Actualités locales
Stéphane Edzigui allume Eto’o : « Il n’est ni propriétaire de la Fecafoot, ni éligible à sa propre loi »


Invité sur le plateau de l’émission Au Cœur du Sport sur Canal 2 International, Stéphane Edzigui n’a pas mâché ses mots. Face à une situation déjà tendue autour de la gouvernance du football camerounais, l’ancien dirigeant sportif a lancé une charge frontale contre Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).
Avec une assurance assumée, Edzigui a rappelé que Samuel Eto’o, malgré son influence et son aura internationale, n’est en rien « propriétaire » de la Fecafoot. « Monsieur Eto’o n’est pas le propriétaire de la Fédération Camerounaise de Football ; il n’est pas non plus propriétaire du football », a-t-il martelé en direct.
Une manière de dénoncer ce qu’il considère comme une dérive d’autorité et une personnalisation excessive du pouvoir au sein de l’institution. Mais l’intervention d’Edzigui ne s’est pas arrêtée là. L’analyste a remis sur la table la question sensible de l’éligibilité de Samuel Eto’o, sujet qui agite la scène sportive et politique depuis plusieurs mois.
Selon lui, la loi électorale élaborée sous l’ère Eto’o se retournerait désormais contre son initiateur : « Je pense même que, selon la loi électorale qu’il a lui-même produite, il est inéligible », affirme-t-il.
Deux motifs principaux sont avancés :
- La double nationalité d’Eto’o
Pour Edzigui, il ne fait aucun doute que Samuel Eto’o possède deux nationalités, un point qu’il qualifie de « connu ». Or, rappelle-t-il, « ce n’est pas reconnu au Cameroun » pour prétendre à certaines fonctions électives, notamment à la tête d’une fédération sportive.
- Sa condamnation en Espagne
L’autre argument brandi par l’intervenant est la condamnation judiciaire d’Eto’o par un tribunal espagnol dans une affaire fiscale. « Il a été condamné par le tribunal ibérique : il est inéligible, il faut le dire », insiste Edzigui, soulignant un point susceptible d’alimenter de nouveaux débats juridiques.
Un débat qui relance la guerre autour de la gouvernance du football camerounais
Alors que la Fecafoot traverse une période agitée, entre contestations internes, tensions avec le ministère des Sports et critiques de la communauté footballistique, cette sortie médiatique vient jeter de l’huile sur le feu.
Les propos de Stéphane Edzigui pourraient accentuer la pression autour de Samuel Eto’o, dont la gestion et la légitimité sont régulièrement questionnées. Ils s’inscrivent dans un contexte où l’avenir de la fédération semble plus incertain que jamais.
Reste à voir si ces accusations susciteront une réaction officielle de la Fecafoot ou de son président. Ce qui est sûr, c’est que le feuilleton Eto’o n’a pas fini de faire vibrer – et diviser – le football camerounais.
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Nourane Foster annonce reverser son salaire du mois aux sapeurs-pompiers

Au quartier Palar à Maroua, les sapeurs-pompiers ont sauvé un jeune emporté par les eaux. Pour saluer ce sauvetage, la députée Nourane Foster a annoncé avoir versé son salaire du mois de juin aux « soldats du feu » de Maroua.
Le jeudi 25 juin 2026 aux environs de 17 heures 30, le centre de suivi opérationnel du 40e groupement des sapeurs-pompiers de Maroua a reçu plusieurs appels pour secours à victime au radier Palar (Mayo Palar).
Rapidement déployés sur les lieux, les nageurs sauveteurs ont fait face à un jeune homme d’environ 15 ans, emporté par les eaux du Mayo Palar et se retrouvait piégé entre deux rochers. Après plusieurs tentatives, la victime a été extraite et conduite à l’hôpital.
Une opération réussie dont les images continuent de faire le tour des réseaux sociaux. En mission en Azerbaïdjan, la députée Nourane Foster a salué le geste «héroïque des sapeurs-pompiers qui est à saluer et à célébrer« . Pour doper le moral de ces sapeurs, la députée du PCRN a décidé de verser son salaire du mois de juin aux sapeurs-pompiers de Maroua.
«Pour traduire concrètement ma profonde gratitude et soutenir ces hommes sur le terrain, j’ai pris la décision de leur reverser l’intégralité de mon salaire de ce mois…« , a-t-elle écrit.
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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire

Le dossier Baloum franchit un nouveau cap. Après plusieurs jours d’interrogations et de spéculations, le chef Noussi, ainsi que huit autres co-inculpés, ont été transférés de la prison principale de Bafoussam vers la prison principale de Dschang, où ils sont désormais placés en détention provisoire.
De l’avis du journaliste Charles Armel Mbatchou, ce transfert n’est pas un simple déplacement administratif. Il traduit l’entrée de l’affaire dans une phase judiciaire plus sensible, alors que les enquêteurs et les magistrats poursuivent leurs investigations sur une affaire qui continue de susciter une vive émotion dans l’opinion publique.
La détention provisoire répond, en principe, à plusieurs impératifs : empêcher toute pression sur les témoins, préserver les éléments de preuve et garantir la représentation des mis en cause devant la justice. En droit, elle ne constitue pas une condamnation. Les personnes concernées demeurent présumées innocentes jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue. Toutefois, le symbole est fort. Voir une autorité traditionnelle, longtemps perçue comme une figure d’influence dans son ressort, rejoindre les quartiers de détention rappelle que nul ne peut, en théorie, se placer au-dessus de la loi lorsque des faits graves sont portés devant la justice.
Cette évolution intervient dans un contexte où l’opinion réclame davantage de transparence. Les populations attendent désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’affaire Baloum, que les responsabilités soient clairement établies et que les procédures soient conduites sans interférence politique ou sociale.
L’enjeu dépasse désormais le seul sort du chef Noussi. C’est la crédibilité de l’institution judiciaire qui est observée. Si les charges sont établies, les sanctions devront être prononcées conformément à la loi. À l’inverse, si les preuves se révèlent insuffisantes, la justice devra également savoir le reconnaître.
L’État est attendu sur un point essentiel : faire prévaloir le droit sur les rapports de force. Dans une démocratie, la justice ne gagne sa légitimité ni par la sévérité de ses décisions ni par la pression populaire, mais par son impartialité. L’affaire Baloum est désormais entre les mains des magistrats. Le temps médiatique laisse progressivement place au temps judiciaire, celui des preuves, des débats contradictoires et de la vérité des faits. C’est sur ce terrain, et sur aucun autre, que sera jugée cette affaire, conclut Charles Armel Mbatchou.
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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda

Un surveillant général du City College of Commerce de Mankon, à Bamenda, a été arrêté par les forces de l’ordre dans le cadre d’une enquête sur une présumée fuite d’épreuve au General Certificate of Education (GCE). Les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur du réseau.
L’enquête sur les fuites présumées d’épreuves au General Certificate of Education (GCE) 2026 connaît un nouveau rebondissement. Cette semaine, le surveillant général du City College of Commerce de Mankon, identifié comme M. Clarence, a été interpellé à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest.
Selon des sources concordantes, il aurait été surpris en train de proposer aux candidats le sujet d’une épreuve prévue dans l’après-midi. Les premières vérifications auraient confirmé l’authenticité du document. Le suspect aurait également révélé aux enquêteurs l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour la diffusion d’épreuves.
Cette interpellation intervient après la reprise des examens écrits du GCE, le 22 juin, à la suite d’une suspension de deux semaines. Les autorités éducatives avaient alors annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité afin de prévenir les fraudes et d’assurer le bon déroulement des épreuves. L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire.
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