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Pr Vincent Sosthène Fouda : « au Cameroun, le pouvoir ne gouverne pas, il plane »

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Pr Vincent Sosthène Fouda : « au Cameroun, le pouvoir ne gouverne pas, il plane »
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Pr Vincent Sosthène Fouda : « au Cameroun, le pouvoir ne gouverne pas, il plane »

Le politologue décrie un pouvoir perpétuel qui ne s’inscrit pas dans l’histoire, qui la suspend. Il ne gouverne pas les vivants, il les tient en otage, dans une caverne où les ombres des promesses dansent sur les murs, tandis que les prisonniers, fascinés, applaudissent leur propre captivité.

Dans une récente tribune, le Pr Vincent Sosthène Fouda dénonce le pouvoir figé de Yaoundé. Selon lui, le pouvoir au Cameroun, tel qu’il se donne à voir, n’est pas tant une autorité qu’un mystère. Il ne descend pas de la cité, il ne monte pas du peuple. Il plane. (…) C’est le règne du simulacre, où l’apparence tient lieu de vérité, et où la parole officielle est l’écho d’un silence organisé.

« Le pouvoir au Cameroun : une métaphysique de l’otage

Il est des régimes qui ne gouvernent pas, mais qui s’érigent en énigmes. Le pouvoir au Cameroun, tel qu’il se donne à voir, n’est pas tant une autorité qu’un mystère. Il ne descend pas de la cité, il ne monte pas du peuple. Il plane. Il échappe à la génération, comme Melchisédech, ce prêtre sans père ni mère, sans origine ni fin, qui traverse les âges sans jamais appartenir à aucun.

Ce pouvoir-là ne se transmet pas, il se perpétue. Il ne s’inscrit pas dans l’histoire, il la suspend. Il ne gouverne pas les vivants, il les tient en otage, dans une caverne où les ombres des promesses dansent sur les murs, tandis que les prisonniers, fascinés, applaudissent leur propre captivité.

On le salue comme on saluerait un grand-père, non par respect filial, mais par crainte révérencieuse. Car ce pouvoir ne connaît ni héritiers ni successeurs. Il est sans postérité, et c’est là son génie : il ne meurt pas, il se répète. Il ne se renouvelle pas, il se conserve. Il est le sommet de la méchanceté, non par brutalité, mais par indifférence. Il ne hait pas, il ignore. Il ne détruit pas, il laisse pourrir.

Platon nous enseignait que le philosophe-roi devait gouverner par la lumière de l’idée du Bien. Ici, le pouvoir semble gouverner par l’ombre de l’idée du Rien. Il ne cherche pas à élever les âmes, mais à les disperser. Il ne dialogue pas, il monologue. Il ne pense pas, il se perpétue.

Et pourtant, il se donne des airs de sagesse. Il parle de paix, de stabilité, de continuité. Mais c’est une paix sans justice, une stabilité sans mouvement, une continuité sans mémoire. C’est le règne du simulacre, où l’apparence tient lieu de vérité, et où la parole officielle est l’écho d’un silence organisé.

Ce pouvoir est une forme sans fond, une présence sans substance, une autorité sans légitimité. Il est l’anti-cité, le contre-modèle de la République. Il est ce que Platon aurait appelé l’illusion du juste, quand le juste n’est plus qu’un masque porté par l’injuste.

Et nous, citoyens, que sommes-nous dans cette comédie métaphysique ? Des spectateurs hébétés, des âmes errantes, des enfants sans père, comme Melchisédech, mais sans sacralité. Nous sommes les héritiers d’un pouvoir sans héritage, les témoins d’un règne sans règne.

Mais peut-être qu’un jour, la lumière sortira de la caverne. Peut-être qu’un jour, le peuple se souviendra qu’il est le fondement de la cité, et non son décor. Peut-être qu’un jour, le pouvoir cessera d’être une énigme, pour redevenir une responsabilité ».

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua
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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Des assaillants présentés comme des éléments de Boko Haram ont fait irruption dans cette localité aux environs de 2 heures du matin. Le bilan provisoire fait état de 13 personnes tuées sur place et de deux autres décédées des suites de leurs blessures à l’hôpital de district de Makary. Plusieurs personnes ont également été enlevées, tandis que des blessés ont été évacués vers des structures sanitaires.

Joint au téléphone par notre rédaction pour faire le point sur la situation, le maire de la commune de Makary, M. Abakar Abba, a déclaré : « Nous sommes sous le choc. Les autorités administratives, militaires et politiques sont immédiatement descendues sur les lieux. C’est la toute première fois que ce village subit une telle attaque. Le bilan est très lourd avec plusieurs décès, de nombreux blessés et des villageois enlevés. La population est plongée dans la peur et la désolation, mais les forces de défense et de sécurité sont déployées pour sécuriser la zone et retrouver les personnes disparues. »

Cette nouvelle incursion intervient dans un contexte déjà difficile pour les populations du Logone-et-Chari. La faiblesse des précipitations et ses conséquences sur les activités agro-pastorales viennent accentuer les difficultés quotidiennes des communautés. À cette situation s’ajoute désormais la crainte liée à la recrudescence des violences, plongeant de nombreuses familles dans l’inquiétude et l’incertitude.

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Le jour où, par décret présidentiel, le Cameroun a exclu ses propres enfants de la coupe du monde

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« Il y a quelques jours, le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o s’est déplacé en Europe pour rencontrer des binationaux susceptibles de rejoindre les sélections […]

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4 membres d’une même famille ensevelis dans un glissement de terrain à Nkomo

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4 membres d’une même famille ensevelis dans un glissement de terrain à Nkomo
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Un éboulement de terrain a causé la mort d’au moins quatre personnes mercredi 16 septembre, au quartier Nkomo, dans l’arrondissement de Yaoundé IV.

Quatre membres d’une même famille ont tragiquement péri dans un glissement de terrain survenu le mercredi 16 septembre, aux environs de 17 heures, au sein du quartier Maetur Nkomo, situé dans le quatrième arrondissement de Yaoundé. La catastrophe, localisée à l’arrière du lycée technique d’Ekounou, a intégralement enseveli une habitation.

Parmi les défunts figurent une mère de famille, ses deux enfants respectifs âgés de 8 et 11 ans, ainsi que sa belle-sœur. Au terme des opérations de secours et de l’extraction des corps des décombres, trois dépouilles ont été transférées à la morgue de l’hôpital Jamot de Yaoundé, tandis que la quatrième a été acheminée vers le Centre des technologies des forces armées (CFTA) d’Ekounou.

Les causes exactes ainsi que les circonstances précises de ce drame restent, à ce jour, à élucider.

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