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les grands oubliés des projets structurants de l’État

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les grands oubliés des projets structurants de l’État
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À la veille du scrutin présidentiel du 12 octobre prochain, le Cameroun est en pleine effervescence. Les candidats affûtent leurs discours, les partis sont en pre-campagne, et les électeurs s’interrogent. Dans le Nord du pays, une question revient avec insistance : Pourquoi aucun projet structurant n’a-t-il vu le jour chez nous ?

Lire ici le texte du journaliste Lazare Kolyang :

Depuis plus d’une décennie, le gouvernement camerounais a lancé une série de projets dits « structurants », censés impulser une transformation durable de l’économie nationale. On peut citer, entre autres, le port en eau profonde de Kribi, le barrage de Lom Pangar, la centrale à gaz de Kribi, le barrage de Memve’ele, l’autoroute Yaoundé-Douala, et bien d’autres. Tous ces projets sont concentrés dans les régions du Centre, du Littoral, du Sud et de l’Est.

Des milliers d’emplois… ailleurs

Ces chantiers ont généré des milliers d’emplois directs et indirects, ont attiré des investisseurs étrangers et amélioré les infrastructures locales. Une aubaine pour les jeunes, les entreprises et les collectivités concernées.

Mais pendant ce temps, dans le Nord – malgré un potentiel agricole énorme, un réseau de pistes rurales vital pour l’économie locale, et une jeunesse souvent livrée à elle-même – les investissements structurants se font désespérément attendre. Pas de zone industrielle digne de ce nom, pas de grand barrage (Lagdo reste un investissement lointain), pas de port sec, pas d’infrastructure universitaire de pointe, ni même d’usine agro-industrielle de grande échelle.

Pourquoi cet oubli ?

Trois hypothèses sont souvent avancées.

  1. Une centralisation des priorités économiques. Le pouvoir centralisé à Yaoundé a historiquement orienté les projets vers les régions dites « stratégiques » du sud du pays, pour des raisons économiques et parfois politiques. Le littoral, avec Douala comme poumon économique, et le Centre, siège des institutions, sont souvent vus comme prioritaires.
  2. Une représentation politique insuffisante. Le Nord a toujours soutenu les pouvoirs en place, mais cela ne s’est pas toujours traduit par un pouvoir de négociation fort au sein des hautes sphères de décision. Trop souvent, ses élites sont silencieuses, ou cantonnées à des rôles périphériques dans la définition des grandes orientations économiques.
  3. Des préjugés infondés. Certaines voix évoquent, en sourdine, un manque supposé de main-d’œuvre qualifiée ou de climat propice aux investissements industriels. Une vision qui ne résiste pas à l’analyse, tant la jeunesse du Nord regorge de talents et d’initiatives entrepreneuriales.

Un potentiel immense inexploité

Le Nord n’est pas un désert économique. Il regorge de terres agricoles, d’éleveurs dynamiques, de ressources naturelles encore sous-exploitées, et de milliers de jeunes en quête d’avenir. Le développement d’un port sec à Garoua, d’un complexe agro-industriel dans le Mayo-Louti ou d’un pôle technologique à Maroua sont autant de pistes viables qui n’attendent que la volonté politique.

À quelques jours de l’élection présidentielle, il est temps d’exiger des engagements concrets. Plus que des promesses électorales, les populations du Nord veulent des actes, des plans, des budgets. Car le développement du Cameroun ne peut être équilibré si une partie du pays continue d’être traitée comme un arrière-plan géographique, au lieu d’être considérée comme un moteur de croissance à part entière.

Le Nord ne demande pas la charité de l’État. Il exige simplement ce que la République doit à chacun de ses enfants : la justice dans la répartition des opportunités.

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Mouelle Kombi rend hommage à Jean Manga Onguene

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Le ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, a rendu un vibrant hommage à Jean Manga Onguéné, la légende du football camerounais […]

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elle disparaît la veille de sa dot avec son ex, la belle-famille repart avec les porcs !

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elle disparaît la veille de sa dot avec son ex, la belle-famille repart avec les porcs !
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Emilienne N., institutrice de 33 ans, a disparu depuis jeudi, veille du jour où son prétendant Joël S., comptable-matières de 39 ans, venait boucler le mariage traditionnel. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Un chef de quartier du côté de la Cité des palmiers (Douala III) a saisi la police vendredi dernier, signalant l’enlèvement d’une jeune fille. Emilienne N., à la dot de laquelle le chef avait été invité ce 2 octobre. La concernée, institutrice de 33 ans, a disparu la veille jeudi, et restait introuvable jusqu’au moment où les deux familles se sont retrouvées en vue de boucler la dot, suite au « Toquer porte » organisé en février.

Selon les informations obtenues par Cameroon Tribune, quand Emilienne N. fait la rencontre de Joël Dominique S., le comptable-matières qui lui demandera finalement sa main, la jeune femme est au bord d’une rupture. C’est du moins ce qu’elle laisse entendre à sa nouvelle connaissance. Rupture qui aurait été totalement consommée avant l’événement de février.

En juin, Joël Dominique donne rendez-vous à la belle-famille pour le 2 octobre, s’agissant de la dot. Il était question de trouver des sacs de sel, de riz, des cartons d’huile, de poisson, des machettes, des sacs d’oignons, des tissus et deux gros porcs (livrés vendredi autour de 11h, s’agissant des cochons). Le projet de mariage avançait sans heurt apparent, et les fiancés se sont parlé au téléphone jeudi soir. Problème : après ce coup de fil, Emilienne est devenue injoignable.

Des membres de sa famille, puis à nouveau Joël Dominique, sont tous tombés sur cette voix porteuse de déception et de frustration qui vous parle de l’impossibilité momentanée de joindre votre correspondant(e)… Où a-t-elle passé la nuit ? Mystère. Avec qui, éventuellement ? Mystère et boule de gomme. Vendredi matin, l’inquiétude croît, la préoccupation s’étend. Surtout que c’est le jour du rendez-vous entre les deux familles – rencontre prévue à 19h.

A un moment, l’oncle d’Emilienne, chef de famille, est approché par le prénommé Jean-Michel, un étudiant qui habite aussi la Cité des palmiers. Le jeune homme souffle que l’institutrice recherchée cause au téléphone avec sa sœur aînée Virginie. Les deux femmes sont confidentes. Et Emilienne aurait dit : « Je suis avec Gaspard, il ne veut pas me laisser ». Gaspard ? C’est celui avec qui tout était théoriquement fini depuis longtemps…

La famille d’Emilienne appelle Virginie. Injoignable. Des gens se rendent chez elle, lieudit « Carrefour Madame Veuve » dans le même quartier. Absente. Reste une info, plus ou moins plausible : le fameux Gaspard habite Ngodi Bakoko (autre zone de l’arrondissement de Douala III).

Au moment où nous allions sous presse, Joël Dominique S. attendait jusqu’à hier soir. Sans nouvelles concrètes, sa famille et lui repartaient avec les choses apportées. Porcs compris.

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Emrald Securities Services débarque sur le marché de la microfinance au Cameroun

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Emrald Securities Services débarque sur le marché de la microfinance au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le groupe camerounais de services financiers et d’investissement Emrald Securities Services (ESS) a annoncé, le 5 octobre 2026, le lancement au Cameroun d’ESS Finance, sa filiale dédiée aux activités de microfinance. Le Cameroun devient ainsi le deuxième pays d’implantation de cet établissement de microfinance (EMF) de deuxième catégorie après le Gabon, où ESS Finance opère depuis février 2025.

Avec cette nouvelle filiale, le groupe fondé et dirigé par le Camerounais Christian Din Dika (photo), ancien du Douala Stock Exchange (DSX) et du groupe bancaire marocain Attijariwafa, porte à trois le nombre de ses entités opérationnelles au Cameroun. ESS y est déjà présent à travers ESS Bourse, sa société de bourse, et ESS Asset Management, spécialisée dans la gestion d’actifs.

Le calendrier de déploiement d’ESS Finance au Cameroun n’a pas été précisé. Mais l’arrivée de ce nouvel établissement intervient sur un marché déjà très concurrentiel. Pour l’année 2026, le ministère des Finances a agréé 385 établissements de microfinance au Cameroun. Les autorités camerounaises rappellent régulièrement que ces institutions jouent un rôle important dans le financement de l’économie locale, notamment en zones rurales, où les banques sont peu présentes, voire absentes.

L’essor de la microfinance au Cameroun s’explique aussi par le poids économique du pays dans la sous-région. Le Cameroun est souvent présenté comme la locomotive économique de la Cemac — Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA —, avec environ 40 % du tissu industriel sous-régional, selon des données officielles. Cette base productive plus diversifiée élargit le vivier de clientèle des acteurs financiers, qu’il s’agisse des EMF ou des banques commerciales.

Signes de fragilité

Mais le dynamisme du secteur cohabite avec plusieurs fragilités. Depuis quelques années, les liquidations et placements sous administration provisoire se multiplient, alimentant les inquiétudes des clients sur la sécurité des dépôts et la continuité du service de crédit. Pour certains experts, cette séquence s’explique notamment par le durcissement de la supervision.

Selon David Kengne, directeur général de Microfinance Academy, la réforme conduite par la Cobac en 2015 a élargi le champ du contrôle au-delà des seuls ratios prudentiels. «Jusqu’en 2015, un établissement respectant ses ratios financiers était considéré comme sain. Or, certains affichaient de bons chiffres tout en étant minés par des conflits de gouvernance ou un contrôle interne défaillant », explique-t-il.

Le nouveau cadre a introduit des exigences plus strictes en matière de contrôle opérationnel, de conformité, de gestion des risques et d’audit interne. Après une période de transition allant jusqu’en 2020, la Cobac, le régulateur bancaire de la Cemac, a intensifié ses contrôles à partir de 2021, entraînant la fermeture ou la mise sous tutelle d’établissements jugés non conformes, au Cameroun comme ailleurs dans la sous-région.

Pour les autorités, l’objectif est d’assainir un secteur devenu stratégique pour le financement de l’économie sous-régionale.

BRM

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03-11-2025 - Microfinance : administration provisoire et faillite s’enchaînent, les épargnants s’inquiètent

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10-12-2025 - Emmanuel Wafo se prépare à lancer SEA Finance, une microfinance capitalisée à 2 milliards FCFA

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