Connect with us

Actualités locales

Banque : le Camerounais CCA Bank prépare son entrée sur le marché tchadien

Published

on

Banque : le Camerounais CCA Bank prépare son entrée sur le marché tchadien
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Une délégation de dirigeants de la banque camerounaise CCA Bank a été reçue en audience le 25 août 2025 à Ndjamena, par le ministre d’Etat tchadien chargé des Finances, du Budget, de l’Economie, du Plan et de la coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin. Selon le compte rendu de l’audience diffusé par ce département ministériel, les deux parties se sont entretenues principalement sur l’ouverture au Tchad d’une succursale de CCA Bank.

L’aboutissement de ce projet, dont le chronogramme n’a pas été précisé, devrait permettre à CCA Bank de réaliser sa toute première implantation hors du Cameroun, et de devenir la onzième banque commerciale en activité au Tchad. Mais, pour se frayer un chemin sur le marché bancaire tchadien, CCA Bank devra non seulement compter avec la concurrence, menée principalement par Ecobank et Commercial Bank Tchad, les leaders du marché ; mais aussi la très faible inclusion financière du pays. Selon le document sur la Stratégie régionale d’inclusion financière dans la Cemac 2025-2029, le taux de bancarisation au Tchad était estimé à seulement 5% en 2021, contre une moyenne sous-régionale de 12%.

CCA Bank n’est pas le seul établissement de crédit à lorgner le marché tchadien. L’on se souvient qu’au sortir d’une audience au ministère des Finances et du Budget à Ndjamena le 11 mai 2022, celui qui était alors tout nouveau directeur général d’Afriland First BanK, Célestin Guéla Simo, avait révélé l’intérêt du leader du marché bancaire au Cameroun pour le Tchad.

«Le Tchad est un pays qui regorge d’énormes potentialités économiques. C’est un marché aux perspectives d’évolution prometteuses, qui bénéficie d’un positionnement géostratégique unique. Avec une population jeune et dynamique, le pays représente à nos yeux un bon risque à prendre», avait-il expliqué. Mais depuis lors, rien n’a filtré autour de ce projet.

Agrément unique

Le projet d’implantation de CCA Bank au Tchad survient dans un contexte marqué par l’institution par la Cobac, le régulateur du secteur bancaire dans la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), de l’agrément unique. Grâce à cette nouvelle réglementation, en vigueur depuis le 1er janvier 2025, les groupes bancaires disposant déjà d’un agrément dans l’un des pays de cette communauté peuvent ouvrir des succursales dans d’autres pays, sans avoir besoin d’obtenir de nouveaux agréments comme par le passé. Ce qui devrait faciliter l’extension du réseau bancaire dans la Cemac.

Créée en 1997 à Bafoussam, CCA Bank a effectivement démarré ses activités en 1998 sous la forme de société coopérative d’épargne et de crédit. Elle obtient un agrément en qualité d’établissement de microfinance (EMF) de deuxième catégorie en juillet 2001 et va progressivement évoluer pour devenir une banque universelle en mai 2018, après les autorisations des autorités monétaires locale et sous-régionale.

CCA Bank est la 8è banque – sur 19 en activité – au Cameroun en matière d’encours de crédits, avec une part de marché de 6,17%, et la 4ᵉ en matière de dépôts, avec 8,05% des parts de marché au 31 mars 2025. Au 31 décembre 2024, le total du bilan de cette banque s’élevait officiellement à 837 milliards FCFA, le produit net bancaire atteignait 53,6 milliards de FCFA, et le résultat net s’établissait à 19,1 milliards de FCFA, en progression de 46,7% par rapport à 2023.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

18e pays le plus prospère d’Afrique

Published

on

18e pays le plus prospère d’Afrique
Spread the love

Indice global de prospérité (Legatum Prosperity Index 2026) : Au niveau mondial, le Cameroun se classe désormais 133ème sur 161 pays en raison de défis persistants liés aux infrastructures, à l’accès aux soins et à la gouvernance locale.

Le Cameroun se classe au 133e rang mondial selon le rapport du think tank britannique Legatum Institute. Ce score combine la richesse économique et le bien-être social (éducation, santé, gouvernance, sécurité). Au niveau régional (Afrique), le pays se maintient à la 18e place des nations les plus prospères du continent africain.

Le Cameroun reste le moteur économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, représentant plus de 40 % du PIB de la zone.

L’indice de prospérité s’appuie sur plusieurs piliers où le Cameroun montre des trajectoires contrastées, notamment, la croissance du PIB, l’économie camerounaise progresse sur le plan strictement nominal. Son PIB est projeté à environ 65 milliards de dollars, soutenu par le dynamisme du secteur tertiaire et ses exportations de matières premières (pétrole, gaz, cacao, bois).

Les gains économiques peinent à se traduire en bien-être quotidien pour la population. L’indice pointe des faiblesses persistantes liées à la cherté de la vie, au chômage des jeunes, ainsi qu’aux inégalités de revenus.

Les régions septentrionales et rurales restent particulièrement touchées par la pauvreté. Sur le plan du climat des affaires et gouvernance, des réformes restent attendues pour alléger la bureaucratie des petites entreprises et renforcer la transparence institutionnelle, des critères majeurs dans le calcul de la prospérité globale.

Aussi, les dernières projections du Fonds Monétaire International (FMI) placent le Cameroun au 14ème rang des puissances économiques africaines avec un PIB nominal de 65,14 milliards de dollars. Le pays consolide son statut de locomotive économique de la zone CEMAC. Sur le plan de la richesse individuelle, le Cameroun se situe autour de la 26ème place africaine avec un PIB par habitant d’environ 1 737 dollars à 2 125 dollars.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Vincent Sosthène Fouda interpelle les évêques et demande une messe pour les victimes

Published

on

Vincent Sosthène Fouda interpelle les évêques et demande une messe pour les victimes
Spread the love

Vincent Sosthène Fouda a adressé une lettre ouverte à Mgr Andrew Nkea, président de la Conférence des évêques du Cameroun, pour appeler l’Église catholique à prendre publiquement position contre les féminicides et les violences faites aux femmes.

Dans cette lettre datée du 24 août depuis Houston, l’universitaire affirme que « 143 vies » de femmes auraient été emportées par les violences conjugales et interpelle directement le responsable de l’épiscopat camerounais sur le silence de l’Église face à ces drames.

« Monseigneur, parlez. Parlez pour celles que l’on a fait taire », écrit Vincent Sosthène Fouda, qui estime que l’Église ne peut rester indifférente lorsque des femmes sont victimes de violences dans le cadre de relations amoureuses.

S’appuyant sur plusieurs références de la doctrine sociale et de la tradition chrétienne, l’auteur place cette question sous l’angle de la dignité humaine et de la protection des personnes vulnérables. Il invoque notamment Mulieris Dignitatem, Caritas in Veritate et Gaudium et Spes, ainsi que les écrits de plusieurs figures de la tradition chrétienne.

Lire la lettre ouverte de Vincent Sosthène Fouda :

« Lettre ouverte à Monseigneur Andrew Nkea, Président de la Conférence des Évêques du Cameroun

Houston le 24/08/2026

Monseigneur, cher Père Évêque,

Êtes-vous au courant de tous ces féminicides ? Ces vies de femmes arrachées dans le silence, dans le champ même de l’amour ? 143 vies supprimées par la violence folle des hommes comme vous et moi. L’Église, Mère et Maîtresse, ne peut se taire quand la chair du Christ est meurtrie dans ses filles.

L’option préférentielle pour les pauvres, rappelée par Sollicitudo Rei Socialis et Evangelii Gaudium, ne concerne pas seulement la misère matérielle : elle embrasse aussi la souffrance morale, la violence intime, la peur quotidienne. Saint Jean Paul II écrivait : « La dignité de la femme est un reflet de la dignité du Christ lui même » (Mulieris Dignitatem, 1988). Et Benoît XVI ajoutait dans Caritas in Veritate : « La charité sans vérité devient sentimentalisme ». Or, le silence devant le meurtre des femmes est un sentimentalisme coupable.

Les Pères de l’Église nous ont enseigné que la parole est un acte de charité. Saint Ambroise disait : « Celui qui se tait devant l’injustice devient complice du mal ». Saint Augustin, dans ses Confessions, voyait dans la femme une image de la sagesse divine : « La femme est mémoire et fécondité ». Saint Jean Chrysostome, lui, rappelait que « l’amour véritable ne frappe pas, il se sacrifie ».

Et que dire des Docteurs mystiques ? Sainte Thérèse d’Avila, dans Le Château intérieur, nous enseigne que la femme est le lieu où Dieu se fait demeure. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein) écrivait : « L’âme féminine est appelée à porter le monde dans la compassion ». Ces paroles sont aujourd’hui des cris.

Monseigneur, parlez. Parlez pour celles que l’on a fait taire. Parlez pour celles dont le sang crie depuis la terre. Parlez pour que la Conférence des Évêques du Cameroun proclame, dans la lumière de l’Évangile, que l’amour ne tue pas.

Ma famille et moi, par la modicité de nos moyens, vous faisons un virement de cinquante mille francs CFA pour demander à la Conférence des Évêques une célébration eucharistique en mémoire de ces femmes victimes de la violence des hommes dans le champ de l’amour. Que cette messe soit un signe de conversion, un appel à la conscience, un acte de réparation.

Car, comme le rappelle Gaudium et Spes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, surtout des pauvres et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. »

Monseigneur, que votre voix s’élève. Qu’elle soit celle du pasteur qui ne fuit pas devant le loup. Qu’elle soit celle du père qui protège ses filles. Qu’elle soit celle du prophète qui rappelle que la vie est sacrée.

Recevez, Monseigneur, l’expression de mon profond respect et de ma prière.

Prof Vincent Sosthène FOUDA »

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

les téléphones non dédouanés bientôt bloqués sur les réseaux

Published

on

les téléphones non dédouanés bientôt bloqués sur les réseaux
Spread the love

Le ministère des Finances annonce le renforcement du dispositif de lutte contre l’utilisation des téléphones non dédouanés au Cameroun. À compter du 1er septembre 2026, ces appareils pourront être privés d’accès aux réseaux de téléphonie mobile, dans le cadre de la réforme du mécanisme de collecte des droits et taxes de douane.

Le processus de régularisation des téléphones non dédouanés entre dans sa phase finale. Dans un communiqué signé le 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, invite les propriétaires concernés à se rapprocher directement du Bureau des Douanes afin de régulariser leur situation.

Cette mesure découle de la réforme prévue par la loi de finances pour l’exercice 2023. Elle prévoit, à partir du 1er septembre 2026, le blocage de l’accès aux réseaux de toutes les sociétés de téléphonie opérant au Cameroun pour les appareils concernés.

Le dispositif vise notamment les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau local, ceux déjà connectés après le 1er avril 2026 et ayant reçu des messages d’alerte, ainsi que certains appareils activés de façon groupée par une même carte SIM après cette date.

Le ministère des Finances rappelle aux usagers qu’ils peuvent vérifier le statut douanier de leur téléphone à partir de son numéro IMEI et consulter les plateformes dédiées à la régularisation. Il salue par ailleurs la collaboration des administrations et opérateurs impliqués dans la mise en œuvre de cette réforme, notamment l’Agence de Régulation des Télécommunications et les sociétés de téléphonie mobile.

Les autorités appellent enfin les propriétaires concernés à procéder rapidement à la régularisation de leurs appareils afin d’éviter leur blocage sur les réseaux à l’échéance annoncée.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici