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Me Alice Nkom accuse Nathalie Yamb de collusion avec le pouvoir

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Me Alice Nkom accuse Nathalie Yamb de collusion avec le pouvoir
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Me Alice Nkom accuse Nathalie Yamb de collusion avec le pouvoir

Dans une récente tribune, elle soutient que la panafricaniste critique plusieurs régimes en Afrique, mais reste silencieuse sur la situation de son pays d’origine le Cameroun.

Lire ici la sortie de Me Alice Nkom :

La Minute de Nathalie Yamb

Elle dénonce tout… sauf Biya. Pourquoi ? Les explications sont-elles crédibles ? Comment une voix panafricaine peut-elle rester muette face à l’horreur vécue au Cameroun — terre africaine parmi les plus meurtries — et ne jamais prononcer le nom de Paul Biya ?

À moins que, dans la douleur africaine, certaines souffrances comptent moins que d’autres…

❌ Nathalie Yamb face à ses contradictions

❌Récemment, Nathalie Yamb a attaqué Issa Tchiroma Bakary notre candidat ÉLU, insinuant dans un tweet que c’était lui qui aurait envoyé Boko Haram au Nord :

« 163 mercenaires de Boko Haram venus du Nigéria éliminés par les forces armées camerounaises… C’est le plan Z de Tchiroma et Enonchong ?? »

Rapidement, plusieurs sources de journalistes et médias crédibles ont démenti cette information..

Ironie du sort : le même jour, Brenda Biya publiait une vidéo parlant elle aussi de Boko Haram.

Une coïncidence qui interroge.

❌ FAKE NEWS sur notre président ISSA TCHIROMA BAKARY dans quel but Nathalie ?

Dans une autre vidéo, Nathalie Yamb explique pourquoi elle ne s’en prend pas à Paul Biya :

1️⃣ Il ne participe pas aux colloques étrangers.

2️⃣ La France aurait réduit ses investissements au Cameroun, « en peau de chagrin ».

3️⃣ Elle ne se reconnaît pas comme Camerounaise issue de la déclaration de Berlin, mais comme Africaine.

4️⃣ Enfin, parce qu’elle aime bien « énerver ceux que ça énerve ».

❌ 1. “Biya ne participe pas aux colloques étrangers”

Un dictateur n’a pas besoin de colloques pour nuire à son peuple.

Son absence des forums internationaux n’est pas une preuve de sagesse — c’est une stratégie d’isolement.

Depuis 43 ans, Paul Biya dirige sans jamais rendre de comptes.

Ne pas voyager ne rend pas vertueux.

L’absence de Biya sur les scènes internationales n’efface ni la corruption, ni la misère, ni les prisons pleines d’innocents.

❌ 2. “La France a réduit ses investissements”

C’est le seul argument vérifiable. Et il ne tient pas.

Les chiffres montrent que la France reste un acteur économique et financier majeur au Cameroun.

Sur les cinq dernières années, près de 3 milliards d’euros — soit près de 2 000 milliards de francs CFA — ont été injectés sous forme de prêts, d’investissements, dons ou coopérations.

La France n’a pas disparu du Cameroun.

Elle s’y repositionne autrement — à travers les contrats, les entreprises et les institutions financières.

Parler d’un retrait « en peau de chagrin » relève plus du discours que du réel.

❌ 3. “Je ne suis pas Camerounaise, je suis Africaine”

Être Africaine ne veut pas dire fuir ses racines.

Avant d’être Africaine, il faut bien être issue d’un pays d’Afrique.

On n’est pas Africaine contre sa nation, on l’est à partir d’elle.

L’identité africaine est un lien, pas une échappatoire.

Et quand on se veut la voix d’un continent, on ne peut pas se taire sur la souffrance du peuple d’où l’on vient — surtout quand ce peuple vit sous la dictature la plus longue du continent.

✅ 4. “J’aime énerver ceux que ça énerve”

La provocation n’est pas un projet politique.

Et dans une dictature, la parole n’est pas un jeu : elle se paie.

❌Ici, on n’énerve pas — on risque sa liberté, parfois sa vie, souvent la prison.

Ceux qui osent parler du Cameroun le font à visage découvert, sous menace permanente.

Alors entendre une grande voix panafricaine dire qu’elle “aime énerver” plutôt que de dénoncer, c’est méconnaître la gravité du terrain.

❌Conclusion❌

Nathalie Yamb a bâti sa notoriété sur la dénonciation des injustices subies par les peuples africains.

Mais sur le Cameroun de PAUL BIYA, son silence interroge. Oui, elle dénonce la caste dans une courte vidéo. Mais sur Biya, silence total — qu’elle admet elle-même.

Faut-il vraiment lui rappeler que sans Biya, il n’y aurait pas de caste ?

Une porte-parole d’une cause ne devient pas importante par son nom ou par son style, mais par la parole qu’elle incarne.

Et quand cette parole se tait face à l’évidence, elle cesse d’être courage — elle devient complicité.

❌Et lorsqu’un fake ouvert vise l’opposant principal du régime, nous pouvons légitimement nous poser des questions.

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Or Camerounais : l’Ouganda déclare 150,5 milliards de FCFA importés en 2024, après un flux non retracé de 43,4 milliards en 2023

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Or Camerounais : l’Ouganda déclare 150,5 milliards de FCFA importés en 2024, après un flux non retracé de 43,4 milliards en 2023
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(Investir au Cameroun) – L’Ouganda a déclaré avoir importé du Cameroun 3 175 kg d’or non monétaire sous forme brute en 2024, pour une valeur de 248,18 millions de dollars, soit environ 150,5 milliards de FCFA. Selon les données de WITS, tirées d’UN Comtrade, le Cameroun était cette année-là le sixième pays d’origine déclaré de l’or brut importé par l’Ouganda, derrière la Tanzanie, le Burkina Faso, l’Afrique du Sud, le Mali et le Mozambique.

Ces flux prolongent une situation déjà observable en 2023. Kampala avait alors déclaré 1 117 kg d’or brut provenant du Cameroun pour 71,61 millions de dollars, soit environ 43,4 milliards de FCFA. Or aucune exportation camerounaise de ce produit vers l’Ouganda n’apparaît dans les données WITS pour cette année-là. Le Cameroun y déclarait 674 910 dollars d’exportations mondiales sous le code 710812, dirigées vers les Émirats arabes unis, l’Italie et les États-Unis.

Les stocks déclarés par Kampala dépassent la production semi-mécanisée enregistrée

Le volume attribué au Cameroun par l’Ouganda en 2023 dépasse même la production d’or issue de l’exploitation artisanale semi-mécanisée officiellement retracée cette année-là. Le rapport ITIE 2023, sur la base des déclarations de la Sonamines, chiffre cette production à 952,77 kg, contre 859,92 kg en 2022.

Les 1 117 kg déclarés par Kampala sont donc supérieurs de 164,2 kg, soit 17,2 %, à cette production enregistrée. Cette comparaison a toutefois une limite importante : les 952,77 kg ne correspondent pas à l’ensemble de la production aurifère susceptible d’avoir circulé au Cameroun. Ils représentent la production de l’exploitation artisanale semi-mécanisée retracée par la Sonamines. Le rapport indique par ailleurs qu’aucune production industrielle d’or n’a été déclarée au MINMIDT en 2023.

L’écart statistique avec l’Ouganda s’est amplifié en 2024. Entre les deux années, la valeur des importations ougandaises déclarées d’origine camerounaise a augmenté de 246,6 %, tandis que leur volume progressait de 184,2 %. En 2024, le Cameroun représentait ainsi 6,9 % des 46 197 kg d’or brut importés par l’Ouganda et 7,6 % de leur valeur totale de 3,27 milliards de dollars.

15,2 tonnes dans les statistiques miroir, contre 22,31 kg recensés par la DGD

Le cas ougandais s’inscrit dans une asymétrie plus large déjà relevée par le rapport ITIE 2023. La Direction générale des Douanes y fait état de 22,31 kg d’or exportés pour 904,14 millions de FCFA. Le tableau correspondant recense des opérations vers l’Italie, les Émirats arabes unis, les États-Unis et le Portugal. L’Ouganda n’y apparaît pas.

Le même rapport confronte ces données aux statistiques miroir d’UN Comtrade. Pour 2023, les pays partenaires ont déclaré 15 194 kg, soit 15,194 tonnes, d’or du code SH 7108 attribué au Cameroun, contre 22,3 kg dans les statistiques douanières nationales. Cette comparaison porte toutefois sur des nomenclatures qui ne sont pas parfaitement identiques et ne constitue pas une réconciliation opération par opération.

Les Émirats arabes unis concentrent l’essentiel des flux enregistrés par les pays partenaires. WITS indique qu’ils ont déclaré 14 048 kg d’or brut non monétaire importés du Cameroun en 2023, pour 879,72 millions de dollars. L’Ouganda arrive ensuite avec 1 117 kg pour 71,61 millions de dollars.

Les données transactionnelles de Volza apportent un autre élément. Au 15 septembre 2026, la plateforme recensait 128 expéditions sous le code 71081200000 entre le Cameroun et l’Ouganda, associées à 67 fournisseurs camerounais et cinq acheteurs ougandais. Volza est toutefois une base commerciale privée et non une statistique douanière officielle.

L’extrait de 70 lignes analysé par Investir au Cameroun ne couvre qu’une partie de cette base. Soixante lignes ont l’Ouganda pour destination et totalisent 2,043 tonnes selon les quantités renseignées. Plusieurs enregistrements présentent des unités ou des champs nécessitant une vérification. Ce total ne peut donc être assimilé à un volume annuel officiel d’exportations camerounaises.

Des écarts qui appellent une réconciliation douanière

UN Comtrade prévient que les exportations déclarées par un pays et les importations enregistrées par son partenaire peuvent différer pour plusieurs raisons : valorisation CIF des importations contre FOB des exportations, décalage entre expédition et enregistrement, transit par des pays tiers, entrepôts douaniers, classifications différentes ou règles distinctes d’attribution du pays partenaire.

Ces facteurs ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer les écarts constatés entre les données camerounaises et celles déclarées par l’Ouganda ou les Émirats arabes unis. Inversement, les statistiques miroir ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’existence d’une fraude ou d’exportations clandestines.

L’ampleur et la répétition des divergences justifient néanmoins une réconciliation des données douanières. Celle-ci devrait permettre de rapprocher les opérateurs, dates, quantités, certificats d’origine, itinéraires, valeurs et caractéristiques des lots enregistrés de part et d’autre. Pour 2024, cette comparaison reste à compléter avec les données détaillées d’exportation du Cameroun.

Baudouin Enama

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