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Mise en œuvre de la Zlecaf : la Côte d’ivoire s’inscrit à l’école camerounaise

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Mise en œuvre de la Zlecaf : la Côte d’ivoire s’inscrit à l’école camerounaise
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(Investir au Cameroun) – Arrivée au Cameroun le 25 août 2025, une délégation du Comité national de suivi de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) de Côte d’Ivoire entame ce 26 août 2025 à Yaoundé, une série d’activités dans le cadre d’une mission de partage d’expérience avec les autorités camerounaises. La délégation conduite par Mme Fatoumata Fofana, qui compte 24 membres, séjournera au Cameroun jusqu’au 30 août prochain.

Au cours de sa visite de travail au Cameroun, apprend-on officiellement, la délégation ivoirienne rencontrera le ministre du Commerce, ainsi que des administrations telles que la douane, le Conseil national des chargeurs, l’Agence des normes et la qualité, ainsi que les structures en charge des exportations et de la promotion de l’investissement. Il est également prévu des rencontres B to B avec des opérateurs économiques locaux, des visites d’entreprises visant à prospecter des opportunités d’affaires, ainsi qu’un mini forum économique.

Dans le cadre de cette mission, apprend-on, la Côte d’Ivoire entend tirer profit de l’expérience de la mise en œuvre de la Zlecaf au Cameroun, pays pionnier en la matière. En effet, le Cameroun est parmi les premiers pays à organiser des exportations sous ce régime commercial préférentiel entré en vigueur le 1er janvier 2021, et qui ouvre aux opérateurs économiques africains un marché estimé à 1,3 milliard de consommateurs.

Concrètement, au mois d’octobre 2022, la douane camerounaise a délivré aux entreprises agroalimentaires Cameroon Tea Estate et Ndawara Tea Estate, ainsi qu’au Gic Afatex, des certificats d’origine de la Zlecaf. Ces certificats autorisaient l’exportation vers le Ghana de 38,6 kg de thé camerounais, d’une part, et d’autre part, des safous, ananas séchés et gingembre.

La première importation sous ce régime préférentiel est quant à elle intervenue le 2 juillet 2023. Il s’agit d’une cargaison de résine importée depuis la Tunisie par la société Inoda Industries Sarl, spécialisée dans la production de peintures et autres matériaux de revêtement.

Le 5 juillet 2024 au port de Douala, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a présidé la cérémonie de la première exportation conteneurisée de 99,4 tonnes de lingots d’aluminium sous le régime de la Zlecaf. Il s’est agi de quatre conteneurs de 20 pieds de lingots d’aluminium produits par la Compagnie camerounaise d’aluminium (Alucam), expédiés vers l’Algérie.

Au demeurant, malgré son statut de pionnier, le Cameroun ne tire encore que très timidement des profits de la Zlecaf, qui promeut le commerce intra-africain. Au cours de l’année 2023, par exemple, seulement 12,7% des 2 988,6 milliards de FCFA de recettes d’exportation engrangées par le Cameroun proviennent de partenaires commerciaux africains, selon le rapport de l’Institut national de la statistique (INS) sur le commerce extérieur. À en croire la même source, cette proportion de recettes d’exportation correspond à celle captée par le Cameroun à travers ses exportations uniquement vers la France, 2e client du pays en 2023, derrière les Pays-Bas.

BRM

Lire aussi:

13-05-2024 : Import-export : les échanges entre le Cameroun et l’Afrique toujours marginaux, malgré l’entrée en vigueur de la Zlecaf

27-11-2024 - Zlecaf : l’International Trade Center et l’Agence de promotion des PME forment les entrepreneurs camerounais

05-11-2024 - Au Cameroun, des femmes entrepreneures de la filière manioc visent les consommateurs de la Zlecaf

08-07-2024 - Zlecaf : le Cameroun exporte ses premiers lingots d’aluminium vers l’Algérie

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030
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(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.

Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».

Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.

Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà

Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.

La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.

Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.

L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.

Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.

Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.

Un observatoire annoncé pour suivre les engagements

La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.

Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.

Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.

Ludovic Amara

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Ebola : le Cameroun active son dispositif de veille sanitaire et renforce sa surveillance épidémiologique

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Le Cameroun met en place une série de stratégie pour renforcer son dispositif de surveillance et de riposte. après la découverte d’un premier cas d’Ebola […]

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