Actualités locales
Election à la Fecafoot : les acteurs du football camerounais dénoncent l’illégalité du processus


Dans un communiqué conjoint, ceux-ci exigent l’organisation d’un processus électoral inclusif et transparent.
Lire ici le communiqué :
COMMUNIQUÉ CONJOINT ACFAC-LFPC
Objet: Organisation d’un processus électoral inclusif, équitable et transparent pour le renouvellement des organes dirigeants de la FECAFOOT
Les acteurs du football camerounais annoncent au public sportif et à l’opinion publique nationale et internationale le lancement dans les prochains jours d’un vrai processus électoral pour le renouvellement des organes dirigeants de la FECAFOOT à partir des Ligues Départementales jusqu’au niveau fédéral central.
Les opérations électorales, dont les contours et les modalités d’organisation seront précisées sous peu par la Commission Electorale Spéciale mise en place, seront caractérisées par l’inclusion de toutes les parties, l’équité entre tous les candidats et la transparence pour tous. Et en conformité avec la loi portant organisation et promotion des activités physiques et sportives au Cameroun, les statuts et les codes de la FECAFOOT, de la CAF et de la FIFA et les directives du Ministère des Sports et de l’Éducation Physique, la tutelle de la FECAFOOT.
Cette décision fait suite au refus et à l’incapacité manifeste et notoire de l’exécutif sortant de la FECAFOOT de doter l’institution fédérale de dirigeants légitimes élus sur la base des valeurs de compétence, d’éthique et de sportivité, au cours d’élections qui permettent à tous les acteurs de compétir à armes égales et face à un arbitre impartial et indépendant. En effet, le processus actuellement en cours à la FECAFOOT est vicié et rendu illégitime car encadré par des Statuts non approuvés par l’Etat, parce que taillés sur mesure et permissifs, favorisant ainsi le non-respect de l’éthique, l’ostracisme et l’entre-soi.
Les acteurs redoutent déjà l’image perceptible d’une FECAFOOT familiale, celle des copains et des coquins, celle des arrangements entre amis au détriment de la promotion et du développement du football. Au demeurant, depuis août 2025, les acteurs du football dénoncent les irrégularités et violations graves et répétées émaillant le processus électoral, notamment l’exclusion injustifiée de nombreux acteurs, la suspension à tête chercheuse de certains candidats, la violation des Statuts de 2021 seuls en vigueur au sens de la loi cadre de juillet 2018, le défaut de transparence dans la conduite des opérations électorales et la substitution des bureaux régulièrement élus par des comités provisoire de gestion illégalement nommés et devenus la cheville ouvrière du vote dans plusieurs Régions et Départements.
Face à la surdi-mutité de l’exécutif sortant, qui n’oppose que mépris et condescendance aux revendications légitimes des acteurs, des correspondances ont été adressées aux autorités administratives et au Ministère des Sports et de l’Education Physique en faveur de la suspension du processus électoral afin de régler les différends et assurer la participation de tous les acteurs désireux d’y prendre part.
Le 21 août 2025, le ministre des Sports et de l’Education physique a enjoint l’exécutif sortant de la FECAFOOT de « prendre toutes les dispositions idoines permettant de régler tous les problèmes soulevés et de lever toutes les irrégularités dénoncées par les divers acteurs ». Le MINSEP a invité par la même occasion le président de la FECAFOOT au respect scrupuleux des textes organiques en vigueur à la FECAFOOT, à se conformer à la réglementation nationale et aux textes de la CAF et de la FIFA, ainsi qu’aux principes et valeurs de l’olympisme. Le MINSEP a exigé la création d’un cadre consensuel, inclusif et apaisé de collaboration entre tous les acteurs du football camerounais pour un processus électoral assurant ant l’équité et l’égalité entre les candidats, l’impartialité et la neutralité des organes électoraux.
Malheureusement, l’autorité du Gouvernement a été bafouée par la FECAFOOT; les élections se poursuivent à rebours de toutes les préconisations pertinentes du MINSEP.
Le 13 septembre 2025, les Assemblées générales départementales se sont déroulées en l’absence des Commissaires du Gouvernement et de centaines de clubs ainsi que de candidats arbitrairement exclus du processus électoral. Par son entêtement, par son mépris de la loi d’Etat et des statuts que les acteurs du football camerounais ont adoptés de manière consensuelle sous l’égide de la FIFA et de la CAF le 13 juillet 2021, la FECAFOOT enfonce le football camerounais dans une grave crise déjà perceptible à travers l’état actuel de nos compétitions internes et les résultats de nos sélections nationales et de nos clubs en compétitions internationales.
L’Association des Clubs de Football Amateur du Cameroun (ACFAC) et la Ligue de Football Professionnel du Cameroun (LFPC) refusent de laisser notre football dépérir et un exécutif moribond détruire l’héritage des pères fondateurs de la FECAFOOT. Ces associations, qui regroupent la majeure partie des acteurs, dont l’essentiel a été exclu du processus électoral organisé par l’Exécutif dirigé par Samuel Eto’o, invitent les forces vives du football à participer massivement au processus électoral qui sera lancé sous peu afin de doter la FECAFOOT d’organes et de dirigeants issus du choix libre et démocratique des acteurs. L’ACFAC et la Ligue de Football Professionnel du Cameroun (LFPC), au regard des circonstances
exceptionnelles, ont procédé, à titre spécial et exceptionnel, à la création et la composition de deux organes électoraux indépendants essentiels au bon déroulement des opérations électorales. Ces organes se chargent d’organiser l’ensemble du processus électoral en toute indépendance, impartialité et neutralité. Elles sont donc composées de personnalités indépendantes et de juristes de haut vol. Il s’agit de:
LA COMMISSION ÉLECTORALE SPÉCIALE: elle cumule les fonctions de la Commission Electorale classique et celle de la commission d’éthique en matière électorale, notamment en ce qui concerne le contrôle d’intégrité des candidats. Elle est présidée par le Pr. Albert MBIDA, enseignant des universités;
LA COMMISSION SPÉCIALE DU CONTENTIEUX: elle fonctionne comme la Commission de Recours en matière de contentieux électoral. Elle est présidée par Me WAMBA MAKOLLO, avocat.
L’ACFAC et la LFPC tiennent à assurer les acteurs qu’elles ont pris toutes les mesures pertinentes et utiles pour un déroulement harmonieux des opérations électorales ainsi projetées. Celles-ci sont ouvertes à tous, y compris aux acteurs frappés de suspensions arbitraires et ciblées et les clubs irrégulièrement exclus des championnats dans les Départements et les Régions.
Dès son entrée en fonction, la Commission Electorale Spéciale communiquera le cadrage, les modalités ainsi que le chronogramme des élections jusqu’à la désignation du prochain président légitime de la FECAFOOT.
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Électricité : Socadel envisage à Bertoua l’installation d’une cabine solaire pilote de 10 à 15 kWc

(Investir au Cameroun) – La Société camerounaise d’électricité (Socadel) envisage d’installer à Bertoua, dans la région de l’Est, une première cabine solaire communautaire d’une puissance comprise entre 10 et 15 kWc. Présentée sous l’appellation « Solar Booth Project », l’initiative doit tester un modèle de fourniture locale d’électricité avant une éventuelle reproduction dans d’autres localités.
Le projet se trouve encore à un stade préparatoire. Le site exact de la cabine n’est pas arrêté, plusieurs espaces publics de Bertoua restant à l’étude. Socadel n’a pas non plus communiqué le coût de l’installation, son mode de financement, son calendrier de réalisation ou l’identité des populations et infrastructures appelées à en bénéficier.
Une capacité encore indicative
La première cabine devrait disposer d’une puissance photovoltaïque installée de 10 à 15 kWc. Cette unité mesure la puissance maximale théorique des panneaux dans des conditions normalisées. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer la quantité d’électricité qui sera effectivement produite et distribuée.
La production réelle, exprimée en kilowattheures, dépendra notamment de l’ensoleillement, du rendement des équipements, des usages raccordés et de la présence éventuelle de batteries. Aucune information n’est disponible, à ce stade, sur la capacité de stockage envisagée. Il est donc impossible d’évaluer l’autonomie du dispositif ou sa capacité à fournir de l’électricité la nuit et pendant les interruptions du réseau conventionnel.
Compte tenu de sa puissance, la cabine ne peut pas être présentée comme une réponse au déficit électrique de l’ensemble de Bertoua. Son impact devrait rester limité à des usages communautaires de proximité, dont la nature doit encore être précisée.
Un modèle économique qui reste à documenter
Le dispositif envisagé doit intégrer un système de comptage des consommations, une gouvernance locale ainsi qu’un mécanisme de traçabilité des recettes. L’objectif est de suivre l’électricité distribuée et les revenus générés par son exploitation.
Plusieurs paramètres restent cependant inconnus : le tarif qui serait appliqué aux usagers, l’entité chargée de collecter les paiements, la destination des recettes et la prise en charge des dépenses d’entretien. Socadel n’a pas davantage précisé si elle exploiterait directement l’installation ou si sa gestion serait confiée à la mairie, à une organisation communautaire ou à un prestataire privé.
Ces informations seront déterminantes pour apprécier la viabilité du modèle. Une cabine solaire communautaire ne peut être durable que si les recettes couvrent au moins une partie de l’exploitation, de la maintenance et du renouvellement des batteries, généralement parmi les équipements les plus coûteux du dispositif.
Une réplication suspendue aux résultats du pilote
Bertoua n’en serait pas à sa première expérience avec l’énergie solaire décentralisée. La ville a déjà accueilli plusieurs programmes d’éclairage public solaire. Le projet de Socadel s’en distinguerait toutefois par la fourniture d’électricité à des usages communautaires, l’installation de compteurs et la mise en place d’un mécanisme de gestion des recettes.
L’expérimentation intervient alors que Socadel cherche à financer sa remise à niveau. Le 1er juillet 2026, l’entreprise a confié à General Bank of Cameroon un mandat visant à mobiliser 60 milliards de FCFA pour des investissements dans la production, la distribution et la commercialisation de l’électricité. Aucun élément public ne permet toutefois de rattacher la cabine de Bertoua à cette enveloppe.
À l’occasion de cette opération financière, le président du conseil d’administration de Socadel, Antoine Ntsimi, avait assuré que« les résultats devront parler plus fort que les annonces ». Le projet de Bertoua ne pourra donc être évalué qu’après la publication de son coût, de son calendrier, de ses bénéficiaires et de ses performances opérationnelles.
Son éventuelle reproduction dans d’autres localités dépendra de ces résultats. À ce stade, aucun programme national de déploiement ni objectif chiffré d’installation de nouvelles cabines n’a été annoncé.
Ludovic Amara
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« Dangote envoie balader le ministre des Finances et honore ses engagements vis-à-vis Paul Biya »
« Un mois après l’inauguration de la plus grande raffinerie du monde, Aliko Dangote a été reçu par le président Paul Biya. Des promesses d’investissements ont […]
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PPP : le CARPA cartographie les financeurs d’un portefeuille évalué à 4 895 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (CARPA) a confié au cabinet Polygone SARL une étude stratégique sur l’écosystème de financement des partenariats public-privé au Cameroun. Selon la décision d’attribution consultée par Investir au Cameroun, la mission coûtera 39,35 millions de FCFA TTC et devra être réalisée en deux mois.
L’étude doit permettre aux autorités d’identifier les établissements et investisseurs capables d’apporter les ressources de long terme nécessaires aux projets d’infrastructures. Elle intervient alors que la Caisse autonome d’amortissement (CAA) évalue à 4 895,1 milliards de FCFA le portefeuille d’investissements suivi au titre des PPP, soit l’équivalent de 14,1 % du PIB à fin mars 2026.
Ce montant ne constitue ni une dette immédiatement exigible ni une estimation des sommes que l’État devra nécessairement décaisser. Il donne cependant une indication sur l’ampleur des projets dont les montages financiers, les garanties et les engagements contractuels doivent être suivis.
Banques, assurances et marché financier passés au crible
Polygone SARL devra évaluer la capacité des banques, des compagnies d’assurances, des fonds de pension, de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et du marché financier régional à participer au financement des PPP.
L’étude examinera les conditions moyennes proposées par chaque catégorie de financeurs. Pour les prêteurs, l’analyse portera notamment sur les taux d’intérêt, les maturités, les devises utilisées, les garanties exigées et les principales clauses de financement. Pour les investisseurs en fonds propres, elle devra plutôt apprécier les niveaux de rendement attendus et les conditions de sortie.
Le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sera étudié sous l’angle de l’environnement monétaire, prudentiel et financier. La banque centrale n’a pas vocation à prêter directement aux projets, mais ses règles influencent la capacité des banques commerciales à immobiliser des ressources sur de longues périodes.
Le consultant devra également identifier les bailleurs multilatéraux, bilatéraux et privés susceptibles d’intervenir au Cameroun. La mission couvrira les différents instruments mobilisables : crédits bancaires, fonds propres, garanties, émissions obligataires, financement mixte, finance islamique et finance climatique.
L’objectif est de distinguer les projets susceptibles d’être financés sur le marché national ou régional de ceux qui nécessitent des ressources internationales. L’étude devra aussi déterminer quels mécanismes de garantie ou de rehaussement de crédit peuvent améliorer leur attractivité auprès des prêteurs et des investisseurs.
La commande répond ainsi à un problème de bancabilité. L’inscription d’un projet dans le portefeuille des PPP ne garantit pas qu’il trouvera des financeurs disposés à immobiliser leurs ressources pendant quinze, vingt ou trente ans, dans des conditions compatibles avec ses recettes futures et avec les capacités financières de l’État.
Les 4 895 milliards ne constituent pas une facture pour l’État
Dans sa note de conjoncture de mars 2026, la CAA situe à 4 895,1 milliards de FCFA les engagements recensés au titre des PPP, soit 14,1 % du PIB. Le tableau détaillé servant de base à cette estimation présente toutefois principalement les montants d’investissement associés aux différents projets.
L’intégralité de cette enveloppe ne peut donc pas être assimilée à une dette ou à une perte potentielle pour l’État. L’exposition budgétaire réelle dépend des obligations contenues dans chaque contrat, de la répartition des risques et des recettes générées par l’infrastructure.
Certains PPP reposent essentiellement sur les paiements effectués par les usagers. D’autres peuvent prévoir des loyers versés par l’administration, des garanties de revenus, des compensations en cas d’insuffisance de la demande, des obligations de rachat ou des indemnités de résiliation. Ce sont ces clauses qui déterminent le risque susceptible de revenir au budget public.
Les PPP permettent ainsi d’étaler le financement d’une infrastructure et d’en confier une partie au partenaire privé. Ils ne suppriment cependant ni le coût du projet ni tous les risques associés. Lorsque les recettes sont inférieures aux prévisions ou qu’une garantie publique est appelée, une partie du risque initialement transféré au privé peut revenir à l’État.
La CAA précise par ailleurs que son estimation n’intègre pas comme telle l’enveloppe globale de 5 400 milliards de FCFA annoncée pour le projet ferroviaire reliant le Cameroun au Congo. Cette somme correspond à la valeur estimative d’un projet transfrontalier et ne constitue pas, à ce stade, une obligation budgétaire intégrale supportée par le seul Cameroun.
Attirer les capitaux sans accumuler les garanties
Polygone SARL devra formuler des recommandations stratégiques, proposer des instruments adaptés aux différents types de projets et élaborer une feuille de route pour améliorer l’environnement de financement des PPP.
Cette démarche doit aider l’État à mieux préparer les opérations avant leur présentation aux prêteurs, à identifier les sources de remboursement et à répartir plus clairement les risques entre les administrations, les investisseurs et les opérateurs privés.
Le défi tient notamment au décalage entre la durée des infrastructures et celle des ressources mobilisables. Les projets routiers, ferroviaires, énergétiques ou hydrauliques nécessitent souvent des financements remboursables sur plusieurs décennies, alors que les ressources des banques sont généralement disponibles sur des périodes plus courtes.
Le développement des PPP dépendra donc de la capacité des autorités à associer banques, investisseurs institutionnels, bailleurs internationaux et marché financier régional. Cette mobilisation devra toutefois éviter une accumulation de garanties publiques susceptible de transformer progressivement le financement privé en charges différées pour le budget.
L’étude attribuée à Polygone SARL ne constitue pas encore une réforme du financement des PPP. Elle doit d’abord établir un diagnostic des financeurs disponibles, de leurs exigences et des instruments susceptibles d’être mobilisés.
La difficulté ne sera pas seulement de trouver davantage de capitaux privés. Elle consistera surtout à déterminer quelles garanties l’État peut raisonnablement accorder sans faire supporter au budget l’essentiel des risques que les PPP sont censés partager.
Amina Malloum
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