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Nestlé Cameroun à l’heure de la métrologie

(NESTLE) – Traditionnellement depuis 150 ans, et le 20 mai de chaque année, le monde célèbre l’anniversaire de la signature de la Convention du Mètre à Paris en 1875, qui consacre la Journée internationale de la Métrologie. Au Cameroun, en raison de la fête de l’Unité nationale, elle s’est célébrée le 4 juillet dernier.
À l’issue de ces festivités nationales, Nestlé Cameroun présent au Cameroun depuis 1965, et filiale de la multinationale Suisse éponyme, la plus grande de l’industrie agroalimentaire mondiale fondée en 1866, a été honorée par le Ministère du Commerce. C’est en reconnaissance de sa contribution remarquable à l’évolution de la métrologie au Cameroun.
Selon le département ministériel en charge de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation des stratégies de promotion des produits camerounais, « la Mesure, loin d’être une simple question technique, est un instrument d souveraineté économique et de protection des consommateurs»
Cette distinction illustre l’engagement constant de l’entreprise agroalimentaire en faveur de la conformité réglementaire, de la qualité, de la sécurité sanitaire de ses produits ainsi que l’excellence industrielle, à travers des pratiques rigoureuses de mesure de contrôle. Elle témoigne également de sa volonté de soutenir activement le développement industriel du pays.
Cette particularisation obtenue est la preuve concrète de l’investissement de l’entreprise et de sa volonté d’aller au-delà des attentes pour la satisfaction de ses consommateurs. Elle démontre sa volonté et sa détermination à atteindre ses objectifs.
Quoique sa production locale n’ait débuté qu’en 1981, voici donc 44 ans que la population camerounaise se nourrit à la mamelle de ce géant de l’industrie agro-alimentaire qui alimente également la sous-région Afrique centrale et qui résulte de la fusion en 1983 de Camad Nestlé, (ancienne dénomination de Nestlé) et de Sopral (Société des produits alimentaires du Cameroun).
Pour avoir su se dépasser et repousser ses limites dans la quête de l’excellence pour la recherche de la qualité et de la production en vue de la pleine satisfaction et la préservation de la santé des consommateurs, Nestlé- Cameroun s’est vue solennellement décerner une lettre d’encouragement par le Ministre du Commerce, en reconnaissance de sa contribution remarquable à l’évolution de la métrologie au Cameroun.
Dès 1970, le Cameroun a adhéré et ratifié la Convention du Mètre et le Traité d l’Organisation mondiale de la Métrologie légale. La journée mondiale de la Métrologie est enregistrée dans le mémento des entreprises nationales « dans une démarche de sensibilisation et d’accompagnement des système de qualité» afin que celles-ci répondent positivement aux attentes légitimes de consommateurs. Nestlé- Cameroun compte au rang de celles-ci.
Cet établissement agroindustriel spécialisé dans la fabrication et la commercialisation des produits alimentaires et qui croit au pouvoir de la nourriture pour améliorer la vie de chacun , avec pour slogan « Mieux manger, mieux vivre » doit cette reconnaissance du reste amplement méritée à une métrologie suivie et maitrisée, dans son domaine d’activité.
La métrologie permet d’assurer l’exactitude et la confiance dans les résultats obtenus par les appareils de mesure.
Cette science de la mesure qui inclue toutes les méthodes et techniques utilisées pour obtenir des mesures fiables (avec un doute très modéré), s’applique à toutes les mesures : le poids pesé par une balance, la distance mesurée par une règle, la température enregistrée par un capteur, permet d’assurer l’exactitude et la confiance dans les résultats obtenus par des appareils de mesure de haute-fidélité , intervient dans plusieurs domaines tels que la recherche, la santé, ou la sécurité, et notamment dans l’industrie agroalimentaire.
Elle contribue à protéger les consommateurs, à ’assurer la sécurité, la santé, la qualité des aliments et le commerce à l’échelle internationale grâce à l’étalonnage des instruments de mesure, indispensables aux besoins en matière de qualité. Nestlé-Cameroun qui est une industrie dite de haute exigence et qui concerne ce qui a trait à la vie, la consommation, -et donc la nourriture ingérée par les humains- est très régulée et soumise à des contrôles qualité stricts qui permettent des limiter les risques sanitaires.
Nestlé Cameroun ne tarit pas en production de produits de consommation en commercialisant une vaste gamme de produits alimentaires et de boissons allant de la nutrition infantile aux produits pour l’alimentation des animaux de compagnie et aux produits culinaires (Maggi) ; laitiers (Nido) ; boissons chaudes : (Nescafé) ; céréales (Cérélac) qui ont toutes passées au crible des instruments de mesure de contrôle qualité du Ministère du Commerce afin de préserver la santé des consommateurs.

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Ngaoundéré : la SCDP attribue un marché de 2,36 milliards pour accroître de 54,5 % le stockage de produits blancs

(Investir au Cameroun) – La Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) a attribué au groupement RG & Co./Bajaj Steel Industries Limited un marché de 2,359 milliards de FCFA TTC pour construire un bac de 3 000 m³ de gasoil dans son dépôt de Ngaoundéré. Sur la base des capacités arrondies communiquées par l’entreprise, cet équipement doit porter le stockage de produits blancs du site de 5 500 à 8 500 m³, soit une hausse de 54,5 % après sa mise en service.
La décision d’attribution, signée le 9 juin 2026 et publiée le 17 juin par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), fixe à 16 mois le délai d’exécution. Le montant retenu est inférieur de 25,64 millions de FCFA, soit environ 1,1 %, au coût prévisionnel de 2,385 milliards inscrit dans l’appel d’offres.
À ce marché principal s’ajoute une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage de 113,96 millions de FCFA TTC, attribuée le 6 mai 2026 à Parlym Cameroun pour une durée de 14 mois. Les deux contrats documentés totalisent ainsi 2,473 milliards de FCFA. Ce cumul ne peut toutefois pas être présenté comme le coût définitif de l’ensemble des aménagements du dépôt.
Une capacité future fondée sur des chiffres arrondis
La distinction entre capacité actuelle et capacité projetée est essentielle. Les 5 500 m³ correspondent à la capacité arrondie retenue par la SCDP pour les produits blancs. Les 8 500 m³ constituent un objectif qui ne sera atteint qu’après la construction, la réception et la mise en service du nouveau bac.
La fiche technique du dépôt détaille actuellement 1 410 m³ de super, 1 960 m³ de pétrole lampant et 2 170 m³ de gasoil. Ces trois produits totalisent précisément 5 540 m³. L’ajout du nouveau réservoir porterait donc leur stockage théorique à 8 540 m³, soit une progression de 54,2 %.
Les 3 000 m³ supplémentaires représenteront par ailleurs 35,3 % de la capacité future arrondie de 8 500 m³. Ce ratio mesure le poids du nouveau bac dans la capacité projetée et non l’augmentation par rapport aux installations actuelles.
La SCDP mentionne séparément 1 420 m³ de Jet A1 et 950 m³ de fuel. Ces volumes n’entrent pas dans le périmètre de 5 500 m³ retenu pour mesurer l’augmentation du stockage de produits blancs.
L’attribution du marché ne permet pas encore de fixer une date de livraison. Le délai de 16 mois commence normalement à courir à partir de la date prévue par le contrat ou de la notification de l’ordre de service. Or, la date de cet ordre de service n’apparaît pas dans les documents publics consultés.
GPL : les documents publics se contredisent sur la capacité projetée
La SCDP prévoit également de renforcer le stockage de gaz de pétrole liquéfié à Ngaoundéré, mais les informations publiées sur ce projet ne concordent pas.
Un premier appel d’offres portant sur la construction d’un réservoir cylindrique — ou « cigare » — de 250 tonnes a été annulé le 24 avril 2025 en raison de dysfonctionnements informatiques à l’ARMP. Contrairement à ce que suggérait la première version de l’article, la procédure a été relancée dès le 29 avril 2025, pour un coût prévisionnel de 2,743 milliards de FCFA TTC et un délai de douze mois.
Le 1er juillet 2025, la SCDP a par ailleurs attribué à Gradient SARL la maîtrise d’œuvre de ce projet pour 58,49 millions de FCFA TTC et une durée de 14 mois. Dans les actes publics consultés, la décision d’attribution du marché principal de construction n’a toutefois pas été retrouvée.
Une publication officielle de la SCDP, modifiée en 2026 et consacrée à une concertation tenue le 6 mai, évoque pourtant un « cigare de 500 tonnes » en chantier à Ngaoundéré. Cette capacité est deux fois supérieure aux 250 tonnes inscrites dans les documents de passation des marchés.
La fiche technique de la SCDP situe la capacité actuelle de stockage de GPL du dépôt à 95 tonnes. L’ajout de 250 tonnes la porterait à 345 tonnes. Si le projet actuel porte effectivement sur 500 tonnes, elle atteindrait plutôt 595 tonnes. En l’absence d’une clarification de la SCDP sur le périmètre du chantier, les 345 tonnes ne peuvent donc plus être présentées comme la capacité future définitive.
Plus de stockage ne garantit pas la fin des pénuries
Le dépôt de Ngaoundéré approvisionne l’Adamaoua ainsi qu’une partie des régions du Nord et de l’Est, selon la SCDP. L’augmentation de ses capacités peut renforcer la marge logistique et réduire sa vulnérabilité à certains retards d’approvisionnement. Les documents disponibles ne publient cependant ni données régionales de consommation, ni fréquence des ruptures, ni nombre de jours de couverture, ni calendrier des rotations de ravitaillement.
Il n’est donc pas établi que ces investissements suffiront à supprimer les pénuries, à raccourcir les délais de réapprovisionnement ou à contenir les pratiques spéculatives. Ces effets dépendront également de la disponibilité des produits, de leur acheminement jusqu’au dépôt et de leur distribution vers les stations-service. Pour le GPL s’ajoutent le nombre de bouteilles disponibles et leur accessibilité financière pour les ménages.
La SCDP présente aussi le renforcement du stockage de GPL comme un moyen de réduire le recours au bois de chauffe et l’exposition des ménages aux fumées de cuisson. L’Organisation mondiale de la santé classe effectivement le GPL parmi les combustibles propres au point d’utilisation et souligne que les femmes et les enfants supportent une part disproportionnée des effets sanitaires des combustibles polluants.
En revanche, aucun document public consulté ne chiffre, pour l’Adamaoua, la consommation de bois susceptible d’être évitée, la superficie forestière qui serait préservée ou les économies attendues pour les ménages. L’impact environnemental et social annoncé reste donc à documenter.
Frederic Nonos
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Café : les recettes d’exportation reculent de 17,6 % à 4,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026

(Investir au Cameroun) – La valeur des exportations camerounaises de café a reculé à 4,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, contre 5 milliards de FCFA un an auparavant. Cette baisse de 17,6 % intervient alors que les cours mondiaux de l’arabica et du robusta se détendent après les fortes tensions observées en 2025.
Les données provisoires du commerce extérieur, reprises dans le rapport de conjoncture du Conseil national économique et financier (CNEF), montrent que le café évolue à contre-courant de plusieurs autres produits agricoles. Les exportations de coton brut, de bananes et de savons de ménage ont progressé, tandis que celles de café ont perdu 900 millions de FCFA en un an.
Le café ne représente toutefois qu’une faible part des ventes camerounaises à l’étranger. Au premier trimestre 2026, les exportations totales du pays se sont établies à 606,9 milliards de FCFA, en baisse de 23,6 % par rapport aux 794 milliards enregistrés sur la même période de 2025.
L’arabica perd 17,4 %, le robusta 31,5 %
Le recul des recettes camerounaises coïncide avec une nette détente des prix mondiaux. Au premier trimestre 2026, le cours de l’arabica s’est établi à 7,37 dollars le kilogramme, en baisse de 17,4 %. Celui du robusta a chuté de 31,5 %, à 3,90 dollars le kilogramme.
Selon les données de la Banque mondiale reprises par le CNEF, cette évolution résulte de l’amélioration des perspectives de l’offre mondiale et de la suppression des droits de douane américains sur les importations de café en provenance du Brésil.
Le rapport ne permet cependant pas d’attribuer intégralement la baisse de la valeur des exportations camerounaises au recul des cours. Il ne précise pas les volumes de café effectivement exportés au premier trimestre 2026. Une diminution des quantités expédiées peut donc également avoir contribué au repli des recettes.
Une troisième année de hausse attendue pour l’offre mondiale
La pression sur les prix devrait se maintenir en 2026. La production mondiale est attendue à environ 179 millions de sacs au cours de la campagne 2025-2026, soit une progression proche de 2 %. Il s’agirait de la troisième année consécutive d’augmentation de l’offre.
Dans ce contexte, la Banque mondiale prévoit un prix moyen de l’arabica de 7,25 dollars le kilogramme en 2026, contre 8,47 dollars en 2025, soit une baisse de 14,4 %. Le robusta devrait afficher un cours moyen de 4 dollars le kilogramme, contre 4,86 dollars un an plus tôt, en recul de 17,7 %.
Ces perspectives demeurent exposées aux conditions climatiques et phytosanitaires au Brésil, qui assure plus du tiers de la production mondiale. Des pluies excessives ou la propagation de maladies pourraient réduire l’offre et inverser rapidement la tendance baissière des cours.
La hausse de la production camerounaise ne compense pas encore le recul des prix
La baisse enregistrée au premier trimestre contraste avec les résultats de la campagne caféière 2024-2025. La production nationale commercialisée avait progressé de 9,9 %, à 11 637 tonnes. La production de robusta avait augmenté de 2,8 %, à 10 377 tonnes, tandis que celle d’arabica avait bondi de 150,9 %, à 1 260 tonnes.
Le prix moyen d’achat au planteur avait également augmenté de 33,3 %, à 2 055 FCFA le kilogramme. La hausse avait atteint 20 % pour l’arabica, à 2 850 FCFA, et 30,6 % pour le robusta, à 1 959 FCFA.
La détérioration actuelle des cours internationaux pourrait donc réduire les marges des exportateurs et limiter la transmission aux producteurs des gains observés lors de la précédente campagne.
Cette évolution s’inscrit dans un repli plus large des matières premières agricoles exportées par le Cameroun. En mars 2026, l’Indice des cours des produits de base exportés par le Cameroun a baissé de 10,6 % en glissement annuel, principalement sous l’effet de la chute des prix du cacao et du café. L’indice spécifique aux produits agricoles a reculé de 41,7 %.
Amina Malloum
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