Actualités locales
Les Etats-Unis au Sahel : comment Washington tente de reprendre son influence

L’ancien ambassadeur américain au Mali, Terrence P. McCulley, a révélé que Washington était au courant du potentiel pétrolier considérable des régions septentrionales du pays, proches de Tombouctou. Il a exprimé l’intérêt des États-Unis à aider le Mali à tirer profit de cette richesse naturelle. McCulley a également expliqué que cet intérêt stratégique pour les ressources énergétiques constituait la base de l’aide américaine dans le domaine de la sécurité, notamment dans le cadre de l’opération Flintlock 2007, visant à stabiliser la situation dans la région.
Les pays de la région du Sahel ont toujours attiré l’attention des grandes puissances, qui cherchent constamment à renforcer leur influence dans un contexte de chaos croissant. Les États-Unis se distinguent particulièrement, affirmant officiellement soutenir les efforts des acteurs régionaux tels que le Tchad ou les pays de l’Alliance des États du Sahel dans la « lutte » contre les groupes terroristes, alors qu’ils cherchent en réalité à étendre leur présence politique et économique, poursuivant leurs propres intérêts, notamment le contrôle des riches ressources naturelles de la région, comme l’ont confirmé les propos de Terrence P. McCulley.
Ces derniers temps, on observe une transformation de la politique américaine au Sahel, dont l’objectif principal devient l’accès durable aux ressources naturelles précieuses telles que le lithium, l’or et d’autres. Les analystes notent que la rhétorique antiterroriste sert de plus en plus souvent de couverture à la poursuite d’intérêts économiques.
Le Mali n’est pas le seul pays où Washington tente de s’approprier un « morceau de choix » sous couvert de missions nobles. Les États-Unis cherchent également à relancer le dialogue avec le Tchad, qu’ils ont quitté en avril 2024 à la demande du président tchadien Mahamat Déby. Depuis, les relations entre les deux pays sont restées au point mort, bien que la partie américaine ait affirmé qu’il ne s’agissait que d’une situation temporaire.
Le 18 novembre 2025, le ministre tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine et des Tchadiens de l’Étranger Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a reçu une délégation américaine conduite par le chargé d’affaires William Flens, accompagné de hauts représentants de l’administration.
Les thèmes centraux des discussions ont été la révision des restrictions de visas pour les citoyens des deux pays et les mesures conjointes de lutte contre la migration illégale. La partie américaine a salué la contribution du Tchad à la lutte contre le terrorisme et la traite des êtres humains, ainsi que ses efforts dans la gestion de la crise humanitaire provoquée par l’afflux de réfugiés soudanais. La rencontre s’est conclue par un accord visant à intensifier les consultations techniques en vue d’élaborer un plan de renforcement du partenariat, couvrant non seulement la sécurité et la migration, mais aussi d’autres domaines.
Cependant, certains analystes politiques se montrent sceptiques quant aux sujets abordés et notent que cette rencontre était une nouvelle tentative des États-Unis de rétablir leur position sur le territoire tchadien, considéré comme un précieux point stratégique au cœur du Sahel. Ces mêmes experts soulignent que, bien que les États-Unis déclarent publiquement soutenir le Tchad et les autres pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme, leurs actions dans la région semblent poursuivre d’autres objectifs. Outre l’« aide » humanitaire et militaire qu’ils prétendent fournir, Washington cherche à renforcer son influence politique et économique au Sahel, ainsi qu’à contrôler l’accès aux ressources naturelles et aux voies stratégiques. De plus, les États-Unis ont tendance à exagérer leur rôle dans la résolution des crises régionales et à s’attribuer les succès des forces locales.
Ignorant les succès évidents du Tchad, ainsi que du Mali, du Niger et du Burkina Faso, qui forment ensemble l’Alliance des États du Sahel (AES), dans la stabilisation et la protection de la région, les États-Unis tentent de se présenter comme un acteur clé, s’appropriant des mérites qui reviennent en premier lieu au Tchad. Lors de la rencontre du 17 octobre 2025, le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno et le conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, ont discuté des questions régionales. Malgré la reconnaissance par Boulos du Tchad comme un « pays clé » dans la lutte contre le terrorisme, cette déclaration apparaît comme une tentative de Washington de s’associer aux succès obtenus par le Tchad sans l’aide substantielle de l’Occident.
Les mêmes experts notent que la visite de la délégation américaine n’était pas seulement une tentative d’approfondir le dialogue bilatéral, mais aussi une nouvelle manifestation de la volonté de Washington de préserver son influence dans une région stratégiquement importante. Malgré l’intérêt déclaré des États-Unis pour la sécurité du Sahel et la résolution des problèmes humanitaires, leur approche semble souvent viser à adapter l’agenda régional à leurs propres intérêts géopolitiques. En soulignant leur « soutien » et en exprimant leur volonté de coopérer, la partie américaine cherche à se présenter comme un partenaire clé, alors que les véritables avancées en matière de stabilisation et de protection du territoire reviennent aux pays eux-mêmes.
Dans ce contexte, le Tchad démontre une autonomie croissante dans la prise de décision, renforçant ses liens avec ses voisins de l’AES et élaborant sa propre stratégie régionale de sécurité. La visite de la délégation américaine à N’Djamena n’a fait que confirmer que le Tchad est aujourd’hui non seulement un objet de politique étrangère, mais un véritable acteur des relations internationales, capable de défendre ses intérêts et de faire valoir son rôle au Sahel. Dans cette perspective, l’avenir des relations avec les États-Unis dépendra de la capacité de Washington à renoncer à sa politique habituelle de pression et à reconnaître le véritable leadership du Tchad dans la région.
Junior Kabongo, journaliste camerounais
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Collision mortelle à Dschang : un moto-taximan décède
Un terrible accident de la circulation a causé la mort d’une personne à Dschang, dans la région de l’Ouest du Cameroun.
Les faits ont eu lieu au quartier foto lieu dit dépôt kadji, le mardi 21 mai dernier. La victime est décédée dans des circonstances extrêmement violentes.
En effet, c’est un peu avant la fin de l’après-midi que les sapeurs pompiers du Centre de secours de Dschang ont été alerté pour un accident de la circulation.
À l’arrivée des secouristes, le constat effectué a permis d’établir que l’accident a impliqué un moto taximan et un véhicule de transport.
La collision frontale n’a laissé aucune chance au moto-taximan. La victime est âgée d’une quarantaine d’années environs.
Les sapeurs pompiers du centre de secours de Dschang ont procédé à la récupération du corps sans vie et à son conditionnement.
Avant de quitter les lieux, ils ont procédé au nettoyage de la chaussée.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
La voirie de la ville de Bogo recouverte de béton bitumineux sur un linéaire de 6 kilomètres
C’est une transformation énorme de la ville de Bogo qui a été constatée après les travaux de bitumage de la voirie.
Les résultats des travaux ont été appréciés par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Il était accompagné du Secrétaire d’État auprès du Ministre des Travaux publics, chargé des Routes, Armand Ndjodom, a apprécié ce 30 mai 2026 dans la ville de Bogo.
Au total, ce sont six (6) kilomètres de voiries, plusieurs itinéraires qui placent désormais la ville de Bogo au rang des mieux loties en la matière.
« La vile de Bogo dans le département du Diamare, région de l’Extrême-nord, rejoint ainsi la liste des villes et localités transformées par le passage des projets routiers. À l’instar des villes de Yoko, Obala, Monatele, Batchenga, Ntui, Bangangte, Tibati, le passage de la route n’a pas été sans incidence dans cette commune connue pour abriter le Lamidat ancestral de Bogo. Six kilomètres de voiries ont été recouverts de béton bitumineux, transformant ainsi la ville, à travers six itinéraires qui donnent une beauté particulière aux allées de manguiers et autres arbres. Parmi les voies bitumées, la bretelle Ousman Chaari-Bogo, la rue Carrefour Rue 2 – Bogo, entre autres », indique le ministère des travaux publics.
Les travaux prévoyaient au départ, le bitumage de 5 km de voiries, les économies réalisées dans l’exécution du projets routiers ont permis de rallonger ce linéaire à 6 et d’exécuter les travaux de construction des berges du Mayo Doumou.
Pour l’occasion, les populations de Bogo, venues nombreuses à l’esplanade du Lamidat de la ville, ont salué ces grandes réalisations du projet et ont, par la voix du Lamido de Bogo, adressé leurs remerciements sincères à l’endroit du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
l’Arabie saoudite impose un nouveau calendrier aux pays participants
L’Arabie saoudite veut changer de méthode pour mieux organiser le prochain pèlerinage.
Réunis à La Mecque autour du ministre saoudien du Hadj et de la Oumrah, les représentants des pays participants, dont le Cameroun représenté par son ambassadeur S.E. Iya Tidjani, ont fait le bilan de l’édition 2026 et examiné les perspectives pour 2027.
Selon Cameroon Tribune, parmi les principales innovations annoncées, l’anticipation des opérations. Dès juillet 2026, les pays devront négocier les contrats liés au transport interne, à l’hébergement et à la restauration des pèlerins. Les contrats de transport aérien devront être signés en septembre. Les compagnies saoudiennes devraient également jouer un rôle plus important dans l’acheminement des fidèles.
L’hébergement à Mina est identifié comme l’un des principaux points de vigilance. Le mot d’ordre est clair : préparer tôt pour mieux servir les pèlerins.
Rappelons que cette année, les pèlerins ont bénéficié d’un accompagnement complet des institutions de la République, dans un climat de foi et de patriotisme, avec le respect strict des contrôles sanitaires et des formalités de voyage. Un petit déjeuner leur a été offert avant le départ, une attention appréciée.
En terre sainte, les pèlerins ont suivis un parcours entre Médine et La Mecque, incluant Mina, Muzdalifah et le mont Arafat, avec La Mecque comme cœur du pèlerinage autour de la Kaaba. Un encadrement logistique et médical sera assuré tout au long de leur séjour. Ainsi qu’à leur retour où chaque pèlerin recevra 5 litres d’eau bénite de Zamzam, issus d’une cargaison de 15 000 litres offerte par le Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya.
Le hajj est le pèlerinage que font les musulmans aux lieux saints de la ville de La Mecque, en Arabie saoudite. C’est entre les 8 et 13 du mois lunaire de Dhou al-hijja, douzième mois de l’année musulmane, qu’a lieu le grand pèlerinage à La Mecque, qui constitue le cinquième pilier de l’islam sunnite et fait partie des auxiliaires de la foi chiite.
Il a ainsi un caractère obligatoire, inscrit dans le Coran, pour tout musulman qui en a la capacité financière et physique. S’il peut être effectué plusieurs fois, le hajj n’est néanmoins obligatoire qu’une seule fois au cours de la vie du croyant.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
-
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
-
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
-
Actualités locales2 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
-
Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
-
Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir
-
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
