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Shanda Tonme lance un appel à l’apaisement

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Shanda Tonme lance un appel à l’apaisement
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Le Médiateur Universel

Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)

Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)

Appel à la sagesse

des élites, leaders d’opinion, chefs politiques

et professionnels des médias

La répétition des schémas populistes et violents de 1992 et 2011, serait une grave erreur qui enfoncerait le pays dans une spirale incontrôlable, honteuse, déplorable, dangereuse et nuisible pour plusieurs générations. Il faut savoir apprendre des erreurs du passé pour mieux affronter le présent et envisager le futur.

Dimanche 12 octobre 2025, nous irons tous aux urnes. Nous serons plus de sept millions à nous diriger vers les bureaux de vote, pour accomplir un devoir de citoyenne et de citoyen. Rien d’extraordinaire et quasiment rien de nouveau, sauf que c’est une élection présidentielle, et ça n’arrive pas tous les ans, constitutionnellement.

Notre responsabilité première, c’est que cet événement ne trouble pas notre conscience et ne crée aucune situation ni avant, ni pendant, ni après qui puisse mettre notre vivre ensemble en péril. Nous devons tous nous y atteler, quelle que soient nos opinions et nos ambitions. Préserver la paix et voter dans la discipline.

C’est le lieu de convoquer le passé, de revisiter nos actes et nos positions, quand loin en arrière, nous avions été confrontés aux mêmes interpellations de l’histoire. La démarche vaut la peine, face aux bruits que certains font, en nous promettant toutes sortes de malheurs et de dérives sortis tout droit de leur imagination. Il est important voire crucial, que chacune et chacun mesure la portée de son discours, de ses actes directs et indirects, de ses combines et petits commentaires.

Un président de la république ne s’achète pas et ne se façonne pas sur le marché de la rumeur et des menaces fantaisistes. A ceux qui veulent se lever avec la tête en feu et la langue devenue une lance de provocation et de colère, je conseille vivement de réfléchir par deux fois, sur ce que de tels débordements nous a donné par le passé, avec les douleurs et des plaies incurables.

Plus que jamais, il faut penser à demain et au lendemain, en se projetant dans un gouvernement de rassemblement, de mission et de construction vigoureuse de notre pays. C’est ce que nous devons cultiver, et non des appels ou des souhaits de flammes, attisés avec le concours de certains mercenaires et médias étrangers à la solde de la haine et des vengeances gratuites. Le Cameroun, hier comme aujourd’hui et comme demain et après-demain, est à construire et non à détruire.

Puisse nos ancêtres guider nos pas vers la paix.

Yaoundé, le 08 octobre 2025./.

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« le 6 novembre est toujours l’occasion d’une commémoration historique avec la charge émotionnelle qu’impose cette évocation »

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« le 6 novembre est toujours l’occasion d’une commémoration historique avec la charge émotionnelle qu’impose cette évocation »
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Le secrétaire général du comité central du RDPC, Jean Nkuete, affirme qu’au RDPC, on est conscient des défis relevés au Cameroun.

En ce 6 novembre 2026, le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), s’est retrouvé à son siège. Jean Nkuete, le secrétaire général du comité central du RDPC, a reçu des personnalités, entre autres le très honorable Datouo, le président de l’Assemblée nationale. En cette date d’anniversaire de prestation de serment du président national du RDPC Paul Biya, il a prononcé un discours qui fait un bref tour sur l’action de ce dernier au Cameroun.

Retrouvez ci-dessous le discours de Jean Nkuete.

Mesdames, Messieurs, chers camarades,

Il va sans dire qu’en ce 44 anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de Son Excellence Paul BIYA, notre joie est, comme relevé plus haut, exaltée par votre impressionnante présence parmi nous, joie qui de surcroit exhale l’ambiance d’une famille politique fière de son champion et de ses incommensurables accomplissements matériels et immatériels pour notre pays et ses compatriotes, actuellement comme à l’avenir.
En effet, pour nous, pour toutes les Camerounaises et tous les Camerounais de bonne volonté qui prennent la pleine mesure du chemin parcouru et qui sont conscients des défis relevés par notre pays, le 6 novembre est toujours l’occasion d’une commémoration historique avec la charge émotionnelle qu’impose cette évocation.

Du point de vue de la restitution de la vérité historique, il est de notre responsabilité et de notre devoir de relever que le 6 novembre 1982 n’a pas été exclusivement vécu comme un temps de passation de pouvoir entre deux grands hommes d’État.
Ce fut aussi et surtout le temps de la révélation de la volonté de notre pays de sortir du bois et de dompter les profondes mutations du monde qui s’annonçaient afin qu’il puisse exister dans cet environnement international implacable en devenir à son rythme et selon sa propre identité, de telle sorte que, par-delà les tumultes et les incertitudes d’un monde toujours en quête de lui-même, le Cameroun demeure toujours le Cameroun.

Ainsi naquit le Renouveau avec son ambition et son projet qui n’ont pas pris une seule ride. 44 années sont passées, mais le souvenir reste toujours aussi vivace. Certains d’entre nous ont eu le privilège de vivre ce moment. D’autres, plus jeunes, se contentent du souvenir que nous leur en livrons. Oui, quoi qu’on en dise, le 6 novembre 1982 est une date inoubliable !

Aujourd’hui, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, qui porte le Renouveau depuis le 24 mars 1985, se souvient du 6 novembre 1982, non pas avec nostalgie, mais avec lucidité, comme on regarde dans le rétroviseur pour mieux avancer.
Notre famille politique commémore donc le 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président Paul BIYA comme un pèlerinage dans le temps, en vue d’aborder rationnellement et efficacement les chantiers du présent et du futur.
Nous vivons également cet anniversaire comme un temps de respiration pour nous rappeler que malgré le temps qui passe inexorablement, il y a toujours un commencement. Et que le commencement ne doit jamais être oublié, au risque de briser la boussole qui aide à se projeter vers l’avenir.

Armés de l’ardeur imprimée par l’historique prestation de serment le 6 novembre 2025, un autre 6 novembre, nous avons alors raison de fêter et de célébrer dans la joie et l’allégresse le 44ᵉ anniversaire du Renouveau, qui d’une part, coïncide cette année avec la première année du septennat de la Grandeur et de l’Espérance du président Paul BIYA, et d’autre part se situe à la veille d’importantes échéances électorales dans le sillage du dernier scrutin présidentiel.

Il y a probablement, voire certainement, dans ce croisement d’évènements, ce trinaire, un autre appel qui nous est lancé à poursuivre avec méthode et rigueur notre préparation pour les prochaines élections législatives et municipales jusqu’au dernier jour.
Dès lors, au-delà des stratégies gagnantes à mettre en place, nous devons proposer des listes de candidats constituées d’hommes et de femmes, jeunes ou moins jeunes, mais davantage femmes et jeunes, qui soient en mesure de porter triomphalement les couleurs du Parti dans leur circonscription électorale.

Il nous faut ratisser large, en ayant à l’esprit que lors des élections locales, l’électeur vote pour un visage connu, une figure convaincante, un homme, une femme ou un jeune en qui ils se reconnaissent et qui portent fièrement les valeurs du RDPC.
Au total, les retrouvailles autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession du président Paul BIYA à la magistrature suprême sont une occasion supplémentaire d’approfondissement des réflexions sur les conditions nécessaires à la victoire dans chaque localité en ayant sans cesse à l’esprit le respect de grandes orientations données par la circulaire-cadre du président national, la note d’application du secrétaire général, les recommandations et les enseignements du séminaire stratégique du 22 juillet dernier.

■ Mesdames, Messieurs, chers camarades.

Oui, toutes et tous ici rassemblés, nous sommes venus cet après-midi parce que nous croyons au programme du président Paul BIYA ; parce que nous lui faisons entièrement confiance; parce que nous sommes convaincus, comme par le passé, qu’il est, pour le moment, l’homme qu’il faut pour le Cameroun à Etoudi.

Alors aujourd’hui, à toutes les militantes et tous les militants, tous les amis, sympathisants du RDPC ainsi qu’à tous nos compatriotes de bonne volonté, je lance un appel solennel à la mobilisation finale et efficace afin de donner au président Paul BIYA, lors des prochaines élections législatives et municipales, les majorités encore plus larges et confortables dont il a besoin à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux pour conduire dans la sérénité l’exaltante mission que le peuple camerounais lui confie sans relâche depuis le 6 novembre 1982 à la tête de l’État et attend de lui avec espoir, espérance et confiance depuis le 6 novembre 2025 une impulsion capitale pour l’accélération du processus de développement économique et social du pays.

Chers camarades.
Tel est le sens profond que nous donnons à la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de Son Excellence Paul BIYA, à qui nous souhaitons très humblement et très respectueusement toujours plus de santé, de sagesse, de résilience et de vigilance dans l’accomplissement de ses nobles et exaltantes missions.

Vive le Rassemblement démocratique du peuple camerounais,
Vive le Cameroun, uni et indivisible, et son prestigieux chef, le président Paul BIYA.
Je vous remercie de votre bienveillante et aimable attention.

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300 ministres en 44 ans de règne

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Quarante-quatre ans de remaniements pour un bilan qui tient en un mot : immobilisme. Le chiffre qui accuse. 299 cadres ont servi dans les gouvernements de Biya en 33 ans, comme :- premier ministre, vice-Premier ministre, ministre d’État, ministre, ministre délégué, secrétaire d’État.

Selon le décompte, on parle de 32 équipes dont 13 pour les seules années 1980. Trois cents ministres, des dizaines d’équipes, et un pays qui n’avance pas. Si le remède avait été le bon, une seule équipe aurait suffi. Ce qu’on change sans cesse, c’est le casting, jamais la politique.

Le remaniement comme méthode de survie

Le remaniement n’est pas un outil de gouvernement, c’est un outil de pouvoir. Chaque décret réduit à néant la carrière d’un ministre devenu trop populaire ou trop ambitieux. Les ministres ne sont jamais évalués sur des résultats, mais maintenus ou balayés selon leur loyauté. Le pouvoir entretient, selon ses détracteurs, une cour de courtisans et d’obligés.

Le chef de l’État n’a pas toujours eu la main heureuse dans ses choix, relève une enquête de presse. Des dizaines de ministères passent entre des centaines de mains. Mais le véritable centre de décision reste unique, et il est vieux.

Chronologie d’un système

– 6 novembre 1982. Premier gouvernement de Biya : 34 membres dont 2 femmes.

– Années 1980. Treize équipes en dix ans, dans le sillage des tentatives de putsch de 1983 et 1984. Biya supprime le poste de Premier ministre en 1984.

– 1991. Sous la pression des « villes mortes », il rétablit la primature et forme un gouvernement de 31 membres, dont une seule femme. L’ouverture démocratique n’a pas changé le fond.

– 1992-2009. Les Premiers ministres se succèdent : Achidi Achu, Mafany Musonge, puis Inoni, nommé le 8 décembre 2004, puis Philémon Yang, nommé le 30 juin 2009.

– 2015. Après les élections, Biya reste de marbre et fait mentir ceux qui croyaient à la règle d’un nouveau gouvernement après chaque scrutin.

– Avril 2016. Publication de l’enquête sur les 299 ministres : 66 ministres du Renouveau étaient déjà décédés au 14 avril 2016.

– 4 janvier 2019. Dion Ngute devient Premier ministre, plus de deux mois après la présidentielle d’octobre 2018.

– 16 janvier 2019. Dernier conseil ministériel convoqué par le chef de l’État. Aucun n’a eu lieu depuis.

– 31 décembre 2025. Biya annonce lui-même un « nouveau gouvernement » dans « les prochains jours ». C’est la première fois qu’il annonce un remaniement lui-même, lui qui en a pratiqué plus de trente en 43 ans.

– Août 2026. Neuf mois plus tard, l’équipe de Joseph Dion Ngute est toujours en poste, avec une longévité exceptionnelle de sept ans. L’annonce est attendue chaque jour à 17 heures devant la radio.

Le gouvernement fantôme

Le comble de l’absurde est atteint aujourd’hui. Le gouvernement est en place depuis sept ans sans nouvelle nomination, malgré des décès et des démissions de ministres, dont celles de Bello Bouba Maïgari et d’Issa Tchiroma Bakary.

Quatre membres du gouvernement Dion Ngute sont morts en fonction sans être remplacés.

Un État qui n’enterre pas ses ministres décédés n’est plus gouverné, il est administré par inertie.

Voilà ce que ces 305 noms n’ont pas produit

Trois cents ministres, et pourtant :

– Aucune alternance : les mêmes cercles se recyclent d’un gouvernement à l’autre.

– Aucune culture du résultat : on ne démissionne pas, on est « remercié » par décret.

– Une jeunesse qui n’a vu que des visages usés, quand l’âge du chef de l’État a lui-même dépassé 93 ans.

– Des institutions qui ne fonctionnent plus sans lui : il suffit qu’il s’absente soixante-quatorze jours pour que le pays retienne son souffle.

Le bilan

Les 305 ministres sont la preuve d’un système où personne ne gouverne vraiment, puisque chacun sait que la décision appartient à un seul homme.

Le jour où le Cameroun sera enfin gouverné, ce sera par une équipe qui répond de ses résultats devant les citoyens, et non devant un décret lu à la radio.

Charles Armel Mbatchou

Journaliste, analyste politique, chroniqueur et historien d’art.

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la cinglante réponse d’Alex Nguépi au PCRN

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la cinglante réponse d’Alex Nguépi au PCRN
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L’homme politique Alex Nguépi demande au PCRN d’arrêter de porter la confusion entre la formation du gouvernement et la nomination d’un vice-président.

Alex Nguépi, démissionnaire du Social Democratic Front (SDF), a fait une publication réponse au Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Il convient de souligner que ladite réponse est motivée par la prise de parole d’Anne Féconde Noah, porte-parole de Cabral Libii, sur NTV. Rappelons qu’au sujet du vice-président, Cabral pense que le nommer permettrait au Cameroun de voir la continuité des affaires publiques et mettrait fin à la guerre des clans entre autres. L’homme politique Alex Nguépi demande de ne pas confondre deux questions fondamentales.

« J’ai suivi avec beaucoup d’amusement l’intervention de Madame Anne Féconde NOAH sur la demande de Cabral Libii concernant la nomination d’un vice-président. Il faut arrêter de mélanger deux questions fondamentalement différentes : la formation du gouvernement et la nomination d’un vice-président. La formation du gouvernement relève du fonctionnement normal des institutions après une élection présidentielle. Le Cameroun a besoin d’un gouvernement opérationnel, capable de répondre à la vie chère, au chômage, à la corruption et aux nombreuses urgences sociales.

En revanche, la vice-présidence soulève une véritable question de légitimité démocratique. Comment comprendre qu’un président élu au suffrage universel puisse être remplacé, en cas de vacance, par un vice-président désigné par nomination plutôt que choisi directement par le peuple ? Si le Cameroun doit avoir un vice-président, celui-ci devrait être élu en même temps que le président de la République », écrit-il.

L’homme politique Alex Nguépi, les réelles motivations de Cabral Libii par rapport à sa demande de nomination d’un vice-président. Il se demande si le leader du PCRN est à la recherche d’un poste ou bien s’il défend une République des héritiers parmi lesquels il fera partie.

« On est en droit de s’interroger sur le calcul politique de Cabral Libii. L’opposition doit-elle désormais construire son avenir autour de l’espoir d’une nomination présidentielle ? Certains semblent entretenir le rêve qu’un poste de vice-président pourrait être offert à l’opposition. Mais depuis quand la conquête démocratique du pouvoir se résume-t-elle à attendre une nomination ?

Le véritable combat doit se situer sur le terrain électoral : les législatives et les municipales. C’est en conquérant une majorité parlementaire que nous pourrons engager un véritable débat sur les réformes constitutionnelles nécessaires. Le Cameroun n’a pas besoin d’une compétition pour les strapontins institutionnels. Il a besoin d’institutions légitimes, d’un gouvernement responsable et d’un Parlement fort. Le peuple ne mange pas les titres, ne se soigne pas avec les nominations et ne nourrit pas sa famille avec les postes politiques ! La politique doit être un combat pour le peuple, pas une course aux privilèges », écrit-il.

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