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Qui gouverne vraiment le Cameroun ? Le trio secret autour de Paul Biya

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Qui gouverne vraiment le Cameroun ? Le trio secret autour de Paul Biya
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Derrière le président camerounais de 92 ans se trouvent deux hommes et une femme influents. La plupart des Camerounais ont toujours reproché à Paul Biya de s’accrocher au pouvoir pendant des décennies et de ne pas tenir ses promesses, mais, derrière tout cela, qui sont les personnes qui assurent la continuité ?

Chantal Biya

Elle est l’épouse du président Paul Biya. De par leur union, Chantal est la personne la plus proche du président. Elle partage sa vie avec lui, tant à la maison que lors de ses voyages internationaux.

Partout où Paul Biya va, Chantal est toujours présente. Contrairement à d’autres présidents qui voyageaient sans leurs épouses, Paul Biya a choisi d’emmener la sienne avec lui depuis deux décennies.

Chantal Biya ne s’exprime pas en public et ne commente pas les affaires nationales, mais elle exerce une influence considérable. Elle est certainement consciente des difficultés rencontrées par de nombreux Camerounais. Par conséquent, si quelqu’un devait présenter la véritable situation du pays sans ingérence ni crainte de représailles, ce serait Chantal Biya.

Ils sont mariés depuis 1994. Récemment, Paul Biya semble se reposer davantage. C’est Chantal Biya qui informe le personnel ou le médecin si le président n’a pas bien dormi. Dans les cas où le président ne souhaite pas être dérangé, c’est elle qui transmet les informations.

Elle est peut-être perçue comme la femme du président, mais en coulisses, elle influence les politiques du pays.

Samuel Mvondo Ayolo

Bien qu’il soit directeur de cabinet à la présidence, Ayolo est la personne la plus proche de Biya après Chantal.

Tout d’abord, il est originaire de la même région que Biya. Cet ancien diplomate en poste au Gabon et en France a été nommé directeur de cabinet en 2018.

Quelle est l’importance de son poste ? Ayolo est le seul fonctionnaire connu à pouvoir informer le public si Biya se rend au travail ou non.

Partout où Paul Biya se trouve, on peut s’attendre à voir Ayolo. Si Paul Biya voyage, il voyage avec Ayolo. Le plus souvent, c’est lui qui transmet les instructions du bureau du président.

Par conséquent, si Paul Biya est trop fatigué pour exercer correctement ses fonctions, Ayolo est la seule personne à pouvoir informer la nation. Alors, que se passerait-il si Ayolo continuait de donner l’impression que Paul Biya est aux commandes alors qu’il ne l’est pas ?

Paul Biya apparaît rarement en public. Tout ce qui le concerne semble presque mis en scène. Mais Ayolo, lui, le regarde directement, sans l’intermédiaire d’une caméra.

Ayolo n’accorde pas d’interviews pour se vanter de sa proximité avec le président, et il ne commente pas non plus les problèmes qui touchent la nation. Il donne l’image d’un simple directeur de cabinet civil, mais en coulisses, il détient également un pouvoir considérable.

Ferdinand Ngoh Ngoh

Aux yeux du public, il est ministre d’État et secrétaire général de la présidence. Mais officieusement, beaucoup le considèrent comme le président de facto.

Il ne se vante pas des pouvoirs qu’il détient, mais en toute discrétion, il contribue à la gouvernance du pays en suivant les instructions de haut niveau de Paul Biya.

Paul Biya a délégué une partie de ses pouvoirs à Ngoh Ngoh. Ce dernier ne se précipite pas pour accorder des interviews sur les questions nationales urgentes. Même lorsqu’il se déplace sur le terrain, il évite les journalistes, mais derrière cette discrétion, il a beaucoup à dire, comme en témoigne son influence.

Contrairement à Chantal et Ayolo, Ngoh Ngoh est rarement vu aux côtés de Biya lors de ses déplacements. Lorsque le président voyage à l’étranger, il confie la gestion du pays à Ngoh Ngoh.

Depuis 2011, cet ancien diplomate auprès des Nations Unies a parfaitement rempli son rôle. De plus, il est originaire de la même région que l’épouse du président.

Chantal, Ayolo et Ngoh Ngoh

Même si ces personnes ne sont pas directement liées par leurs fonctions officielles, elles semblent entretenir une relation symbiotique.

Ayolo et Biya sont originaires de la même région. Ngoh Ngoh et Chantal le sont également. Chantal étant l’épouse du président, l’équilibre est maintenu. Cela signifie qu’ils peuvent influencer les décisions.

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC
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L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Yacouba Mota, a vivement réagi à la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou dans l’affaire opposant le parti à trois de ses anciens militants, dont Willy Mengue.

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, M. Mota s’en prend particulièrement à Willy Mengue, qu’il accuse d’avoir choisi la voie judiciaire pour contester le fonctionnement interne du MRC.

« Le cas d’école Willy Mengue », écrit-il en ouverture, avant de dénoncer ce qu’il présente comme une démarche contraire, selon lui, au combat politique mené par le parti.

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré, jeudi, incompétent pour examiner en référé la demande introduite par Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Les trois requérants sollicitaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du MRC.

Lire la sortie de Mamadou Mota :

« De l’art d’être le dindon d’une farce tragique : le cas d’école Willy Mengue.

Mes chers amis, s’il y a bien une leçon à tirer des soubresauts politiques qui agitent notre scène nationale, c’est que le ridicule possède désormais ses propres professionnels. Pour comprendre la dernière sortie numérique de Monsieur Willy Mengue, il convient d’abord de rappeler le décor. Nous ne sommes pas dans une démocratie scandinave où l’on débat du budget autour d’un thé. Nous sommes au Cameroun, un pays où faire de l’opposition et en particulier au MRC s’apparente à une discipline de haute voltige sans filet.

L’acharnement du régime de Yaoundé n’est plus une tactique, c’est une seconde nature. Arrestations arbitraires, interdictions systématiques, diabolisation médiatique : l’appareil d’État déploie un zèle kafkaïen pour étouffer le moindre souffle de dissidence. Et c’est précisément au milieu de cette tempête, alors que ses anciens camarades font face aux vents contraires avec un courage qui force le respect, que Monsieur Willy Mengue a eu cette illumination magistrale : traîner son propre parti en justice. Quelle audace. Quelle vision stratégique.

Malheureusement pour lui, son plan s’est fracassé sur un écueil prévisible : la justice s’est déclarée incompétente. Traduction politique : circulez, il n’y a rien à voir.

En renvoyant ce plaignant égaré à ses chères études, le tribunal n’a pas seulement douché ses ambitions de grandeur ; il a involontairement privé le MINAT d’un hochet qu’il s’apprêtait à agiter avec gourmandise pour déstabiliser l’opposition. Mais le summum de l’art dramatique est atteint lorsque l’intéressé se répand sur Facebook, la mine défaite, en écrivant : « Quelle triste nouvelle pour le MRC ». Voyez-vous cela.

Monsieur joue les Tartuffes de la démocratie. Il feint de pleurer sur le sort d’un parti qu’il a lui-même tenté de saboter. La vérité, c’est que la triste nouvelle n’est que pour lui, et pour cette cohorte d’opportunistes qui n’ont jamais compris la gravité de la tâche qui leur incombait. Ils ont confondu le combat pour la liberté avec une vulgaire querelle d’arrière-boutique, jouant avec une constance touchante le rôle d’idiots utiles pour un régime qui n’en demandait pas tant. Heureusement, face à ce vaudeville juridico-politique, il restait des adultes dans la pièce.

Je tiens à saluer le collectif Souop Sylvain. Votre patience face à l’absurde, votre abnégation et votre rigueur ont agi comme un puissant révélateur. Vous avez démontré que face aux marionnettes et aux maîtres du cynisme d’État, la droiture et la constance restent les seules boussoles. Les masques sont tombés, et le spectacle est terminé.

Mamadou Mota

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Nucléaire civil, l’ambitieux projet du Cameroun !

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Le Cameroun envisage de se doter du nucléaire civil. C’est ce qu’a indiqué la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Madeleine Tchuinte lors […]

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua

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13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua
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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Des assaillants présentés comme des éléments de Boko Haram ont fait irruption dans cette localité aux environs de 2 heures du matin. Le bilan provisoire fait état de 13 personnes tuées sur place et de deux autres décédées des suites de leurs blessures à l’hôpital de district de Makary. Plusieurs personnes ont également été enlevées, tandis que des blessés ont été évacués vers des structures sanitaires.

Joint au téléphone par notre rédaction pour faire le point sur la situation, le maire de la commune de Makary, M. Abakar Abba, a déclaré : « Nous sommes sous le choc. Les autorités administratives, militaires et politiques sont immédiatement descendues sur les lieux. C’est la toute première fois que ce village subit une telle attaque. Le bilan est très lourd avec plusieurs décès, de nombreux blessés et des villageois enlevés. La population est plongée dans la peur et la désolation, mais les forces de défense et de sécurité sont déployées pour sécuriser la zone et retrouver les personnes disparues. »

Cette nouvelle incursion intervient dans un contexte déjà difficile pour les populations du Logone-et-Chari. La faiblesse des précipitations et ses conséquences sur les activités agro-pastorales viennent accentuer les difficultés quotidiennes des communautés. À cette situation s’ajoute désormais la crainte liée à la recrudescence des violences, plongeant de nombreuses familles dans l’inquiétude et l’incertitude.

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