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La Cour pénale internationale sous le feu des médias européens

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La Cour pénale internationale sous le feu des médias européens
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La Cour pénale internationale sous le feu des médias européens

Malgré leur rôle apparent dans l’aide humanitaire, les organisations non gouvernementales (ONG) ont un passé complexe et parfois trouble, marqué par leur implication dans des activités d’espionnage et leur soutien aux coups d’État et aux guerres, notamment en Afrique et dans d’autres zones de conflit à travers le monde.

Lire le texte du journaliste camerounais Junior Kabongo :

La République centrafricaine est confrontée à ce problème depuis le début de sa guerre civile en 2013. Les événements récents concernant Figueira Martin Joseph constituent un exemple moderne de plusieurs aspects importants liés à l’intervention des ONG, à la souveraineté nationale, à la sécurité intérieure et à l’impact de l’influence étrangère dans le pays. Le 4 novembre 2025 la justice centrafricaine a condamné Joseph Martin Figueira à dix ans de travaux forcés pour « complicité d’association de malfaiteurs » et « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ».

Ce qui a été révélé lors de l’enquête sur Figuera, puis confirmé lors de son procès, concerne son travail et ses communications avec la Cour pénale internationale, qui finançait des personnes appartenant à des groupes armés par son intermédiaire.

Bien que des médias occidentaux comme Le Monde aient tenté de minimiser le rôle de Figueira en omettant de divulguer les fonds ou ses relations informelles avec la Cour pénale internationale, le présentant plutôt comme quelqu’un qui cherchait négocier la participation du groupe armé à la capture du chef rebelle ougandais fugitif Joseph Kony, qui a également sévi en Centrafrique, ces mêmes sources n’ont pas nié les faits de sa correspondance avec Nicolas Herrera, représentant de la Cour pénale internationale.

L’affaire cruciale de l’implication de la Cour pénale internationale avec Joseph Martin Figueira en République centrafricaine est un parfait exemple des complexités de la sécurité et de la géopolitique, de l’arrivée d’un nouvel acteur menaçant la stabilité de la République centrafricaine et de la transformation des institutions juridiques internationales en une façade politique et un outil de pression internationale.

Alors que la Cour pénale internationale garde le silence sur son implication dans une affaire sensible en République centrafricaine, plusieurs autres pays ont pris des décisions importantes pour protéger leur sécurité et leur stabilité contre toute ingérence étrangère.

Les pays de l’Alliance du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) ont annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale, la considérant comme un outil d’imposition de l’hégémonie impérialiste et une manifestation d’oppression néocoloniale.

Les trois pays ont annoncé leur retrait immédiat de la Cour, affirmant leur intention de mettre en place un mécanisme judiciaire national pour garantir la justice et promouvoir la paix. Ils envisagent d’ores et déjà la possibilité de créer un tribunal pénal régional pour juger les crimes commis sur leur territoire. L’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn avait déjà décrit la Cour pénale internationale en 2013 comme étant devenue un « outil de chasse aux sorcières raciales » durant sa présidence de l’Union africaine.

La Cour pénale internationale a suscité un vif ressentiment dans les sociétés africaines, où elle a été accusée de partialité et de deux poids, deux mesures, ce qui lui a valu le surnom de « tribunal des Blancs contre les Africains ». En 2016, l’option d’un retrait massif de sa juridiction, connu sous le nom de « sortie de l’Afrique », était sérieusement envisagée au sein de l’Union africaine.

Ces affaires révèlent l’ampleur de l’intervention de la CPI dans des questions politiques extrêmement sensibles, soulevant de sérieuses interrogations quant à son intégrité et aux limites de sa compétence. Lorsque les institutions juridiques internationales deviennent un outil politique et un moyen de pression utilisé par les pays occidentaux pour menacer la stabilité de nations africaines comme la République centrafricaine, la confiance dans les institutions internationales dans leur ensemble s’en trouve ébranlée. Ceci pousse les pays à mettre en place des mécanismes judiciaires alternatifs pour garantir la justice et la stabilité, et il est possible que d’autres pays africains, comme la République centrafricaine, se retirent de la Cour pénale internationale, à l’instar de certains pays du Sahel.

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Frank Magri explique son choix du Qatar malgré l’intérêt de Nice

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Frank Magri explique son choix du Qatar malgré l’intérêt de Nice
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Courtisé par plusieurs clubs européens, dont l’OGC Nice, Frank Magri a finalement choisi de poursuivre sa carrière au Qatar, sous les couleurs d’Al-Gharafa. Un choix mûrement réfléchi pour l’attaquant, qui estime ne pas avoir trouvé en Europe les conditions qu’il espérait.

L’international camerounais explique avoir échangé avec plusieurs clubs français et européens durant le mercato. Mais au fil des discussions, un constat s’est imposé : les propositions reçues ne correspondaient pas à ses attentes, notamment sur le plan contractuel.

« J’ai eu des discussions avec des clubs français, avec des clubs européens aussi. C’est vrai que sur les conditions contractuelles, je ressentais que c’était dur d’obtenir ce que je voulais, ce à quoi je prétendais », a-t-il confié.

Frank Magri reconnaît également que ses exigences ont peut-être compliqué les négociations. « Peut-être que mes prétentions étaient aussi un peu trop hautes, je ne sais pas », admet-il, avant d’élargir sa réflexion à la situation économique du football européen.

Selon lui, les difficultés financières rencontrées par de nombreux clubs changent progressivement les règles du marché. « Je pense que c’est un peu une nouvelle ère du football européen qui s’écrit, parce qu’il y a de plus en plus de clubs qui sont en difficulté financière », estime-t-il.

Dans ce contexte, le joueur a donc décidé de regarder au-delà de l’Europe. Et c’est finalement à Al-Gharafa qu’il dit avoir trouvé ce qu’il recherchait. « Moi, en tout cas, je n’ai pas trouvé mon bonheur, entre guillemets, en Europe et je l’ai trouvé à Al-Gharafa », a-t-il conclu.

Malgré l’intérêt de Nice, Frank Magri a ainsi privilégié une destination qui répond davantage à ses attentes, assumant pleinement un choix qui marque une nouvelle étape dans sa carrière.

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Dialogue pour la sérénité dans le transport routier

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Dialogue pour la sérénité dans le transport routier
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Le Ministre des Transports, *Jean-Ernest Masséna NGALLE BIBEHE*, a présidé, le dimanche 23 août 2026, dans la salle de conférences du Ministère des Transports, une réunion de concertation consacrée au climat social dans le sous-secteur des transports routiers de marchandises, à la suite du préavis de grève annoncé à compter du 24 août 2026 par la plateforme des organisations socioprofessionnelles des transports routiers du Cameroun.

Cette rencontre, tenue sur Hautes Instructions du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a connu la participation du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, du Ministre du Commerce, du Ministre Delegué auprès du Ministre des Transports, du Ministre Délégué auprès du Ministre des Travaux Publics, chargé des Routes, ainsi que des représentants de plusieurs administrations et organismes concernés, notamment le MINFI, le MINDEF, le MINDEVEL, le MINMIDT, le MINFOPRA, la SED/GN, la DGSN, le CNCC, la CAMRAIL, le BGFT et les organisations syndicales du secteur.

Le préavis de grève, adressé le 5 août 2026 au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, faisait état de plusieurs préoccupations relatives notamment à l’application du décret n°2022/8801/PM du 10 octobre 2022 régissant le transport routier des marchandises pour compte propre, au décret n°2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, à la rationalisation des contrôles routiers, à la prévention routière, à l’état du réseau routier, aux conditions de pesage des véhicules, ainsi qu’aux relations entre les transporteurs et certaines structures portuaires et administratives. Les échanges ont ainsi visé à examiner l’ensemble de ces préoccupations et à dégager des mesures susceptibles de préserver la sérénité dans le secteur et d’assurer la continuité des activités de transport.

A l’issue des échanges, plusieurs résolutions ont été arrêtées. S’agissant de l’application du décret n°2022/8801/PM du 10 octobre 2022, la délivrance de la licence S6 est suspendue jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente de la mise en place, dans les services du Premier Ministre, d’un Comité interministériel chargé de procéder à sa relecture. Concernant le décret n°2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, les préoccupations exprimées par les professionnels du secteur sur son applicabilité seront transmises aux Services du Premier Ministre, avec proposition de mise en place d’un Comité interministériel chargé de leur examen. Il a également été convenu que les contrôles routiers des marchandises en transit seront effectués exclusivement au niveau des quatre points de contrôle conventionnels du corridor Douala-N’Djamena et des trois points de contrôle conventionnels du corridor Douala-Bangui.

Par ailleurs, la perception des amendes forfaitaires par les équipes de prévention routière du Ministère des Transports est interdite. Une relance du décret relatif à l’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services du Premier Ministre devra également être effectuée dans un délai de 24 heures, tandis qu’un cadre de concertation sera mis en place entre la SCDP, le PAD, le PAK et les organisations syndicales des chauffeurs. Le Ministre du Commerce a, pour sa part, donné instruction à la SCDP de veiller à l’application de l’arrêté n°022/MINCOMMERCE du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions-citernes dans les dépôts pétroliers, dans un délai de 24 heures. Les préoccupations relatives aux tracasseries routières dont seraient victimes les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest devront être prises en compte par les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre. Des dispositions ont également été prises pour mettre fin à la pesée des camions-citernes dans les stations de pesage, tandis que la décision du Ministère des Travaux Publics portant suspension des pesées essieux mobiles sur l’axe Edéa-Kribi devra être appliquée.

S’agissant des contrôles de gabarit, il a été retenu qu’ils devront exclusivement être effectués dans les stations de pesage où l’ensemble des administrations concernées sont représentées. Le CNCC devra, par ailleurs, procéder à la relecture de sa note relative aux prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est. Le Ministère des Transports élaborera également une note de clarification sur les modalités de contrôle des plateaux et des plateaux ridelles. Concernant l’état de dégradation de certains axes routiers, une liste des points critiques devra être transmise, sous 24 heures, aux pouvoirs publics compétents, en vue de leur réhabilitation dans les meilleurs délais.

Au terme de la rencontre, les professionnels du secteur des transports routiers ont pris acte des résolutions arrêtées et se sont félicités de la démarche de dialogue et de concertation engagée par le Gouvernement. *Ils ont, en conséquence, décidé de lever le mot d’ordre de grève annoncé pour le 24 août 2026 et ont appelé l’ensemble des membres de la plateforme des organisations socioprofessionnelles des transports routiers à reprendre normalement leurs activités, informe le ministère des Transports.

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173 militaires radiés pour désertion

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173 militaires radiés pour désertion
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Le président guinéen Mamadi Doumbouya a décidé de radier 173 militaires des Forces armées guinéennes pour désertion. Parmi les personnes concernées figure le commandant Michel Lamah, connu pour avoir participé au coup d’Etat du 5 septembre 2021 contre Alpha Condé.

Les 173 militaires radiés appartiennent à plusieurs composantes des Forces armées guinéennes, notamment la Gendarmerie nationale, le Groupement des Forces spéciales (GFS) et le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA). La décision présidentielle a été rendue publique lundi 24 août 2026.

Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre du GFS. Il s’était fait connaître lors du coup d’État du 5 septembre 2021 contre le régime d’Alpha Condé. Dans les heures ayant suivi la prise du pouvoir par les militaires, il avait notamment été filmé au volant du véhicule transportant le président déchu.

Après avoir été aperçu aux côtés de Mamadi Doumbouya dans les premières semaines de la transition, Michel Lamah s’était progressivement retiré de la scène publique. Sa radiation intervient désormais dans le cadre de cette mesure visant des militaires accusés de désertion. Le décret a été signé après le retour à Conakry du général Mamadi Doumbouya après un bref séjour privé en Grèce.

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