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Gulfcam relance le cabotage conteneurisé entre Kribi et Douala en 2026 pour réduire les délais du fret

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Gulfcam relance le cabotage conteneurisé entre Kribi et Douala en 2026 pour réduire les délais du fret
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(Investir au Cameroun) – La société camerounaise Gulfcam, spécialisée dans le transport maritime de conteneurs, la distribution de produits pétroliers, la consignation et le transit, prévoit de relancer le transbordement de navires entre les ports de Douala et Kribi d’ici la fin 2025 ou début 2026. L’annonce a été faite le 2 octobre à Douala, à l’occasion des célébrations des 150 ans du port de Douala.

« Nous avons décidé de lancer ce projet, étudié depuis plusieurs années, pour offrir une alternative aux importateurs et exportateurs confrontés à des difficultés liées au mauvais état de la route entre Douala et Kribi », a expliqué Albert Roger Boum, directeur général de Gulfcam.

Le cabotage maritime permet non seulement de contourner les contraintes routières, mais aussi de desservir les grands navires incapables d’accéder au port fluvial de Douala en raison d’un tirant d’eau insuffisant. Ces navires pourront débarquer leurs marchandises à Kribi, port en eau profonde, puis les acheminer vers Douala via des navires plus petits. Ce service existait déjà entre 2020 et 2022 avant son interruption.

Aujourd’hui, les voies d’accès au port de Kribi — routes et chemin de fer — restent insuffisantes ou en très mauvais état. Le transport d’un conteneur par la route entre Kribi et Douala prend actuellement au moins trois heures. Avec le cabotage, les opérateurs bénéficieront d’une évacuation plus rapide, en grande quantité, et à un coût réduit.

« Un camion plateau transporte au maximum deux conteneurs, alors qu’un navire en cabotage peut en prendre 500. Cela permet de réduire le coût unitaire de prestation pour les opérateurs », précise Albert Roger Boum.

Pour démarrer, Gulfcam envisage l’affrètement de navires, le temps de développer le marché et d’informer les clients sur le service avant d’acquérir ses propres navires. L’entreprise s’appuie sur un savoir-faire interne hérité de la fusion, en 2021, de Gulfin (pétrolier) et Camship-CLGG (caboteur). Cette fusion intègre l’expérience de Cameroon Shipping Lines (Camship), société publique privatisée en 1997.

La réussite de ce projet dépend également de la collaboration des administrations, notamment la douane, qui s’est engagée à simplifier le régime de transbordement. Les charges liées au débarquement et réembarquement des conteneurs seront intégrées, minimisant ainsi les coûts pour les opérateurs. Par ailleurs, un quai dédié au cabotage est en cours de conception au port de Douala, dans le but de désengorger le terminal à conteneurs et de fluidifier le trafic.

En relançant le cabotage, Gulfcam devient la première entreprise nationale à opérer dans un secteur traditionnellement dominé par des compagnies étrangères. Cette initiative permettra à l’entreprise d’accroître ses recettes, mais aussi celles de l’État via les taxes et la création d’emplois.

Le cabotage optimisera l’utilisation de différents modes de transport et contribuera à réduire la consommation de carburant et les émissions de carbone, tout en offrant une solution aux opérateurs pour évacuer leurs marchandises, en attendant la mise en place d’un réseau routier et ferroviaire robuste capable de relier efficacement le port de Kribi au reste du pays.

Frédéric Nonos

Lire aussi :

07-02-2022 – Les ports de Kribi et de Douala projettent la mise en place d’un cabotage spécifique aux bateaux internationaux

18-11-2021 – Entreprise : né de la fusion du pétrolier Gulfin avec le caboteur Camship-CLGG, Gulfcam nomme ses premiers dirigeants

09-11-2020 – La Camerounaise Camship-CLGG lance la 1ère ligne de cabotage conteneurisé entre les ports de Kribi et de Douala

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »
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Les incidents survenus au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé, et les précédents troubles enregistrés au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe illustrent, selon l’observateur politique Jean-Paul Ntsengue, la capacité d’un incident ponctuel à déclencher une mobilisation collective lorsque les frustrations sociales se sont accumulées.

Dans une tribune intitulée « De la frustration collective à la contestation de l’ordre établi : il suffit d’une étincelle ! », Jean Paul Ntsengue estime que ces événements doivent être considérés comme des signaux d’alerte sur les tensions qui traversent la société camerounaise.

L’auteur rappelle que, dans le cas du Lycée Technique Bilingue de Nsam, des sanctions disciplinaires liées à la coiffure des élèves auraient précédé les violences. À Etoug-Ebe, il évoque une décision de fermeture du portail à 7 heures, qui aurait provoqué la colère d’élèves arrivés en retard avant de s’étendre à une partie plus large de l’établissement.

Lire la tribune de Jean Paul Ntsengue :

DE LA FRUSTRATION COLLECTIVE À LA CONTESTATION DE L’ORDRE ÉTABLI : IL SUFFIT D’UNE ÉTINCELLE !

La plus grande leçon que nous devons retenir des incidents récents au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé et, il y a quelques années, au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, c’est la rapidité avec laquelle une étincelle peut entraîner un embrasement général de la société. Dans le premier cas, le renvoi disciplinaire des élèves pour coiffure non conforme a abouti à un drame.

Dans le deuxième cas, la fermeture du portail à 7 h du matin sur ordre du proviseur a déclenché la colère des élèves retardataires puis de l’ensemble des élèves du lycée. Dans les deux cas, les deux proviseures (des dames) ont été prises pour cible, leurs véhicules et d’importantes infrastructures de ces établissements ont été vandalisés.

Ces exemples, auxquels j’ajoute la grande émeute estudiantine de décembre 1987 suite au retard dans le paiement de certaines bourses aux étudiants, sont des indicateurs sérieux qui renseignent sur la fragilité de l’ordre lorsque des frustrations accumulées au sein d’un corps social explosent à l’occasion d’un incident mineur. Car en réalité, tout part inévitablement d’un contexte de frustrations accumulées, d’injustices ressenties, de perte de confiance envers les autorités et d’événements déclencheurs qui transforment le mécontentement latent en mobilisation collective.

Depuis la Révolution française de 1789 aux soulèvements populaires contemporains, notamment la grève actuelle des lycéens en France, l’histoire montre que des événements parfois limités et anodins peuvent provoquer des mouvements d’une ampleur inattendue lorsqu’ils cristallisent des frustrations préexistantes.

Dans le contexte camerounais actuel, de nombreux ingrédients sont disponibles pour nous plonger tous dans « une sauce bien pimentée ». En effet, des scandales touchant la gouvernance, la sécurité nationale et la sûreté de l’État se multiplient devant nos yeux indifférents ou impuissants.

Il est urgent de soigner et de sauver la République car la répétition des émeutes de février 2008, « émeutes de la faim » selon le président Paul Biya lui-même, pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables dans un contexte de repli identitaire et de contestations politiques.

Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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