Actualités locales
le MRC de Mamadou Mota refuse de donner une consigne de vote sans coalition

«Le MRC, fidèle à ses principes, a décidé de ne donner aucune consigne de vote aux élections à venir, sauf si une coalition formelle et effective entre les deux forces politiques, B.B.M et I.T.B, est clairement établie« , peut-on lire dans une déclaration du président national par intérim, Mamadou Mota.
Il affirme d’ailleurs : «Je connais les forces et les faiblesses de chacun des deux leaders. Le MRC a ses propres atouts, et nous devons les utiliser à bon escient. L’histoire nous a appris que l’improvisation et le manque de préparation mènent souvent à l’échec. C’est pourquoi, à ceux qui se reconnaissent dans une mouvance populaire, je leur dis de faire preuve de retenue. »
« Déclaration du Président a. i du MRC
Chers militants, chers sympathisants,
Le Conseil national du Mouvement pour le Renouveau et la Citoyenneté a pris une décision capitale, fruit d’une analyse profonde et lucide de la situation politique actuelle. J’ai le devoir, en tant que président national a.i, de vous la rappeler avec la plus grande transparence et avec la plus fidélité la plus rassurante.
J’entends les appels, je ne suis pas insensible, qu’on donne au MRC les facilités pour declencher le mot d’ordre.
Le MRC, fidèle à ses principes, a décidé de ne donner aucune consigne de vote aux élections à venir, sauf si une coalition formelle et effective entre les deux forces politiques, B.B.M et I.T.B, est clairement établie. Notre mouvement refuse d’engager ses militants sur des voies incertaines. Notre engagement n’est pas une marchandise, il est le fruit de notre conviction et de notre loyauté envers le peuple.
Comme le soulignait Karl Marx, « les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante. » . Notre idée, notre ambition, est de rompre avec cette logique de domination. Nous ne serons pas un simple instrument au service d’une alliance qui ne repose sur aucune base solide, mais un acteur conscient de la direction que nous souhaitons prendre.
Je connais les forces et les faiblesses de chacun des deux leaders. Le MRC a ses propres atouts, et nous devons les utiliser à bon escient. L’histoire nous a appris que l’improvisation et le manque de préparation mènent souvent à l’échec. C’est pourquoi, à ceux qui se reconnaissent dans une mouvance populaire, je leur dis de faire preuve de retenue.
Nous devons nous interroger, comme Karl Marx nous y invitait : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de diverses manières, ce qui importe c’est de le transformer. » Nous ne sommes pas là pour interpréter des possitions éphémères, les egos surdimensionnés et les incompréhension de la jeunesses des deux leaders mais pour œuvrer à une transformation réelle et durable.
Ma décision est ferme et sans appel. Elle est le fruit d’une réflexion que, je l’espère, vous comprendrez. Le Conseil national a tranché, et je ne reviendrai pas sur cette décision, sauf si le directoire du parti accepte une nouvelle consultation sur ce sujet. C’est ainsi que la démocratie interne de notre mouvement s’exprime.
Je vous rappelle une célèbre citation de Kant, qui résonne en moi en ce moment précis : « la raison ne nous donne rien que nous ne puissions accomplir. » Agissons avec raison et discernement, et ne nous laissons pas emporter par les sirènes d’une victoire de l’un ou de l’autre camp sans coalition certaine. Notre destin est entre nos mains, et il nous appartient d’agir avec prudence et responsabilité
Fait à Yaoundé 23/09/25
Mamadou Mota »
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Alain Dexter conteste le système de vote après l’absence de trophée pour Blanche Bailly

L’absence de trophée pour la chanteuse Blanche Bailly lors de la cérémonie des Canal 2’Or, organisée le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, relance le débat sur la place du vote du public dans les récompenses artistiques au Cameroun.
Dans une tribune, l’acteur culturel Alain Dexter dénonce un système qui, selon lui, favoriserait davantage les moyens financiers et la mobilisation des fans que la qualité artistique.
Pour Alain Dexter, le résultat concernant Blanche Bailly illustre les limites d’un dispositif qui ne garantirait pas, à ses yeux, une reconnaissance équitable du mérite artistique. Il estime que la chanteuse disposait d’atouts importants dans sa catégorie, notamment en matière d’écriture, de direction artistique et de présence internationale.
Ces appréciations relèvent toutefois de son analyse personnelle. La tribune ne fournit pas de données comparatives sur les candidats en lice ni d’éléments permettant de vérifier les modalités précises du vote lors de cette édition.
Lire la dénonciation d’Alain Dexter :
CANAL D’OR : QUAND LE TALENT SE FAIT VOLER PAR LES VOTES DES INTERNAUTES
« Le vote du public a tué la méritocratie artistique au Cameroun. »
Le 31 octobre 2026 aux Canal d’Or, Blanche Bailly est repartie sans trophée. Sans rien. Alors qu’elle était, de loin, objectivement, la meilleure de sa catégorie. Meilleure plume, meilleure direction artistique, meilleure présence internationale. Nous le savons tous dans le milieu artistique.
Cette scène n’est plus une exception, c’est devenu la norme au Cameroun. Dans les concours de beauté, aux awards de musique et autres cérémonies de récompense, le scénario est le même : ce n’est plus le talent qui gagne, c’est le porte-monnaie.
UN PROCESSUS DÉSORMAIS POURRI À LA BASE
On nous a vendu le « vote des internautes » comme de la démocratie culturelle. En réalité, c’est la pire des arnaques :
Premièrement parce que c’est subjectif et incompétent. Depuis quand un follower de 15 ans, aussi passionné soit-il, a-t-il les compétences pour juger de la pertinence d’une œuvre, de la technique vocale, d’un scénario, d’une mise en scène ? On demande à des gens qui ne savent pas faire la différence entre autotune et performance live de décider qui est le « meilleur artiste ».
Deuxièmement, c’est truqué par la quantité. Un seul fan peut voter 100, 200, 500 fois. Il suffit d’avoir plusieurs puces MTN, Orange à sa disposition. Le concours ne mesure plus la popularité réelle d’un artiste, il mesure l’obsession de 20 fans prêts à passer la nuit à cliquer.
Et le pire de tout ça ,c’est surtout que les votes sont payants, et donc une vraie niche financière pour les organisateurs. Aujourd’hui, un vote coûte 100, 200, 500 francs. Pour gagner, il faut débourser donc des millions. Qui finance ? Les candidats eux-mêmes et leur entourage. On a transformé des cérémonies artistiques en vente aux enchères.
L’artiste qui n’a pas d’argent mais qui a du talent est donc « mort d’avance ». L’artiste qui a un parrain, un sponsor, un petit copain homme d’affaires qui paie 2 millions de votes, gagne. Même avec une chanson médiocre.
Combien de chanteurs immenses, de Miss d’une intelligence et d’une beauté remarquables, de comédiens formés pendant 10 ans, avons-nous vu se faire battre par des profils vides mais bien financés ?
Ce qui est arrivé à Blanche hier, c’est ce qui arrive à tous nos vrais talents. On les humilie publiquement parce qu’ils ont refusé de payer pour leur propre trophée.
À mon avis, il est temps de rendre le pouvoir aux jurys.
Dans tous les grands prix sérieux au monde – aux Grammy Awards, aux Victoires de la musique, à Cannes, aux César –, le public ne vote pas. Ou alors son vote compte pour 10 %. Le pouvoir est à 90 % entre les mains d’un jury de professionnels : producteurs, ingénieurs du son, journalistes culturels, réalisateurs, anciens lauréats. Des gens dont c’est le métier de juger une œuvre.
C’est à eux de décider. Pas à des followers.
Hier, on a volé le CANAL D’OR de Blanche Bailly !!!
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l’AFD fait le point sur « Cœur de Ville » et le projet BRT

Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a accordé, ce lundi 2 novembre 2026, une audience à une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur pays, Jérôme Notebaert.
En mission au Cameroun, les échanges ont porté sur l’avancement du projet « Yaoundé Cœur de Ville » et la préparation du Bus Rapid Transit (BRT) de Yaoundé, deux chantiers majeurs de la mobilité urbaine dans la capitale.
La rencontre s’inscrit dans la continuité de la coopération entre le Cameroun et la France dans le secteur urbain. Elle a permis de faire le point sur les financements, les contraintes opérationnelles et les prochaines étapes des projets portés par le ministère, la Communauté urbaine de Yaoundé et leurs partenaires techniques et financiers.
Le projet « Yaoundé Cœur de Ville » est cofinancé par l’AFD et l’État camerounais à hauteur d’environ 48,5 milliards de FCFA, dont 43 milliards de FCFA apportés par l’AFD à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D) et 5,5 milliards de FCFA de contrepartie nationale.
Lancé officiellement le 11 juin 2025, le projet vise à désengorger des points névralgiques de Yaoundé et à améliorer les conditions de déplacement des usagers. Il comprend notamment la reconfiguration des carrefours Mvan et Elig-Effa, la reconstruction des gares routières de Mvan et de Messa, le réaménagement des carrefours Awae Escalier et Sous-Manguiers, ainsi que la reconstruction de terminus pour minibus et taxis à l’arrière de la trésorerie générale et du lieu-dit montée Jaco déjà opérationnelle.
Les travaux, confiés à Razel Bec Cameroun pour une durée de 30 mois, ont déjà bénéficié de décaissements successifs de l’AFD. En avril 2026, une deuxième tranche de 12 milliards de FCFA avait été débloquée, portant le total mis à disposition à 21,1 milliards de FCFA.
L’audience a également porté sur le projet de Bus Rapid Transit, appelé à structurer les déplacements dans la capitale. Le corridor envisagé doit relier Olembé, au nord, à Ahala, au sud, sur environ 22 kilomètres, avec 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés capables de transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour.
Le projet est porté avec l’appui de l’AFD, de la coopération allemande à travers la GIZ et de l’Union européenne. Il se trouve actuellement dans une phase d’études et de concertations, préalable au lancement effectif des travaux.
À l’issue de l’audience, l’accent a été mis sur la nécessité de maintenir la dynamique des chantiers, de sécuriser les emprises et de respecter les échéances contractuelles. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de mutualiser les ressources et d’approfondir le partenariat camerouno-français pour réussir ces projets ambitieux.
Pour Yaoundé, ces interventions représentent un levier important face à des flux quotidiens de déplacements estimés à près de cinq millions, dans une ville qui manque encore d’un réseau de transport public réellement structuré.
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