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Ben Modo accuse Bello Bouba de servir les intérêts de Paul Biya

Il appelle, par ailleurs, les camerounais à voter pour Issa Tchiroma qui est « le moindre mal ».
Dans une vidéo devenue viral, Ben Modo, l’un des entrepreneurs adjudicataires des marchés des chantiers de la Can 2019, dénonce l’accord qui lie Bello Bouba Maigari à Paul Biya. « L’accord lui donne la possibilité de le faire, sans que ce soit une violation de l’accord avec M. Biya », explique-t-il.
Toute chose qui, de son point de vue, ne permettra pas à Bello Bouba de revendiquer une quelconque victoire à la présidentielle 2025.
« Le problème que nous avons avec Bello Bouba est que nous savons, pour avoir lu le document, que M. Biya a un accord avec M. Biya, et cet accord, qui a été signé avec le représentant de M. Biya, dit très clairement que M. Biya a la possibilité de se présenter candidat à une élection à tout moment. Il peut se présenter à n’importe quelle élection dans laquelle il souhaite se présenter à tout moment. Il peut dire « bon, voilà, je vais me présenter à l’élection présidentielle ». L’accord lui donne la possibilité de le faire, sans que ce soit une violation de l’accord avec M. Biya.
L’accord dit également que tout ce que M. Bello Bouba doit se rassurer de faire, c’est de se rassurer que les intérêts de M. Biya ne soient pas menacés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que M. Bello Bouba peut se présenter à une élection, n’importe laquelle, il peut se présenter à une élection dans laquelle M. Biya est candidat, et il doit simplement, pour rester dans l’esprit de son accord, il doit simplement se rassurer que les intérêts de M. Biya ne sont pas menacés. Alors, lorsqu’on regarde cet accord, il faut être naïf pour ne pas être inquiet.
Il faut être naïf pour ne pas être inquiet. En tout cas, nous nous sommes suffisamment inquiets de cette situation, et c’est la raison pour laquelle nous disons que ce serait un risque encore beaucoup plus grand si on se retrouvait dans une situation où le peuple va derrière M. Bello Bouba et M. Bello Bouba qui a un contrat de défense des intérêts de M. Biya. Parce que c’est ce que ce contrat est, c’est un contrat de défense des intérêts de M. Biya.
En d’autres termes, M. Bello Bouba sera en violation de son contrat s’il ne défend pas les intérêts de M. Biya. Voilà en réalité le problème, très simplement, très clairement. C’est pour ça que, même si à un moment donné nous avons pensé qu’on pouvait travailler avec M. Biya, en réalité, et je vous le dis très simplement, c’est en désespoir de cause.
Un peu comme le peuple camerounais se retrouve en train de regarder vers deux personnalités de la République qui ont de très sérieux problèmes. Parce que M. Bello Bouba a des problèmes, M. Issa Tchiroma a des problèmes. Mais dans cette évaluation qui doit être faite, il est question de choisir le moindre mal.
C’est en réalité de ça dont il s’agit. Parce que si on se retrouve à une élection avec quelqu’un qui a obligation de défendre les intérêts de l’adversaire, alors c’est l’adversaire qui gagne. C’est pour ça que, que M. Tchiroma signe l’accord avec nous, ou qu’il ne signe pas cet accord, le peuple camerounais doit avoir, doit se donner l’obligation de voter pour M. Issa Tchiroma.
Ça devrait être une obligation pour le peuple camerounais ».
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« nous ne roulons pour aucun clan »

Le journal panafricain Jeune Afrique affirme n’être d’aucun clan au Cameroun et avoir d’énormes difficultés pour la collecte des informations.
Du fait de certains de ses articles, Jeune Afrique est considéré par de nombreux Camerounais comme attaché au régime Biya. Le journal affirme n’en être rien de tel. Le 1ᵉʳ novembre 2026, il a publié une sortie intitulée « Jeune Afrique, le Cameroun et les clans ». Dans ladite sortie, il indique combien il est difficile de collecter les informations dans le pays de Paul Biya. Et selon lui, cela est dû à une « féroce guerre de clans, sur fond de succession de Paul Biya ».
Pour montrer son indépendance éditoriale dans ses différentes publications, Jeune Afrique fait mention de certains de ses articles.
« Nous avons suscité la colère de Louis-Paul Motaze après un article sur des notes secrètes le concernant; l’ire de Ferdinand Ngoh Ngoh, qui a vu dans l’un de nos papiers une volonté de torpiller sa carrière; l’animosité d’Oswald Baboke, qui nous accuserait d’acharnement concernant le traffic d’or…Les proches de Chantal Biya sont agacés, ceux de Franck Biya aussi, tandis que Grégoire Owona nous appelle ‘Jeune à fric » », affirme le journal panafricain.
Les réticences ne sont pas uniquement avec le régime, mais aussi certains du côté de l’opposition. Il cite Maurice Kamto, l’ex-président du MRC, Issa Tchiroma Bakary, le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), et Bello Bouba Maigari, le leader de l’UNDP. Ils n’acceptent pas de lui accorder une interview.
Pour ce qui est des clans, Jeune Afrique dit n’appartenir à aucun.
« Nous recevons des informations et nous les vérifions. Quand celles-ci viennent d’un « clan », nous les soumettons au contradictoire de ses adversaires. Qui, la plupart du temps, se murent dans le silence. Alamine Ousman Mey, sollicitée lorsque nous avons écrit son portrait, a décliné. Mounouna Foutsou, après avoir accepté une interview, n’est pas venu au rendez-vous et nous a laissés errer dans un grand hôtel parisien », affirme le journal.
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Dettes des CTD : l’État prévoit des retenues sur les dotations de décentralisation en 2027

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais prévoit de prélever directement sur la Dotation générale de la décentralisation (DGD) de 2027 la part revenant aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans le remboursement d’anciennes dettes commerciales. Cette disposition figure au point 41 de la lettre-circulaire conjointe du 29 octobre 2026, relative à la préparation des budgets des communes et des régions pour l’exercice 2027, publiée le 4 novembre dansCameroon Tribune.
La mesure concerne les dettes commerciales validées à l’issue de l’audit des arriérés de l’État et de ses démembrements sur la période 2000-2019. Le mécanisme d’apurement arrêté par le ministère des Finances en août 2024 prévoit une prise en charge de 70 % par l’État et de 30 % par les entités publiques débitrices. Pour les collectivités territoriales concernées, cette dernière part doit faire l’objet d’un prélèvement à la source sur les ressources de la DGD inscrites au titre de 2027.
Selon les résultats de l’audit rendus publics le 16 août 2024, les dettes commerciales validées à la charge des collectivités atteignaient 14,67 milliards de FCFA. L’application de la clé de répartition de 70 % pour l’État et de 30 % pour les entités débitrices correspondait, sur ce stock initial, à une contribution théorique de 10,27 milliards de FCFA pour l’État et de 4,40 milliards pour les collectivités.
Ces montants ne permettent cependant pas de déterminer les sommes qui seront effectivement prélevées en 2027. La nouvelle lettre-circulaire ne précise ni les remboursements déjà effectués depuis 2024 ni le solde de la dette commerciale restant à recouvrer auprès des collectivités.
Le calendrier initial prévoyait l’apurement des dettes commerciales auditées sur trois exercices, de 2024 à 2026. La mention de prélèvements dans la préparation budgétaire de 2027 pose donc la question de l’état d’avancement de cette opération, sans permettre à elle seule de conclure à un retard dans son exécution.
Parallèlement, les ministres des Finances et de la Décentralisation demandent aux collectivités de budgétiser au moins 30 % du volume global de leurs arriérés et dettes en 2027. Cette exigence, déjà formulée pour l’exercice 2026, vise un périmètre plus large que les seules dettes commerciales auditées. Le document ne précise pas comment les deux dispositifs seront articulés dans les budgets des collectivités concernées.
Baudouin Enama
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