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Le journaliste Jean Baptiste Ketchateng explique pourquoi, le phénomène Dieudonné Yebga existe


Dans une tribune que vient de publier le militant du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance (Manidem), il revient sur les manœuvres autour de la candidature de Maurice Kamto à la présidentielle du 12 octobre 2025 dans notre pays.
Lire ici son texte :
« UNE SOCIÉTÉ NAUFRAGÉE DANS LA MER DES MENSONGES » OU POURQUOI LE PHENOMENE YEBGA EXISTE
Une avocate réputée, qui a même eu l’honneur d’être distinguée par ses pairs. Un professeur médiocre qui communique pour le RDPC. Un quidam sur InfoTV, chaîne antiupéciste. Un analphabète tribaliste chargé des aboiements stupides et vulgaires du RDPC. Des enseignants d’université comme Owona Nguini, Alphonse Bernard Amougou Mbarga. Dieudonné Essomba, pseudo critique du RDPC et vrai jongleur rdpciste.
Le citoyen lambda. Des rigolos malsains du PCRN, du SDF, du PURS… Un nombre incalculable de gens ont attaqué la candidature que notre parti le MANIDEM a portée le 18 juillet 2025 devant les instances électorales : celle de Maurice Kamto. Cette candidature inédite se situe pourtant dans la perspective d’une Union pour le changement en 2025, agrégateur des plus grandes aspirations populaires.
Cela s’est accentué particulièrement depuis qu’un de nos anciens camarades, félons, toujours mû par son esprit de corruption et de méchanceté, le nommé Dieudonné Yebga, a accepté de reprendre la lutte contre le projet upéciste après sa défaite de 2018. Comme l’a annoncé son camarade Nkom sur Canal2 quelques heures avant, Yebga a formulé devant ELECAM, puis la Cour constitutionnelle, des demandes dont le seul fondement est de nuire à la cause du peuple. Autant il y en a dans le camp que nous formons avec les supporters de Maurice Kamto au MRC, à l’APC, et partout ailleurs, des gens qui vivent très mal ce moment, autant en face, on fait feu de tout bois y compris des déchets les plus toxiques.
J’ai par exemple vu un rdpciste nommé Patrick Rifoe dire que tel article des statuts du MANIDEM a été violé. Ou que tel autre article de ces statuts n’existe pas. Son camarade Abama a déclaré sur le forum « Tout au clair » que les voices dans lesquels Yebga explique comment il a été corrompu et ses calculs vénaux, sont des fakes. Normalement, la police devrait arrêter les gens du MANIDEM pour avoir fabriqué et diffusé ce fake. Ne le pensez-vous pas aussi ? Kah Walla, la politicienne pro-ambazonienne de Stand up, a osé dire sur Balafon TV qu’Ekane a été installé à la tête du MANIDEM par des manigances du ministre en charge de l’intérieur Atanga Nji. La liste des mensonges est infinie. Et explique l’abrutissement et l’apathie politiques de nombre de nos compatriotes dégoûtés par ce qu’ils voient pratiquement depuis toujours.
Ce bref tableau de la société kamerunaise actuelle nous rappelle une phrase du patriote presqu’incomparable Mongo Beti qui écrivait en 1987 dans sa revue Peuples noirs, peuples africains, que le Kamerun est « UNE SOCIÉTÉ NAUFRAGÉE DANS LA MER DES MENSONGES ». Près de 40 ans après, son analyse est encore plus juste. On voit des gens jubiler de ce qui arrive au MANIDEM, sans aucune considération élémentaire pour les faits, ni l’intérêt du pays. Et c’est bien sur cet esprit que Yebga a pu compter depuis neuf ans qu’il détruit l’activité du MANIDEM engagé dans la lutte upéciste. Il a même pu pouvoir compter sur le silence de certains de nos camarades embourbés dans des contradictions qui en font des complices objectifs de ce qu’il se passe. En 2018, la quasi-totalité des médias et acteurs socio-politiques aidaient Yebga dans sa campagne de destruction du MANIDEM. Certains doivent s’en mordre les doigts aujourd’hui. Non pas qu’ils soient subitement soucieux de vérité mais parce que l’individu a frappé une initiative sur laquelle beaucoup ont reposé leur espoir de changement « sectaire ».
Ce drame traduit la gravité du problème kamerunais. Il faut en prendre conscience. Car même certain silence face au crime constitue un crime. Omettre de dire non revient à dire oui en pareille circonstance. Je ne parle même pas de ceux qui disent oui en toute connaissance de cause. Yebga, le soi-disant mbombog qui se revendique aussi chrétien catholique (comme le jésuite Lado, l’autre menteur anti-upéciste qui a prétendu que le MANIDEM est une manipulation du pouvoir) n’est donc pas le fruit du hasard. C’est un produit 100% de la profonde corruption morale et matérielle qui tient notre société en esclavage.
Voilà pourquoi je m’amuse un peu de voir des gens ricaner et sauter de joie dans cette affaire de sabotage de la candidature de Kamto. Tantôt par ignorance, tantôt pour des raisons tribalistes, ou parce qu’ils rejettent mécaniquement un changement qui ne leur sied pas, et pour une infime partie (les ministres Owona et Momo) en raison de ce qu’ils sont liés et vivent du système pourri qui tient en otage le Kamerun depuis 141 ans exactement. Mais rien n’est définitif. IL N’Y A PAS DE MALEDICTION. Contre la pourriture rdpciste qui s’exprime, il y a et il y aura toujours la PURETE de l’âme immortelle du Kamerun. Celle qui dit aux Kamerunaises et aux Kamerunais, jamais vous ne serez ni libres, ni heureux si à l’image de vos ancêtres, vous n’acceptez de vous battre et même de mourir pour que triomphent l’HONNETETE et la FRATERNITE.
NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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Café : les recettes d’exportation reculent de 17,6 % à 4,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026

(Investir au Cameroun) – La valeur des exportations camerounaises de café a reculé à 4,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, contre 5 milliards de FCFA un an auparavant. Cette baisse de 17,6 % intervient alors que les cours mondiaux de l’arabica et du robusta se détendent après les fortes tensions observées en 2025.
Les données provisoires du commerce extérieur, reprises dans le rapport de conjoncture du Conseil national économique et financier (CNEF), montrent que le café évolue à contre-courant de plusieurs autres produits agricoles. Les exportations de coton brut, de bananes et de savons de ménage ont progressé, tandis que celles de café ont perdu 900 millions de FCFA en un an.
Le café ne représente toutefois qu’une faible part des ventes camerounaises à l’étranger. Au premier trimestre 2026, les exportations totales du pays se sont établies à 606,9 milliards de FCFA, en baisse de 23,6 % par rapport aux 794 milliards enregistrés sur la même période de 2025.
L’arabica perd 17,4 %, le robusta 31,5 %
Le recul des recettes camerounaises coïncide avec une nette détente des prix mondiaux. Au premier trimestre 2026, le cours de l’arabica s’est établi à 7,37 dollars le kilogramme, en baisse de 17,4 %. Celui du robusta a chuté de 31,5 %, à 3,90 dollars le kilogramme.
Selon les données de la Banque mondiale reprises par le CNEF, cette évolution résulte de l’amélioration des perspectives de l’offre mondiale et de la suppression des droits de douane américains sur les importations de café en provenance du Brésil.
Le rapport ne permet cependant pas d’attribuer intégralement la baisse de la valeur des exportations camerounaises au recul des cours. Il ne précise pas les volumes de café effectivement exportés au premier trimestre 2026. Une diminution des quantités expédiées peut donc également avoir contribué au repli des recettes.
Une troisième année de hausse attendue pour l’offre mondiale
La pression sur les prix devrait se maintenir en 2026. La production mondiale est attendue à environ 179 millions de sacs au cours de la campagne 2025-2026, soit une progression proche de 2 %. Il s’agirait de la troisième année consécutive d’augmentation de l’offre.
Dans ce contexte, la Banque mondiale prévoit un prix moyen de l’arabica de 7,25 dollars le kilogramme en 2026, contre 8,47 dollars en 2025, soit une baisse de 14,4 %. Le robusta devrait afficher un cours moyen de 4 dollars le kilogramme, contre 4,86 dollars un an plus tôt, en recul de 17,7 %.
Ces perspectives demeurent exposées aux conditions climatiques et phytosanitaires au Brésil, qui assure plus du tiers de la production mondiale. Des pluies excessives ou la propagation de maladies pourraient réduire l’offre et inverser rapidement la tendance baissière des cours.
La hausse de la production camerounaise ne compense pas encore le recul des prix
La baisse enregistrée au premier trimestre contraste avec les résultats de la campagne caféière 2024-2025. La production nationale commercialisée avait progressé de 9,9 %, à 11 637 tonnes. La production de robusta avait augmenté de 2,8 %, à 10 377 tonnes, tandis que celle d’arabica avait bondi de 150,9 %, à 1 260 tonnes.
Le prix moyen d’achat au planteur avait également augmenté de 33,3 %, à 2 055 FCFA le kilogramme. La hausse avait atteint 20 % pour l’arabica, à 2 850 FCFA, et 30,6 % pour le robusta, à 1 959 FCFA.
La détérioration actuelle des cours internationaux pourrait donc réduire les marges des exportateurs et limiter la transmission aux producteurs des gains observés lors de la précédente campagne.
Cette évolution s’inscrit dans un repli plus large des matières premières agricoles exportées par le Cameroun. En mars 2026, l’Indice des cours des produits de base exportés par le Cameroun a baissé de 10,6 % en glissement annuel, principalement sous l’effet de la chute des prix du cacao et du café. L’indice spécifique aux produits agricoles a reculé de 41,7 %.
Amina Malloum
Lire aussi :
15-07-2026 – Cacao : les prix reculent à 2 700-2 750 FCFA le kilogramme en fin de campagne
11-07-2026 – Cacao : au Cameroun, le prix du kilogramme au producteur se rapproche de 3 000 FCFA en fin de saison 2025-2026
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Bauxite de Minim-Martap : A2MP veut retirer Canyon de la cote et remet en cause la rentabilité du projet

(Investir au Cameroun) – A2MP Investments, qui détient 55,56 % de Canyon Resources, veut prendre le contrôle total de la compagnie australienne, la retirer de la cote et revoir l’échelle du projet de bauxite de Minim-Martap. Dans son offre déposée le 29 juillet 2026, l’actionnaire majoritaire soutient que les hypothèses de prix, de fret et de production retenues par Canyon pourraient ne plus permettre une exploitation rentable du gisement camerounais.
Canyon Resources a confirmé avoir reçu cette offre publique d’achat non sollicitée et conditionnelle, portant sur l’ensemble des actions qu’A2MP ne détient pas encore. Le document de l’acquéreur a été publié le même jour sur la plateforme d’annonces de l’Australian Securities Exchange (ASX).
L’offre hors marché propose aux actionnaires minoritaires 0,05 dollar australien par action. Ce prix représente une décote de 42,5 % par rapport au cours de clôture de 0,087 dollar australien enregistré le 28 juillet, veille du dépôt de l’offre.
L’opération valorise les fonds propres de Canyon à environ 103 millions AUD. En ajoutant la dette nette évoquée par A2MP, la valeur d’entreprise ressortirait autour de 188 millions AUD.
A2MP devrait débourser au maximum 45,82 millions AUD pour acquérir les titres minoritaires existants. La facture pourrait atteindre 46,57 millions AUD si les options encore en circulation étaient exercées. L’acquéreur affirme disposer d’environ 127 millions de dollars américains de trésorerie pour financer l’opération.
L’offre reste conditionnée à l’obtention d’au moins 75 % du capital. Si sa participation dépasse 90 %, A2MP prévoit de procéder au rachat obligatoire des titres restants, puis de retirer Canyon Resources de l’ASX. Même en deçà de ce seuil, mais au-delà de 75 %, le groupe pourrait solliciter une radiation de la cote, sous réserve du respect des règles de la place boursière australienne.
Les dates d’ouverture et de clôture de l’offre n’étaient pas encore précisées dans le document déposé le 29 juillet.
Une prime réduite de moitié, un coût du fret presque doublé
Derrière l’opération boursière se profile une remise en cause des principaux paramètres économiques présentés par Canyon Resources dans l’étude de faisabilité définitive de Minim-Martap, publiée en septembre 2025.
Cette étude évaluait la valeur actuelle nette du projet à 835 millions de dollars américains et son taux de rentabilité interne avant impôts à 29 %. Elle reposait notamment sur une prime moyenne d’environ 11 dollars par tonne de bauxite, justifiée par la teneur élevée du minerai en alumine et sa faible concentration en silice.
A2MP estime désormais qu’une prime proche de 5 dollars par tonne sèche correspondrait davantage aux conditions du marché. Le groupe affirme appuyer cette estimation sur six mois d’échanges commerciaux avec des acheteurs potentiels.
Dans le même temps, il évalue le coût du fret au démarrage entre 32 et 36 dollars par tonne, contre 17 dollars dans l’étude de faisabilité.
À l’échelle d’une tonne, la combinaison de ces deux révisions détériorerait de 21 à 25 dollars l’équation économique présentée par Canyon : environ six dollars de prime en moins et entre 15 et 19 dollars de fret supplémentaire.
Cette comparaison ne constitue toutefois pas une nouvelle étude complète de rentabilité. A2MP ne recalcule pas l’ensemble des coûts, des volumes, des prix de vente et des investissements nécessaires au développement du projet.
L’actionnaire majoritaire estime néanmoins que les assurances, les droits à l’exportation, les frais d’échantillonnage, le carburant et certains investissements logistiques pourraient également avoir été sous-évalués.
« Le projet pourrait ne plus être viable dans sa forme actuelle et avec les financements disponibles », affirme A2MP.
Cette appréciation contraste avec les conclusions de l’étude de faisabilité, qui chiffrait les investissements globaux à 446 millions de dollars américains, dont 348 millions consacrés aux infrastructures ferroviaires. Canyon estimait alors disposer de bases raisonnables pour envisager le financement du développement, sans pour autant avoir sécurisé l’intégralité des capitaux nécessaires.
A2MP envisage une exploitation plus petite
A2MP ne se contente pas de contester certains paramètres financiers. L’actionnaire majoritaire envisage explicitement une exploitation plus petite que celle retenue dans la feuille de route de Canyon.
Si l’offre aboutit, il prévoit de réexaminer la stratégie, la situation financière, les actifs et les opérations de la compagnie. Cette revue devra notamment déterminer si Minim-Martap peut atteindre une production commerciale rentable aux prix et volumes retenus jusqu’ici.
« Le projet de Minim-Martap pourrait ne pas être rentable aux prix et volumes actuellement proposés », soutient A2MP.
Si cette analyse était confirmée par des conseils indépendants, le groupe indique qu’il pourrait renoncer à développer le projet jusqu’aux niveaux de production actuellement annoncés. Certains travaux miniers seraient poursuivis, mais la configuration, l’échelle et le calendrier de l’exploitation seraient redéfinis.
Le retrait de la cote permettrait également de supprimer les coûts liés au maintien de Canyon sur l’ASX et de l’intégrer plus étroitement à la stratégie minière africaine d’A2MP.
Le groupe affirme vouloir développer au Cameroun une chaîne allant de l’extraction de la bauxite à la production d’alumine et d’aluminium. Son document ne précise toutefois ni les capacités envisagées, ni le coût des installations de transformation, ni leur calendrier de réalisation.
La première expédition repoussée au quatrième trimestre
Cette réévaluation intervient alors que le calendrier de Minim-Martap a déjà glissé. Initialement annoncée pour le premier semestre 2026, la première expédition de bauxite est désormais attendue au quatrième trimestre.
Canyon indiquait encore, le 26 juin, que les sept locomotives prévues pour la première phase avaient été livrées. Associées à 160 wagons, elles doivent permettre de transporter environ 35 000 tonnes humides de minerai par mois.
Pour porter cette capacité à 105 000 tonnes mensuelles dès le troisième trimestre 2027, la compagnie estime devoir mobiliser 160 millions de dollars américains supplémentaires. Ces ressources financeraient l’acquisition de 15 locomotives, de 400 wagons additionnels et le renforcement du réseau ferroviaire.
Sans ce financement, la capacité resterait limitée à environ 35 000 tonnes par mois. À titre purement arithmétique, une cadence constante de ce niveau correspondrait à environ 420 000 tonnes par an, hors interruptions, montée en puissance ou contraintes opérationnelles.
Ce volume demeure très inférieur au premier palier de 1,2 million de tonnes par an retenu dans l’étude de faisabilité.
Pour le Cameroun, une réduction de l’échelle du projet modifierait les perspectives de recettes minières, de trafic ferroviaire et d’activité portuaire associées à Minim-Martap. Cette hypothèse ne constitue toutefois pas encore une décision industrielle. Elle correspond au scénario avancé par A2MP pour justifier son offre et la décote proposée aux actionnaires minoritaires.
Canyon demande aux actionnaires de ne pas agir
Canyon Resources n’a pas encore répondu sur le fond aux critiques formulées par A2MP contre les hypothèses économiques de Minim-Martap.
Dans son communiqué du 29 juillet, la compagnie indique que son conseil d’administration examine la déclaration d’offre et prépare sa recommandation officielle. Il demande aux actionnaires de ne prendre aucune décision concernant l’offre ni les documents transmis par A2MP avant la publication duTarget’s Statement, qui présentera la position formelle de Canyon.
Cette réponse devra notamment être accompagnée d’une expertise indépendante sur le caractère équitable et raisonnable du prix proposé.
La réponse de Canyon devra donc aller au-delà de la défense du prix de son action. Elle devra convaincre les investisseurs que les hypothèses de l’étude de faisabilité de septembre 2025 restent valables malgré le renchérissement du fret, la baisse de la prime commerciale envisagée et les besoins de financement supplémentaires.
L’offre ouvre ainsi une confrontation entre deux scénarios industriels : celui d’un développement progressif vers plusieurs millions de tonnes défendu jusqu’ici par Canyon, et celui d’un projet redimensionné, contrôlé hors cote et intégré à la stratégie africaine d’A2MP.
Baudouin Enama
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