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Jean De Dieu Momo : « le vrai combat africain, c’est l’industrialité, pas l’alternance politique »

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Jean De Dieu Momo : « le vrai combat africain, c’est l’industrialité, pas l’alternance politique »
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Jean De Dieu Momo : « le vrai combat africain, c’est l’industrialité, pas l’alternance politique »

Selon le ministre délégué à la Justice, le défi africain, ce n’est pas seulement politique, notamment la politique pour la conquête du fauteuil présidentiel, au risque de la déflagration de nos États.

Dans une réflexion post-présidentielle, le ministre Jean De Dieu Momo livre une réflexion sur les vrais enjeux du développement des pays africains. Pour lui, « l’Afrique doit briser les chaînes du système-monde car on nous a vendu le rêve de la démocratie pluraliste comme clé du développement. Mais pendant qu’on vote, le monde avance sans nous. Le système mondial, construit pour protéger la domination du bloc occidental, bloque l’accès de l’Afrique à la vraie puissance : l’industrialité ».

« Une petite réflexion postélectorale: Pourquoi l’Afrique doit sortir du piège du système-monde

On nous répète que le salut viendra des urnes, que la démocratie pluraliste nous conduira au développement. Mais pendant qu’on débat d’alternance politique, le monde consolide son avance industrielle et technologique. Le vrai verrou du développement africain, ce n’est pas le manque de votes —c’est le mur invisible de l’industrialité mondiale, soigneusement gardé par ceux qui dominent le système.

Tant que nous ne maîtriserons pas nos propres usines, nos technologies, nos chaînes de valeur, nous resterons consommateurs du monde — jamais constructeurs de notre avenir. Le défi africain, ce n’est pas seulement politique, notamment la politique pour la conquête du fauteuil présidentiel, au risque de la déflagration de nos États. Le défi me semble t il évident, c’est un combat économique, industriel et civilisationnel.

L’Afrique doit briser les chaînes du système-monde car on nous a vendu le rêve de la démocratie pluraliste comme clé du développement. Mais pendant qu’on vote, le monde avance sans nous. Le système mondial, construit pour protéger la domination du bloc occidental, bloque l’accès de l’Afrique à la vraie puissance : l’industrialité.

Depuis nos indépendances, on nous parle de liberté politique, mais on reste dépendants économiquement. Nos matières premières quittent le continent brutes, nos cerveaux s’exilent, et nos marchés sont inondés de produits étrangers. Le vrai moteur du développement, ce n’est pas le nombre de partis politiques, c’est la capacité à produire, transformer et innover. C’est l’industrie, la technologie, la recherche scientifique.
Et sur ce terrain, l’Afrique est tenue à l’écart.

Les grandes chaînes industrielles mondiales sont verrouillées. L’accès aux technologies, aux capitaux, à la coordination techno-scientifique est cloisonné. Résultat : nos économies restent fragiles, dépendantes des fluctuations des marchés mondiaux. Sans industrialité, pas de souveraineté. Sans maîtrise de la technologie, pas de liberté réelle.

Ce combat n’est plus seulement politique, c’est un combat pour l’existence économique de l’Afrique. Le développement ne viendra pas des urnes, il viendra de nos usines, de nos laboratoires, de notre audace à créer nos propres modèles.

Au bénéfice de tout ce qui précède et au regard des dangers pour la déstabilisation de nos États durant les périodes électorales pour le contrôle de nos richesses, peut-être devons nous repenser un système de gouvernance qui ne conduise plus à la destruction de nos acquis mais à la consolidation de notre tissus économique mieux à même d’améliorer les conditions de vie de nos populations que les crises électorales et postélectorales rendent plus difficiles.

Dr Momo Jean de Dieu »

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les Lionnes indomptables sont en stage à Yaoundé

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les Lionnes indomptables sont en stage à Yaoundé
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Les Lionnes indomptables ont débuté les entraînements le lundi 2 novembre 2026.

Depuis hier, 29 Lionnes indomptables sont regroupées au Centre technique de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). On remarque que les joueuses sont essentiellement des footballeuses locales. Selon notre source, la journaliste Priscille Messene, elles ont commencé par une mise au vert. Et la première journée d’entraînement s’est passée au stade militaire de Yaoundé.

On apprend de notre source qu’il est question en cette deuxième journée de mettre les Lionnes indomptables en opposition en interne pour évaluer les joueuses. Le match est prévu à 16 h 00 au stade militaire. La presse y est conviée.

Il est à rappeler que dans un peu plus d’un mois, se tiendra la CAF Awards 2026. On saura si les Lionnes indomptables seront parmi les élues. Michaély BIHINA est nominée dans la catégorie de meilleure gardienne de but de l’année. À côté d’elle, on a les deux Lionnes indomptables, Marie Gisèle Ngah Manga et Monique Ngock, qui figurent parmi les prétendantes au Ballon d’Or féminin.

On a aussi la Camerounaise Maéva Nyadjou, qui est nominée dans la catégorie Révélation de l’année. Il est à rappeler qu’elle a été révélée au grand public grâce à ses performances dans la Guinness Super League.

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Titres du Trésor camerounais : les avoirs des investisseurs établis au Cameroun progressent de 132,8 milliards FCFA

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Titres du Trésor camerounais : les avoirs des investisseurs établis au Cameroun progressent de 132,8 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – Les titres du Trésor camerounais détenus par les investisseurs établis au Cameroun ont augmenté de 132,8 milliards de FCFA en septembre 2026, passant de 1 722,5 milliards à 1 855,3 milliards. Cette progression représente 94 % de la hausse mensuelle de leur portefeuille de titres publics des six États de la Cemac. Elle ressort de la comparaison des statistiques d’août et de septembre publiées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), dont le dernier bulletin a été rendu public le 2 novembre 2026.

Cette évolution porte à 84,9 % la part des titres du Trésor camerounais détenue par des investisseurs établis dans le pays, contre 83,4 % fin août. Sur la même période, l’encours total des titres émis par le Cameroun, toutes localisations d’investisseurs confondues, a augmenté de 118,7 milliards de FCFA, pour atteindre 2 184,4 milliards. La progression des avoirs détenus localement dépasse ainsi celle de l’encours global. Les positions recensées hors du Cameroun, BEAC comprise, ont diminué de 14,1 milliards.

Dans le détail, les avoirs en bons du Trésor assimilables (BTA) camerounais sont passés de 509,7 milliards à 586,3 milliards de FCFA, soit une augmentation de 76,6 milliards. Les obligations du Trésor assimilables (OTA) détenues localement ont progressé de 56,1 milliards, passant de 1 212,8 milliards à 1 268,9 milliards de FCFA.

Les titres des autres États représentent encore les deux tiers du portefeuille

Au total, les investisseurs établis au Cameroun détenaient 5 536,5 milliards de FCFA de titres publics émis par les six États de la Cemac au 30 septembre, contre 5 395,2 milliards un mois auparavant. Leur part dans l’encours régional est passée de 50,1 % à 50,3 %, sur un marché totalisant 11 016,7 milliards de FCFA.

Sur ce portefeuille, les titres émis par les cinq autres États représentaient 3 681,2 milliards de FCFA, soit 66,5 % du total, contre 68,1 % fin août. Ces avoirs n’ont augmenté que de 8,5 milliards de FCFA en septembre, contre 132,8 milliards pour les titres camerounais.

Le Congo et le Gabon concentrent l’essentiel de ces placements dans la dette des autres États, avec respectivement 1 408,9 milliards et 1 293,3 milliards de FCFA. Les positions sur les titres congolais ont diminué de 10,3 milliards sur un mois, tandis que celles sur les titres gabonais ont reculé de 18,1 milliards. À l’inverse, les avoirs en titres du Tchad, de la Centrafrique et de la Guinée équatoriale ont augmenté.

Ces statistiques correspondent aux valeurs nominales des titres en circulation à la fin de chaque mois. Leur variation ne traduit pas nécessairement de nouveaux financements accordés aux États. Elle peut résulter d’émissions, de remboursements ou de transferts de titres entre détenteurs. La ventilation géographique publiée par la BEAC ne permet pas non plus d’identifier les établissements financiers à l’origine de ces mouvements ni la nationalité des bénéficiaires économiques des placements.

Baudouin Enama

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Incendie à Metafrique Stell : le ministre des Mines sur les lieux du drame !

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Le Ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique par intérim, Fuh Calistus Gentry s’est rendu ce mardi 3 novembre sur le site de […]

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