Actualités locales
Jean-Pierre Bekolo dénonce une campagne “déprimante” au Cameroun

Le cinéaste camerounais peint un tableau mitigé de la campagne pour la présidentielle actuellement en cours au Cameroun.
Selon Jean-Pierre Bekolo, « pendant que l’alliance Bello-Tchiroma piétine, que Kamto dénonce les trahisons, que Bello, ancien proche de Biya, se voit interdit de meeting dans le village même du président, la déprime s’épaissit. Elle touche jusqu’aux barons du régime : René Sadi avale ses couleuvres, Laurent Esso se contente de défiler en silence ».
« MÊME PAS UNE SIMPLE PHOTO ENSEMBLE ? DÉPRIMANT !
Tchiroma, cavalier solitaire lancé dans une chevauchée improbable, attire chaque jour plus d’adeptes. Sans moyens démesurés, il réussit là où d’autres échouent : rallier les foules avec l’énergie brute du petit peuple. Dans ce climat de lassitude, sa vitalité tranche comme une éclaircie au milieu d’un ciel lourd.
Car partout ailleurs au Cameroun actuellement, la politique rend malade. Les Camerounais ont le blues. Achille Mbembe l’a dit : Paul Biya a gâché nos vies. Pendant que l’alliance Bello-Tchiroma piétine, que Kamto dénonce les trahisons, que Bello, ancien proche de Biya, se voit interdit de meeting dans le village même du président, la déprime s’épaissit. Elle touche jusqu’aux barons du régime : René Sadi avale ses couleuvres, Laurent Esso se contente de défiler en silence.
Elle atteint aussi ces jeunes fonctionnaires de trente ans, enrôlés dans la campagne d’un homme de 92 ans qui ignore jusqu’à leurs noms. Ils s’y prêtent par calcul, espérant grappiller quelques échelons dans une administration en panne. Et cette tristesse se lit dans les foules hurlant sur de pauvres femmes en pagne aux couleurs du RDPC, obligées de se prêter au jeu pour quelques billets afin de nourrir leurs enfants. Elle se lit aussi dans cette image absurde qui envahit tout l’espace publicitaire : un portrait mensonger d’un président qui n’a rien du vieillard qu’il est.
Mais la déprime la plus insoutenable est intime : celle d’une fille contrainte d’appeler à voter contre son propre père, accusant publiquement l’homme qui l’a engendrée d’avoir infligé tant de souffrances à son peuple. Comment ne pas voir dans son désarroi la vérité nue, plus forte que tout discours ? Même son rétropédalage forcé ne change rien : la blessure est faite.
Et puis il y a la déprime ordinaire, celle des millions de Camerounais qui tirent le diable par la queue et qui, en lisant le slogan de campagne de Paul Biya — « Espérance » — comprennent qu’il ne reste plus qu’à remettre leur sort à Dieu, pour sept années encore. Car tout le monde sait — même en feignant de croire au destin de son candidat — que le RDPC trichera et que Paul Biya sera proclamé vainqueur.
Alors oui, nous allons à cette élection tous malades. Et pourtant, il n’est pas trop tard. Comme un patient en état critique, il nous faut une thérapie de choc. Mais une thérapie qui commence par un récit, par un narratif. Pas un récit de divisions, de querelles d’ego, de calculs dérisoires. Non : un récit qui transforme nos blessures en histoires, nos humiliations en images, notre désespoir en imagination.
Candidats, électeurs, partis : cessez de vous mesurer les uns aux autres. Offrez-nous une seule histoire commune, une histoire à la mesure du véritable enjeu. Une photo ensemble pour porter un message collectif. Une simple image pour nous guérir de cette élection du 12 octobre déprimante.
Commençons par là : une simple photo de vous tous! ».
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Abdul El-Sayed, premier musulman élu sénateur aux États-Unis !
Abdul El-Sayed est élu sénateur du Michigan au Congrès des États-Unis. Le démocrate de 42 ans devient le premier musulman a fait son entrée dans […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« nous ne roulons pour aucun clan »

Le journal panafricain Jeune Afrique affirme n’être d’aucun clan au Cameroun et avoir d’énormes difficultés pour la collecte des informations.
Du fait de certains de ses articles, Jeune Afrique est considéré par de nombreux Camerounais comme attaché au régime Biya. Le journal affirme n’en être rien de tel. Le 1ᵉʳ novembre 2026, il a publié une sortie intitulée « Jeune Afrique, le Cameroun et les clans ». Dans ladite sortie, il indique combien il est difficile de collecter les informations dans le pays de Paul Biya. Et selon lui, cela est dû à une « féroce guerre de clans, sur fond de succession de Paul Biya ».
Pour montrer son indépendance éditoriale dans ses différentes publications, Jeune Afrique fait mention de certains de ses articles.
« Nous avons suscité la colère de Louis-Paul Motaze après un article sur des notes secrètes le concernant; l’ire de Ferdinand Ngoh Ngoh, qui a vu dans l’un de nos papiers une volonté de torpiller sa carrière; l’animosité d’Oswald Baboke, qui nous accuserait d’acharnement concernant le traffic d’or…Les proches de Chantal Biya sont agacés, ceux de Franck Biya aussi, tandis que Grégoire Owona nous appelle ‘Jeune à fric » », affirme le journal panafricain.
Les réticences ne sont pas uniquement avec le régime, mais aussi certains du côté de l’opposition. Il cite Maurice Kamto, l’ex-président du MRC, Issa Tchiroma Bakary, le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), et Bello Bouba Maigari, le leader de l’UNDP. Ils n’acceptent pas de lui accorder une interview.
Pour ce qui est des clans, Jeune Afrique dit n’appartenir à aucun.
« Nous recevons des informations et nous les vérifions. Quand celles-ci viennent d’un « clan », nous les soumettons au contradictoire de ses adversaires. Qui, la plupart du temps, se murent dans le silence. Alamine Ousman Mey, sollicitée lorsque nous avons écrit son portrait, a décliné. Mounouna Foutsou, après avoir accepté une interview, n’est pas venu au rendez-vous et nous a laissés errer dans un grand hôtel parisien », affirme le journal.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Dettes des CTD : l’État prévoit des retenues sur les dotations de décentralisation en 2027

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais prévoit de prélever directement sur la Dotation générale de la décentralisation (DGD) de 2027 la part revenant aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans le remboursement d’anciennes dettes commerciales. Cette disposition figure au point 41 de la lettre-circulaire conjointe du 29 octobre 2026, relative à la préparation des budgets des communes et des régions pour l’exercice 2027, publiée le 4 novembre dansCameroon Tribune.
La mesure concerne les dettes commerciales validées à l’issue de l’audit des arriérés de l’État et de ses démembrements sur la période 2000-2019. Le mécanisme d’apurement arrêté par le ministère des Finances en août 2024 prévoit une prise en charge de 70 % par l’État et de 30 % par les entités publiques débitrices. Pour les collectivités territoriales concernées, cette dernière part doit faire l’objet d’un prélèvement à la source sur les ressources de la DGD inscrites au titre de 2027.
Selon les résultats de l’audit rendus publics le 16 août 2024, les dettes commerciales validées à la charge des collectivités atteignaient 14,67 milliards de FCFA. L’application de la clé de répartition de 70 % pour l’État et de 30 % pour les entités débitrices correspondait, sur ce stock initial, à une contribution théorique de 10,27 milliards de FCFA pour l’État et de 4,40 milliards pour les collectivités.
Ces montants ne permettent cependant pas de déterminer les sommes qui seront effectivement prélevées en 2027. La nouvelle lettre-circulaire ne précise ni les remboursements déjà effectués depuis 2024 ni le solde de la dette commerciale restant à recouvrer auprès des collectivités.
Le calendrier initial prévoyait l’apurement des dettes commerciales auditées sur trois exercices, de 2024 à 2026. La mention de prélèvements dans la préparation budgétaire de 2027 pose donc la question de l’état d’avancement de cette opération, sans permettre à elle seule de conclure à un retard dans son exécution.
Parallèlement, les ministres des Finances et de la Décentralisation demandent aux collectivités de budgétiser au moins 30 % du volume global de leurs arriérés et dettes en 2027. Cette exigence, déjà formulée pour l’exercice 2026, vise un périmètre plus large que les seules dettes commerciales auditées. Le document ne précise pas comment les deux dispositifs seront articulés dans les budgets des collectivités concernées.
Baudouin Enama
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















