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Cabral Libii exige le retrait des candidats niant le massacre de Ngarbuh

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Cabral Libii exige le retrait des candidats niant le massacre de Ngarbuh
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Le candidat à la présidentielle Cabral Libii a appelé les candidats qui ont nié le massacre de Ngarbuh à se retirer de l’élection du 12 octobre, affirmant qu’ils déshonorent la mémoire des victimes en restant en lice.

Dans une déclaration publiée le 1ᵉʳ octobre, jour anniversaire de la naissance de la République fédérale du Cameroun, suite à la réunification du Cameroun français et du Cameroun méridional britannique en 1961, Libii est revenu sur ce qu’il a qualifié de « malentendus » liés à la réunification, à l’origine du conflit anglophone actuel.

« Nous avons perdu des milliers de nos frères et sœurs dans une guerre insensée et tragique », a-t-il déclaré, soulignant que cette histoire doit être enseignée aux enfants. « Il faut également leur dire que ce gouvernement, par la voix de son ministre de la Communication, Issa Tchiroma, a nié que des femmes et des enfants aient été injustement massacrés à Ngarbuh. »

Libii est allé plus loin, déclarant que tout candidat ayant nié le massacre « doit se retirer de la course à la présidentielle et, s’il ne le fait pas, aucun Camerounais ne devrait lui accorder sa voix. »

Ces propos semblaient viser Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de la Communication et aujourd’hui candidat de l’opposition, qui a essuyé des critiques pour avoir proposé de résoudre la crise anglophone s’il était élu. Ses détracteurs soulignent qu’en tant que ministre, il a nié les allégations d’atrocités. En réponse, Tchiroma a affirmé qu’il ne s’exprimait alors qu’en tant que porte-parole du gouvernement.

Libii a également exposé sa propre vision de la paix, promettant une forme de fédéralisme communautaire.

« Le gouvernement que je formerai siégera dans les régions anglophones jusqu’au rétablissement complet de la paix entre nos frères des deux côtés du Mungo », a-t-il déclaré.

« Et ce jour-là, comme pour le Monument de la Renaissance africaine au Sénégal, nous lancerons la construction du plus grand Monument de la Nouvelle Réunification, avec des espaces baptisés en l’honneur de tous les héros de notre lutte pour l’indépendance. »

S’adressant au RDPC et au président sortant Paul Biya, Libii a dénoncé les échecs du régime après plus de quatre décennies au pouvoir. Nous voyons les affiches géantes d’un régime ancien, stagnant et incompétent, exposé dans toute sa crasse et sa décadence, incapable même de cacher sa propre corruption. Ces affiches, dans ce contexte, symbolisent un pays abandonné à la puanteur, aux ordures, à l’insupportable, au chaos.

Libii a exhorté les électeurs à rompre avec le passé et à le soutenir aux urnes.

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Me Christian Ntimbane Bomo accuse régulièrement les acteurs politiques dont les positions s’écartent d’une transition par l’alternance radicale ou qu’il juge ambiguës face au pouvoir […]

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Ignatius Ganago lance sa saison, Nantes s’impose à Boulogne

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Ignatius Ganago a retrouvé le chemin des filets au meilleur moment. L’attaquant camerounais a inscrit l’un des deux buts du FC Nantes, vainqueur (2-1) sur […]

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel
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(Investir au Cameroun) – Le contentieux entre Magil Construction Corporation et Razel s’étend désormais directement à l’État du Cameroun. Magil a introduit le 9 février 2026 devant la Cour d’appel de Paris un second recours en annulation contre la sentence arbitrale qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun. Contrairement au premier recours, dirigé contre les deux sociétés Razel, cette procédure vise la République du Cameroun.

Le différend porte sur des contrats liés à trois chantiers au Cameroun : la réhabilitation et l’extension du stade de la Réunification de Bépanda à Douala, la pénétrante Est de Douala avec le second pont sur la Dibamba, et le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé.

Enregistrée sous le numéro RG 26/02492, cette procédure s’ajoute au recours formé par Magil le 9 septembre 2025 contre Razel-BEC et Razel Cameroun, sous le numéro RG 25/15626. Les deux actions concernent la même sentence, rendue le 18 août 2025 sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).

Dans une ordonnance du 18 juin 2026, la Cour d’appel de Paris a refusé de joindre les deux procédures. Magil demandait leur regroupement en soutenant qu’elles concernaient la même sentence, reposaient sur les mêmes faits et rapports contractuels et mobilisaient les mêmes moyens d’annulation.

Au cœur du contentieux figure la place de l’État camerounais dans les contrats à l’origine du différend. Selon l’ordonnance, Magil soutient qu’elle n’est pas partie aux clauses compromissoires sur lesquelles le tribunal arbitral a statué et que le Cameroun serait, lui, lié par ces clauses, soit comme signataire, soit par extension.

Le Cameroun revendique sa qualité de tiers

La particularité du second recours tient au fait que la République du Cameroun n’était pas partie à l’arbitrage ayant abouti à la sentence du 18 août 2025. Cette procédure opposait Magil aux seules sociétés Razel.

Devant la justice française, le Cameroun ne s’est pas opposé à la demande de jonction. Dans un courrier du 28 mai 2026, l’État a indiqué partager, « à ce stade », la position de Magil et s’associer à sa demande.

Il a toutefois annoncé qu’il entendait faire reconnaître sa qualité de tiers aux procédures d’annulation et demander la fixation d’une audience d’incident. L’ordonnance indique également que Magil avait pris acte de l’intention du Cameroun de soulever un incident d’irrecevabilité du recours formé à son égard.

Cette question a contribué au maintien des deux affaires séparées. La magistrate chargée de la mise en état relève que le second recours soulève des questions juridiques propres, notamment l’incident annoncé par le Cameroun sur sa qualité de tiers. Elle constate également que les sociétés Razel ne sont pas parties au second recours et qu’elles ne consentent pas à la jonction. La demande de Magil a donc été rejetée.

L’exécution de la sentence suspendue au Québec

Le contentieux se déroule parallèlement au Canada. Razel-BEC et Razel Cameroun ont saisi la Cour supérieure du Québec le 16 septembre 2025 pour obtenir la reconnaissance et l’exécution de la sentence arbitrale, qui condamne Magil à leur verser environ 35 millions de dollars canadiens.

Le 7 avril 2026, la juridiction québécoise a suspendu cette procédure à la demande de Magil jusqu’au jugement final de la Cour d’appel de Paris, ou d’une juridiction supérieure compétente, sur la demande d’annulation. Elle a en contrepartie ordonné à Magil de constituer un cautionnement de 3,5 millions de dollars canadiens et de le maintenir pendant la durée du sursis.

L’ordonnance parisienne du 18 juin ne statue ni sur la validité de la sentence ni sur les arguments de fond de Magil. Elle tranche uniquement la demande de jonction. La sentence du 18 août 2025 fait donc toujours l’objet de deux procédures distinctes à Paris : l’une entre Magil et les sociétés Razel, l’autre dirigée contre la République du Cameroun, qui revendique sa qualité de tiers.

Amina Malloum

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