne prétend pas en être propriétaire », a déclaré Dr Madeleine Tchuinte, appelant les États à bâtir une gouvernance partagée et équitable.

Des objectifs précis

Les Rencontres visent à positionner le H2RIAC dans l’écosystème scientifique régional et à permettre son opérationnalisation. Plus concrètement, elles doivent capitaliser sur les acquis de programmes régionaux d’excellence, sensibiliser la communauté scientifique aux nouvelles orientations partenariales et aux opportunités de financement, définir les priorités du Hub, proposer son mode de gouvernance et préparer un plan d’actions collaboratif.

La première journée, consacrée aux panels et tables rondes, a permis de partager les résultats de programmes tels que ARISE, le programme Recherche et Innovation de l’OEACP, le PDTIV, le PRICNAC, ainsi que le plan de coopération du CNRS avec l’Afrique. Les échanges ont également porté sur le dialogue de haut niveau Union européenne–Union africaine sur la science, la technologie et l’innovation.

Vers des résultats concrets

À l’issue des travaux, les organisateurs attendent des orientations prioritaires clairement formulées, une proposition de gouvernance et un plan d’actions fédérateur. La seconde journée, organisée sous forme d’atelier restreint, doit permettre aux représentants des six États d’approfondir la structuration institutionnelle du Hub.

Un projet issu d’un long processus

Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité de l’atelier de préfiguration du H2RIAC, organisé à Yaoundé le 18 juillet 2025 par le MINRESI, l’Ambassade de France et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). À ce moment, les représentants du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad avaient déjà identifié les priorités scientifiques régionales, les opportunités de coopération et les mécanismes de mise en place d’un réseau scientifique intégré.

L’initiative trouve également son origine dans la Déclaration d’intention conjointe signée en 2023 entre le Cameroun et la France, lors de la Semaine de la science camerounaise en France. Elle répond à un constat partagé : l’Afrique centrale dispose de compétences et de potentialités scientifiques, mais souffre d’un déficit de financement, d’infrastructures et de coordination entre les institutions de recherche.

Ces rencontres s’achèvent ce 23 octobre 2026 à Yaoundé.

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Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun

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Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le groupe agro-industriel luxembourgeois Socfinaf, présent au Cameroun à travers Socapalm et Safacam, a réduit de 22 % ses acquisitions d’actifs dans le pays en 2025, à 14,86 millions d’euros, soit environ 9,75 milliards de FCFA. Dans le même temps, il a comptabilisé une dépréciation d’environ 1,2 million d’euros, soit près de 800 millions de FCFA, sur ses actifs biologiques camerounais. Ces informations figurent dans les notes annexes du rapport annuel 2025 du groupe, consulté par Investir au Cameroun.

Les acquisitions d’actifs du segment Cameroun avaient atteint 19,06 millions d’euros (12,5 milliards de FCFA) en 2024. Elles diminuent ainsi de 4,2 millions d’euros, soit environ 2,75 milliards de FCFA en un an, selon les données géographiques présentées à la page 107 du rapport.

La réduction concerne principalement les immobilisations corporelles, notamment les installations, équipements et autres actifs matériels. Les coûts d’acquisition correspondants passent de 15,43 à 10,66 millions d’euros, soit une baisse de 30,9 %. À l’inverse, les dépenses capitalisées sur les actifs biologiques progressent de 15,9 %, passant de 3,63 à 4,20 millions d’euros. Les montants présentés correspondent aux acquisitions d’actifs comptabilisées au cours de l’exercice, et non nécessairement aux seuls décaissements réalisés pendant cette période.

Malgré ce recul, le Cameroun demeure le premier pays d’investissement de Socfinaf en Afrique en 2025. Il concentre 29,7 % des 50,01 millions d’euros d’acquisitions d’actifs enregistrées par le groupe, devant le Nigeria (11,56 millions d’euros) et la Côte d’Ivoire (11,34 millions).

Une perte de valeur de près de 800 millions de FCFA

Le rapport révèle parallèlement une correction de la valeur comptable des actifs biologiques du groupe au Cameroun. Dans la note 8, consacrée aux tests de dépréciation, Socfinaf indique avoir identifié des indices de perte de valeur concernant ses activités camerounaises. Des évaluations complémentaires ont conduit à enregistrer une dépréciation d’environ 1,2 million d’euros au titre de l’exercice 2025.

Cette correction intervient lorsque la valeur qu’une entreprise estime pouvoir récupérer de certains actifs devient inférieure à celle inscrite dans ses comptes. Elle ne signifie pas nécessairement que des plantations ont été physiquement détruites et n’entraîne pas directement une sortie de trésorerie.

Pour déterminer la valeur de ses plantations, Socfinaf prend notamment en compte les superficies exploitées, les rendements agricoles, les marges réalisées et les revenus futurs attendus. Les évaluations intègrent également les risques propres aux pays d’implantation et les effets potentiels du changement climatique sur la production.

Au 31 décembre 2025, les pertes de valeur cumulées sur les actifs biologiques du groupe au Cameroun atteignent 2,6 millions d’euros, soit environ 1,7 milliard de FCFA. Ce montant comprend 1,2 million d’euros pour les palmiers à huile et 1,4 million d’euros pour les hévéas.

Le rapport ne précise toutefois pas comment la dépréciation enregistrée au titre de 2025 se répartit entre Socapalm et Safacam, ni les plantations concernées. Il ne permet pas davantage d’établir que cette correction comptable résulte de la diminution des acquisitions d’actifs.

Un résultat opérationnel en baisse de 15,7 %

Les comptes sectoriels de Socfinaf font également apparaître un recul de l’activité au Cameroun. Le chiffre d’affaires du segment est passé de 190,84 millions d’euros en 2024 à 176,16 millions en 2025, soit une baisse de 7,7 %. Il s’établit ainsi à environ 115,55 milliards de FCFA.

Le résultat opérationnel a diminué plus rapidement, de 38,05 à 32,09 millions d’euros, soit un repli de 15,7 %. Il représente environ 21,05 milliards de FCFA en 2025.

L’essentiel de la contraction des revenus provient des produits du palmier, dont les ventes reculent de 171,62 à 159,30 millions d’euros. Les revenus tirés du caoutchouc diminuent également, passant de 15,63 à 12,78 millions d’euros.

Cette évolution s’accompagne d’une baisse des volumes produits par les principales filiales camerounaises. Chez Socapalm, la production d’huile de palme est passée de 168 452 tonnes en 2024 à 152 248 tonnes en 2025, soit une diminution de 9,6 %. Safacam a produit 16 706 tonnes d’huile de palme, contre 17 912 tonnes un an auparavant. Sa production de caoutchouc a reculé de 19,3 %, à 8 170 tonnes.

La baisse des volumes et du chiffre d’affaires n’a cependant pas empêché les deux entreprises d’améliorer leurs bénéfices nets. Selon les données reprises par Socfinaf, celui de Socapalm progresse de 2,2 %, à 10,64 milliards de FCFA, tandis que Safacam enregistre une hausse de 15,8 %, à 3,22 milliards de FCFA.

Les performances camerounaises contrastent avec celles de l’ensemble du groupe. En 2025, le chiffre d’affaires consolidé de Socfinaf a progressé de 8,5 %, à 641,9 millions d’euros, tandis que son résultat opérationnel a augmenté de 20,9 %, à 143,4 millions d’euros.

Baudouin Enama

Lire aussi :

15-10-2026 – Safacam : le bénéfice net pourrait tomber de 3,2 à 1,3 milliard FCFA en 2026, malgré des ventes en hausse

16-07-2025 – Bvmac : Safacam verse 442,1 millions FCFA de dividendes à ses actionnaires pour l’exercice 2024

11-06-2026 – Litige foncier Apouh-Socapalm : l’affaire renvoyée au 2 juillet, les riverains réclament la rétrocession de près de 200 ha

28-04-2026 – BVMAC : Safacam annonce 2,73 milliards FCFA de dividende, soit 2 200 FCFA par action pour 2025

17-08-2016 – Socapalm et Safacam enregistrent une «légère hausse» de la production d’huile de palme et de caoutchouc au 1er trimestre 2016

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Martin Camus Mimb : « André Onana c’est le meilleur gardien de but en Afrique »

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C’est une position constante de ce célèbre journaliste et consultant sportif camerounais. Cette déclaration s’inscrit dans son soutien régulier au gardien des Lions Indomptables, réitérée […]

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