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Emmanuel Nsahlai demande une enquête fédérale américaine pour la Fecafoot

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Emmanuel Nsahlai demande une enquête fédérale américaine pour la Fecafoot
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Le monde du football camerounais est secoué par une polémique financière autour d’un match amical disputé contre le Mexique. Emmanuel Nsahlai, avocat basé à Los Angeles, est à la tête d’une plainte visant à faire toute la lumière sur une somme de 600 000 dollars (environ 365 millions de francs CFA) que la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) aurait dû recevoir.

Dans une déclaration récente, Me Nsahlai a souligné que cette plainte vise à solliciter les autorités américaines, notamment le FBI et le ministère de la Justice, pour qu’elles ouvrent une enquête approfondie sur les fonds relatifs à ce match. « Nous avons des raisons juridiques solides, basées sur des entretiens avec nos clients et l’examen de documents, pour demander cette enquête. Selon nos informations crédibles, cet argent ne figure pas dans les comptes de la FECAFOOT », a-t-il expliqué.

Parmi les clients de l’avocat figurent des présidents de clubs et un membre influent du comité exécutif, qui réclament la restitution de cette somme vitale pour le développement du football camerounais. « Ce fonds est essentiel pour le football national, il pourrait aider dans plusieurs domaines, mais jusqu’à présent, la FECAFOOT n’en a pas bénéficié », a insisté Nsahlai.

L’enquête devra aussi vérifier l’authenticité des documents et des paiements fournis par Soccer United Marketing (SUM), l’organisme américain qui aurait effectué ce versement à la FECAFOOT.

Déjà, l’avocat a annoncé que des démarches ont été engagées auprès des tribunaux fédéraux aux États-Unis, mais également auprès de la FIFA, de la Confédération africaine de football (CAF) et du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Dans cette quête de transparence, Emmanuel Nsahlai insiste : « Nous ne cherchons qu’à voir clair dans cette affaire, pour le bien du football camerounais et de ses acteurs ».

Cette affaire soulève une fois de plus la question de la gestion financière dans le football africain et rappelle l’importance d’une surveillance rigoureuse des flux financiers, surtout lorsqu’ils impliquent des organismes internationaux et des sommes conséquentes.

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Real Madrid : l’arrivée de Rodri menace déjà l’avenir de Tchouaméni

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Le mercato du Real Madrid pourrait rebattre les cartes au milieu de terrain. Alors que le club madrilène accélère sur le dossier Rodri, l’avenir d’Aurélien […]

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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SYNAFOC : une assemblée générale élective annoncée pour renouveler les dirigeants

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Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. L’organisation a annoncé la tenue, dans les prochaines semaines, […]

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