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Les premiers péchés de la presse sur l’affaire de la tictockeuse

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Les premiers péchés de la presse sur l’affaire de la tictockeuse
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Merveille Mbella, 23 ans, est décédée dans des circonstances troubles dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Les premiers éléments d’enquête évoquent une overdose de drogue.

Lire l’analyse du journaliste Eric Kouamo :

Je vais me permettre d’émettre un avis technique sur l’affaire du décès dans des circonstances troubles de cette jeune fille en photo, présentée comme tiktokeuse. De mes années de pratique du journalisme d’investigation au Cameroun, j’ai appris que, toute affaire de C-RI-M-E est extrêmement complexe.

Sa complexité relève entre autres de la volonté des acteurs impliqués, principalement des accusés à brouiller les pistes dès les premières secondes, ou à manipuler la scène de C-RI-M-E afin de montrer pattes blanches . C’est bien pour cette raison que la presse se doit d’être extrêmement réactive en restant vigilante.

En règle générale sur le théâtre de l’investigation, le journaliste dispose de 24h à 48h maximum à compter des premières secondes de l’affaire pour collecter un maximum d’informations. Passé ce délai , l’affaire s’emballe car, les autorités policières et judiciaires s’en saisissent . L’accès aux sources d’information se verrouille , le silence devient un règle.

S’ouvre alors le feuilleton des supputations. Et, nous y sommes. À la vérité , nul ne détient la vérité à date sur cette affaire (17/08/2025). Ni les influenceurs , ni la presse , ni la famille , ni les autorités policières et judiciaires.

L’heure est à l’enquête : l’examen de la scène de C-RI-M-E, l’interrogatoire des suspects , l’analyse de la dépouille etc. C’est bien pour cela que, l’éthique journalistique recommande l’usage de L’expression »présomption d’innocence » pour qualifier l’ensemble des acteurs concernés.

À l’étape actuelle , seule une décision de justice peut disqualifier la présomption d’innocence au moyen d’un jugement rendu au terme d’un procès en aval des enquêtes. Vous comprenez donc toute la complexité.

Que faire entre-temps ?

La presse traditionnelle (radios, télévision, presse écrite…) se doit de s’inscrire dans une dynamique de fact checking . C’est-à-dire proposer des contenus riches, au-delà des offres d’alertes des lanceurs d’alertes. En cette ère de la plateformisation de l’information, le scoop a cessé d’être la chasse gardée des médias traditionnels.

Il est désormais aux mains des lanceurs d’alertes devenus maîtres du jeu dans ces nouveaux territoires de l’information avec leurs logiques distinctives de l’instantanéité.

Ces nouveaux acteurs que Dominique Cardon appelle entrepreneurs de soi , se nourrissent de likes et des partages. Cardon relève qu’ils sont plus guidés par des logiques de monétisation que, de vérification.

L’affaire Macaire Mafo , en est une illustration. Le jeune communicant avait été accusé de v-i–o-l , soupçonné d’en avoir profité pour s’enfuir vers l’étranger. Or, le concerné était bel et bien à Douala .

L’affaire telle que portée par les médias sociaux était aux antipodes de la réalité . L’accusé avait fini par être blanchi avant d’opter le choix d’une vie plus discrète , loin des projecteurs.

Autre exemple : l’affaire Bopda. Accusé de V-I–O-L sur des centaines de jeunes filles pour enfin être mis en liberté pour entre autres raisons , défauts de preuves et de plaigantes.

Qu’attendre de la presse traditionnelle ?

1.La vérification de l’information . Les médias se doivent rigueur dans le traitement de telles informations.

La rigueur ici se traduit par une collecte méticuleuse de l’information, une vérification auprès de toutes les parties citées et/ou impliquées.

2.Une confrontation des sources , une rédaction/production de contenu équilibrée.

Copier et coller les contenus des lanceurs d’alertes produits dans les plateformes numériques est synonyme de paresse . Il est aussi probablement, une volonté de nuisance déguisée de l’une ou des parties impliquées dans l’affaire.

Revenant à l’affaire du décès trouble de la jeune tictockeuse , aucun média n’a à ce jour démêlé l’écheveau sur les éléments élémentaires et basiques dont la simple identité de la victime.

La récente sortie de son géniteur conforte cette thèse . Comment comprendre qu’aucun média n’ait eu le flair d’aller à la rencontre de ses parents immédiats , ou lointains au sens africain du terme ?

La victime avait des frères, des sœurs , des oncles , des tantes, des amis , des parents . Autant de sources potentielles qui auraient permis de cerner son environnement familial, professionnel, social etc.

Ce travail s’opère 24h après le déclenchement de l’affaire.

Se contenter de copier et coller les contenus des lanceurs d’alerte en citant des personnes et personnalités sans jamais recueillir leur part de vérité est professionnellement abject.

Eric KOUAMO

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4 425 litres de carburant saisis dans le Littoral

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La lutte contre la fraude et la vente illicite des produits pétroliers se poursuit avec détermination. Conformément aux très hautes instructions du Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloudou Essomba, les Inspecteurs assermentés du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), accompagnés des éléments des Forces de Maintien de l’Ordre (FMO), ont conduit, du 24 au 26 juin 2026, une Opération Ponctuelle d’Urgence (OPU) dans la région du Littoral. Cette vaste opération s’est soldée par d’importantes saisies de produits pétroliers et le démantèlement de plusieurs circuits clandestins de distribution.

Partie de Yaoundé le mercredi 24 juin 2026 à 16 heures, l’équipe de mission avait reçu pour consigne de traquer les dépôts clandestins, d’identifier les réseaux de contrebande et de mettre hors d’état de nuire les trafiquants opérant en dehors des circuits réglementaires.

La première intervention a eu lieu à Melong, aux environs de 23 h 30, précisément dans la zone dite La Forêt, connue comme un important point de transit des fraudeurs. Sous la coordination des Inspecteurs assermentés et avec l’appui des Forces de Maintien de l’Ordre, plusieurs habitations, hangars, boutiques et autres locaux ont été minutieusement fouillés. Les dépôts clandestins découverts ont été démantelés et les produits pétroliers dissimulés immédiatement saisis avant d’être chargés dans le camion mobilisé pour l’opération.

Sans interruption, la mission s’est ensuite déployée à Mbanga, où les équipes sont arrivées le jeudi 25 juin 2026 à 3 h 40, au quartier Muyunka. Les mêmes méthodes de contrôle et de perquisition ont permis la découverte de nouvelles quantités de gasoil et de super stockées dans des conditions irrégulières, en dehors des circuits légaux de distribution.

L’opération s’est poursuivie dans plusieurs quartiers de Douala, où les brigades ont procédé au ratissage ciblé des points de vente illicites ainsi que des lieux de stockage suspects. Toutes les quantités de produits pétroliers découvertes ont été saisies puis transportées dans le camion affrété à cet effet.

Le vendredi 26 juin 2026, les équipes ont poursuivi leur mission à Missole I et Missole II, dans le département de la Sanaga-Maritime. Cette dernière phase de l’opération a été marquée par l’interpellation de deux contrevenants pris en flagrant délit de violation des circulaires du Ministre de l’Eau et de l’Énergie relatives au transport, au stockage et à la commercialisation des produits pétroliers.

Le premier détenait plus de 300 litres de gasoil conservés dans des fûts, tandis que le second entreposait plus de 600 litres de pétrole lampant dans un cubitainer de 1 000 litres. Les produits ont été saisis et des procès-verbaux ont été immédiatement établis conformément à la réglementation en vigueur.

Au terme des trois jours d’intervention, les équipes du MINEE ont procédé à la saisie totale de 4 425 litres de produits pétroliers, toutes catégories confondues. Le matériel utilisé pour les activités frauduleuses a également été détruit.

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Notre pays est à l’arrêt, le Cameroun est sur pilotage automatique

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Pour Mustapha Ngouana, le Cameroun est aujorud’hui habitué au promesses non tenues et aux engagements non respectés.

Sur le plateau de l’émission “Droit de réponse“ sur Equinoxe Tv, Mustapha Ngouana décrit une situation quasi récurrente au Cameroun d’engagements non respectés.

« Le président de la République du Cameroun a pris des décisions de manière répétitive dont les délais n’ont jamais été respectés. Prenons quelques faits. Pour la CAN, le président avait dit que la CAN allait se tenir au jour dit, ça n’a pas été fait. Le président a eu 50 ans pour préparer le cinquantenaire de la réunification ; on devait le célébrer en 2011, ça a été fait en 2014 », a écrit Mustapha Ngouana dans l’émission “Droit de réponse“ sur Equinoxe Tv.

Le thème du débat portait sur: « Confiance rompue: l’opinion face aux promesses non tenues ». Une thématique que Mustapha Ngouana a abordé en mettant en relief des « errements permanents » dans la gouvernance du chef de l’État.

« Je pense que le président est dans les errements permanents de sa gouvernance. Notre pays est à l’arrêt. Quand les gens parlent même de mal gouvernance, je pense qu’ils sont gentils, il s’agit en fait de non-gouvernance. Le Cameroun est sur pilotage automatique. »

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Moussa Njoya critique les médias sur le tribalisme

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Moussa Njoya critique les médias sur le tribalisme
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Moussa Njoya, président de l’organisation Action contre le tribalisme and Ending discrimination (Act-Ed), en collaboration avec la structure La Grande palabre, a organisé, ce jeudi, une journée de réflexion, dont l’objet est l’initiation d’une croisade contre les discours de haine et les replis identitaires. Au cours de cet échange public, le leader de cette association a, spécifiquement, titillé les journalistes présentateurs qui se complaisent à n’organiser que des débats publics dans leurs enseignes respectives, explique Serge Aimé Bikoi.

Lire ici son texte :

Les Camerounais n’ont pas un problème de tribalisme. Le tribalisme est une instrumentalisation des Hommes politiques et des élites à travers les médias de masse. C’est l’un des enseignements que le président national de l’association Action contre le tribalisme and Ending discrimination (Act-Ed) retient de la journée de réflexion co-organisée par ce réseau associatif et la Grande palabre.

Moussa Njoya interpelle, singulièrement, les médias, qui ont une responsabilité sociale et sociétale très forte. «À qui décidez-vous de donner la parole ? Il doit avoir un cordon sécuritaire pour préserver la cohésion sociale. On ne doit pas donner la parole à n’importe qui au nom de la liberté d’expression. La liberté d’expression a des limites. Act-Ed compte fondamentalement sur vous pour pouvoir nous aider dans ce combat contre ce fléau-là qui prend de l’ampleur« .

L’homme public estime que les médias jouent le jeu de manière totalement insensée. Le promoteur de Act-Ed note, en outre, que la stabilité sociale est, aujourd’hui, en péril. Et pour cause : pendant longtemps, nous avons laissé des comportements et des discours prospérer au point où nous sommes à un carrefour de scénarios, les uns plus catastrophiques que les autres. La raison est liée au fait que nous avons des individus qui, pour des ambitions personnelles, politiques ou par pure frustration professionnelle ou sociale, la pauvreté n’aidant pas, ont décidé de mettre le Cameroun simplement à feu et à sang, en voulant dresser les Camerounais les uns contre les autres.

L’organisation de la présente réflexion est, en effet, partie du contexte lié à la commémoration des 30 ans de la Constitution du Cameroun pour réfléchir, tous ensemble, sur quel modèle de société nous voudrions conférer au Cameroun. 30 ans après la révision constitutionnelle de 1996, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné allègrement ? Quelles en sont les avancées et reculades ? C’était, d’ailleurs, la question de fond régulatrice du débat public ayant porté sur « Bilan, défis et perspectives de la citoyenneté camerounaise après 30 ans de constitutionnalisme (1996-2026). Le deuxième enseignement se résume au fait que nous avons un problème de narratif historique. « Les Camerounais ne connaissent pas leur histoire, ne se connaissent pas et ne connaissent même pas le Cameroun. Il est plus facile, pour nous, d’aller en vacances à Paris, à Montréal, à New-York que d’aller en vacances à Yoko, à Bandounkassa ou à Foumban, etc. Du coup, il y a trop de manipulations », constate Moussa Njoya.

Recommandations issues de la journée de réflexion

Les recommandations énoncées au terme de la journée de réflexion seront adressées aux pouvoirs publics tant les discours de haine tribale prospèrent sur le terrain de l’impunité. Il y a, par exemple, une loi qui a été créée en 2019, condamnant l’outrage à tribu et à ethnie, laquelle n’est pas du tout appliquée malgré l’implication des acteurs publics dans les activités véhiculant les diatribes tribales. Plusieurs représentants des administrations publiques ont, d’ailleurs, fait acte de présence à ce débat public, à l’instar des responsables du ministère de la Justice(Minjustice).

De plus, les recommandations sont adressées principalement aux leaders et acteurs politiques qui structurent la vie publique et la cohésion nationale à travers la participation à l’expression du suffrage universel. « Ce sont ces derniers qui doivent dire à leurs militants et partisans que nous ne sommes pas d’accord avec le tribalisme et, pour cela, Act-Ed, lors de l’élection présidentielle de 2025, avait publié un manifeste contre le tribalisme que nous avons adressé à l’ensemble des candidats et des acteurs engagés dans le processus électoral-Minat,Elecam, Conseil constitutionnel, etc », indique le leader de Act-Ed.

Les recommandations sont, enfin, adressées aux médias tant ils ont le rôle de la sensibilisation des populations et produire des émissions afin que les publics-cibles se connaissent. L’homme de média constate qu’il n’y plus curieusement aujourd’hui des documentaires informatifs sur l’histoire du Cameroun, car ce qui est diffusé dans l’agora n’a trait qu’aux débats. «C’est vous qui devez produire les émissions afin que les populations se connaissent entre elles. Il n’y a plus de documentaires sur le Cameroun aujourd’hui. Le dimanche, on organise les débats Faites des documentaires et emmenez les Camerounais à savoir que les Eton ont des frères, par exemple, dans le Nord; les Bamoun sont les frères de Banka; que Sawa ne veut rien dire au sens propre du terme par exemple; que ce sont des frères qui ont d’autres frères et sœurs, etc« . Aussi ces recommandations seront-elles adressées aux populations locales puisqu’elles doivent savoir que nous sommes, avant tout, des frères. Soit nous sommes solidaires, soit nous mourrons tous comme des cons!

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